Que penser de la voiture autonome ?

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Symbole par excellence de l’avancée technologique, la voiture autonome est de plus en plus étudiée par les constructeurs. Tesla, Audi, Mercedez-Benz ou encore BMW proposent déjà ces véhicules. Si leurs capacités sont impressionnantes, qu’en est-il des risques d’accidents ? 

Peut-on associer voiture et intelligence artificielle ?

L’intelligence artificielle vise à mimer le fonctionnement du cerveau humain, ou du moins sa logique lorsqu’il s’agit de prendre des décisions. Pour Jean-Claude Heudin, directeur du laboratoire de recherche de l’IIM (Institut de l’Internet et du multimédia), « l’intelligence artificielle (IA, ou AI en anglais pour Artificial Intelligence) consiste à mettre en œuvre un certain nombre de techniques visant à permettre aux machines d’imiter une forme d’intelligence réelle. L’IA se retrouve implémentée dans un nombre grandissant de domaines d’application ».

Initialement utilisée dans le domaine de la robotique ou de la téléphone, l’IA dispose d’un potentiel infini. « Au fur et à mesure, l’intelligence artificielle passe du simple chabot générique à un système de gestion de fonds automatique en finance, une aide au diagnostic en médecine, une évaluation des risques dans le domaine des prêts bancaires ou des assurances ou encore un allié décisionnel sur le terrain militaire. Alors qu’en 2015 le marché de l’intelligence artificielle pesait 200 millions de dollars, on estime qu’en 2025, il s’élèvera à près de 90 milliards de dollars », précise le directeur de recherche.

L’intelligence artificielle au service de l’automobile

Les premiers prototypes de voitures semi-autonomes circulent sur les routes, côtoyant des voitures et camions dotés de systèmes de freinage d’urgence autonomes dont les capteurs n’ont pas démontré une fiabilité totale dans des situations d’éclairage difficile.

La voiture 100 % autonome désigne un véhicule entièrement piloté par une intelligence artificielle. Celui-ci sera capable de se diriger seul, d’interagir avec son environnement pour adapter sa conduite en fonction des événements et des autres usagers de la route afin de se rendre à un lieu donné sans intervention humaine. Même si cela est impressionnant et plein d’innovations, plusieurs accidents dont un mortel sont à déplorer. Le 18 mars dernier, une voiture autonome Uber avait causé la mort d’un piéton aux Etats-Unis. Les experts s’interrogent alors.

« Ces accidents montrent que nous ne sommes pas prêts sur bien des points juridiques, techniques et sociétaux », a prévenu Fabien Cleuet, président de la Compagnie des experts de justice en informatique et techniques associées (CNEJITA). « L’émotion suscitée par le cas Uber indique que le corps social comme les victimes n’ont pas la même acceptation du risque venant du robot. Notre société attend de l’outil numérique qu’il soit solide comme un roc, elle est bien plus tolérante avec les humains, dont elle connaît les faiblesses », ajoute-t-il.

Malgré le risque qu’un tel accident se reproduise, le secteur de l’automobile garantit que ces véhicules seront tout à fait adaptés aux événements extérieurs, comme des travaux, des accidents ou des piétons.

 

 

 

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