dimanche, janvier 11, 2026
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Opérations américaines au Venezuela : quel impact sur les prix du pétrole et du carburant ?

Après plusieurs semaines d’intimidation, les États-Unis ont finalement capturé le président du Venezuela Nicolas Maduro dans la nuit du samedi 3 janvier. Cette opération, dont le but réel est le contrôle des réserves de pétrole, pourrait avoir des conséquences sur les marchés. On craint principalement une hausse rapide des prix à la pompe, en raison de l’incertitude politique. Les prochaines actions de Donald Trump seront décisives.

On le savait dès le départ, que c’était pour le pétrole. Depuis septembre, les États-Unis imposent un blocus maritime au Venezuela sous le prétexte de lutter contre le narcotrafic, que le pouvoir vénézuélien entretiendrait. Dans la nuit du samedi 3 janvier, les forces spéciales américaines ont fini par capturer le président Nicolas Maduro et le ramener aux États-Unis pour y être jugé pour narco-terrorisme. Aussitôt le dictateur vénézuélien arrivé à New-York, Donald Trump a annoncé dimanche qu’il ouvrira le secteur pétrolier vénézuélien aux compagnies US. Celles-ci avaient quitté le Venezuela en 2008, après que Hugo Chavez a imposé une nationalisation des entreprises étrangères. Seule Chevron a accepté une prise de participation majoritaire (60%) de la société nationale PDVSA.

Les cours des majors américains ont grimpé après l’opération au Venezuela 

Donald Trump a déjà annoncé que le Venezuela va « transférer » jusqu’à 50 millions de barils de pétrole aux États-Unis, dans un premier temps. Il a également déclaré que Washington s’occupera de gérer les revenus générés par l’exploitation du pétrole vénézuélien et que ces recettes serviront à payer uniquement des produits américains. Dénoncées par les Nations Unies et la plupart des pays, les manœuvres américaines ont eu un effet immédiat sur les marchés.

Les compagnies pétrolières américaines ont vu le cours de leurs actions grimper en bourse à la suite de ces événements. Ce qui reflète l’enthousiasme des investisseurs pour les opportunités potentielles que pourrait offrir la nouvelle situation au Venezuela. Un ex dirigeant de Chevron a même déjà levé 2 milliards de dollars (1,71 milliard d’euros) pour relancer l’industrie fossile dans le pays. après que Donald Trump a appelé les fonds à y investir massivement.

Les plus grandes réserves au monde, mais une production négligeable 

La prise de contrôle potentielle du Venezuela et de son pétrole constitue une mauvaise nouvelle pour certains pays comme la Chine, qui était auparavant le plus gros acheteur de pétrole de Caracas. Désormais, Pékin pourrait payer plus cher pour le brut vénézuélien qualifié de très lourd. Cuba devrait également prendre un coup car le Venezuela est son principal fournisseur. Pour l’Europe, les manœuvres de Washington dans les Caraïbes risquent également d’avoir des conséquences fâcheuses sur les prix à la pompe.

En effet, face à une opération militaire, une instabilité institutionnelle ou un changement de pouvoir brutal, les acteurs du marché ont tendance à relever les prix, car ils intègrent la possibilité de décisions politiques imprévisibles et de perturbations logistiques. Pour l’heure, le marché reste assez serein parce que, bien que possédant les plus grandes réserves au monde (303 milliards de barils), le Venezuela n’extrait que 900 000 barils par jour. Trop peu pour perturber le secteur.

Le prix payé à la pompe ne dépend pas uniquement du brut

Par ailleurs, les marchés pourraient voir d’un bon œil un changement de régime au Venezuela, avec la possibilité d’une normalisation des relations internationales, d’un allègement des sanctions et d’un retour progressif des investissements étrangers. De telles perspectives poussent les compagnies à anticiper une augmentation future de l’offre. Ce qui a pour vertu de détendre les cours du pétrole, bien avant que la production ne devienne réalité.

Au niveau du carburant (essence, gasoil, diesel), produit issu du raffinage du pétrole, le prix payé à la pompe ne dépend pas uniquement du brut. Il prend aussi en compte les marges de raffinage, la logistique, les coûts de distribution, le taux de change dollar-euro, ainsi que la fiscalité, qui représente une part majeure du prix final en Europe.

Rien n’est encore gagné pour Trump au Venezuela 

À long terme, tout dépendra du rapport entre l’offre mondiale et la demande énergétique, mais également du contexte géopolitique général et de la stratégie de l’OPEP. Pour l’heure, les États-Unis doivent encore stabiliser le Venezuela et le mettre véritablement sous leur coupe car le régime est toujours en place avec l’investiture de la vice-présidente Delcy Rodriguez.

Washington a un choix à faire : soit composer avec ce qui reste du système chaviste, en le recadrant légèrement, soit renverser totalement le pouvoir avec une intervention militaire plus large. Ce qui risque de déboucher sur une guerre et un enlisement américain. Si les USA réussissent à soumettre Caracas sans effusion de sang, il leur faudra encore investir massivement pour remettre à neuf les infrastructures pétrolières totalement délabrées, après plusieurs années de mal gouvernance et de sanctions économiques. Rien n’est donc gagné pour Donald Trump et son administration.

Nouveau DPE : le nombre de passoires thermiques diminue mécaniquement

Depuis le 1er janvier 2026, plus de 800.000 biens immobiliers ne sont plus des passoires thermiques. Cette évolution ne repose pas sur la réalisation de travaux, mais sur un nouveau mode de calcul de leur DPE. Si cette décision vise à booster le marché locatif et les énergies plus propres, les associations craignent qu’elle provoque une augmentation des prix.

Depuis le 1er janvier 2026, au moins 850.000 logements actuellement classés F ou G sont normalement sortis du statut de passoire énergétique, étant reclassés E. Ce changement repose sur un nouveau mode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE). La réforme du DPE prévoit que le coefficient de conversion baisse à partir du 1er janvier, passant de 2,3 à 1,9. Ce coefficient augmentait jusqu’alors le poids de l’électricité dans le calcul, par rapport aux autres sources d’énergies (gaz, bois), qui reste à 1.

Les biens notés G étaient interdits à la mise en location en France depuis janvier 2025

Le nouveau mode de calcul du DPE permet donc à de nombreux logements d’améliorer leur étiquette, et cela sans modification du bâti ni réalisation de travaux. Il suffit aux propriétaires de faire une mise à jour du statut de leur logement gratuitement sur le site de l’Observatoire DPE-Audit de l’Ademe pour le reclasser automatiquement.

Pour rappel, les biens notés G étaient interdits à la mise en location en France depuis janvier 2025, tandis que les F devraient l’être à partir de janvier 2028. La nouvelle réforme impacterait 4,8 millions de Français, dont de nombreux étudiants. Environ 33 % des logements étudiants gagneraient au moins une classe énergétique à partir de cette année.

Le nouveau DPE ne change rien aux passoires thermiques

Cette évolution s’explique par la typologie du parc étudiant, majoritairement composé de petites surfaces chauffées à l’électricité. Celles-ci étaient jusqu’ici fortement pénalisées par le mode de calcul du DPE. Leur reclassement pourrait redonner de l’attractivité au marché locatif, notamment dans les zones tendues où la demande reste forte.

Delphine Rouxel, présidente de Nestenn Immobilier, regroupant 400 agences, se félicite de la réforme. Sur BFM Business, elle a rapporté que l’an dernier « 17% d’étudiants ou de jeunes actifs inscrits sur Parcoursup ont renoncé à leur projet professionnel faute de logements ». Le nouveau DPE constitue donc une bonne nouvelle. Delphine Rouxel regrette toutefois que cette modification « ne change pas les passoires énergétiques » car celles-ci demeurent « isolées ». Elle réajuste simplement les logements chauffés à l’électricité et mal notés.

Vers une hausse des prix des logements reconnus comme des passoires thermiques 

Plusieurs associations craignent par ailleurs que le reclassement des logements classés F et G ait un impact sur les prix pour les locataires et les acheteurs. En effet, ces prix ont tendance à augmenter à mesure que la note d’un bien immobilier progresse.

En 2024, les maisons classées D étaient 25% plus chères que celles classées en G et 18% que les F, selon le Conseil supérieur du notariat. Quand aux appartements notés D, ils étaient vendus respectivement 17% et 10% plus chers que les G et F. Notons qu’en 2024, une autre réforme du DPE avait déjà fait sortir 400.000 petites surfaces du statut de passoire thermique. Ainsi, plus d’1,2 millions de biens ont vu leur statut évoluer depuis deux ans.

Horlogerie : Rolex augmente ses prix aux États-Unis

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Depuis le 1er janvier 2026, Rolex a augmenté les prix moyens de ses montres d’environ 7% sur le marché américain. Cette décision s’explique à la fois par des pressions économiques mondiales, une hausse des coûts des matières premières et une stratégie de maintien de sa position premium. La marque suisse d’horlogerie avait déjà opéré plusieurs hausses successives au cours des derniers mois.

Nouvelle année, nouvelle hausse des prix ! Depuis le 1er janvier 2026, Rolex applique une augmentation de ses prix conseillés aux États-Unis, pour atteindre en moyenne environ 7% par rapport aux tarifs précédents. Ainsi, les collectionneurs et passionnés devront désormais payer davantage pour obtenir ses fameux montres. Pendant ce temps, ceux qui ont effectué leurs achats avant le 31 décembre se réjouissent certainement d’avoir fait des économies de centaines, voire des milliers de dollars. Notamment sur les pièces en or ou celles dotées de complications plus sophistiquées.

Rolex face à une hausse des prix de l’or

La hausse des prix moyens chez Rolex s’explique par plusieurs facteurs économiques qui exercent une pression sur les coûts de production et les stratégies de marché. D’abord l’envolée des coûts des matières premières. En particulier de l’or, composant essentiel des modèles Rolex, dont le prix a fortement augmenté sur les marchés internationaux. Son cours a franchi la barre des 4400 dollars l’once le lundi 22 décembre, battant ainsi son record d’octobre. Le prix de l’or progresse d’environ 9% par an, tandis que celui de l’acier évolue autour de 6%. Cette tendance haussière impacte directement les coûts de production et, en conséquence, les prix de vente au détail.

Donald Trump a imposé des droits de douane au secteur de l’horlogerie

Outre le cours des matières premières, la hausse des prix des Rolex se justifie par les droits de douane américains sur les montres suisses importées. Annoncées en avril 2025, les fameuses augmentations de tarifs n’épargnent aucun secteur, de l’automobile, à la pharmacie en passant par la construction. L’industrie horlogère a pris 15% de taxes supplémentaires. Cette décision de l’administration Trump a contraint les fabricants à revoir leurs prix afin d’absorber la hausse des coûts sans compromettre leurs marges.

Rolex possède 30% de part de marché de l’horlogerie

Notons que Rolex avait déjà augmenté ses prix à deux reprises en 2025 : une première fois en janvier (de 5%) pour compenser l’inflation et le coût des matières premières, et une seconde fois au mois de mai (de 4%), en réponse aux hausses décidées par Washington sur les taxes douanières. Toutes ces augmentations devraient porter la marque sur le plan commercial comme en 2024.

Cette année-là, les ventes de la manufacture genevoise avaient franchi le cap des dix milliards de francs suisses (10,6 milliards CHF) selon le rapport Morgan Stanley «Eighth Annual Swiss Watcher» sorti en février 2025. C’est une progression de 5% par rapport à l’exercice précédent. Rolex a capté 32,1% des parts de marché, preuve de la force de sa stratégie produit basée sur le premium et de sa notoriété internationale.

Détention et vente des armes blanches : la réglementation a évolué depuis le 7 décembre

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Depuis le 7 décembre, la réglementation sur la vente et la détention des armes blanches en France a évolué, conformément à l’arrêté du 4 juillet 2025 et au décret n° 2025-894 du 5 septembre 2025. Cette modification vise à renforcer la sécurité publique et la prévention des violences impliquant des armes blanches, chez les jeunes en particulier. Les commerçants doivent se conformer aux nouvelles règles d’ici le 7 mars 2026.

Depuis le 7 décembre 2025, de nouvelles règles s’appliquent à la vente et à la détention des armes blanches en France. Pour l’essentiel, ces nouvelles lois classent certaines armes présentant une dangerosité particulière en catégorie A1 (interdiction d’acquisition et de détention). Elles visent à mieux encadrer le commerce et la possession de certaines armes blanches, notamment pour protéger les mineurs et renforcer la sécurité publique.

De nouvelles règles selon un décret du 5 septembre 

Les nouvelles règles reposent sur le décret n°2025-894 paru le 5 septembre 2025. Celui-ci renforce le cadre réglementaire des armes blanches, en classant certaines armes présentant une dangerosité particulière en catégorie A1 — catégorie correspondant aux armes interdites d’acquisition et de détention. Il s’agit notamment de « couteaux zombie », de certains coups de poing américains et des armes hybrides combinant différentes fonctions.

Un plan gouvernemental prévoit la restriction des armes blanches 

Ce décret, qui s’inscrit dans un plan gouvernemental sur la restriction de l’accès des armes blanches aux mineurs, vient compléter l’arrêté du 4 juillet 2025. Pris à la suite du rapport « Mineurs et armes blanches » remis au Premier ministre François Bayrou le 28 mai 2025, cet arrêté fixe la liste des autres armes classées dans la catégorie D. Parmi celles-ci figurent les couteaux dits « papillon » ou « Balisong », les couteaux à cran d’arrêt avec ouverture automatique, les étoiles de ninja et les armes mixtes d’un modèle antérieur au 1er janvier 1946, qui combinent une arme contondante avec une arme blanche à lame.

Qu’appelle-t-on arme blanche ?

Pour rappel, les armes blanches sont des objets utilisés pour blesser ou tuer par action tranchante, perforante ou contondante. Leur efficacité dépend uniquement de la force humaine et non d’une explosion, comme c’est le cas avec les armes à feu. Elles peuvent être en métal, bois, pierre, os, ou tout autre matériau résistant. On retrouve dans ce lot, les couteaux (tactiques, papillons, de survie), les dagues, haches, machettes, sabres, épées, baïonnettes, matraques, nunchakus et cannes-épées. Ces armes blanches sont parfois perçues comme un effet de mode, un symbole de statut chez les jeunes. Certains mineurs les portent par peur ou pour se défendre, en raison de tensions entre groupes ou de conflits avec un autre individu.

Les détenteurs d’armes blanches doivent s’en dessaisir avant le 7 mars 2026

Le décret adopté en septembre comporte plusieurs mesures relatives au classement et au commerce des ces objets. Il range en catégorie A1 certaines armes blanches présentant une dangerosité particulière, comme mentionné plus haut. Depuis le 7 décembre, les détenteurs de ces armes (particuliers comme professionnels) devraient normalement s’en dessaisir. Les propriétaires pourront les remettre à un service de police ou de gendarmerie. S’ils ne font pas dans le délai imparti (d’ici le 7 mars 2026), ils encourent une peine de cinq ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende.

Pour les commerces de détail, il faut désormais disposer d’une autorisation d’ouverture 

Les commerces de détail (donc pas les armureries) qui souhaitent poursuivre la vente de ces armes blanches doivent désormais disposer d’une autorisation d’ouverture. Ils disposent d’un délai de six mois pour déposer leur demande auprès du service des armes de la préfecture. Un récépissé leur sera remis après dépôt. La loi leur impose également des obligations d’affichage concernant l’interdiction de vente d’armes aux mineurs. Elle prévoit une contravention en cas de non-respect de ces obligations d’information. Les commerces d’armes blanches non classées, compris les sites de vente en ligne, sont également désormais soumis à cette règle d’affichage au même titre que les armureries.

Excès de vitesse : cette infraction peut désormais vous coûter la prison

À partir du 29 décembre, les excès de vitesse de plus de 50km/h au-dessus de la limite autorisée ne seront plus seulement sanctionnés d’une contravention. Ils deviennent un délit pouvant coûter trois mois de prison, assortis de 3.750 euros d’amende. Les pouvoirs publics assument pleinement cette évolution juridique, y voyant un tournant dans la lutte contre ce qu’ils qualifient désormais de violence routière.

À partir de lundi 29 décembre, les excès de vitesse de plus de 50 km/h au-delà de la vitesse maximale autorisée seront considérés comme des délits par la loi. Ils pourraient entraîner jusqu’à 3.750 euros d’amende et seront passibles de trois mois de prison « avec inscription au casier judiciaire », d’après un décret publié le mercredi au Journal officiel. La logique n’est donc plus administrative. Elle devient pénale, traduisant la volonté des pouvoirs publics de marquer une rupture dans le traitement de ces excès jugés particulièrement dangereux.

Les excès de vitesse, un comportement qui met délibérément des vies en danger

« Franchir la limite de plus de 50 km/h, ce n’est pas une simple infraction : c’est un comportement qui met délibérément des vies en danger », a déclaré la ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur Marie-Pierre Vedrenne. Selon elle, en « classant désormais ce très grand excès de vitesse comme un délit, avec une réponse judiciaire plus ferme », l’État envoie un message clair : la violence routière n’est plus tolérée. La ministre ajoute que « cette avancée est une mesure de protection pour tous, pour les familles et pour les usagers les plus vulnérables » et qu’elle « traduit une exigence de responsabilité et de respect », en ces temps de fête en particulier.

Une forte hausse des excès de vitesse depuis 2017

Ce durcissement des sanctions sur les excès de vitesse s’inscrit dans le cadre de l’application de la loi du 9 juillet 2025 portant création de l’homicide routier et visant à renforcer la lutte contre les comportements les plus graves sur la route. Jusqu’à présent, le grand excès de vitesse était sanctionné par une contravention de 5e classe et ne constituait un délit qu’en cas de récidive. Cette sanction n’est plus adaptée à la gravité des faits et à leur recrudescence constatée par les autorités routières.

Selon la dernière édition du bilan des infractions de la Sécurité routière, 63 217 excès de vitesse supérieurs ou égal à 50 km/h au-dessus de la vitesse maximale autorisée ont été relevés en 2024, en hausse + 69 % par rapport à 2017. Cette progression fulgurante motive le gouvernement dans la mise en place d’une réponse judiciaire plus ferme. Les pouvoirs publics rappellent à toute fin utile que la vitesse excessive reste l’un des facteurs aggravants majeurs des accidents mortels de la route. Cette infraction, précisent-ils, réduit le temps de réaction, allonge la distance de freinage et rend irréversibles les conséquences d’un choc.

Les peines existantes s’ajoutent au nouveau délit

La requalification en délit des excès de vitesse n’expose pas qu’à une peine de prison. En effet, elle modifie aussi profondément la trajectoire judiciaire d’un conducteur interpellé. Une fois inscrit au casier judiciaire, celui-ci peut notamment avoir du mal à accéder à certains emplois ou concours comme pour tous les criminels. Ce qui est bien fâcheux.

Notons que le conducteur encourt également les peines complémentaires existantes. Il s’agit de la confiscation du véhicule dont il s’est servi pour commettre l’infraction ; de la suspension, pour une durée de trois ans au plus, de son permis de conduire ; de l’interdiction de conduire certains véhicules terrestres à moteur, pour une durée de cinq ans au plus ; de l’obligation d’accomplir, à ses frais, un stage de sensibilisation à la sécurité routière ; et du retrait de points (6).

Laponie : au pays de la féérie et de la magie de Noël

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Vous connaissez la Laponie, ce territoire scandinave connu comme celui du Père Noël ? Eh bien, chaque année, des millions de gens y vont en hiver, surtout du côté de la Finlande. Près de Rovaniemi, en particulier, il existe un village du Père Noël, qui attire chaque année plus de 700 000 visiteurs. On peut y rencontrer des elfes et des lutins, tout en profitant d’activités en nature comme contempler des aurores boréales fascinantes.

Grâce aux dessins animés de Disney notamment, on sait aujourd’hui que la Laponie est le pays du Père Noël. C’est à partir de ce territoire que le gros bonhomme, à la longue barbe blanche et à la tenue rouge caractéristique, parcourt le monde entier pour distribuer des cadeaux aux enfants qui ont été sages toute l’année. Si son traineau et ses rennes volants sont le fruit de l’imagination des scénaristes et dessinateurs hollywoodiens, la Laponie existe bel et bien. C’est un territoire à cheval entre la Finlande, la Suède, la Norvège et la Russie. Un peuple autochtone y habite, les Samis.

Un village du Père Noël en Laponie finlandaise

La Laponie finlandaise, en particulier, reste le cœur de ce territoire assimilé à la neige abondante, au froid, mais aussi et surtout à la magie de Noël. On y trouve le village du Père Noël, près de Rovaniemi, où vivent des Elfes, Gobelins et Lutins. Avec leurs tenues caractéristiques, les Elfes et les Lutins accueillent les visiteurs à leur arrivée et leur font découvrir le village enchanté. Ils offrent également aux touristes plusieurs activités en lien avec la période hivernale, dont des ateliers de fabrication de bonhommes de neige avec une colle et des ciseaux. Mais le véritable temps fort de la visite reste la rencontre avec le grand barbu et bedonnant, version ultra-scénarisée.

On peut rencontrer le Père Noël et prendre des photos avec lui

Pour voir le Père Noël, il faut passer par plusieurs étapes. Le parcours commence par la cuisine de la maison, puis par la chambre où l’armoire ouverte laisse entrevoir plusieurs tenues rouge et blanc. Un lutin vous conduit ensuite par une porte dérobée ouvrant sur un atelier et un ascenseur. Il faut monter dans la mécanique pour arriver au meilleur ami des enfants.

Il est interdit aux visiteurs de filmer le Père Noël. Seules sont autorisées les photos, sans qu’on ne sache pourquoi. Peut-être pour garder le mystère qui entoure le personnage ? Notez que cette visite peut vous coûter entre 250 et 450 euros pour une famille de quatre personnes. Il faut ajouter à cette somme d’autres dépenses sur place, notamment les achats en boutique, où l’on peut trouver des gnomes d’ornement et des boules de sapin bon marché.

Des aurores boréales à contempler dans le cercle arctique

En dehors du village du Père Noël, la Laponie finlandaise offre à voir une nature qui émerveille. Au nord du cercle arctique, la neige prend des tons bleus et dorés. En cette saison, le soleil se pare d’or. Mais il ne se lève que tardivement dans la matinée, autour de 11 h, et ne dure que quatre heures. C’est la période idéale pour découvrir Levi, une station de ski aux étonnants phénomènes atmosphériques, située dans la commune de Kittilä.

Les touristes peuvent y admirer des flocons reflets paillettes, des cimes glacées se colorant au gré du jour et des rayons pourpre ou fuchsia sur les reliefs. Ils ont surtout l’occasion de contempler une aurore boréale, un phénomène lumineux spectaculaire dans le ciel nocturne, près des pôles terrestres, causé par l’interaction magnétique entre les vents solaires et l’atmosphère terrestre (oxygène et azote).

La Laponie finlandaise a accueilli 1,5 million de touristes en 2024

Entre la visite du village du Père Noël, les activités en nature de la station Levi, il y a les courses de chiens de traîneau, la pêche sur glace et les rencontres avec les rennes. Tout en Finlande respire la magie de Noël. D’où le grand nombre de visiteurs qui s’y rend chaque année. Le seul village du Père Noël a attiré plus de 700 000 visiteurs en 2024. Quant à la Laponie finlandaise, dans son ensemble, elle a accueilli pas moins d’1,5 million de touristes, soit 20 % de plus que l’année précédente.

Cette année, rien que pour les mois de novembre et décembre, les aéroports de Rovaniemi ont vu passer 547 773 voyageurs. Notez que Finnair propose des dessertes hebdomadaires Paris-Kittila via Helsinki (environ 5 h 30 de voyage). Dès l’hiver prochain, la compagnie compte ouvrir deux nouvelles lignes directes, Paris-Rovaniemi (3 h 30 de voyage) et Bruxelles-Kittila, deux fois par semaine.

Paris : l’entrée du marché de Noël de la Villette désormais payante

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Le marché de Noël de la Villette, situé dans le XIXe arrondissement de Paris, a décidé de rendre payante son entrée, uniquement à partir de 17h en semaine et le weekend. C’est une première en France pour ce genre de site, traditionnellement gratuit. Cette décision viserait à réguler le flux de visiteurs, sans volonté d’en tirer des bénéfices. Mais le public n’est pas convaincu.

Un marché de Noël payant, c’est du jamais vu en France. C’est pourtant ce qu’est devenu le marché de Noël de la Villette, situé dans le XIXe arrondissement de Paris. Ouvert du 20 novembre au 28 décembre, il était jusque-là gratuit. À présent, le site est payant, depuis le mercredi 17 décembre. Pour s’y rendre, il faut désormais débourser 5 euros, seulement à partir de 17h en semaine et le weekend. Ce tarif comprend une boisson.

Une décision pour réguler le flux de visiteurs

La société Fever, chargée de l’organisation du marché de Noël de la Villette, a justifié la mise en place de ce tarif par le besoin de réguler le flux de visiteurs et de préserver la qualité de l’événement. « L’objectif principal est de maintenir la qualité de l’expérience, en garantissant la fluidité de la circulation, en préservant l’ambiance et le confort au sein du marché et en assurant le bon fonctionnement des installations », défend-elle. Depuis l’instauration de cette entrée payante, l’organisation dit avoir constaté « une meilleure répartition des flux lors des pics de fréquentation » notamment « en soirée et le week-end ». Fever assure également ne pas tirer de bénéfices de cette politique tarifaire, car l’argent servirait à préserver la qualité du marché.

Le marché de Noël de la Villette objet de critiques après sa décision

La nouvelle politique tarifaire du marché de Noël de la Villette fait toutefois l’objet de critiques sur les réseaux sociaux. « 5 euros l’entrée et puis quoi encore », s’énerve une internaute sur X, qui se demande ce que vont faire des familles avec plusieurs enfants. Une autre se demande si cette mesure a été prise « parce qu’ils ont vu un peu de succès ». Autrement dit, les organisateurs rendent l’accès payant pour profiter de l’afflux des visiteurs, alors qu’ils jurent ne tirer aucun profit. Certains trouvent qu’on ne devrait pas payer en plus si déjà on consomme à l’intérieur. « Ce n’est pas du tout normal. Je ne m’imagine pas payer pour pouvoir pousser la porte d’un magasin. Là c’est pareil, c’est un site marchand, c’est juste des commerces », se plaint un visiteur, qui dénonce un « capitalisme à son paroxysme ».

Certains s’accommodent de la hausse au marché de Noël de la Villette

Interpellé par plusieurs habitants, François Fagnaud, maire du XIXe arrondissement, dit regretter cette décision du marché de Noël de la Villette. Il promet que la municipalité fera de son maximum pour éviter que cela ne se reproduise… Mais l’élu aurait pu porter la voix des citoyens pour réinstaurer la gratuité du site. À Strasbourg, une proposition similaire visant à faire payer les visiteurs hors Eurométropole avait provoqué de vives réactions et poussé les initiateurs à rétropédaler. Cependant, pour le marché de Noël de la Villette, certains saluent « la bonne organisation » depuis la mise en place de la mesure. Ils pensent que c’est déjà bien que l’accès soit gratuit toute la journée et pour les moins de 12 ans, faute de mieux…

Noël : McDonald’s et sa pub IA cramée aux Pays-Bas

Raté. La filiale néerlandaise de McDonald’s a publié une pub de Noël générée par l’intelligence artificielle, censée illustrer le chaos de décembre avec humour tout en promouvant ses restaurants comme un havre de paix. Mais le spot a été massivement critiqué pour son esthétique artificiel et son message négatif sur une fête magique.

Les fêtes de fin d’année sont un moment joyeux pour les familles. Elles permettent de se retrouver et de partager de bons moments ensemble. Mais cette période est également synonyme de grands efforts financiers et physiques avec des to-do lists infinies, des courses à n’en point finir dans des commerces bondés et des repas qui débordent. Au Pays-Bas, McDonald’s a voulu mettre en scène ce chaos dans une publicité, tout en promouvant ses restaurants comme un havre de paix. Le groupe a misé sur l’intelligence artificielle pour créer son spot. Mauvaise décision. Le contenu laissait à désirer. Il a provoqué un véritable malaise ainsi qu’une polémique, qui a poussé l’entreprise à désactiver d’abord les commentaires sur YouTube, puis à supprimer le contenu incriminé.

McDonald’s a commis l’erreur ne pas exprimer la magie de Noël

McDonald’s Pays-Bas voulait créer un univers légèrement déformé, juste assez instable pour évoquer l’épuisement causé par les fêtes de fin d’année. Cette approche s’appuie sur une réalité : deux tiers des Néerlandais trouvent décembre éprouvant. Mais le géant des fast-food a oublié que c’est une fatigue excitante, magique. Son erreur est donc de ne pas avoir mis de la magie et de l’authenticité dans sa publicité.

Dans cette pub, le groupe dépeint une succession de catastrophes festives : des sapins qui explosent, des biscuits calcinés et des repas de famille tournant au vinaigre. L’univers est plutôt fade, presque glauque et triste. Ce que n’ont pas aimé les internautes. Ceux-ci ont fustigé le message profondément cynique de la campagne, qui visait à faire passer les fast-foods du groupe américain pour les seuls lieux agréables pendant les fêtes.

Le studio à l’origine de la pub IA défend sa création

Les critiques se sont surtout portées sur l’animation et les images. Parmi les scènes étranges figurent celle d’une patineuse dont les membres deviennent « gélatineux » en tombant. Plusieurs autres scènes étaient presque inhumaines, en plus d’être partiellement floues ou trop lissées, comme l’IA sait très bien en faire… Face au bad buzz, le studio de production en charge de la publicité, The Sweetshop et sa division IA, The Gardening club, ont tenté de défendre leur création.

Leur PDG Melanie Bridge a insisté sur le fait que le projet n’était pas un simple « prompt and pray ». Elle assure que la création a nécessité « sept semaines intenses » de travail pour une équipe de dix personnes, et que les heures humaines investies dépassaient celles d’une production traditionnelle. Selon la dirigeante, le recours à l’IA devait permettre de mettre en scène une échelle de chaos difficilement réalisable en prise de vue réelle sans un « budget monstrueux ».

Avant McDonald’s, Coca-cola avait vécu la même polémique

Cette justification ne convainc pas. Les internautes jugent paradoxal d’utiliser l’intelligence artificielle et d’investir en même temps plus de temps et de ressources humaines pour obtenir un résultat final décevant. Cette affaire, qui rappelle la controverse sur une autre publicité de Noël IA de Coca-Cola lancée en novembre, souligne une méfiance croissante du public envers les contenus publicitaires générés par l’intelligence artificielle.

Pour les consommateurs, les technologies ne peuvent pas remplacer les créateurs humains lorsqu’il s’agit de susciter une véritable émotion, un ingrédient essentiel pour une campagne de Noël réussie. Ils estiment que l’IA représente un risque d’appauvrissement esthétique, mais également un risque social pour les filières créatives.

Italie : la police enquête sur 13 marques de luxe pour des abus de travail

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En Italie, la police enquête depuis plusieurs mois sur une dizaine de marques de luxe pour des soupçons d’abus de travail. Parmi ces grands noms du textile et de l’habillement figurent Gucci, Versace et Yves Saint Laurent. Ces entreprises auraient fait fabriquer des sacs, portefeuilles et vêtements dans des ateliers exploitant de la main-d’œuvre chinoise. Le procureur de Milan leur enjoint de fournir rapidement des documents sur leur gouvernance et leur chaîne d’approvisionnement.

Salaires de misère, ouvriers dormant dans des ateliers, manquements à la sécurité…En Italie, l’industrie du luxe est pointée du doigt pour des abus de travail présumés. Le 3 décembre dernier, la police italienne a fait une descente au siège de 13 entreprises de mode haut de gamme dans le cadre d’une enquête sur des allégations d’exploitation de travailleurs chez des sous-traitants du secteur. Il s’agit da la nouvelle phase d’une vaste enquête lancée l’année dernière dans la filière du luxe, ayant révélé un grave manque de supervision des chaînes d’approvisionnement.

Gucci, Yves Saint Laurent et Gianni Versace parmi les marques de luxe suspectées d’abus de travail

Cette série de perquisitions vise plusieurs ateliers de confection, notamment dans le nord de l’Italie, où la police a découvert des conditions de travail dégradantes dans plusieurs fabriques. Parmi les marques de textile et d’habillement ciblées figurent Gucci (groupe Kering), Yves Saint Laurent, Alexander McQueen, Dolce & Gabbana, Gianni Versace, Prada, Givenchy, Adidas et Coccinelle. Cinq autres filiales de griffes mondiales avaient déjà été visitées il y a plusieurs mois. Il s’agit de Dior ( LVMH), les maroquiniers Tod’s, Alviero Martini, Armani et le spécialiste du cachemire Loro Piana, propriété de LVMH depuis 2013.

Tod’s avait « parfaitement conscience » de l’exploitation de sous-traitants chinois dans ses ateliers

Avec ses enquêtes, le procureur de Milan Paolo Storari a mis en lumière le côté sombre du monde feutré du luxe. Il avait déclaré le mois dernier, lors d’une audience, que Tod’s – dont les mocassins en cuir peuvent coûter plus de 800 euros – avait « parfaitement conscience » de l’exploitation de sous-traitants chinois dans ses fabriques. La marque aurait choisi d’ignorer ses propres audits qui révélaient des conditions de travail dégradantes : salaires trop bas, horaires de travail prolongés, zones de couchage au sein des ateliers, etc.

Les marques de luxe peuvent être tenues responsables des infractions commises par leurs fournisseurs agréés

Pour réduire les coûts et faire des marges, les marques de luxe présentes en Italie ont l’habitude de sous-traiter leur production à des fournisseurs, qui à leur tour sous-traitent à d’autres acteurs. Les défenseurs des salariés de la mode rapportent que les fournisseurs imposent des conditions toujours plus drastiques, ce qui leur permet d’abuser des employés, en majeure partie immigrés. Ils rappellent qu’en vertu de la loi italienne, les entreprises de luxe peuvent être tenues responsables des infractions commises par leurs fournisseurs agréés.

Tod’s de défend d’avoir toujours voulu faire la lumière sur ces questions

Le mercredi 3 décembre, la justice a entendu de nouveau les avocats du chausseur Tod’s. À l’issue de l’audience, ceux-ci ont obtenu un délai pour « renforcer le système de contrôle » de la société sur ses fournisseurs. Tod’s a assuré dans un communiqué qu’elle voulait « depuis toujours (…) faire toute la lumière sur cette question sérieuse (…) considérant que protéger et défendre la dignité des travailleurs fait partie des valeurs les plus importantes de [sa] famille et des principes fondateurs du groupe »…

Toutes les marques de luxe concernées doivent remettre les documents sur leur gouvernance et les contrôles de la chaîne d’approvisionnement

Les procureurs italiens ont demandé aux marques concernées par cette enquête de remettre les documents sur leur gouvernance et les contrôles de la chaîne d’approvisionnement. Ces demandes doivent permettre aux magistrats d’évaluer dans quelle mesure ces 13 entreprises ont été impliquées dans l’exploitation de main-d’œuvre et si leurs dispositifs de conformité et de gouvernance sont suffisants pour prévenir les abus. Après analyse, il sera exigé à ces sociétés de corriger elles-mêmes les problèmes identifiés. Si elles ne le font pas, les juges se réservent le droit de prendre d’autres mesures préventives ou conservatoires.

Budget 2026 : vers la création d’un statut de bailleur privé 

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Deux semaines après l’Assemblée nationale, le Sénat a validé le week-end dernier la création d’un statut du bailleur privé. Objectif : encourager les particuliers à investir dans des logements locatifs. Ce dispositif doit relancer un marché locatif privé toujours dégradé. Les promoteurs immobiliers, eux, sont en colère et veulent torpiller ce projet. Ils peuvent encore espérer un blocage au niveau de la commission mixte paritaire.

C’est une bonne nouvelle pour les Français et Françaises qui souhaitent investir dans le marché locatif privé. Dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances (PLF) pour l’année 2026, les sénateurs ont validé, le dimanche 30 novembre, la création d’un nouveau statut du bailleur privé. Ils se sont ainsi rangés du côté des députés, qui avaient déjà adopté le dispositif le 14 novembre dernier.

Le bailleur privé bénéficie d’un amortissement fiscal 

Le nouveau dispositif vise à relancer le parc locatif privé, toujours en difficulté, en incitant les particuliers à investir dans un logement en vue de le mettre en location. Il prévoit un amortissement fiscal de 3,5 % par an pour un logement neuf à loyer intermédiaire, 4,5 % pour un logement social et 5,5 % pour un logement très social.

Cet avantage fiscale s’applique dans la limite de 80% de la valeur du bien et de 8 000 euros par an, pour deux logements maximum. Il est conditionné à la signature d’un bail d’au moins 12 ans en tant que résidence principale à une personne sans lien familial avec le bailleur. Aussi, les loyers devront être inférieurs d’environ 15 % au marché, conformément aux plafonds des logements conventionnés. Enfin, notons que la mesure concerne tout investissement locatif effectué à partir du 1er janvier 2026 jusqu’au 31 décembre 2028.

Le texte attendu en commission mixte paritaire 

Selon la présidente de la Commission des affaires économiques du Sénat, Dominique Estrosi-Sassone (LR), l’adoption d’un statut de bailleur privé constitue « déjà une bonne chose » et « un signal fort au logement privé », même s’il faudra attendre la mouture définitive. En effet, le texte partira en commission mixte paritaire (CMP) d’ici mi-décembre, où sept députés et sept sénateurs devront trouver un accord, avec la possibilité d’apporter des ajustements. A défaut d’un accord, il retournera à l’Assemblée nationale pour une ultime lecture.

Un marché locatif privé nettement dégradé

La sénatrice Amel Gacquerre juge qu’« il nous faut un dispositif ambitieux » car « aujourd’hui, on manque de logements locatifs sur le marché partout en France ». Le sénateur centriste du Nord, Guislain Cambier, estime, lui, que le statut du bailleur privé « fait partie des leviers », mais qu’il ne va pas résoudre la crise du logement à lui seul. Une étude de BPCE L’Observatoire, publiée mardi 25 novembre, fait état d’un marché locatif privé actuel nettement dégradé. Elle indique que 23% des Français voudraient devenir des bailleurs privés. Soit un point de moins par rapport à 2022.

Les promoteurs immobiliers appellent les parlementaires à rétablir le statut du bailleur privé initial

De leurs côtés, les promoteurs immobiliers sont très remontés contre ce nouveau statut de bailleur privé. Pascal Boulanger, président de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), croit que « ce qui s’est passé dimanche soir est un déni de réalité » et qu’« on vient d’inventer un statut qui n’existe pas et qui n’existera jamais ». Selon lui, en cas d’adoption du texte en l’état, « il y a moult cas où il serait plus intéressant pour l’investisseur de ne pas prendre le statut du bailleur privé » et de conserver un des régimes fiscaux déjà existants, plus avantageux. Pascal Boulanger appelle pour l’heure le Premier ministre Sébastien Lecornu à faire pression sur les parlementaires, afin de rétablir le statut du bailleur privé initial.