mercredi, mai 13, 2026
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Vacances d’été : seuls 37 % des Français sont certains de partir 

Selon une étude de l’Alliance France tourisme (AFT), publiée mardi 28 avril, seuls 37 % des Français se déclarent certains de partir pour les vacances d’été 2026, contre 50 % l’an dernier. Cette baisse des intentions de départ est due à l’effet conjugué des préoccupations de sécurité et du renforcement des contraintes budgétaires. Face à la hausse des coûts et aux incertitudes de la situation internationale, les ménages préfèrent également des séjours à proximité et plus courts ainsi que des hébergements gratuits.

Alliance France Tourisme (AFT) a publié, le mardi 28 avril, une enquête sur les intentions de départ des Français pour les vacances d’été 2026. Menée par l’Ifop, du 17 au 20 mars, cette enquête indique que les vacances d’été restent un moment désiré, mais que les projets de départ ont beaucoup baissé cette année et qu’il y a un recentrage des destinations vers la France.

Les tensions internationales et la hausse des coûts plombent les envies de départ pour les vacances d’été

Ifop rapporte d’abord que seuls 37% des Français se déclarent certains de partir, contre 50% l’an dernier, dont 68% pour au moins une semaine (- 9 points par rapport à 2025). Ce recul des envies de départ s’explique par deux réalités. D’une part, les tensions internationales liées à la guerre en Iran, qui influencent les choix de destination et renforcent les comportements de prudence ; d’autre part, la hausse des coûts, en particulier ceux des transports, sous l’effet de la hausse des prix des carburants. Dans ce contexte, les Français privilégient des destinations accessibles et perçues comme sûres. Ainsi, 71 % resteront en France (+ 3 points par rapport à 2025) et 23 % en Europe. Seulement 9 % ont choisi des destinations lointaines.

Le budget moyen des vacances d’été en baisse

Avec les contraintes budgétaires, les inégalités d’accès aux vacances restent évidemment marquées. Selon Ifop, 84 % des catégories aisées envisagent de partir, contre seulement 58 % des catégories modestes. Si le budget moyen s’établit à 1 530 euros, en baisse d’environ 150 euros en un an, 35 % des Français prévoient un budget inférieur à 1 000 euros, contre 31 % en 2025. Dans le même temps, 38 % situent ce budget entre 1 000 euros et 2 000 euros, contre 33 % l’an dernier. Seuls 11 % des Français envisagent de consacrer plus de 3 000 euros à leurs vacances, contre 15 % en 2025. Dans ce contexte, beaucoup recherchent des hébergements gratuits.

Cette étude « invite à repenser les leviers d’une politique touristique à la fois ambitieuse et inclusive »

Dominique Marcel, président de l’AFT, conclut « qu’il n’y a pas d’effondrement des intentions de départ des Français, qui restent très attachés aux vacances, mais que les premiers effets de la situation actuelle commencent à se faire sentir, sous l’effet conjugué des préoccupations de sécurité et du renforcement des contraintes budgétaires ». Pour lui, cette évolution des vacances « invite à repenser les leviers d’une politique touristique à la fois ambitieuse et inclusive, afin de préserver l’accès aux vacances pour tous et de soutenir une industrie stratégique pour notre économie ».

elo Green, la gamme de services télécoms éco-responsable de Stelogy

La nécessité de concilier performance économique et engagement environnemental s’impose aujourd’hui aux entreprises. Pour répondre à ce défi, l’opérateur Stelogy a lancé elo Green, une offre qui inscrit l’économie circulaire au cœur des stratégies télécoms et fait des contraintes écologiques de véritables leviers de développement pour ses revendeurs-partenaires.

Sous l’effet des réglementations, mais aussi de la pression croissante des clients et des collaborateurs, la transition écologique s’impose désormais comme un passage incontournable. Le secteur des télécommunications, souvent pointé du doigt pour son empreinte environnementale, n’échappe pas à cette évolution. C’est dans ce contexte que Stelogy a conçu elo Green, une solution globale destinée à son réseau de 500 revendeurs-partenaires.

Avec cette plateforme, l’opérateur télécom ne se contente pas d’afficher des ambitions. Il propose des outils concrets pour aider les entreprises à repenser la gestion de leurs équipements électroniques. L’objectif est clair : prolonger la durée de vie des appareils, réduire les déchets et optimiser les coûts, sans sacrifier la performance technologique.

Des smartphones reconditionnés pour limiter l’empreinte carbone

Le premier pilier d’elo Green s’appuie sur la collecte et la remise en état de smartphones et de tablettes, en collaboration avec Avegott, une entreprise sociale et solidaire implantée à Grenoble. Active sur ce marché depuis 2015, elle intervient sur des équipements en fin de cycle afin de leur offrir une seconde vie, dans une logique de valorisation locale et responsable.

Concrètement, les entreprises peuvent confier leurs appareils inutilisés ou obsolètes aux revendeurs-partenaires de Stelogy. Ces équipements sont ensuite pris en charge par Avegott, qui en assure le diagnostic, la remise en état et la revalorisation sur le marché de la seconde main. Une solution simple à mettre en œuvre, qui permet aux professionnels de réduire leur impact environnemental tout en optimisant la gestion de leur parc numérique.

Pour les revendeurs partenaires de Stelogy, ce service constitue un levier commercial pertinent. En proposant une solution à la fois simple et responsable, ils renforcent la relation client tout en enrichissant leur offre.

Côté entreprises, les bénéfices sont tout aussi nombreux. Elles peuvent se défaire rapidement de leurs équipements tout en diminuant leur empreinte carbone. Chaque smartphone reconditionné permet en effet d’économiser des ressources naturelles et de limiter les émissions de CO2 liées à la fabrication de nouveaux appareils.

La location de téléphones, une alternative flexible et durable

Le deuxième axe stratégique d’elo Green repose sur la location de smartphones professionnels, développée en partenariat avec Leasephone. Cette société marseillaise propose une alternative à l’achat classique en mettant à disposition des flottes mobiles évolutives.

Ce modèle se distingue par sa grande flexibilité. Les entreprises peuvent ajuster leur parc d’appareils en fonction de leurs besoins, sans mobiliser d’investissements importants. Une solution particulièrement adaptée aux structures en croissance ou soumises à des variations d’effectifs.

Au-delà de l’aspect financier, cette approche s’inscrit pleinement dans une logique de durabilité. Les équipements sont entretenus, réparés, puis reconditionnés lorsque cela est possible. Ce cycle de vie prolongé permet de réduire significativement les déchets électroniques tout en garantissant un haut niveau de performance.

En plus des bénéfices environnementaux, cette offre présente également un intérêt concret et immédiat pour le client final grâce à une formule tout inclus pensée pour simplifier la gestion du parc mobile. Chaque appareil est livré avec sa protection et ses accessoires, et l’abonnement mensuel à coût fixe intègre une garantie illimitée, une assurance, ainsi qu’un remplacement sous 24 heures en cas de casse, vol ou oxydation. Les entreprises n’ont ainsi plus à gérer les imprévus liés à la mobilité de leurs équipes : tout est couvert, sans surprise sur la facture.

Cette offre représente, pour les revendeurs-partenaires de Stelogy, une source de revenus récurrents tout en favorisant la fidélisation des clients. Les entreprises utilisatrices bénéficient quant à elles d’une meilleure maîtrise des coûts, tout en apportant une réponse concrète aux enjeux environnementaux.

Une vision globale de la transition écologique

elo Green ne se limite pas à une offre ponctuelle. Elle s’inscrit dans une stratégie globale portée par Stelogy en matière de responsabilité sociétale. L’opérateur s’engage à réduire l’impact environnemental de ses activités et de l’ensemble de son écosystème.

Grâce à l’appui de partenaires spécialisés et à l’intégration de solutions immédiatement opérationnelles, Stelogy adopte une approche pragmatique de la transition écologique. Loin des discours théoriques, le groupe privilégie des actions concrètes, mesurables et rapidement déployables par ses revendeurs et leurs clients.

Ce positionnement s’inscrit dans une évolution plus large du marché. Les entreprises accordent une importance croissante aux engagements environnementaux de leurs fournisseurs, faisant des solutions durables un avantage concurrentiel déterminant.

Avec elo Green, Stelogy démontre qu’il est possible de concilier performance commerciale et responsabilité environnementale. En transformant les équipements électroniques en ressources plutôt qu’en déchets, l’opérateur dessine les contours d’un modèle plus vertueux, où économie circulaire et rentabilité progressent de concert.

Protoxyde d’azote : un jeune homme jugé à Lille pour un accident mortel

A Lille, dans le Nord, un jeune homme de 22 ans a été jugé mardi pour un homicide routier, lié à la consommation de protoxyde d’azote, d’alcool et de cannabis. Cet accident survenu en mars a emporté son amie âgée de 20 ans. Le parquet a requis cinq ans de prison ferme ainsi que la révocation du sursis probatoire de 8 mois dont bénéficie le prévenu. La sanction sera connue le 13 mai prochain.

Encore une mauvaise presse pour le « gaz hilarant ». Le mardi 3 mai, le tribunal correctionnel de Lille a jugé un jeune homme de 22 ans poursuivi pour homicide routier, lié à la consommation de protoxyde d’azote, d’alcool et de stupéfiants. Yanis H. – c’est son nom –est en détention provisoire depuis le 18 mars dernier. Ce jour-là, il a involontairement causé la mort de son amie Lyla, 20 ans, passagère du véhicule qu’il conduisait sur le périphérique, très alcoolisé.

Le prévenu roulait au-dessus des 70 km/h autorisés sur le périphérique de Lille

Selon des éléments de preuve diffusés à l’audience, Yanis H. roulait dans une Citroën C4 Picasso et transportait des ballons de protoxyde d’azote, une substance causant euphorie, ébriété et hallucinations. Au moment de l’accident, la voiture s’est encastrée côté passager jusqu’à la roue arrière sous un camion.

Les photos montrent un amas de ferraille, témoignant de la violence du choc. Si l’enquête n’a pas permis d’établir avec certitude la vitesse à laquelle roulait le jeune homme, on pense qu’il était au-dessus des 70 km/h autorisés sur cette route. Mais c’est le déroulement de la soirée qui a retenu davantage l’attention de la présidente du tribunal.

4 ou 5 joints fumés dans la journée et 10 ou 15 ballons de protoxyde d’azote consommé ce soir-là

Selon son propre témoignage, le prévenu a fumé 4 ou 5 joints dans la journée. Ensuite, il a consommé 10 ou 15 ballons de protoxyde d’azote la nuit fatidique et a ajouté de l’alcool, « un flash de vodka chacun » (avec sa camarade). « Le but de la soirée c’était de réunir toutes les conditions pour avoir un accident, c’est ça ? » a questionné la juge face à une telle consommation.

Yanis H. a déclaré que c’est son amie qui a demandé à le voir ce soir-là et à consommer du proto car « c’était son truc à elle ». La mère de la victime a reconnu ce penchant de sa fille, sans pour autant excuser le jeune homme. Ce dernier assume toutefois tout ce qui s’est passé cette nuit-là.

« Ce n’est pas le procès du protoxyde d’azote »

Me Ossama Dahmane, conseil de Yanis H., assure que ce dernier « est complétement dévasté car c’était son amie qui était côté passager ». Le soir du drame, son client aurait « immédiatement » reconnu les faits et serait « resté sur les lieux de l’accident pour appeler les secours ». L’avocat ajoute que le jeune homme souhaite « s’expliquer » et « s’excuser », même si la victime ne reviendra pas.

Pour sa part, Me Hélène Vatinel, l’avocate des parties civiles, pointe un « cocktail explosif » avec l’alcool, le cannabis et le proto. Elle précise cependant qu’il ne s’agit pas « du procès du protoxyde », qui a déjà mauvaise réputation depuis plusieurs mois en raison de son implication dans des accidents de la route.

Yanis H. encourt vingt ans de prison pour homicide routier sous alcool et stups en récidive

Me Hélène Vatinel souhaite plutôt s’attarder sur la prise de conscience de Yanis H., qui avait déjà été condamné à deux reprises pour conduite sous l’empire d’un produit stupéfiant en 2024 et en 2025. À chaque fois, le jeune homme avait écopé de suspensions de permis. L’avocate trouve cela inacceptable, d’autant que l’accident a eu lieu deux mois seulement après qu’il a récupéré son permis.

« Il faut une peine d’interdiction définitive de passer le permis, pour protéger la société », a-t-elle plaidé. Yanis H. encourt vingt ans de prison pour homicide routier sous alcool et stups en récidive. Le parquet a requis cinq ans fermes et la révocation du sursis probatoire de 8 mois. Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 13 mai prochain.

Hantavirus sur un bateau de croisière : l’OMS évoque une probable « transmission interhumaine »

Une épidémie d’hantavirus apparue à bord d’un navire de croisière néerlandais dans l’Atlantique a fait trois morts à ce jour. Alors que le virus se transmet généralement à l’être humain par l’intermédiaire de rongeurs sauvages infectés, l’OMS a évoqué mardi la possibilité d’une « transmission interhumaine ». Des investigations sont en cours afin de mieux comprendre la situation. De son côté, le bateau cherche toujours un port d’attache.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré mardi soupçonner une « transmission interhumaine » dans l’épidémie d’hantavirus suspectée à bord du navire de croisière MV Hondius. Battant pavillon néerlandais, ce navire est parti d’Argentine il y a environ trois semaines pour une longue croisière avec 150 passagers et une soixantaine de membres d’équipage. Depuis le 3 mai, trois personnes sont décédées et plusieurs autres tombées malades. Des interventions ont toujours cours pour traiter les cas nécessitant une prise en charge clinique.

L’hantavirus portés par des rongeurs comme les rats et les souris

Pour rappel, l’hantavirus désigne un groupe de virus portés par des rongeurs, comme les rats et les souris, et qui peuvent occasionnellement provoquer des infections graves chez l’être humain. La contamination s’effectue le plus souvent lors d’un contact avec un rongeur infecté ou par l’inhalation de particules provenant de ses déjections et de son urine.

Il est extrêmement rare que le virus se transmette d’une personne à l’autre. Un individu contaminé présente divers symptômes, comme une détresse respiratoire et cardiaque, une fièvre hémorragique, des maux de tête et des douleurs musculaires. Dans certains cas, surtout pour les personnes développant des symptômes respiratoires, le virus peut tuer.

Entre 100 000 et 200 000 le nombre d’infections à hantavirus chaque année dans le monde

Il n’existe pas encore de vaccins reconnus. Les traitements proposés consistent uniquement à soulager les symptômes. On estime entre 100 000 et 200 000 le nombre d’infections à hantavirus chaque année dans le monde. La majorité des cas survient en Asie, où l’hantavirus le plus répandu est la fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR), également très présent en Europe.

Quel virus circule actuellement à bord du MV Hondius ? Maria Van Kerkhove, directrice par intérim du département de prévention et préparation aux épidémies et pandémies de l’OMS, a déclaré lors d’une conférence de presse mardi qu’on ne peut pas encore « tirer des conclusions » sur ce qui se passe sur le navire. « Nous ne savons pas précisément quelle forme de la maladie ni quel type de hantavirus ont touché les personnes à bord du MV Hondius », a-t-il précisé.

Possibilité d’une infection en dehors du bateau de croisière

Compte tenu de la durée de la période d’incubation du hantavirus, qui peut varier entre une et six semaines, l’OMS suppose que les personnes malades ont été infectés en dehors du bateau de croisière. Peut-être lors d’une excursion à terre avant d’embarquer, en particulier dans des zones où le contact avec des rongeurs ou leurs déjections est plus probable. L’organisation évoque aussi la possibilité que des rongeurs aient été introduits involontairement à bord du navire via des cargaisons ou des approvisionnements. Elle mène des enquêtes sanitaires pour faire toute la lumière sur cette épidémie.

Aucun risque de contamination comme avec le Covid-19

Si certains s’inquiètent d’une contamination à la Covid-19, l’Organisation mondiale de la santé estime que le risque pour le grand public reste faible à ce stade. « Il n’y a pas lieu de paniquer ni d’imposer des restrictions de voyage », a rassuré Hans Kluge, directeur régional de l’OMS pour l’Europe. Actuellement au mouillage au large du Cap-Vert, dans l’Atlantique, le MV Hondius cherche à accoster aux îles Canaries dans trois ou quatre jours avant de rejoindre les Pays-Bas. Sur l’archipel espagnole les avis sont partagés entre offrir une escale au bateau et le laisser poursuivre sa route pour éviter toute contamination. Madrid, lui, dit attendre les données épidémiologiques pour se décider.

Saint-Ouen : le maire contre le fast-food Master Poulet

Une bataille autour de la malbouffe à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis. Le maire socialiste Karim Bouamrane veut faire fermer le fast-food Master Poulet, connu pour ses bas prix. Il accuse le restaurant de promouvoir la « junk food », tout en engendrant des nuisances sonores et olfactives. L’édile a déjà déposé plainte et tenté de bloquer l’accès à l’établissement avec des blocs de béton et de larges pots de fleurs. En vain.

Installée depuis le 11 avril 2026 à Saint-Ouen, au 70 Boulevard Jean Jaurès, la chaîne de fast-food Master Poulet est devenue le symbole de la guerre contre la malbouffe en région parisienne. Cette bataille est conduite par le maire socialiste Karim Bouamrane, qui multiplie les actions pour faire fermer le restaurant connu pour ses bas prix, défiant toute concurrence (un poulet entier à 7,5 euros).

Master Poulet gêne par ses odeurs et ses bruits

Si certains riverains pointent l’origine inconnue du poulet vendu dans le restaurant et une dégradation du quartier avec les odeurs et les bruits (il y a beaucoup de clients), Karim Bouamrane se plaint de l’emplacement du Master Poulet. Il assume ouvertement qu’il ne veut pas de l’enseigne à cet endroit-là, à la sortie du métro, pratiquement sous les fenêtres de la mairie. De plus, peste-t-il, la chaîne de fast-food n’a pas obtenu l’ensemble des autorisations nécessaires. L’élu PS a déjà porté l’affaire en justice et tenté de bloquer l’accès à l’établissement en posant des blocs de béton devant la terrasse couverte, puis de larges pots de fleurs. En vain !

Karim Bouamrane en a marre de voir proliférer la « junk food »

A ceux qui trouvent qu’il en fait un peu trop, Karim Bouamrane jure n’avoir aucun problème personnel avec Master Poulet et « que chacun mange ce qu’il veut », même le poulet qu’il adore aussi. Selon lui, le problème vient de l’emplacement, mais aussi de « la multiplication, la prolifération des mêmes types de commerce qu’on appelle la ‘junk food’, qui engendre des nuisances sonores, olfactives, des attroupements ». Il ajoute que cette profusion nuit à « la diversité de nos commerces ». Or, conclut-il, « l’objectif de notre municipalité justement, c’est de multiplier la diversité des commerces, du bon, du beau et la démocratisation de l’excellence. ».

Master Poulet rejette toutes les accusations

De son côté, Master Poulet reste plutôt sereine. L’enseigne confirme qu’elle n’augmentera pas ses prix pour faire plaisir au maire qui voudrait gentrifier (embourgeoiser) son centre-ville et donner les meilleurs emplacements aux grandes marques. Elle rejette également les accusations de malbouffe. La chaîne de street food dit faire du poulet rôti et non du poulet frit. Aussi, sa viande viendrait principalement de Pologne et d’Espagne, et non d’Ukraine ou du Brésil, où les conditions d’élevage sont fortement décriées.

L’enseigne soutenue par des élus de gauche

Master Poulet a reçu le soutien de certains élus. Notamment de la députée de La France insoumise (LFI) Nadège Abomangoli, qui dénonce « un acharnement contre Master Poulet complètement lunaire, teinté de racisme et de mépris de classe ». Elle juge le commerce utile pour la Seine-Saint-Denis, « le département le plus pauvre de France, avec des services publics délaissés et en ruine ». A noter, le fondateur de Master Poulet est un certain Chouaib Benbakir, un entrepreneur français actif dans le conseil de gestion, la restauration et le commerce de gros, principalement en Île-de-France.

Google mise sur Gucci pour ses lunettes connectées haut de gamme

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En difficultés sur ce segment, Google a décidé de s’associer à Gucci pour le développement de ses prochaines lunettes connectées haut de gamme, prévues en 2027. Estampillées de la marque italienne, ces montures seront construites sur Android XR, la plateforme du géant du numérique dédiée à la réalité augmentée, et devraient intégrer l’intelligence artificielle Gemini. Elles arriveront à un moment où le marché semble enfin mature pour ce genre de produits.

Il y a quelques jours, Google a annoncé un partenariat avec Gucci pour développer des lunettes connectées haut de gamme, attendues sur le marché en 2027. Le groupe parle d’un produit au design soigné et estampillé du logo de la marque de luxe italienne. Construites sur Android XR, la plateforme de Google dédiée à la réalité étendue, ces montures devraient intégrer l’intelligence artificielle, sans aucun doute Gemini.

Google va intégrer une caméra et l’IA Gemini

Ces lunettes connectées seront également équipées d’une caméra, de haut-parleurs et de microphones permettant d’écouter de la musique, de passer des appels et d’interroger le chatbot de Google. On annonce en outre un verre optique intégré en option pour offrir notamment la traduction simultanée et la navigation, sans avoir à poser les yeux sur son smartphone.

Si ces fonctionnalités sont intéressantes, deux éléments pourraient poser problème. D’abord l’IA, souvent pointée du doigt pour des questions de confidentialité et de vie privée. Ensuite la caméra, parfois jugée intrusive. Il faudra franchir le cadre réglementaire européen pour l’incorporer.

Google veut bénéficier de l’image prestigieuse de Gucci

En collaborant avec Gucci, Google espère jouir du prestige de la maison italienne et séduire les jeunes utilisateurs. Le géant du numérique semble avoir tiré des leçons de ses échecs passés. En particulier les Google Glass, sorties en 2013, qui manquaient cruellement de finesse et d’élégance pour plaire au grand public.

Ces « Glassholes », comme la presse américaine les appelait ironiquement, ont évolué vers des versions professionnelles. Meta, en revanche, fait une percée insolente dans ce domaine avec Ray-Ban. Le groupe de Mark Zuckerberg prévoit désormais de lancer Orion, des lunettes de réalité augmentée (AR) capables d’afficher des hologrammes directement sur les verres. Ce sera pour 2030.

Gucci traverse une mauvaise période

Notons que l’annonce du développement de lunettes connectées par Google avec Gucci intervient au moment où la griffe italienne traverse une mauvaise passe. En effet, la marque phare du groupe Kering (40% de son chiffre d’affaires) est fragilisée par plusieurs années de recul de ses revenus. Elle a encore enregistré une baisse de ses ventes de 8 % au premier trimestre 2026.

Pour redresser la barre, le PDG de la maison-mère, Luca de Melo, a donné une nouvelle feuille de route. Celle-ci se résume en une rationalisation, une réorganisation et un repositionnement de la maison de luxe. Gucci devra notamment clarifier son offre et réenchanter son image pour séduire de nouveau les clients devenus exigeants.

Achat immobilier : les Français font des compromis dans leur quête du logement idéal

Une maison dans un quartier calme et sûr, avec un accès au haut débit et aux services de proximité. Voilà le logement idéal pour les Français, selon une étude récente menée par OpinionWay pour Orpi. Mais, rattrapés par les réalités du marché de l’immobilier, ils sont contraints de faire des compromis douloureux.

Tout le monde a une idée du logement idéal, qui est à différencier du logement de rêve basé sur des aspirations émotionnelles (et non sur des attentes réalistes). Pour connaître celui des Français, OpinionWay a mené une enquête pour le compte de Orpi (acronyme de « Organisation régionale des professionnels de l’immobilier ») du 18 au 19 mars 2026.

Les critères d’un logement idéal pour les Français

Selon ce sondage, les Français recherchent principalement un quartier où il fait bon vivre (96 %), calme et sûr (95 %), avec une chambre par personne (91 %), un accès au haut débit ou à la fibre optique (88 %), doté d’une efficience énergétique (86 %), à proximité des commerces (83 %) et des transports en commun (73 %). Parmi les autres critères jugés indispensables pour un logement idéal, figure la présence d’un balcon ou d’une terrasse (78 %), d’un jardin (76 %), d’un garage ou d’un parking (75 %).

Les Français prêts à s’installer à la campagne

Cependant, pour obtenir un tel logement, il faut consentir des sacrifices. En particulier sur le prix, qui reste le baromètre pour 64% des Français, loin devant les commerces de proximité et les transports. Compte tenu de la cherté des biens immobiliers, ils doivent faire des compromis ou revoir leurs ambitions à la baisse.

Si certains sont prêts à augmenter le budget (30 %), d’autres acceptent de réduire la surface recherchée (31 % des sondés), à s’éloigner du lieu initialement souhaité (30%) ou à se rabattre sur la campagne pour leur futur achat (47%). Contrairement aux idées reçues, les jeunes (25-34 ans) souscrivent à une installation dans les zones rurales (54%). Pour ceux qui sont moins tentée par la campagne, les villes moyennes apparaissent comme une alternative, offrant tranquillité et dynamisme à la fois.

Le risque climatique désormais pris en compte pour établir un logement idéal

OpinionWay note en outre une évolution dans les attentes. Les Français considèrent de plus en plus le niveau de risque climatique dans la zone comme un critère important (9%). Ils redoutent notamment les inondations, les feux de forêt, les mouvements de terrain, les submersions marines, les tempêtes et les avalanches.

« Le risque climatique ne se substitue pas aux autres critères de choix, mais il entre de plus en plus dans la manière d’évaluer un territoire », analyse Guillaume Martinaud, président du réseau Orpi. Le spécialiste de l’immobilier conclut que « le logement reste un projet de vie majeur, désormais pensé à l’échelle d’un territoire, de ses services, de son accessibilité et de sa capacité à rester vivable dans le temps ».

Palantir : Alex Karp expose sa vision (pas très rassurante) de la gouvernance mondiale

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Alex Karp, PDG de Palantir, a publié samedi sur X un manifeste en 22 points exposant sa vision du futur, en particulier au niveau de la gouvernance et des rapports entre pays. Il y dépeint, de manière péremptoire et belliqueuse, comment les Etats-Unis devraient agir pour maintenir leur hégémonie et avoir le pouvoir absolu. Le dirigeant conçoit le numérique, et plus largement la technologie, comme un instrument de puissance coercitive, dans un monde qu’il faut dépouiller de toute morale.

Le samedi 18 avril, Palantir a publié sur X un manifeste en 22 points exposant sa vision du XXIe siècle, ou plutôt celle de son PDG et cofondateur Alex Karp. Il s’agit en fait d’un résumé de son dernier livre, The Technological Republic, publié en février. Le patron de la tech y déroule ses thèses sur comment maintenir la domination des démocraties (Etats-Unis et Europe) pour contrer les régimes autoritaires comme la Chine. Il invite les dirigeants occidentaux à miser à fond sur le numérique et l’intelligence artificielle, mais également à se débarrasser des considérations morales, éthiques et politiques.

Alex Karp décrète la fin de l’ère atomique et le début de l’ère de la dissuasion fondée sur l’IA

Dans son manifeste, Alex Karp prédit que l’ère atomique prendra bientôt fin et qu’une nouvelle ère de dissuasion commencera, celle-là fondée sur l’IA. Dans cette perspective, il invite les États-Unis à éviter de se mettre des limites, au risque de se faire dépasser par d’autres puissances qui ne s’encombreraient pas de discours moraux.

« La question n’est pas de savoir si des armes dotées d’intelligence artificielle seront mises au point, mais qui les mettra au point et dans quel but », affirme d’emblée le patron de Palantir. Puis de prévenir que « nos adversaires ne s’attarderont pas à mener des débats théâtraux sur les mérites du développement de technologies ayant des applications cruciales pour la sécurité militaire et nationale » et qu’« ils passeront à l’action ».

La Silicon Valley doit travailler à la domination américaine du monde, selon Alex Karp

Alex Karp appelle aussi la Silicon Valley à faciliter la tache au gouvernement américain en acceptant de franchir ses propres limites et en coopérant pleinement. Selon lui, les entreprises de la tech US ne sont pas assez reconnaissantes envers le pays de l’Oncle Sam, qui leur a permis de grandir dès la fin de la seconde guerre mondiale.

Pour montrer leur gratitude, elles doivent maintenant travailler à la domination américaine du monde. Ce serait d’ailleurs dans leurs intérêts au moment où elles font face à diverses critiques. « La décadence d’une culture ou d’une civilisation, et même de sa classe dirigeante, ne sera pardonnée que si cette culture est capable d’assurer la croissance économique et la sécurité publique », croit-il.

Palantir loue la « puissance coercitive » et la « puissance dure » 

Le cofondateur de Palantir (avec Peter Thiel) considère en outre que la victoire des sociétés libres et démocratiques ne peut plus passer par le droit et les libertés tels que nous les connaissons aujourd’hui, mais par une « puissance coercitive » [hard power, ndlr]. Au XXIᵉ siècle, explique-t-il, cette puissance coercitive reposera sur des outils numériques, qui pourraient servir par exemple à la lutte contre la criminalité violente.

En ayant notamment recours à la police prédictive ? Pas très rassurant quand on connait les biais des technologies comme l’IA.  Alex Karp pense par ailleurs qu’il faut lever le pied sur les notions de diplomatie et de soft power. D’après lui, le monde actuel impose la « puissance dure »… On se demande si ce n’est pas lui qui conseille Donald Trump depuis quelques mois.

Un appel à mettre fin à la neutralité de l’Allemagne et du Japon

Un autre point qui interpelle fortement est la fin souhaitée de la neutralité de l’Allemagne et du Japon, imposée après la seconde guerre mondiale. Alex Karp considère que la mise hors d’état de nuire de l’Allemagne a créé une correction excessive dont l’Europe paie aujourd’hui le prix fort. Pour ce qui concerne le Japon, il juge que son pacifisme risque de modifier l’équilibre des pouvoirs en Asie.

Mais ces deux pays n’ont pas attendu ses réflexions philosophiques pour lancer leur remilitarisation. Depuis quelques années, ils adoptent des budgets de défenses records, multiplient les achats et les projets de fabrications d’armes. Quand on sait que le réarmement de ces Etats rime généralement avec conflits, on peut nourrir de sérieuses craintes.

Alex Karp remet en question l’idée d’égalité entre les cultures

Notons enfin qu’Alex Karp s’attaque à l’idée d’égalité entre les cultures, et celle de pluralisme. « Nous devons résister à la tentation superficielle d’un pluralisme vide de sens. En Amérique, et plus largement en Occident, nous avons, depuis un demi-siècle, refusé de définir des cultures nationales au nom de l’inclusion. Mais inclusion dans quoi ? » s’interroge le PDG de Palantir.

Cette autre déclaration s’inscrit résolument (encore une fois) dans la révolution conservatrice mondiale que mènent Donald Trump et sa sphère Maga. Elle dénote aussi et surtout d’une triste vision du monde des patrons de la tech, qui manifestent de plus en plus la volonté de prendre le pouvoir politique. Une ambition pas très réjouissante.

Paris La Villette : Tous à bord du Titanic

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Depuis le 31 mars, la Grande Halle de la Villette présente une nouvelle exposition immersive autour de l’histoire du Titanic. Cette expérience mêlant technologie, émotion et mémoire historique remonte au cœur de la légende du paquebot qui a coulé dans la nuit du 14 au 15 avril 1912, dans l’océan Atlantique Nord. Grâce à la réalité virtuelle et à la 3D, le public pourra l’arpenter, visiter ses salons raffinés, sa salle des machines et même revivre le moment fatidique du naufrage.

La Grande Halle de la Villette à Paris accueille, du 31 mars au 31 août 2026, une nouvelle exposition immersive autour de l’histoire du Titanic, célèbre paquebot immortalisé par le film de James Cameron (1997). Conçue par Madrid Artes Digitales, en collaboration avec FKP Scorpio Entertainment et Los Production, et installée sur près de 3.000 m², cette exposition invite les visiteurs à revivre l’histoire de ce navire, qui a fait naufrage dans la nuit du 14 au 15 avril 1912 dans l’océan Atlantique Nord, à cause d’un iceberg apparu au dernier moment au capitaine Edward John Smith (1850-1912).

Le visiteur peut déambuler dans les coursives du Titanic, entrer dans la cabine du capitaine Smith ou dans la salle des machines

Pendant 1h 30m, les visiteurs peuvent remonter le temps jusqu’au départ du Titanic, le mercredi 10 avril 1912 à 12h15. Dès l’entrée, ils ont droit à une reconstitution grandeur nature du port de Southampton avec une carte d’embarquement digitale, un accueil virtuel par le capitaine Smith et une ambiance sonore réaliste plongeant immédiatement le public dans l’époque.

Armé d’un casque de réalité virtuelle, le visiteur peut déambuler dans les coursives du paquebot, entrer dans la cabine du capitaine ou dans la salle des machines, et découvrir le faste de la salle de bal ainsi que son imposant escalier. Dans une autre salle d’exposition, immense espace tapissé d’écrans de 8 mètres de haut, il peut écouter l’histoire du navire mythique, depuis sa construction jusqu’à la nuit tragique, grâce à des projections à 360° qui l’emmènent jusqu’aux profondeurs marines.

Des objets d’époque du Titanic à voir

On retrouve aussi et surtout l’incontournable photo à la proue du navire. Là, le public a le loisir de prendre la pose popularisée au cinéma par les personnages de Rose (Kate Winslet) et Jack (Leonardo DiCaprio). Il y a en outre une salle de réalité virtuelle intitulée « Until the Orchestra Fell Silent ! », qui rend hommage à l’orchestre du Titanic.

Dans ce lieu, le visiteur entendra une composition originale de René Merkelbach, inspirée de Nearer, My God, to Thee, considéré comme le dernier morceau joué à bord. En outre, l’espace est enrichi par des objets d’époque et des éléments inspirés du film Titanic. Comme de la porcelaine, un bureau portatif en bois, des brosses à cheveux et de l’argenterie étincelante provenant de bateaux jumeaux du Titanic, créés par le même armateur britannique White Star Line.

Une application de réalité augmentée à télécharger au début du parcours

En plus du casque virtuel, les organisateurs de l’exposition Titanic proposent aux visiteurs de télécharger une application de réalité augmentée au début du parcours, pour pouvoir répondre à des quiz interactifs, à chaque étape, et visualiser des éléments de décor autrement. Le visiteur doit également prendre une photo à l’entrée pour recevoir un QR code qui lui permettra d’acheter ou de voir ses photos à la sortie de l’expérience (un peu comme à Disney).

Pour prendre ces photos, on peut se mettre en scène en passager de 1912 grâce à des costumes d’époque, et intégrer les créations à l’expérience pour un souvenir immersif et personnalisé. Enfin, à la sortie du Titanic virtuel, le public est invité à prolonger le plaisir dans un café inspiré de celui du Titanic, pour une pause dans un « cadre élégant ».

Artemis II : Donald Trump s’est-il découvert un intérêt pour la science ?

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« Prochaine étape, Mars ! ». Ces mots sont ceux de Donald Trump après le retour sur Terre des astronautes de la mission Artemis II. Ils peuvent faire tiquer quand on sait que le dirigeant républicain a passé les premiers mois de son second mandat à faire la guerre à la science. Il a coupé ou gelé les subventions de certains instituts de recherche et d’universités traités de woke. A-t-il enfin compris l’importance de la science ou sa réaction est-elle celle d’un narcissique qui veut s’approprier un succès ?

Pour la première fois depuis la dernière mission Apollo en 1972, des astronautes de la NASA sont parvenus à voler autour de la Lune puis à revenir sur Terre quelques jours plus tard, dans le cadre de la mission Artemis II. Partis le 1er avril de Floride pour contourner la face cachée de notre satellite naturel, les Américains Reid Wiseman, Christina Koch et Victor Glover, et leur coéquipier canadien Jeremy Hansen, ont amerri dans la nuit du vendredi 10 au samedi 11 avril à 2h07, au large de la Californie après un aller-retour de dix jours autour de l’astre.

« Nous allons renouveler l’expérience, puis, prochaine étape, Mars ! »

Ce nouvel exploit de la NASA a été saluée par la communauté scientifique, le monde de la tech, les médias ou encore les politiques. Parmi ces derniers figure Donald Trump, qui n’a pas manqué d’utiliser ses qualificatifs habituels. « Félicitations à la ‘formidable’ et ‘très talentueuse’ équipe d’Artémis II. L’ensemble de leur voyage a été ‘spectaculaire’, l’amerrissage était ‘parfait’ et en tant que président des Etats-Unis, je ne pourrais être plus fier ! », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social. « Nous allons renouveler l’expérience, puis, prochaine étape, Mars ! », a ajouté Donald Trump, qui compte recevoir les quatre astronautes très prochainement à la Maison Blanche.

Donald Trump mène une attaque en règle contre la science depuis son retour à la Maison Blanche

Au départ de la mission Artemis II, le dirigeant républicain avait déjà affirmé que les quatre astronautes étaient « entrés dans l’Histoire » et avaient « rendu toute l’Amérique vraiment fière, incroyablement fière ». Ses propos enthousiasmés peuvent faire sourciller quand on connaît le personnage. Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump mène une attaque en règle contre la science.

Entre autres décisions prises, le président américain a supprimé le programme de la NASA destiné à la surveillance de la Terre, qui diagnostiquait les gaz à effet de serre ainsi que la pollution touchant la santé des populations. Il a également suspendu ou gelé des subventions pour la recherche sur le changement climatique, les sciences de l’environnement et les énergies renouvelables. Climato-sceptique convaincu, le dirigeant républicain a déclaré devant l’assemblée générale des Nations unies en septembre 2025 que le réchauffement climatique est « la plus grande arnaque jamais perpétrée dans le monde, faite par des gens stupides ».

Des scientifiques qui s’exilent, comme sous le régime nazi

Donald Trump s’est en outre attaqué aux instituts de recherche et aux universités prestigieuses comme Harvard, accusée de promouvoir l’idéologie « woke ». Par ailleurs, il a retiré les Etats-Unis de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et coupé les fonds d’aide humanitaire de l’USAID, dont dépendent des millions de gens dans les pays sous-développés. Face à la croisade de l’actuel locataire de la Maison Blanche contre la science, certains chercheurs se sont même exilés en Europe. Un air de déjà vu…sous l’Allemagne nazie.

Dans son projet de budget 2026, présenté en avril, l’administration Trump a proposé une nouvelle baisse drastique d’environ 30 % des crédits fédéraux destinés à la recherche. Heureusement qu’une forte mobilisation a conduit le Congrès américain à rejeter cette proposition de budget et à rédiger des projets de loi de crédits plus favorables aux recherches scientifiques.

Les Américains pourraient remettre les pieds sur la Lune durant la dernière année du second mandat de Donald Trump

Face à ses coups de boutoir, on peut logiquement s’offusquer de le voir s’émerveiller aujourd’hui devant l’exploit de la NASA. Certains pourraient parler, avec raison, d’une récupération politique. Mais connaissant le personnage, très narcissique, il est fort probable qu’il veuille simplement s’inscrire dans l’histoire, comme le président qui a ramené l’Humanité sur la Lune.

Mais, s’il souhaite se glorifier, le chef de la sphère MAGA a intérêt à donner à la NASA les financements dont elle a besoin car la Chine s’est également lancée dans la course à la Lune. L’empire du milieu prévoit d’envoyer ses taïkonautes sur l’astre en 2030. L’agence américaine, elle, programme un retour de ses astronautes en 2028, si tout se passe bien. Ce sera alors durant la dernière année du mandat de Donald Trump. Juste à temps qu’il se vante à nouveau…