lundi, mars 9, 2026
AccueilAutomobilesécurité routièreTerre-pleins centraux : des glissières en béton ou en métal ?

Terre-pleins centraux : des glissières en béton ou en métal ?

Ces dernières années, en France, plusieurs villes ont remplacé les barrières en métal des terre-pleins centraux par des glissières en béton. C’est le cas de Rennes, où les agents de la Direction interrégionale des routes de l’Ouest (Diro) ont injecté une importante quantité de béton sur la rocade sud. Ce choix vise à renforcer la sécurité routière, en évitant que les poids lourds ne traversent les voies, mais aussi à faire des économies sur l’entretien. Les glissières en métal seraient-elles alors devenues inutiles ?

Les terre-pleins centraux (TPC) sont des zones infranchissables séparant deux chaussées à sens de circulation opposés, notamment sur autoroutes et routes à 2×2 voies. Ils ont pour rôle principal de sécuriser le trafic en empêchant les chocs frontaux et la circulation à contresens. Ces installations sont souvent végétalisées ou équipées de glissières de sécurité, en béton ou en métal.

Les glissières en béton facilitent l’entretien des terre-pleins

Si les glissières en métal sont fréquentes sur nos autoroutes, celles en béton les remplacent de plus en plus ces dernières années. Dans la ville de Rennes, notamment, la Direction interrégionale des routes de l’Ouest (Diro) a récemment opté pour le béton sur la rocade sud. Pourquoi cette préférence ? Selon les agents de la Diro, c’est d’abord une question de coûts d’entretien.

Avec des barrières en métal, des espèces invasives comme le buddleia, les pousses d’ailante ou de sumac se développent en plein milieu de la chaussée. Comme l’usage des produits phytosanitaires est interdit, il faut fermer chacune des voies pour tailler, ramasser puis nettoyer le terre-plein. Ce chantier peut être fatigant, coûteux et périlleux, en plus d’entraîner d’importants embouteillages sur des axes très fréquentés.

Les barrières en métal favorisent les dépôts sauvages de déchets

Outre les herbes envahissantes, la Diro met en avant les risques de dépôts sauvages de déchets (paquets de cigarettes, sacs de fast-food, mégots ou autres bouteilles), souvent balancés par la fenêtre des usagers de la route. Ces objets restent coincés dans les terre-pleins et remplissent cet espace vide.

Ce problème n’existe pas avec une barrière en béton. De plus, étant plus résistant, le béton ne nécessite pas toujours deux murets, contrairement aux glissières métalliques. L’exploitant peut ainsi avoir plus d’espace sur la chaussée, pour élargir les voies et améliorer la sécurité des usagers.

Les glissières en béton résistent davantage aux impacts des voitures

Mais le principal argument des glissières en béton reste la sécurité routière. Ces barrières résistent davantage aux impacts des voitures et empêchent les poids lourds de traverser les voies. Elles ne se déforment pas ou très peu, même après un choc, et n’ont pas besoin d’être changées.

En réduisant le nombre de réparations, les agents diminuent également les risques auxquels ils s’exposent au cours de leurs interventions. Les glissières en béton sont donc plus économiques, même si deux fois plus chères à l’achat. Pour toutes ces raisons, les villes les privilégient de plus en plus au détriment de celles en métal.

Chacune ses spécificités

Cependant, les glissières en béton ne présentent pas que des avantages. Elles ont l’inconvénient de rebondir lors de chocs. À haute vitesse, l’impact peut être très violent pour le corps humain et provoquer des accidents plus mortels. Sur des barrières en métal, le choc paraît plus doux et donc moins violent. Par ailleurs, comme déjà évoqué, le béton coûte plus cher aux collectivités. Or la gestion des budgets est la règle en ce moment.

En outre, dans les territoires soumis aux aléas de la neige, les glissières métalliques permettent d’évacuer plus facilement la neige ou l’eau lors de la fonte. Pour les spécialistes, il n’y a donc pas de dispositifs qui l’emportent sur l’autre. Chacun ses spécificités. Et leur choix est souvent fonction des caractéristiques d’une voie : type de véhicules qui circulent (légers ou poids lourd), la vitesse, le trafic, le vent…

LIRE EGALEMENT

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Les plus lus