vendredi, mars 27, 2026
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France Batterie : Paris veut fédérer sa filière pour la rendre plus compétitive et souveraine

Sébastien Martin, le ministre délégué chargé de l’Industrie, a annoncé mardi l’initiative « France Batterie », qui vise à regrouper tous les acteurs de la filière au sein d’une organisation professionnelle unique. Cette structure doit permettre de mieux affronter la forte concurrence chinoise, mais également de se faire entendre de Bruxelles, très lent à dégager des financements.

Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie, et la filière des Nouveaux Systèmes Énergétiques ont lancé mardi l’initiative « France Batterie », sur le site de la gigafactory d’Automotive Cells Company (ACC) à Billy-Berclau, dans le Pas-de-Calais. Inspirée de la Plateforme de l’automobile (PFA), cette structure de coordination a pour mission de réunir tous les acteurs de la filière batterie automobile au sein d’une même organisation. Elle permettra de rassembler la constellation de projets émergents en un bloc industriel cohérent et influent.

France Batterie, un argument de plus pour convaincre Bruxelles de sortir des enveloppes du tiroir

Selon Sébastien Martin, France Batterie doit « porter la voix de la filière française au niveau européen », au moment où Paris réclame à l’UE le déblocage d’aides promises. En effet, la France pousse depuis un bon moment auprès de Bruxelles pour financer le programme « Battery Booster ».

Ce dispositif destiné à soutenir la création d’une industrie de la batterie sur le sol Français prévoit le versement d’un prêt de 1,5 milliard d’euros pour l’industrialisation lourde. La Commission européenne n’a toujours pas donné son aval à ce jour. Grâce à France Batterie, le gouvernement français espère convaincre l’UE de lever les verrous sur les aides d’État d’ici l’été, pour obtenir jusqu’à 500 millions d’euros par projet.

La France mise sur les standards environnementaux pour freiner la concurrence chinoise

Outre la recherche de capitaux, France Batterie vise aussi à peser davantage sur la régulation. Face au quasi-monopole des géants chinois CATL et BYD, qui contrôlent plus de 55 % du marché mondial de la batterie, la France sait qu’elle ne peut pas lutter contre cette domination par des investissements, domaine dans lequel Pékin met le paquet. En revanche, elle peut s’appuyer sur des standards environnementaux drastiques, le talon d’Achille des fabricants chinois.

Paris prévoit en particulier l’instauration d’un « passeport batterie », qui doit promouvoir la décarbonation grâce au nucléaire et aux renouvelables. En renforçant les règles, France Batterie entend transformer la contrainte écologique en une barrière protectionniste légitime contre les batteries produites en Asie à partir d’électricité issue du charbon.

France Batterie peut compter sur une filière experte et bien construite

Dans la pratique, France Batterie a une feuille de route qui s’articule autour de trois priorités. Ce sont : déployer des gigafactories pour atteindre 100 à 120 GWh de capacité de production d’ici 2030 ; sécuriser les approvisionnements en matières premières, notamment via le recyclage et le développement de matériaux et composants ; et développer un écosystème durable de réparation et de seconde vie des batteries.

Pour atteindre ses objectifs, la structure s’adossera sur la filière France, qui compte des acteurs historiques et de nouveaux projets industriels, couvrant l’ensemble de l’écosystème. Les industriels français maîtrisent les technologies lithium-ion, dans lesquelles la Chine excelle. Mais ils développent aussi et surtout des solutions d’avenir comme le sodium-ion et les batteries tout solide, grâce à un réseau de recherche reconnu.

Encadrement des loyers : une fausse solution à la crise du logement ?

Face à la crise du logement locatif, certains élus envisagent l’encadrement des loyers comme une solution durable pour protéger les ménages. Mais cette mesure inquiète les professionnels, qui craignent une dégradation de la situation. Dans une nouvelle étude publiée à l’occasion de l’entre-deux-tours des municipales 2026, l’Institut Sapiens analyse, leur donne raison.

Pour résoudre la crise du logement, d’une ampleur inédite, certains élus optent pour l’encadrement des loyers. Ils plafonnent les prix afin de limiter la hausse, sauf pour certains biens où il y a de gros travaux notamment. Cette politique peut s’observer dans des villes comme Paris, Lyon et Bordeaux. Grâce à elle, les responsables locaux espèrent non seulement protéger les ménages, mais aussi rétablir la justice sociale. Mais cette mesure ne fait pas l’unanimité. Les professionnels du logement croient que la situation va s’empirer en agissant ainsi.

Plusieurs études mettent en cause l’encadrement des loyers

Dans une nouvelle étude à l’attention des maires et décideurs publics, et publiée à l’occasion de l’entre-deux-tours des municipales 2026, l’Institut Sapiens abondent dans leur sens. S’il reconnait que l’encadrement des loyers peut protéger à court terme, l’organisme prévient que cette politique risque d’aggraver structurellement la crise du logement à moyen terme. La mise en garde s’appuie sur les conclusions d’une revue exhaustive de la littérature internationale, couvrant près de 60 ans de politiques publiques et 196 études empiriques.

L’encadrement des loyers par le passé a produit davantage de dommages que de bénéfices

Une des enquêtes réalisées dans cinq pays -dont l’Allemagne, la Suède et les Etats-Unis – affirme que partout où le contrôle des loyers a été appliqué, il a produit davantage de dommages que de bénéfices, tant pour le marché du logement que pour l’économie dans son ensemble.

Parmi les effets néfastes figurent les pénuries chroniques, la rigidification des parcours résidentiels, la dégradation accélérée du parc, le détournement des logements de leur usage optimal et surtout l’échec manifeste de l’objectif de justice sociale. En effet, les plus modestes et les jeunes actifs ne profitent pas davantage de cette politique que les ménages plus aisés et installés.

Une réduction de l’offre locative et une dégradation de la qualité du parc

Par ailleurs, l’encadrement des loyers pousse au contournement des règles (marchés parallèles, baux civils, Airbnb) et au retrait du marché, au lieu de favoriser les baux de logements nus à usage de résidence principale ainsi que la rénovation énergétique du parc.

D’après l’Institut Sapiens, 100 % des études passées en revue concluent à une mauvaise allocation sous encadrement des loyers, 96 % observent une baisse de la mobilité résidentielle, 75 % constatent une réduction de l’offre locative et une dégradation de la qualité du parc, et une large majorité met en évidence une hausse des loyers dans le parc non encadré.

L’encadrement des loyers, un outil politiquement séduisant mais structurellement contreproductif

Par conséquent, l’encadrement des loyers est un outil politiquement séduisant mais structurellement contreproductif, car il contribue à nourrir la pénurie plutôt que de l’atténuer. L’Institut Sapiens formule donc des propositions pour lutter efficacement contre la crise du logement.

L’organisme conseille de : libérer le foncier et permettre la densification raisonnée des zones déjà urbanisées ; simplifier drastiquement les règles d’urbanisme et de construction ; restaurer la visibilité et la stabilité fiscales et réglementaires pour l’investissement locatif, en favorisant la location nue à usage de résidence principale ; cesser d’opposer propriétaires et locataires ; et reconnaître l’investissement privé comme un maillon essentiel de la chaîne du logement.

La crise du logement est européenne

Ce n’est pas tout. L’Institut Sapiens recommande aussi de dresser le plus rapidement possible la cartographie de l’indécence énergétique programmée des logements des communes et en particulier celle des logements locatifs ; et de circonscrire un éventuel permis de louer aux zones identifiées comme accueillant des marchands de sommeil.

Enfin, l’institut appelle à favoriser les transformations d’usage et les conversions de bureaux en logement. Les nouveaux maires ou anciens réélus ont là un éventail bien large pour agir sur cette crise du logement constatée aujourd’hui partout en Europe et qui n’a toujours pas de solution durable.

Municipales : comment les candidats financent-ils leur campagne ?

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En France, les élections municipales 2026 ont eu lieu les 15 et 22 mars. Avant ces scrutins et dans l’entre-deux-tours, les candidats ont besoin d’argent pour financer leur campagne (affiche, meeting, passage radio ou télé). Mais où trouvent-ils des fonds ? Et quelles sont les limites à ne pas dépasser ?

Le premier tour des élections municipales s’est déroulé le dimanche 15 mars et le second ce dimanche 22 mars. Pour faire campagne pour ces scrutins, les candidats ont besoin d’argent afin de financer diverses dépenses : affiches et tracts (43% du budget), les actions de communication (environ 10%), les locaux de campagne et le matériel pour les meetings (15% du budget). Ces dépenses s’élèvent parfois à plus de 100 000 euros. C’est une somme conséquente. Alors, où les candidats trouvent-ils ces fonds ?

Des règles de financement à respecter quand on concourt aux municipales

Il faut d’abord rappeler qu’en France, on ne peut pas dépenser sans compter lors des élections. La loi impose des limites, et quand on les dépasse, ça peut finir à la justice. C’est ainsi que Nicolas Sarkozy a été empêtré dans l’affaire Bygmalion, après avoir dépassé le plafond de dépenses à la présidentielle de 2012.

Une restriction similaire s’applique aux municipales. La commission nationale des comptes de campagne (CNCC), l’organe qui vérifie les comptes des candidats dans toutes les communes de plus de 9 000 habitants, veille au respect des règles.

Les plafonds des frais de campagne varient selon la taille de la population

La première règle concerne le plafond des dépenses de campagne. Celui-ci varie en fonction de la population. Dans les villes de 10 000 habitants, il est fixé à 15 000 euros par candidat pour le premier tour. Ceux qualifiés au second peuvent dépenser jusqu’à 21 000 euros. Dans les grandes communes, le plafond est plus haut, jusqu’à 170 000 euros pour le premier tour et 230 000 pour le second. La campagne électorale coûte donc cher. Mais les candidats disposent de divers moyens légaux pour mobiliser les fonds nécessaires.

Des prêts ou des dons pour financer sa campagne aux municipales

Les candidats aux élections municipales peuvent d’abord faire appel aux dons. Quand ils sont en espèces, ceux-ci ne doivent pas excéder 150 euros par personne physique et le montant global ne peut pas être supérieur à 20% du montant des dépenses autorisées (si ce montant est égal ou supérieur à 15 000 euros).

Ensuite, le candidat et ses remplaçants ont la possibilité d’apporter des fonds propres. Ces contributions personnelles ne sont pas plafonnées. En outre, ils peuvent demander des crédits auprès de banques, ou à défaut avoir recours à des prêts auprès de personnes physiques (pas plus de 4 600 euros par personne physique). Le prêteur ne doit pas être un prêteur habituel.

Il est interdit de se faire financer par l’étranger

La CNCC travaille en lien avec Tracfin afin de déterminer l’origine de certains prêts lorsque cela s’avère nécessaire. En outre, les candidats peuvent recevoir de l’argent de personnes morales. Toutefois, les seules personnes morales admises à participer au financement de la campagne électorale d’un candidat doivent être des partis ou des groupements politiques.

Par conséquent, aucune contribution ne peut provenir d’autres personnes morales de droit privé (entreprise, association, etc.) ou de droit public (établissement public, collectivité territoriale, etc.). Enfin, les dons venus de l’étranger sont strictement interdits pour éviter toute ingérence.

Des remboursements partiels en cas d’obtention d’au moins 5% des voix aux municipales

Après les élections municipales, la loi prévoit un remboursement partiel des candidats. Ceux ayant recueilli au moins 5% des voix sont remboursés à hauteur de 47% des dépenses globales. Cette règle s’applique aux communes de plus de 1 000 habitants. Pour en profiter, il faut déposer ses comptes au plus tard deux mois après l’élection, donc cette année le 22 mai.

Notons qu’en cas de non-respect des règles applicables en matière de financement de la campagne électorale, le candidat encourt une invalidation de son élection, 150 000 euros d’amende, 5 ans de radiation des listes électorales (s’il y a eu détournement de fonds publics par exemple) et jusqu’à 10 ans d’emprisonnement.

Normes de commercialisation des volailles : la mention « élevé en plein air » désormais protégée dans l’UE

Les normes de commercialisation des viandes de volaille évoluent. Depuis le lundi 10 mars, la mention « élevé en plein air » est désormais protégée dans l’Union européenne. Mais elle n’est pas la seule. Les étiquettes « élevé en liberté » et « sortant à l’extérieur » le sont également. Ce changement permettra aux consommateurs de savoir précisément ce qu’ils achètent. Pour la filière, cette mesure s’imposait pour valoriser les 100 millions de volailles élevées en plein air chaque année en France.

Comme annoncé mi-février, les nouvelles normes de commercialisation des volailles dans l’Union européenne sont entrées en vigueur le lundi 10 mars 2026. Elles établissent que les mentions « élevé en plein air », « élevé en liberté » et « sortant à l’extérieur », auparavant réservées facultatives, sont désormais exclusives aux volailles ayant accès à un élevage à l’extérieur. Avec cette évolution réglementaire, aucun autre type d’élevage ne peut dorénavant utiliser ces étiquettes ou y faire référence.

A défaut de la mention « élevé en plein air », les opérateurs peuvent employer de nouvelles mentions mais en remplissant quelques conditions

Toutefois, les opérateurs peuvent employer de nouvelles mentions pour les volailles n’étant pas élevées dehors à condition de respecter un cadre strict. La Commission leur impose notamment d’utiliser des termes en cohérence « avec la méthode de production du produit » et qui « n’induisent pas les consommateurs en erreur (…) ».

Aussi, elle exige que « le cahier des charges du produit soit documenté » et « les contrôles appropriés effectués, sous l’examen des autorités compétentes » de leur pays, Etat membre de l’UE. Ces mesures permettront aux consommateurs de savoir précisément ce qu’ils achètent et mangent.

D’autres étiquettes menaçaient la mention « élevé en plein air »

Créées en 1991, les normes de commercialisation des volailles sont des principes d’étiquetage volontaire permettant de protéger et valoriser les modes d’élevage à l’extérieur. Leur objectif est d’aider les consommateurs à savoir exactement ce qu’ils achètent et aux producteurs européens de disposer de règles homogènes.

Mais en 2022, cet encadrement a bien failli disparaître avec un projet de révision de la Commission européenne. Celui-ci prévoyait de libéraliser l’utilisation des mentions ci-dessus citées et d’y ajouter de nouvelles formulations telles que « poulets des champs », « poulets de plein vent » ou encore « poulets à l’air libre ».

Un poulet « élevé en plein air » n’est pas un poulet « à l’air libre »

A l’issue de négociations qui ont duré quatre ans, la Commission a finalement reconnu que le projet risquait de tromper les consommateurs. Benoît Drouin, éleveur de poulets et président du Synalaf (Syndicat national des labels avicoles de France) explique auprès de franceinfo qu’« un poulet à l’air libre, ça fait penser à un poulet qui gambade dans une prairie, mais que ce n’est pas du tout ça ».

Il précise que ce « poulet peut être élevé dans un bâtiment, sous un auvent et derrière un grillage, mais ne voit ni le soleil ni la pluie ». La nuance est là. « Un poulet élevé dehors doit être décrit comme tel et présenté comme tel. », a ajouté l’éleveur de volailles en plein air à Rouez, dans la Sarthe.

Les illustrations sur les supports publicitaires et commerciaux également concernées

Si les nouvelles normes renforcent la protection des mentions, elles sont aussi plus contraignantes pour les illustrations présentes sur les supports publicitaires, commerciaux et même les packagings. Ainsi, il est maintenant interdit d’utiliser un visuel de paysage, comme illustration d’une volaille élevée à l’intérieur d’un poulailler.

Le Synalaf, le syndicat qui fait la promotion des volailles élevés en plein air, se félicite de cette décision. « Que ce soit sur le packaging ou la publicité, l’idée c’est de protéger une image. Un soleil ou une prairie ne pourront être associés qu’à un poulet élevé en liberté ou en plein air. », insiste Benoît Drouin.

« Une victoire pour la production à l’extérieur » 

Pour les organisations professionnelles, ces mesures constituent un immense soulagement pour les 6 000 éleveurs français de volailles en plein air. Dans un communiqué commun, l’interprofession de la volaille de chair (Anvol), le Synalaf et l’Association européenne de volailles rurales (Erpa) ont salué « une victoire pour la production à l’extérieur ».

Chaque année en France, 100 millions de volailles sont élevées en plein air. Cette méthode d’élevage engendre des coûts de production plus élevés qu’un poulet dit « standard », élevé en bâtiment. Elle est appréciée pour son aspect naturel et sain.

Beauté : L’Oréal renouvèle son engagement envers les femmes

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L’Oréal, leader mondial de la beauté, a annoncé le 5 mars un engagement supplémentaire de 50 millions d’euros pour son fonds en faveur des femmes. Ce nouvel investissement permettra de mettre en œuvre des actions philanthropiques, d’améliorer le bien-être, et de renforcer l’autonomisation ainsi que la résilience de 5 millions de femmes d’ici 2030. Il s’inscrit dans le cadre de la mission du groupe « de créer la beauté qui fait avancer le monde ». 

L’Oréal a annoncé, le jeudi 5 mars, un nouveau financement de 50 millions d’euros pour prolonger son Fonds L’Oréal pour les Femmes sur la période 2026-2030. Créé en 2020 dans le contexte de la pandémie de Covid-19, ce fonds vise à répondre aux difficultés sociales des personnes vulnérables. Avec son nouvel investissement, le leader mondial de la beauté souhaite renforcer cette initiative. Il s’agira de mettre en œuvre des actions philanthropiques, d’améliorer le bien-être, et de renforcer l’autonomisation ainsi que la résilience de 5 millions de femmes d’ici 2030.

L’Oréal veut « créer la beauté qui fait avancer le monde. »

« Dans un contexte qui s’avère de plus en plus difficile pour elles, notre conviction que l’autonomisation des femmes est la clé d’un avenir plus juste et plus durable pour tous, nous a conduits à renouveler le Fonds L’Oréal pour les Femmes avec une dotation de 50 millions d’euros sur cinq ans. », a expliqué Nicolas Hieronimus, Directeur Général de L’Oréal.

Le dirigeant relève que ce nouvel engagement est fidèle aux valeurs et à la mission de l’entreprise « de créer la beauté qui fait avancer le monde. ». Aussi, a-t-il rappelé que « depuis plus d’un siècle, les femmes sont au cœur de l’engagement sociétal de L’Oréal ». Ezgi Barcenas, directrice de la responsabilité sociétale de L’Oréal, considère pour sa part qu’il est de la « profonde responsabilité » du groupe « d’amplifier » son « engagement indéfectible envers les femmes ». Elle est « convaincue qu’il s’agit d’un levier essentiel du progrès social ».

Des projets mis en place en collaboration avec des associations expertes et des ONG

Pour amplifier l’impact du Fonds L’Oréal pour les Femmes et relever les défis nouveaux auxquels il fait face, L’Oréal a décidé de mettre l’accent sur quatre domaines d’impact clés. A savoir : l’autonomisation économique, l’éducation, la lutte contre les violences, et l’accès à la santé sexuelle et reproductive.

Les futurs projets se feront en collaboration avec des associations expertes et des ONG, précise la société française. Rappelons que le Fonds L’Oréal pour les Femmes constitue aujourd’hui l’un de ses principaux dispositifs sociaux. Depuis sa création, le fabricant de produits cosmétiques a mobilisé plus de 70 millions d’euros pour financer diverses actions.

La Fondation L’Oréal, verseau amiral de l’engagement RSE de l’industriel français

Si cette initiative est salutaire, la Cour des comptes n’a pas manqué de pointer des défaillances dans un rapport publié fin 2024. L’institution a évoqué des montants retoqués, une gouvernance défaillante et des conflits d’intérêts. Elle a fait des recommandations pour gommer ces faiblesses.

Au-delà de ce fonds, L’Oréal mène des œuvres sociales et sociétales à travers sa Fondation L’Oréal. Fondée en 2007, celle-ci a pour objectif d’accompagner les femmes afin de leur permettre d’exprimer leur potentiel, de reprendre le contrôle de leur avenir et d’avoir un impact positif sur la société. Elle se concentre essentiellement sur la recherche scientifique et la beauté inclusive. Cette fondation se positionne comme le verseau amiral de l’engagement RSE de L’Oréal.

Terre-pleins centraux : des glissières en béton ou en métal ?

Ces dernières années, en France, plusieurs villes ont remplacé les barrières en métal des terre-pleins centraux par des glissières en béton. C’est le cas de Rennes, où les agents de la Direction interrégionale des routes de l’Ouest (Diro) ont injecté une importante quantité de béton sur la rocade sud. Ce choix vise à renforcer la sécurité routière, en évitant que les poids lourds ne traversent les voies, mais aussi à faire des économies sur l’entretien. Les glissières en métal seraient-elles alors devenues inutiles ?

Les terre-pleins centraux (TPC) sont des zones infranchissables séparant deux chaussées à sens de circulation opposés, notamment sur autoroutes et routes à 2×2 voies. Ils ont pour rôle principal de sécuriser le trafic en empêchant les chocs frontaux et la circulation à contresens. Ces installations sont souvent végétalisées ou équipées de glissières de sécurité, en béton ou en métal.

Les glissières en béton facilitent l’entretien des terre-pleins

Si les glissières en métal sont fréquentes sur nos autoroutes, celles en béton les remplacent de plus en plus ces dernières années. Dans la ville de Rennes, notamment, la Direction interrégionale des routes de l’Ouest (Diro) a récemment opté pour le béton sur la rocade sud. Pourquoi cette préférence ? Selon les agents de la Diro, c’est d’abord une question de coûts d’entretien.

Avec des barrières en métal, des espèces invasives comme le buddleia, les pousses d’ailante ou de sumac se développent en plein milieu de la chaussée. Comme l’usage des produits phytosanitaires est interdit, il faut fermer chacune des voies pour tailler, ramasser puis nettoyer le terre-plein. Ce chantier peut être fatigant, coûteux et périlleux, en plus d’entraîner d’importants embouteillages sur des axes très fréquentés.

Les barrières en métal favorisent les dépôts sauvages de déchets

Outre les herbes envahissantes, la Diro met en avant les risques de dépôts sauvages de déchets (paquets de cigarettes, sacs de fast-food, mégots ou autres bouteilles), souvent balancés par la fenêtre des usagers de la route. Ces objets restent coincés dans les terre-pleins et remplissent cet espace vide.

Ce problème n’existe pas avec une barrière en béton. De plus, étant plus résistant, le béton ne nécessite pas toujours deux murets, contrairement aux glissières métalliques. L’exploitant peut ainsi avoir plus d’espace sur la chaussée, pour élargir les voies et améliorer la sécurité des usagers.

Les glissières en béton résistent davantage aux impacts des voitures

Mais le principal argument des glissières en béton reste la sécurité routière. Ces barrières résistent davantage aux impacts des voitures et empêchent les poids lourds de traverser les voies. Elles ne se déforment pas ou très peu, même après un choc, et n’ont pas besoin d’être changées.

En réduisant le nombre de réparations, les agents diminuent également les risques auxquels ils s’exposent au cours de leurs interventions. Les glissières en béton sont donc plus économiques, même si deux fois plus chères à l’achat. Pour toutes ces raisons, les villes les privilégient de plus en plus au détriment de celles en métal.

Chacune ses spécificités

Cependant, les glissières en béton ne présentent pas que des avantages. Elles ont l’inconvénient de rebondir lors de chocs. À haute vitesse, l’impact peut être très violent pour le corps humain et provoquer des accidents plus mortels. Sur des barrières en métal, le choc paraît plus doux et donc moins violent. Par ailleurs, comme déjà évoqué, le béton coûte plus cher aux collectivités. Or la gestion des budgets est la règle en ce moment.

En outre, dans les territoires soumis aux aléas de la neige, les glissières métalliques permettent d’évacuer plus facilement la neige ou l’eau lors de la fonte. Pour les spécialistes, il n’y a donc pas de dispositifs qui l’emportent sur l’autre. Chacun ses spécificités. Et leur choix est souvent fonction des caractéristiques d’une voie : type de véhicules qui circulent (légers ou poids lourd), la vitesse, le trafic, le vent…

Paris : la piscine Château-Landon a rouvert ses portes

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La piscine Château-Landon, le plus vieux bassin de Paris, a rouvert ses portes au public le lundi 23 février 2026 à 9h. Fermée depuis 2018 pour des travaux, elle a bénéficié d’une rénovation d’ampleur pour sécuriser son édifice, préserver son architecture et moderniser ses équipements. Ce chantier permet une réduction des dépenses énergétiques globales, une baisse sur le chauffage de l’eau chaude et des économies sur l’éclairage.

La piscine Château-Landon, le plus vieux bassin couvert de France, a rouvert ses portes au public le lundi 23 février 2026 à 9h. Située dans le 10e arrondissement, rue du Château-Landon, elle avait dû fermer à l’automne 2018 pour bénéficier d’une rénovation majeure. Ce chantier a été mené par Bouygues Bâtiment Île-de-France et a coûté 14 millions d’euros.

La piscine Château-Landon déjà remaniée entre 1925 et 1927

Commandée par la Société française de gymnastique nautique, la piscine Château-Landon a été conçue en 1884 par l’architecte Lucien-Dieudonné Bessières, l’ingénieur Edmond Philippe et l’hygiéniste Paul Christmann. Entre 1925 et 1927, ce témoin rare de l’architecture balnéaire du XIXe siècle a été remanié à cause des travaux d’élargissement des voies ferrées de la gare de l’Est, qui ont contraint la Ville de Paris à amputer son bassin de 42 à 25 mètres. Ces travaux lui ont donné son style caractéristique « paquebot », avec ses cabines en coursive sur deux niveaux et sa verrière monumentale donnant à l’ensemble des airs de théâtre aquatique.

Une nouvelle cuve en inox et une voûte entièrement reconstruite en polycarbonate

En 2018, un incident survenu sur la voûte avait obligé la Ville de Paris à fermer l’établissement du jour au lendemain pour une rénovation d’ampleur. Après plusieurs années d’études, le chantier a démarré en 2024 pour dix-huit mois de travaux. L’objectif était de remettre la piscine à neuf, tout en conservant son caractère.

C’est ainsi que le bassin de 25 mètres a été conservé, mais il a reçu une nouvelle cuve en inox. Ce matériau est plus étanche et plus résistant que le carrelage, utilisé à l’origine. La voûte, elle, a été entièrement reconstruite en polycarbonate, et le toit en bac acier pour le rendre plus solide. De plus, les façades ont été isolées.

La piscine Château-Landon devenue plus économe

Par ailleurs, le traitement de l’eau repose dorénavant sur des filtres à charbon actif, tandis que l’éclairage a été revu de fond en comble. Enfin, les couleurs d’origine (bleu, rouge et jaune) font leur grand retour sur les murs pour le bonheur des anciens. Selon les responsables de l’établissement, les travaux ont permis de réduire de 40 % les dépenses énergétiques globales, de 54 % le chauffage de l’eau chaude et de 25 % l’éclairage. La rénovation n’a donc pas servi uniquement à remettre en l’état la piscine Château-Landon, mais aussi à la rendre plus économe.

Des prix identiques à ceux des piscines municipales parisiennes

La piscine est ouverte tous les jours entre 7h et 22h30 (9h et 20h30 pour certains jours). Pour l’heure, les tarifs sont les mêmes que ceux des piscines municipales parisiennes. L’entrée unitaire est fixée à 3,50 euros et à 2 euros en tarif réduit. Quant à l’abonnement de 3 mois, il coûte 43 euros (22 euros en tarif réduit).

Au-delà des créneaux et des prix classiques, le bassin propose des leçons de natation pour bébés à partir de 15 euros les 30 minutes ou 66 euros le forfait de 6 séances. Il offre également des séances aux femmes enceintes, ainsi que du sport-santé et des créneaux adaptés aux personnes en situation de handicap.

Proche-Orient : la guerre contre l’Iran chamboule le secteur aérien

La guerre déclenchée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran a désorganisé le secteur aérien au Proche-Orient, l’un des principaux carrefours mondiaux. De nombreux vols ont été annulés ou reportés par les compagnies par soucis de sécurité. Cette situation laisse des milliers de voyageurs dans l’incertitude. S’ils bénéficient de remboursement en cas d’annulation, les clients ne peuvent pas toujours compter sur leur assurance voyage.

Depuis samedi 28 février, le Proche-Orient est en proie à une insécurité majeure en raison de la guerre entre les Etats-Unis et Israël d’une part et l’Iran de l’autre. À cause des missiles et drones qui déchirent l’air à tout instant, les grandes compagnies aériennes du Golfe, comme Emirates, Etihad ou Qatar Airways, ont dû annuler ou reporter des vols. Les transporteurs européens, comme Air France KLM et Lufthansa, ont fait de même. Ces annulations se font au gré de la situation dans l’espace aérien des différents pays (Qatar, Emirates Arabes Unis, Arabie Saoudite, Koweït, Bahreïn, Irak, Israël, etc.).

Des voyages annulés à cause de la guerre entre l’Iran et la coalition américano-israélienne

En raison de la guerre et des annulations en cascade, les voyageurs européens se retrouvent bloqués au Moyen-Orient, sans savoir leur date de retour. Pour ceux qui ont vu leur vol annulé, il est possible de demander un report ou un remboursement sans frais via son agence pour organiser soi-même son retour. Pour un voyage à forfait (vol + hébergement), l’organisateur doit offrir une assistance renforcée en cas de circonstance exceptionnelle et inévitable, comme la fermeture d’un espace aérien. Il a obligation de prendre en charge jusqu’à trois nuits d’hébergement si le retour semble impossible.

Un contrat d’assurance pourrait être utile si l’on est bloqué en Orient à cause de la guerre entre Iran et États-Unis/Israël

Aussi, il existe des contrats d’assurance incluant une garantie « interruption de séjour » ou « retard de transport » pouvant couvrir des frais supplémentaires, notamment l’hébergement ou un nouveau billet. Pour en bénéficier, il faut préalablement déclarer le sinistre via les coordonnées figurant sur l’attestation d’assurance ou via la carte bancaire si le voyage a été réglé avec celle-ci. Mais dans le cas d’une guerre, l’assurance voyage pourrait bien se révéler inutile. En effet, le conflit s’inscrit dans la catégorie juridique dite de « force majeure ». Cette situation renvoie à un événement extérieur, imprévisible et incontrôlable, pouvant empêcher l’exécution normale d’un contrat.

Mais l’assurance voyage ne couvre pas toujours les conflits armés

La notion de « force majeure » englobe les conflits armés, les rébellions, révolutions, insurrections ou prise de pouvoir par les militaires. Elle intègre aussi les attentats, les troubles civils, certaines catastrophes naturelles ou encore les épidémies. Allianz, notamment, est assez clair à ce sujet. Dans son document d’information, l’assureur classe la guerre parmi les choses qu’il ne couvrira jamais, qu’elle soit déclarée ou non. Cette précision s’impose en droit international car un conflit peut produire des effets juridiques sans une déclaration formelle. Elle rappelle surtout que l’assurance voyage protège contre de nombreux imprévus, mais rarement contre ceux nés d’intérêts géopolitiques.

Iran : Les Etats-Unis vont-ils frapper dès ce weekend ?

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Alors que les divergences persistent autour de l’accord sur le programme nucléaire iranien, les Etats-Unis pourraient frapper l’Iran dès ce weekend, si on en croit CNN et CBS. Les deux médias américains affirment cependant que Donald Trump n’a pas encore pris de décision finale sur les cibles et l’ampleur de l’intervention. Le président américain étudierait toutes les options, notamment des frappes chirurgicales sur des infrastructures militaires clés et l’élimination d’un bon nombre de hauts gradés et de dirigeants politiques iraniens, y compris l’Ayatollah Ali Khamenei.

Donald Trump maintient la pression au maximum sur Téhéran. Jeudi, lors d’un discours prononcé à Washington, le président américain a dit se donner « dix jours » pour décider si un accord avec l’Iran était possible. Si ce n’est pas le cas, « de mauvaises choses » se produiraient, a-t-il prévenu. La veille, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, avait déjà déclaré que l’Iran serait « bien avisé » de conclure un accord. Car « il existe de nombreuses raisons et arguments en faveur d’une frappe contre l’Iran », avait-elle ajouté.

L’Iran défend « son droit » à l’enrichissement d’uranium à des fins civiles

Les Etats-Unis menacent à nouveau de frapper l’Iran alors que les deux parties ont renoué le dialogue le 6 février 2026, sur fonds de répression sanglante de manifestants par le régime des mollahs. Washington et Téhéran ont déjà organisé deux sessions de pourparlers à Genève pour tenter de régler leurs différends, portant principalement sur les programmes nucléaire et balistique iranien. L’Iran a dit mercredi que les Etats-Unis avaient finalement adopté une position raisonnable sur le dossier et qu’il travaillait désormais à l’élaboration d’un cadre pour faire avancer les tractations, dans un délai de trois jours. Tout en continuant de nier le développement de l’arme nucléaire, le pays défend « son droit » à l’enrichissement d’uranium à des fins civiles, notamment pour l’énergie.

Une attaque américaine dès ce weekend ?

Pour Washington, il y a urgence. Les Américains exigent un règlement rapide sur le nucléaire et les missiles balistiques, mais également sur le soutien de Téhéran aux groupes armés dans la région, hostiles à Israël (Hezbollah au Liban, Hamas à Gaza, Houthis au Yémen et milices chiites en Irak). Alors qu’il s’est donné dix jours pour se décider, Donald Trump n’écarterait pas destinataire une entrée en action dans les deux à trois jours. CNN et CBS ont rapporté que l’armée américaine était déjà prête à mener des frappes sur l’Iran dès ce week-end. C’est dans cette optique que le plus grand porte-avions au monde, le Gerald Ford, navigue actuellement en direction du Golfe. Il est accompagné par trois destroyers.

Les États-Unis encerclent le pays avec une importante armada

On a rarement vu deux porte-avions américains au Moyen-Orient en même temps. Généralement, ce n’est pas bon signe pour l’ennemi. Comme en juin 2025, quand les États-Unis et Israël ont mené des frappes contre trois sites nucléaires iraniens pendant la guerre de douze jours déclenchée par Tsahal. L’armée israélienne a également ciblé des hauts gradés et des dirigeants politiques iraniens. En riposte, l’Iran a envoyé une salve de missiles sur Israël, dont certaines ont atteint leur cible. Ça sent un « remake ».

Aujourd’hui, l’armée américaine compte treize navires de guerre au Moyen-Orient, un porte-avions, le Abraham Lincoln, arrivé fin janvier, neuf destroyers et trois frégates légères. Il existe également plusieurs bases militaires américaines dans les pays du Golfe, qui refusent cependant de servir de cour arrière pour une frappe sur l’Iran, craignant d’être ciblés par Téhéran.

L’Iran montre des muscles dans le détroit d’Ormuz

Malgré cette armada, l’Iran montre des muscles. Dans une lettre adressée à Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, son représentant à l’ONU a prévenu que « dans le cas où l’Iran subirait une agression militaire, il ripostera de manière décisive et proportionnelle selon les principes de légitime défense inscrits dans l’article 51 de la Charte des Nations unies ». L’ambassadeur a également averti que son pays ciblerait légitimement « toutes les bases, les infrastructures et les biens » américains dans la région.

Dans un discours virulent prononcé dans une mosquée, l’Ayatollah Ali Khamenei a affirmé pour sa part qu’un porte-avions ça fait peur, mais qu’il faudrait avoir plus peur de l’arme qui est capable de le couler, laissant entendre par là que l’Iran possède une telle arme. En parallèle des discours énergiques, Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique du régime iranien, fait des démonstrations de ses capacités. Ils mènent actuellement des manœuvres militaires avec la marine russe dans le détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole.

Aurions-nous bientôt l’AIEA de l’intelligence artificielle ?

L’énergie nucléaire a l’AIEA pour la réglementer. Mais l’intelligence artificielle n’a pas encore un organisme pour l’encadrer, alors qu’elle constitue à elle seule un risque pour l’emploi, l’environnement et les droits humains. Lors du sommet de l’IA à New Delhi, en Inde, les dirigeants mondiaux et les patrons de la tech ont appelé à règlementer urgemment cette technologie, dont le développement se fait à une vitesse effarante.

Du 16 au 21 février, les dirigeants politiques et les leaders de la tech sont réunis à New Delhi, en Inde, pour le quatrième sommet mondial sur l’intelligence artificielle. Ce rendez-vous annuel vise à établir un cadre unifié pour la gouvernance de l’IA et la coopération internationale. Les participants ont tous reconnu la nécessite de réglementer cette technologie, au risque de la voir détruire notre société en s’attaquant à l’emploi, à l’environnement, à la création artistique, à l’éducation, à l’information ou encore aux droits humains.

« L’IA doit appartenir à tout le monde » 

Mercredi 18 février, les dirigeants mondiaux, dont Narendra Modi, Emmanuel Macron et Antonio Guterres ont lancé les premiers messages en faveur d’une IA équitable et éthique. Ils ont appelé à garantir un accès universel à cette technologie et à mettre en place des mesures pour encadrer son usage dans le monde entier.

« L’IA doit appartenir à tout le monde » et son avenir ne peut pas être laissé « aux caprices de quelques milliardaires », a mis en garde le secrétaire général des Nations Unies. Pour sa part, le premier ministre indien a émis le vœu de voir cette « ressource partagée au bénéfice de toute l’humanité ». Pour se faire, il estime « très important que nous élaborions ensemble une feuille de route qui montre le véritable impact de l’IA ».

L’Europe ne réglemente pas de façon excessive l’intelligence artificielle

De son côté, Emmanuel Macron a affirmé que l’Europe, « un espace sûr », reste « déterminée à continuer à définir les règles du jeu », même si certains patrons de la tech trouvent qu’elle réglemente l’IA de façon excessive. « Contrairement à ce que certains amis mal informés ont pu dire, l’Europe ne se focalise pas aveuglément sur la régulation », a-t-il déclaré.

Aussi, le président français a invité ses pairs à renforcer les garde-fous après que Grok, le chatbot d’Elon Musk, a servi à générer des images deepfake sexualisées d’enfants et de femmes sans leur consentement. Face à ces dérives, le chef d’Etat français a jugé dangereux de laisser l’IA « entre les mains de quelques puissantes entreprises du secteur ».

Le monde a un besoin « urgent » de règles pour encadrer le développement vertigineux de l’IA

Visé comme ses collègues par les déclarations d’Emmanuel Macron, Sam Altman a admis jeudi que le monde avait un besoin « urgent » de règles pour encadrer le développement vertigineux de l’intelligence artificielle. « Nous en avons besoin comme pour n’importe quelle autre technologie d’une telle puissance », a-t-il reconnu.

Le patron d’Open AI, startup à l’origine du célèbre assistant conversationnel ChatGPT, croit aussi que « la démocratisation de l’IA est le meilleur moyen de garantir l’épanouissement de l’humanité ». Aussi, avertit-il contre la centralisation de cette technologie dans une seule entreprise ou un seul pays. Cela « pourrait mener à la ruine », a avisé le patron de la tech américain.

Une guerre de l’intelligence artificielle en cours entre OpenAI et Anthropic

Pour sa part, Dario Amodei, PDG d’Anthropic et ex dirigeant d’OpenAI, a prédit que des machines surpassant les humains deviendront une réalité dans quelques années…En d’autres mots, il faut s’apprêter à un licenciement massif des travailleurs humains pour laisser place aux robots. Notons que Sam Altman a refusé de lui serrer la main au sommet de New Delhi, à cause d’une dent qu’il garde contre lui.

Pour rappel, Amodei a quitté son entreprise début 2021 pour co-fonder Anthropic avec plusieurs autres cadres chercheurs d’OpenAI…Aujourd’hui, la guerre fait rage entre les deux sociétés, leaders mondiaux de l’IA. Cette bataille nous rappelle celle qui a opposé Coca-Cola et Pepsi il y a quelques décennies.