La testostérone, les hommes et le luxe

Facebooktwittergoogle_plusredditpinterestlinkedinmail

Et si notre goût pour les produits de luxe était influencé par nos hormones ? C’est ce que suggère une étude internationale. La testostérone influencerait l’attirance pour les signes extérieurs de richesse. 

Une expérience inédite

Des chercheurs américains, dont on ignore le nom, ont décidé de mettre en avant le fait que la testostérone pourrait être liée à notre relations vis à vis du luxe, notamment chez les hommes. La testostérone est la principale hormone sexuelle mâle et le stéroïde anabolisant « originel ». Chez l’humain, la testostérone joue un rôle clé dans la santé et le bien-être.

243 hommes ont été invités à une expérience en laboratoire. Ils ont, dans un premier temps, passé un gel sur leur peau. Pour la moitié d’entre eux, il contenait une hormone masculine, la testostérone. Le reste du temps, il s’agissait d’un placebo. L’expérience a été menée au moment où la circulation de l’hormone dans l’organisme atteignait son pic. Placés devant plusieurs objets, ils devaient choisir leur préféré.

L’homme est un loup pour l’homme

Résultats ? Les chercheurs ont constaté que « les hommes qui avaient reçu les doses de testostérone montraient une plus grande préférence pour les produits associés à un rang social plus élevé (comme une marque de luxe) », selon un communiqué de l’Institut européen d’administration des affaires (Insead).

Pour Gideon Nave, chercheur, « posséder des produits prestigieux est une stratégie pour signaler son rang au sein de la société humaine« . Le chercheur fait le parallèle avec la queue du paon ou les bois du cerf. « Cet effet (ndlr, de la testostérone) est apparenté au comportement des animaux, chez qui la testostérone augmente généralement pendant la saison de reproduction et favorise l’envoie de signaux aux partenaires ou concurrents potentiels », note alors Gideon Nave.

« Dans le règne animal, la testostérone favorise l’agressivité. Ici, l’agressivité physique est remplacée par un équivalent consumériste », explique Colin Camerer, professeur d’économie comportementale.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here