mercredi, avril 8, 2026
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Heure d’été : 1 automobiliste belge sur 2 admet rouler en état de somnolence

La plupart des pays d’Europe sont passés à l’heure d’été dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 mars. Ce changement, qui fait avancer l’horloge d’une heure, peut faire perdre plusieurs minutes de sommeil et causer plus de fatigue. Ce qui peut être problématique sur les routes. En Belgique, 1 automobiliste sur 2 admet rouler en état de somnolence.

Plusieurs pays d’Europe et d’Amérique du nord sont passés à l’heure d’été dans la nuit de samedi 28 à dimanche 29 mars. Cet ajustement, qui consiste à avancer l’horloge d’une heure, vise à adapter les activités humaines à la lumière naturelle. Il raccourcit donc la nuit, et fait perdre une heure de sommeil. Evidemment, ce changement peut perturber l’horloge biologique pendant plusieurs jours, avec des effets potentiels sur la vigilance et les capacités de concentration, notamment chez les automobilistes.

L’heure d’été provoque la somnolence au volant

D’après l’Agence wallonne pour la Sécurité routière (AWSR), la somnolence au volant multiplie par huit le risque de collision dans la région et serait impliquée dans un quart des accidents de la route. « Le lever du Soleil étant retardé, l’absence de lumière naturelle est susceptible d’affecter la vigilance. En fin de journée (…), la fatigue accumulée peut également augmenter le risque de s’endormir au volant », explique l’organisme. Pourtant, beaucoup d’automobilistes belges surestiment leur capacité à résister à la fatigue. En effet, un tiers d’entre eux (33%) pense pouvoir rouler malgré la fatigue.

Des micro-sommeils avec les yeux ouverts

« En réalité, le risque de s’endormir sans s’en rendre compte existe. La fatigue peut en effet provoquer des microsommeils : de courts épisodes de sommeil, de quelques secondes seulement, dont le conducteur n’a pas forcément conscience », avertit l’AWSR. L’agence ajoute que « la personne en situation de “micro-sommeil” peut garder les yeux ouverts, mais son cerveau ne traite pas correctement les informations en conduisant, ce qui peut engendrer des conséquences dont la gravité n’est pas à négliger », ajoute l’Agence.

L’heure d’été impacte davantage les jeunes

Selon une étude menée par l’AWSR, un automobiliste sur 2 (49 %) admet avoir déjà conduit sous l’effet de la fatigue, voire de la somnolence au cours du mois écoulé. Plus inquiétant, près d’un conducteur sur 4 (23 %) déclare avoir roulé alors qu’il avait du mal à garder les yeux ouverts tant la fatigue le submergeait. Ce comportement est plus fréquent chez les jeunes de 18 à 34 ans. Six sondés sur dix de cette tranche d’âge (60 %) avouent avoir conduit en étant somnolents et 29 % en ayant du mal à garder les yeux ouverts.

Des conseils aux automobiles pour plus de sécurité pendant cette période

Pour éviter la somnolence, l’AWSR conseille aux automobilistes de boire de l’eau, d’éviter la consommation de certains médicaments et d’alcool (même en faible quantité), de garder une vigilance accrue lors des périodes plus propices à la somnolence (entre 2 et 6 heures du matin et 14 et 16 heures), et de dormir suffisamment. Elle recommande aussi de s’arrêter dès les premiers signes de fatigue pour faire une petite sieste de 15 à 20 minutes si nécessaire avant de reprendre le volant. En outre, l’agence invite les conducteurs à faire preuve de vigilance face à la baisse brutale de luminosité en fin de journée, qui plonge une grande partie des trajets quotidiens dans l’obscurité.

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