samedi, février 21, 2026
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Iran : Les Etats-Unis vont-ils frapper dès ce weekend ?

Alors que les divergences persistent autour de l’accord sur le programme nucléaire iranien, les Etats-Unis pourraient frapper l’Iran dès ce weekend, si on en croit CNN et CBS. Les deux médias américains affirment cependant que Donald Trump n’a pas encore pris de décision finale sur les cibles et l’ampleur de l’intervention. Le président américain étudierait toutes les options, notamment des frappes chirurgicales sur des infrastructures militaires clés et l’élimination d’un bon nombre de hauts gradés et de dirigeants politiques iraniens, y compris l’Ayatollah Ali Khamenei.

Donald Trump maintient la pression au maximum sur Téhéran. Jeudi, lors d’un discours prononcé à Washington, le président américain a dit se donner « dix jours » pour décider si un accord avec l’Iran était possible. Si ce n’est pas le cas, « de mauvaises choses » se produiraient, a-t-il prévenu. La veille, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, avait déjà déclaré que l’Iran serait « bien avisé » de conclure un accord. Car « il existe de nombreuses raisons et arguments en faveur d’une frappe contre l’Iran », avait-elle ajouté.

L’Iran défend « son droit » à l’enrichissement d’uranium à des fins civiles

Les Etats-Unis menacent à nouveau de frapper l’Iran alors que les deux parties ont renoué le dialogue le 6 février 2026, sur fonds de répression sanglante de manifestants par le régime des mollahs. Washington et Téhéran ont déjà organisé deux sessions de pourparlers à Genève pour tenter de régler leurs différends, portant principalement sur les programmes nucléaire et balistique iranien. L’Iran a dit mercredi que les Etats-Unis avaient finalement adopté une position raisonnable sur le dossier et qu’il travaillait désormais à l’élaboration d’un cadre pour faire avancer les tractations, dans un délai de trois jours. Tout en continuant de nier le développement de l’arme nucléaire, le pays défend « son droit » à l’enrichissement d’uranium à des fins civiles, notamment pour l’énergie.

Une attaque américaine dès ce weekend ?

Pour Washington, il y a urgence. Les Américains exigent un règlement rapide sur le nucléaire et les missiles balistiques, mais également sur le soutien de Téhéran aux groupes armés dans la région, hostiles à Israël (Hezbollah au Liban, Hamas à Gaza, Houthis au Yémen et milices chiites en Irak). Alors qu’il s’est donné dix jours pour se décider, Donald Trump n’écarterait pas destinataire une entrée en action dans les deux à trois jours. CNN et CBS ont rapporté que l’armée américaine était déjà prête à mener des frappes sur l’Iran dès ce week-end. C’est dans cette optique que le plus grand porte-avions au monde, le Gerald Ford, navigue actuellement en direction du Golfe. Il est accompagné par trois destroyers.

Les États-Unis encerclent le pays avec une importante armada

On a rarement vu deux porte-avions américains au Moyen-Orient en même temps. Généralement, ce n’est pas bon signe pour l’ennemi. Comme en juin 2025, quand les États-Unis et Israël ont mené des frappes contre trois sites nucléaires iraniens pendant la guerre de douze jours déclenchée par Tsahal. L’armée israélienne a également ciblé des hauts gradés et des dirigeants politiques iraniens. En riposte, l’Iran a envoyé une salve de missiles sur Israël, dont certaines ont atteint leur cible. Ça sent un « remake ».

Aujourd’hui, l’armée américaine compte treize navires de guerre au Moyen-Orient, un porte-avions, le Abraham Lincoln, arrivé fin janvier, neuf destroyers et trois frégates légères. Il existe également plusieurs bases militaires américaines dans les pays du Golfe, qui refusent cependant de servir de cour arrière pour une frappe sur l’Iran, craignant d’être ciblés par Téhéran.

L’Iran montre des muscles dans le détroit d’Ormuz

Malgré cette armada, l’Iran montre des muscles. Dans une lettre adressée à Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, son représentant à l’ONU a prévenu que « dans le cas où l’Iran subirait une agression militaire, il ripostera de manière décisive et proportionnelle selon les principes de légitime défense inscrits dans l’article 51 de la Charte des Nations unies ». L’ambassadeur a également averti que son pays ciblerait légitimement « toutes les bases, les infrastructures et les biens » américains dans la région.

Dans un discours virulent prononcé dans une mosquée, l’Ayatollah Ali Khamenei a affirmé pour sa part qu’un porte-avions ça fait peur, mais qu’il faudrait avoir plus peur de l’arme qui est capable de le couler, laissant entendre par là que l’Iran possède une telle arme. En parallèle des discours énergiques, Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique du régime iranien, fait des démonstrations de ses capacités. Ils mènent actuellement des manœuvres militaires avec la marine russe dans le détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole.

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