mercredi, mars 4, 2026
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Proche-Orient : la guerre contre l’Iran chamboule le secteur aérien

La guerre déclenchée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran a désorganisé le secteur aérien au Proche-Orient, l’un des principaux carrefours mondiaux. De nombreux vols ont été annulés ou reportés par les compagnies par soucis de sécurité. Cette situation laisse des milliers de voyageurs dans l’incertitude. S’ils bénéficient de remboursement en cas d’annulation, les clients ne peuvent pas toujours compter sur leur assurance voyage.

Depuis samedi 28 février, le Proche-Orient est en proie à une insécurité majeure en raison de la guerre entre les Etats-Unis et Israël d’une part et l’Iran de l’autre. À cause des missiles et drones qui déchirent l’air à tout instant, les grandes compagnies aériennes du Golfe, comme Emirates, Etihad ou Qatar Airways, ont dû annuler ou reporter des vols. Les transporteurs européens, comme Air France KLM et Lufthansa, ont fait de même. Ces annulations se font au gré de la situation dans l’espace aérien des différents pays (Qatar, Emirates Arabes Unis, Arabie Saoudite, Koweït, Bahreïn, Irak, Israël, etc.).

Des voyages annulés à cause de la guerre entre l’Iran et la coalition américano-israélienne

En raison de la guerre et des annulations en cascade, les voyageurs européens se retrouvent bloqués au Moyen-Orient, sans savoir leur date de retour. Pour ceux qui ont vu leur vol annulé, il est possible de demander un report ou un remboursement sans frais via son agence pour organiser soi-même son retour. Pour un voyage à forfait (vol + hébergement), l’organisateur doit offrir une assistance renforcée en cas de circonstance exceptionnelle et inévitable, comme la fermeture d’un espace aérien. Il a obligation de prendre en charge jusqu’à trois nuits d’hébergement si le retour semble impossible.

Un contrat d’assurance pourrait être utile si l’on est bloqué en Orient à cause de la guerre entre Iran et États-Unis/Israël

Aussi, il existe des contrats d’assurance incluant une garantie « interruption de séjour » ou « retard de transport » pouvant couvrir des frais supplémentaires, notamment l’hébergement ou un nouveau billet. Pour en bénéficier, il faut préalablement déclarer le sinistre via les coordonnées figurant sur l’attestation d’assurance ou via la carte bancaire si le voyage a été réglé avec celle-ci. Mais dans le cas d’une guerre, l’assurance voyage pourrait bien se révéler inutile. En effet, le conflit s’inscrit dans la catégorie juridique dite de « force majeure ». Cette situation renvoie à un événement extérieur, imprévisible et incontrôlable, pouvant empêcher l’exécution normale d’un contrat.

Mais l’assurance voyage ne couvre pas toujours les conflits armés

La notion de « force majeure » englobe les conflits armés, les rébellions, révolutions, insurrections ou prise de pouvoir par les militaires. Elle intègre aussi les attentats, les troubles civils, certaines catastrophes naturelles ou encore les épidémies. Allianz, notamment, est assez clair à ce sujet. Dans son document d’information, l’assureur classe la guerre parmi les choses qu’il ne couvrira jamais, qu’elle soit déclarée ou non. Cette précision s’impose en droit international car un conflit peut produire des effets juridiques sans une déclaration formelle. Elle rappelle surtout que l’assurance voyage protège contre de nombreux imprévus, mais rarement contre ceux nés d’intérêts géopolitiques.

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