mardi, mars 17, 2026
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Normes de commercialisation des volailles : la mention « élevé en plein air » désormais protégée dans l’UE

Les normes de commercialisation des viandes de volaille évoluent. Depuis le lundi 10 mars, la mention « élevé en plein air » est désormais protégée dans l’Union européenne. Mais elle n’est pas la seule. Les étiquettes « élevé en liberté » et « sortant à l’extérieur » le sont également. Ce changement permettra aux consommateurs de savoir précisément ce qu’ils achètent. Pour la filière, cette mesure s’imposait pour valoriser les 100 millions de volailles élevées en plein air chaque année en France.

Comme annoncé mi-février, les nouvelles normes de commercialisation des volailles dans l’Union européenne sont entrées en vigueur le lundi 10 mars 2026. Elles établissent que les mentions « élevé en plein air », « élevé en liberté » et « sortant à l’extérieur », auparavant réservées facultatives, sont désormais exclusives aux volailles ayant accès à un élevage à l’extérieur. Avec cette évolution réglementaire, aucun autre type d’élevage ne peut dorénavant utiliser ces étiquettes ou y faire référence.

A défaut de la mention « élevé en plein air », les opérateurs peuvent employer de nouvelles mentions mais en remplissant quelques conditions

Toutefois, les opérateurs peuvent employer de nouvelles mentions pour les volailles n’étant pas élevées dehors à condition de respecter un cadre strict. La Commission leur impose notamment d’utiliser des termes en cohérence « avec la méthode de production du produit » et qui « n’induisent pas les consommateurs en erreur (…) ».

Aussi, elle exige que « le cahier des charges du produit soit documenté » et « les contrôles appropriés effectués, sous l’examen des autorités compétentes » de leur pays, Etat membre de l’UE. Ces mesures permettront aux consommateurs de savoir précisément ce qu’ils achètent et mangent.

D’autres étiquettes menaçaient la mention « élevé en plein air »

Créées en 1991, les normes de commercialisation des volailles sont des principes d’étiquetage volontaire permettant de protéger et valoriser les modes d’élevage à l’extérieur. Leur objectif est d’aider les consommateurs à savoir exactement ce qu’ils achètent et aux producteurs européens de disposer de règles homogènes.

Mais en 2022, cet encadrement a bien failli disparaître avec un projet de révision de la Commission européenne. Celui-ci prévoyait de libéraliser l’utilisation des mentions ci-dessus citées et d’y ajouter de nouvelles formulations telles que « poulets des champs », « poulets de plein vent » ou encore « poulets à l’air libre ».

Un poulet « élevé en plein air » n’est pas un poulet « à l’air libre »

A l’issue de négociations qui ont duré quatre ans, la Commission a finalement reconnu que le projet risquait de tromper les consommateurs. Benoît Drouin, éleveur de poulets et président du Synalaf (Syndicat national des labels avicoles de France) explique auprès de franceinfo qu’« un poulet à l’air libre, ça fait penser à un poulet qui gambade dans une prairie, mais que ce n’est pas du tout ça ».

Il précise que ce « poulet peut être élevé dans un bâtiment, sous un auvent et derrière un grillage, mais ne voit ni le soleil ni la pluie ». La nuance est là. « Un poulet élevé dehors doit être décrit comme tel et présenté comme tel. », a ajouté l’éleveur de volailles en plein air à Rouez, dans la Sarthe.

Les illustrations sur les supports publicitaires et commerciaux également concernées

Si les nouvelles normes renforcent la protection des mentions, elles sont aussi plus contraignantes pour les illustrations présentes sur les supports publicitaires, commerciaux et même les packagings. Ainsi, il est maintenant interdit d’utiliser un visuel de paysage, comme illustration d’une volaille élevée à l’intérieur d’un poulailler.

Le Synalaf, le syndicat qui fait la promotion des volailles élevés en plein air, se félicite de cette décision. « Que ce soit sur le packaging ou la publicité, l’idée c’est de protéger une image. Un soleil ou une prairie ne pourront être associés qu’à un poulet élevé en liberté ou en plein air. », insiste Benoît Drouin.

« Une victoire pour la production à l’extérieur » 

Pour les organisations professionnelles, ces mesures constituent un immense soulagement pour les 6 000 éleveurs français de volailles en plein air. Dans un communiqué commun, l’interprofession de la volaille de chair (Anvol), le Synalaf et l’Association européenne de volailles rurales (Erpa) ont salué « une victoire pour la production à l’extérieur ».

Chaque année en France, 100 millions de volailles sont élevées en plein air. Cette méthode d’élevage engendre des coûts de production plus élevés qu’un poulet dit « standard », élevé en bâtiment. Elle est appréciée pour son aspect naturel et sain.

Beauté : L’Oréal renouvèle son engagement envers les femmes

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L’Oréal, leader mondial de la beauté, a annoncé le 5 mars un engagement supplémentaire de 50 millions d’euros pour son fonds en faveur des femmes. Ce nouvel investissement permettra de mettre en œuvre des actions philanthropiques, d’améliorer le bien-être, et de renforcer l’autonomisation ainsi que la résilience de 5 millions de femmes d’ici 2030. Il s’inscrit dans le cadre de la mission du groupe « de créer la beauté qui fait avancer le monde ». 

L’Oréal a annoncé, le jeudi 5 mars, un nouveau financement de 50 millions d’euros pour prolonger son Fonds L’Oréal pour les Femmes sur la période 2026-2030. Créé en 2020 dans le contexte de la pandémie de Covid-19, ce fonds vise à répondre aux difficultés sociales des personnes vulnérables. Avec son nouvel investissement, le leader mondial de la beauté souhaite renforcer cette initiative. Il s’agira de mettre en œuvre des actions philanthropiques, d’améliorer le bien-être, et de renforcer l’autonomisation ainsi que la résilience de 5 millions de femmes d’ici 2030.

L’Oréal veut « créer la beauté qui fait avancer le monde. »

« Dans un contexte qui s’avère de plus en plus difficile pour elles, notre conviction que l’autonomisation des femmes est la clé d’un avenir plus juste et plus durable pour tous, nous a conduits à renouveler le Fonds L’Oréal pour les Femmes avec une dotation de 50 millions d’euros sur cinq ans. », a expliqué Nicolas Hieronimus, Directeur Général de L’Oréal.

Le dirigeant relève que ce nouvel engagement est fidèle aux valeurs et à la mission de l’entreprise « de créer la beauté qui fait avancer le monde. ». Aussi, a-t-il rappelé que « depuis plus d’un siècle, les femmes sont au cœur de l’engagement sociétal de L’Oréal ». Ezgi Barcenas, directrice de la responsabilité sociétale de L’Oréal, considère pour sa part qu’il est de la « profonde responsabilité » du groupe « d’amplifier » son « engagement indéfectible envers les femmes ». Elle est « convaincue qu’il s’agit d’un levier essentiel du progrès social ».

Des projets mis en place en collaboration avec des associations expertes et des ONG

Pour amplifier l’impact du Fonds L’Oréal pour les Femmes et relever les défis nouveaux auxquels il fait face, L’Oréal a décidé de mettre l’accent sur quatre domaines d’impact clés. A savoir : l’autonomisation économique, l’éducation, la lutte contre les violences, et l’accès à la santé sexuelle et reproductive.

Les futurs projets se feront en collaboration avec des associations expertes et des ONG, précise la société française. Rappelons que le Fonds L’Oréal pour les Femmes constitue aujourd’hui l’un de ses principaux dispositifs sociaux. Depuis sa création, le fabricant de produits cosmétiques a mobilisé plus de 70 millions d’euros pour financer diverses actions.

La Fondation L’Oréal, verseau amiral de l’engagement RSE de l’industriel français

Si cette initiative est salutaire, la Cour des comptes n’a pas manqué de pointer des défaillances dans un rapport publié fin 2024. L’institution a évoqué des montants retoqués, une gouvernance défaillante et des conflits d’intérêts. Elle a fait des recommandations pour gommer ces faiblesses.

Au-delà de ce fonds, L’Oréal mène des œuvres sociales et sociétales à travers sa Fondation L’Oréal. Fondée en 2007, celle-ci a pour objectif d’accompagner les femmes afin de leur permettre d’exprimer leur potentiel, de reprendre le contrôle de leur avenir et d’avoir un impact positif sur la société. Elle se concentre essentiellement sur la recherche scientifique et la beauté inclusive. Cette fondation se positionne comme le verseau amiral de l’engagement RSE de L’Oréal.

Terre-pleins centraux : des glissières en béton ou en métal ?

Ces dernières années, en France, plusieurs villes ont remplacé les barrières en métal des terre-pleins centraux par des glissières en béton. C’est le cas de Rennes, où les agents de la Direction interrégionale des routes de l’Ouest (Diro) ont injecté une importante quantité de béton sur la rocade sud. Ce choix vise à renforcer la sécurité routière, en évitant que les poids lourds ne traversent les voies, mais aussi à faire des économies sur l’entretien. Les glissières en métal seraient-elles alors devenues inutiles ?

Les terre-pleins centraux (TPC) sont des zones infranchissables séparant deux chaussées à sens de circulation opposés, notamment sur autoroutes et routes à 2×2 voies. Ils ont pour rôle principal de sécuriser le trafic en empêchant les chocs frontaux et la circulation à contresens. Ces installations sont souvent végétalisées ou équipées de glissières de sécurité, en béton ou en métal.

Les glissières en béton facilitent l’entretien des terre-pleins

Si les glissières en métal sont fréquentes sur nos autoroutes, celles en béton les remplacent de plus en plus ces dernières années. Dans la ville de Rennes, notamment, la Direction interrégionale des routes de l’Ouest (Diro) a récemment opté pour le béton sur la rocade sud. Pourquoi cette préférence ? Selon les agents de la Diro, c’est d’abord une question de coûts d’entretien.

Avec des barrières en métal, des espèces invasives comme le buddleia, les pousses d’ailante ou de sumac se développent en plein milieu de la chaussée. Comme l’usage des produits phytosanitaires est interdit, il faut fermer chacune des voies pour tailler, ramasser puis nettoyer le terre-plein. Ce chantier peut être fatigant, coûteux et périlleux, en plus d’entraîner d’importants embouteillages sur des axes très fréquentés.

Les barrières en métal favorisent les dépôts sauvages de déchets

Outre les herbes envahissantes, la Diro met en avant les risques de dépôts sauvages de déchets (paquets de cigarettes, sacs de fast-food, mégots ou autres bouteilles), souvent balancés par la fenêtre des usagers de la route. Ces objets restent coincés dans les terre-pleins et remplissent cet espace vide.

Ce problème n’existe pas avec une barrière en béton. De plus, étant plus résistant, le béton ne nécessite pas toujours deux murets, contrairement aux glissières métalliques. L’exploitant peut ainsi avoir plus d’espace sur la chaussée, pour élargir les voies et améliorer la sécurité des usagers.

Les glissières en béton résistent davantage aux impacts des voitures

Mais le principal argument des glissières en béton reste la sécurité routière. Ces barrières résistent davantage aux impacts des voitures et empêchent les poids lourds de traverser les voies. Elles ne se déforment pas ou très peu, même après un choc, et n’ont pas besoin d’être changées.

En réduisant le nombre de réparations, les agents diminuent également les risques auxquels ils s’exposent au cours de leurs interventions. Les glissières en béton sont donc plus économiques, même si deux fois plus chères à l’achat. Pour toutes ces raisons, les villes les privilégient de plus en plus au détriment de celles en métal.

Chacune ses spécificités

Cependant, les glissières en béton ne présentent pas que des avantages. Elles ont l’inconvénient de rebondir lors de chocs. À haute vitesse, l’impact peut être très violent pour le corps humain et provoquer des accidents plus mortels. Sur des barrières en métal, le choc paraît plus doux et donc moins violent. Par ailleurs, comme déjà évoqué, le béton coûte plus cher aux collectivités. Or la gestion des budgets est la règle en ce moment.

En outre, dans les territoires soumis aux aléas de la neige, les glissières métalliques permettent d’évacuer plus facilement la neige ou l’eau lors de la fonte. Pour les spécialistes, il n’y a donc pas de dispositifs qui l’emportent sur l’autre. Chacun ses spécificités. Et leur choix est souvent fonction des caractéristiques d’une voie : type de véhicules qui circulent (légers ou poids lourd), la vitesse, le trafic, le vent…

Paris : la piscine Château-Landon a rouvert ses portes

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La piscine Château-Landon, le plus vieux bassin de Paris, a rouvert ses portes au public le lundi 23 février 2026 à 9h. Fermée depuis 2018 pour des travaux, elle a bénéficié d’une rénovation d’ampleur pour sécuriser son édifice, préserver son architecture et moderniser ses équipements. Ce chantier permet une réduction des dépenses énergétiques globales, une baisse sur le chauffage de l’eau chaude et des économies sur l’éclairage.

La piscine Château-Landon, le plus vieux bassin couvert de France, a rouvert ses portes au public le lundi 23 février 2026 à 9h. Située dans le 10e arrondissement, rue du Château-Landon, elle avait dû fermer à l’automne 2018 pour bénéficier d’une rénovation majeure. Ce chantier a été mené par Bouygues Bâtiment Île-de-France et a coûté 14 millions d’euros.

La piscine Château-Landon déjà remaniée entre 1925 et 1927

Commandée par la Société française de gymnastique nautique, la piscine Château-Landon a été conçue en 1884 par l’architecte Lucien-Dieudonné Bessières, l’ingénieur Edmond Philippe et l’hygiéniste Paul Christmann. Entre 1925 et 1927, ce témoin rare de l’architecture balnéaire du XIXe siècle a été remanié à cause des travaux d’élargissement des voies ferrées de la gare de l’Est, qui ont contraint la Ville de Paris à amputer son bassin de 42 à 25 mètres. Ces travaux lui ont donné son style caractéristique « paquebot », avec ses cabines en coursive sur deux niveaux et sa verrière monumentale donnant à l’ensemble des airs de théâtre aquatique.

Une nouvelle cuve en inox et une voûte entièrement reconstruite en polycarbonate

En 2018, un incident survenu sur la voûte avait obligé la Ville de Paris à fermer l’établissement du jour au lendemain pour une rénovation d’ampleur. Après plusieurs années d’études, le chantier a démarré en 2024 pour dix-huit mois de travaux. L’objectif était de remettre la piscine à neuf, tout en conservant son caractère.

C’est ainsi que le bassin de 25 mètres a été conservé, mais il a reçu une nouvelle cuve en inox. Ce matériau est plus étanche et plus résistant que le carrelage, utilisé à l’origine. La voûte, elle, a été entièrement reconstruite en polycarbonate, et le toit en bac acier pour le rendre plus solide. De plus, les façades ont été isolées.

La piscine Château-Landon devenue plus économe

Par ailleurs, le traitement de l’eau repose dorénavant sur des filtres à charbon actif, tandis que l’éclairage a été revu de fond en comble. Enfin, les couleurs d’origine (bleu, rouge et jaune) font leur grand retour sur les murs pour le bonheur des anciens. Selon les responsables de l’établissement, les travaux ont permis de réduire de 40 % les dépenses énergétiques globales, de 54 % le chauffage de l’eau chaude et de 25 % l’éclairage. La rénovation n’a donc pas servi uniquement à remettre en l’état la piscine Château-Landon, mais aussi à la rendre plus économe.

Des prix identiques à ceux des piscines municipales parisiennes

La piscine est ouverte tous les jours entre 7h et 22h30 (9h et 20h30 pour certains jours). Pour l’heure, les tarifs sont les mêmes que ceux des piscines municipales parisiennes. L’entrée unitaire est fixée à 3,50 euros et à 2 euros en tarif réduit. Quant à l’abonnement de 3 mois, il coûte 43 euros (22 euros en tarif réduit).

Au-delà des créneaux et des prix classiques, le bassin propose des leçons de natation pour bébés à partir de 15 euros les 30 minutes ou 66 euros le forfait de 6 séances. Il offre également des séances aux femmes enceintes, ainsi que du sport-santé et des créneaux adaptés aux personnes en situation de handicap.

Proche-Orient : la guerre contre l’Iran chamboule le secteur aérien

La guerre déclenchée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran a désorganisé le secteur aérien au Proche-Orient, l’un des principaux carrefours mondiaux. De nombreux vols ont été annulés ou reportés par les compagnies par soucis de sécurité. Cette situation laisse des milliers de voyageurs dans l’incertitude. S’ils bénéficient de remboursement en cas d’annulation, les clients ne peuvent pas toujours compter sur leur assurance voyage.

Depuis samedi 28 février, le Proche-Orient est en proie à une insécurité majeure en raison de la guerre entre les Etats-Unis et Israël d’une part et l’Iran de l’autre. À cause des missiles et drones qui déchirent l’air à tout instant, les grandes compagnies aériennes du Golfe, comme Emirates, Etihad ou Qatar Airways, ont dû annuler ou reporter des vols. Les transporteurs européens, comme Air France KLM et Lufthansa, ont fait de même. Ces annulations se font au gré de la situation dans l’espace aérien des différents pays (Qatar, Emirates Arabes Unis, Arabie Saoudite, Koweït, Bahreïn, Irak, Israël, etc.).

Des voyages annulés à cause de la guerre entre l’Iran et la coalition américano-israélienne

En raison de la guerre et des annulations en cascade, les voyageurs européens se retrouvent bloqués au Moyen-Orient, sans savoir leur date de retour. Pour ceux qui ont vu leur vol annulé, il est possible de demander un report ou un remboursement sans frais via son agence pour organiser soi-même son retour. Pour un voyage à forfait (vol + hébergement), l’organisateur doit offrir une assistance renforcée en cas de circonstance exceptionnelle et inévitable, comme la fermeture d’un espace aérien. Il a obligation de prendre en charge jusqu’à trois nuits d’hébergement si le retour semble impossible.

Un contrat d’assurance pourrait être utile si l’on est bloqué en Orient à cause de la guerre entre Iran et États-Unis/Israël

Aussi, il existe des contrats d’assurance incluant une garantie « interruption de séjour » ou « retard de transport » pouvant couvrir des frais supplémentaires, notamment l’hébergement ou un nouveau billet. Pour en bénéficier, il faut préalablement déclarer le sinistre via les coordonnées figurant sur l’attestation d’assurance ou via la carte bancaire si le voyage a été réglé avec celle-ci. Mais dans le cas d’une guerre, l’assurance voyage pourrait bien se révéler inutile. En effet, le conflit s’inscrit dans la catégorie juridique dite de « force majeure ». Cette situation renvoie à un événement extérieur, imprévisible et incontrôlable, pouvant empêcher l’exécution normale d’un contrat.

Mais l’assurance voyage ne couvre pas toujours les conflits armés

La notion de « force majeure » englobe les conflits armés, les rébellions, révolutions, insurrections ou prise de pouvoir par les militaires. Elle intègre aussi les attentats, les troubles civils, certaines catastrophes naturelles ou encore les épidémies. Allianz, notamment, est assez clair à ce sujet. Dans son document d’information, l’assureur classe la guerre parmi les choses qu’il ne couvrira jamais, qu’elle soit déclarée ou non. Cette précision s’impose en droit international car un conflit peut produire des effets juridiques sans une déclaration formelle. Elle rappelle surtout que l’assurance voyage protège contre de nombreux imprévus, mais rarement contre ceux nés d’intérêts géopolitiques.

Iran : Les Etats-Unis vont-ils frapper dès ce weekend ?

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Alors que les divergences persistent autour de l’accord sur le programme nucléaire iranien, les Etats-Unis pourraient frapper l’Iran dès ce weekend, si on en croit CNN et CBS. Les deux médias américains affirment cependant que Donald Trump n’a pas encore pris de décision finale sur les cibles et l’ampleur de l’intervention. Le président américain étudierait toutes les options, notamment des frappes chirurgicales sur des infrastructures militaires clés et l’élimination d’un bon nombre de hauts gradés et de dirigeants politiques iraniens, y compris l’Ayatollah Ali Khamenei.

Donald Trump maintient la pression au maximum sur Téhéran. Jeudi, lors d’un discours prononcé à Washington, le président américain a dit se donner « dix jours » pour décider si un accord avec l’Iran était possible. Si ce n’est pas le cas, « de mauvaises choses » se produiraient, a-t-il prévenu. La veille, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, avait déjà déclaré que l’Iran serait « bien avisé » de conclure un accord. Car « il existe de nombreuses raisons et arguments en faveur d’une frappe contre l’Iran », avait-elle ajouté.

L’Iran défend « son droit » à l’enrichissement d’uranium à des fins civiles

Les Etats-Unis menacent à nouveau de frapper l’Iran alors que les deux parties ont renoué le dialogue le 6 février 2026, sur fonds de répression sanglante de manifestants par le régime des mollahs. Washington et Téhéran ont déjà organisé deux sessions de pourparlers à Genève pour tenter de régler leurs différends, portant principalement sur les programmes nucléaire et balistique iranien. L’Iran a dit mercredi que les Etats-Unis avaient finalement adopté une position raisonnable sur le dossier et qu’il travaillait désormais à l’élaboration d’un cadre pour faire avancer les tractations, dans un délai de trois jours. Tout en continuant de nier le développement de l’arme nucléaire, le pays défend « son droit » à l’enrichissement d’uranium à des fins civiles, notamment pour l’énergie.

Une attaque américaine dès ce weekend ?

Pour Washington, il y a urgence. Les Américains exigent un règlement rapide sur le nucléaire et les missiles balistiques, mais également sur le soutien de Téhéran aux groupes armés dans la région, hostiles à Israël (Hezbollah au Liban, Hamas à Gaza, Houthis au Yémen et milices chiites en Irak). Alors qu’il s’est donné dix jours pour se décider, Donald Trump n’écarterait pas destinataire une entrée en action dans les deux à trois jours. CNN et CBS ont rapporté que l’armée américaine était déjà prête à mener des frappes sur l’Iran dès ce week-end. C’est dans cette optique que le plus grand porte-avions au monde, le Gerald Ford, navigue actuellement en direction du Golfe. Il est accompagné par trois destroyers.

Les États-Unis encerclent le pays avec une importante armada

On a rarement vu deux porte-avions américains au Moyen-Orient en même temps. Généralement, ce n’est pas bon signe pour l’ennemi. Comme en juin 2025, quand les États-Unis et Israël ont mené des frappes contre trois sites nucléaires iraniens pendant la guerre de douze jours déclenchée par Tsahal. L’armée israélienne a également ciblé des hauts gradés et des dirigeants politiques iraniens. En riposte, l’Iran a envoyé une salve de missiles sur Israël, dont certaines ont atteint leur cible. Ça sent un « remake ».

Aujourd’hui, l’armée américaine compte treize navires de guerre au Moyen-Orient, un porte-avions, le Abraham Lincoln, arrivé fin janvier, neuf destroyers et trois frégates légères. Il existe également plusieurs bases militaires américaines dans les pays du Golfe, qui refusent cependant de servir de cour arrière pour une frappe sur l’Iran, craignant d’être ciblés par Téhéran.

L’Iran montre des muscles dans le détroit d’Ormuz

Malgré cette armada, l’Iran montre des muscles. Dans une lettre adressée à Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, son représentant à l’ONU a prévenu que « dans le cas où l’Iran subirait une agression militaire, il ripostera de manière décisive et proportionnelle selon les principes de légitime défense inscrits dans l’article 51 de la Charte des Nations unies ». L’ambassadeur a également averti que son pays ciblerait légitimement « toutes les bases, les infrastructures et les biens » américains dans la région.

Dans un discours virulent prononcé dans une mosquée, l’Ayatollah Ali Khamenei a affirmé pour sa part qu’un porte-avions ça fait peur, mais qu’il faudrait avoir plus peur de l’arme qui est capable de le couler, laissant entendre par là que l’Iran possède une telle arme. En parallèle des discours énergiques, Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique du régime iranien, fait des démonstrations de ses capacités. Ils mènent actuellement des manœuvres militaires avec la marine russe dans le détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole.

Aurions-nous bientôt l’AIEA de l’intelligence artificielle ?

L’énergie nucléaire a l’AIEA pour la réglementer. Mais l’intelligence artificielle n’a pas encore un organisme pour l’encadrer, alors qu’elle constitue à elle seule un risque pour l’emploi, l’environnement et les droits humains. Lors du sommet de l’IA à New Delhi, en Inde, les dirigeants mondiaux et les patrons de la tech ont appelé à règlementer urgemment cette technologie, dont le développement se fait à une vitesse effarante.

Du 16 au 21 février, les dirigeants politiques et les leaders de la tech sont réunis à New Delhi, en Inde, pour le quatrième sommet mondial sur l’intelligence artificielle. Ce rendez-vous annuel vise à établir un cadre unifié pour la gouvernance de l’IA et la coopération internationale. Les participants ont tous reconnu la nécessite de réglementer cette technologie, au risque de la voir détruire notre société en s’attaquant à l’emploi, à l’environnement, à la création artistique, à l’éducation, à l’information ou encore aux droits humains.

« L’IA doit appartenir à tout le monde » 

Mercredi 18 février, les dirigeants mondiaux, dont Narendra Modi, Emmanuel Macron et Antonio Guterres ont lancé les premiers messages en faveur d’une IA équitable et éthique. Ils ont appelé à garantir un accès universel à cette technologie et à mettre en place des mesures pour encadrer son usage dans le monde entier.

« L’IA doit appartenir à tout le monde » et son avenir ne peut pas être laissé « aux caprices de quelques milliardaires », a mis en garde le secrétaire général des Nations Unies. Pour sa part, le premier ministre indien a émis le vœu de voir cette « ressource partagée au bénéfice de toute l’humanité ». Pour se faire, il estime « très important que nous élaborions ensemble une feuille de route qui montre le véritable impact de l’IA ».

L’Europe ne réglemente pas de façon excessive l’intelligence artificielle

De son côté, Emmanuel Macron a affirmé que l’Europe, « un espace sûr », reste « déterminée à continuer à définir les règles du jeu », même si certains patrons de la tech trouvent qu’elle réglemente l’IA de façon excessive. « Contrairement à ce que certains amis mal informés ont pu dire, l’Europe ne se focalise pas aveuglément sur la régulation », a-t-il déclaré.

Aussi, le président français a invité ses pairs à renforcer les garde-fous après que Grok, le chatbot d’Elon Musk, a servi à générer des images deepfake sexualisées d’enfants et de femmes sans leur consentement. Face à ces dérives, le chef d’Etat français a jugé dangereux de laisser l’IA « entre les mains de quelques puissantes entreprises du secteur ».

Le monde a un besoin « urgent » de règles pour encadrer le développement vertigineux de l’IA

Visé comme ses collègues par les déclarations d’Emmanuel Macron, Sam Altman a admis jeudi que le monde avait un besoin « urgent » de règles pour encadrer le développement vertigineux de l’intelligence artificielle. « Nous en avons besoin comme pour n’importe quelle autre technologie d’une telle puissance », a-t-il reconnu.

Le patron d’Open AI, startup à l’origine du célèbre assistant conversationnel ChatGPT, croit aussi que « la démocratisation de l’IA est le meilleur moyen de garantir l’épanouissement de l’humanité ». Aussi, avertit-il contre la centralisation de cette technologie dans une seule entreprise ou un seul pays. Cela « pourrait mener à la ruine », a avisé le patron de la tech américain.

Une guerre de l’intelligence artificielle en cours entre OpenAI et Anthropic

Pour sa part, Dario Amodei, PDG d’Anthropic et ex dirigeant d’OpenAI, a prédit que des machines surpassant les humains deviendront une réalité dans quelques années…En d’autres mots, il faut s’apprêter à un licenciement massif des travailleurs humains pour laisser place aux robots. Notons que Sam Altman a refusé de lui serrer la main au sommet de New Delhi, à cause d’une dent qu’il garde contre lui.

Pour rappel, Amodei a quitté son entreprise début 2021 pour co-fonder Anthropic avec plusieurs autres cadres chercheurs d’OpenAI…Aujourd’hui, la guerre fait rage entre les deux sociétés, leaders mondiaux de l’IA. Cette bataille nous rappelle celle qui a opposé Coca-Cola et Pepsi il y a quelques décennies.

Stratégie pour l’alimentation : tout le monde reste sur sa faim 

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Après plus de deux ans d’attente, le gouvernement a dévoilé, le mercredi 11 février, la nouvelle stratégie pour l’alimentation, la nutrition et le climat pour 2030. Le texte préconise principalement de limiter la consommation de viande et de charcuterie, et non plus de la réduire. Pour beaucoup, il n’est pas à la hauteur des attentes au regard des ravages environnementaux et sanitaires de nos régimes alimentaires.

Les ministères de l’Agriculture, de la Transition écologique et de la Santé ont publié conjointement, le mercredi 11 février, la nouvelle stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (SNANC), censée définir l’action du gouvernement d’ici 2030 pour une alimentation saine et moins émettrice de gaz à effet de serre. On retient principalement que le  texte préconise de limiter la consommation de viande et de charcuterie, et non plus de la réduire. Une grosse déception pour les organisations environnementales et de la cause animale.

La SNANC a fait l’objet d’âpres négociations ces deux dernières années

Issue de la Convention citoyenne pour le climat et de la loi Climat et résilience de 2021, la SNANC a fait l’objet d’âpres négociations ces deux dernières années entre les ministères de la Transition écologique, de la Santé et de l’Agriculture. Le plus gros point d’achoppement portait sur le terme « limitation » dans la consommation de viande. Le ministère de l’Agriculture défendait cette formulation, tandis que le ministère de la Transition écologique proposait le terme « réduction ». En septembre 2025, Matignon avait tranché, en bloquant la publication du texte. Il préférait remplacer l’idée de réduction par l’expression « consommation de viande équilibrée ». Finalement, c’est la « limitation de la consommation de viande et de charcuterie » qui a été retenue, la viande importée en particulier.

Le texte prévoit une augmentation de la consommation de fruits et de légumes

En novembre dernier, le ministère de l’Agriculture avait également fait main et pied pour obtenir le retrait de la « limitation des produits ultratransformés » ou AUT (sodas, chips, glace, etc.). Le gouvernement a ensuite prétexté un manque de connaissances autour de la « définition opérationnelle » de ces produits pour appeler à « poursuivre l’expertise sur le sujet ». Malgré ces retouches, assure l’exécutif, le document final reste ambitieux. Celui-ci prévoit notamment une augmentation de la consommation de fruits et légumes, de fruits à coque, de légumineuses et de céréales complètes ; une consommation suffisante et limitée de poissons et de produits laitiers, ainsi qu’une limitation de la consommation de viande et de charcuterie.

Cette stratégie pour l’alimentation n’est pas à la hauteur des attentes

En outre, la SNANC fixe 50% de produits durables et de qualité dans la  restauration collective (Ehpad, établissements pénitentiaires, écoles, etc.), avec une aide financière pour les cantines rurales. Contre le gaspillage alimentaire, elle table sur la mise en place de contrôles coordonnés chez les différents acteurs concernés. Si toutes ces mesures sont salutaires, le texte laisse beaucoup de personnes sur leur faim.

Ces Français estiment que la stratégie n’est pas à la hauteur des attentes, alors que l’alimentation représente près d’un quart de l’empreinte carbone nationale – dont 61% issus des produits d’origine animale – et qu’elle est responsable de la destruction de la biodiversité. De plus, cette alimentation a des conséquences néfastes sur la santé, avec la malbouffe et les pathologies qui en dérivent (cancers, maladies cardiovasculaires, diabète, surpoids, obésité ou encore ostéoporose).

Une proposition de loi transpartisane pour aller plus loin que la stratégie pour l’alimentation 

Le Réseau action climat (RAC) voit dans la version actuelle de la SNANC « une occasion manquée » pour l’État d’atteindre une alimentation saine et durable pour tous en France. L’ONG déplore les multiples reculs entérinés par les gouvernements d’Emmanuel Macron ces derniers mois. Elle regrette en particulier « un triple renoncement à restreindre la publicité et le marketing pour la malbouffe, à s’emparer du sujet de l’alimentation ultratransformée et à assumer un objectif chiffré de réduction de la consommation de viande ».

L’ancien ministre chargé de la Santé, Dr Yannick Neuder, trouve également que « la SNANC est très peu ambitieuse sur l’alimentation ultra-transformée, qui occupe pourtant une place majeure en France », surtout chez les jeunes et les milieux populaires. Le député (LR) de l’Isère voit spécialement dans la malbouffe, une « bombe à retardement », médicalement parlant. Il a annoncé le dépôt cette semaine d’une proposition de loi transpartisane pour aller plus loin que la SNANC.

Cinéma : Amazon MGM Studios à fond sur l’IA

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Amazon MGM Studios ne peut plus se passer de l’intelligence artificielle. Le groupe prévoit une bêta fermée en mars pour tester des outils d’IA au sein de son « AI Studio ». Objectif : pouvoir proposer bientôt ses technologies à Hollywood pour lui permettre de réduire les coûts de ses films et séries. Mais ces outils d’IA font peser des risques sur les métiers du cinéma.

Amazon obnubilé par l’intelligence artificielle. Amazon MGM Studios, sa branche dédiée au cinéma, va pousser à fond sur l’IA. Elle annonce une bêta fermée en mars pour tester les outils d’IA de son « AI Studio » auprès de partenaires de Hollywood triés sur le volet, avec de premiers retours attendus en mai. Son objectif est de permettre aux réalisateurs et producteurs de produire davantage de films et de séries avec des coûts moindres.

Amazon MGM Studios prend résolument le virage de l’intelligence artificielle

Ce n’est plus un secret. Amazon MGM Studios assume désormais publiquement son virage sur l’intelligence artificielle, dans un contexte d’optimisation des budgets dans le cinéma. En août 2025, la compagnie s’est dotée d’une équipe spécifique baptisée AI Studio. Celle-ci doit accélérer certains processus, pour produire davantage, plus vite et avec plus d’efficience, grâce à des outils d’intelligence artificielle.

Dirigée par Albert Cheng, cette structure regroupe principalement des ingénieurs produits et des spécialistes de l’IA. Il s’agit pour ces derniers de développer des technologies capables d’optimiser les différentes étapes de la production audiovisuelle, de la pré-production à la post-production.

L’IA c’est « le dernier kilomètre » dans le cinéma

Amazon compare ses outils d’IA dans le cinéma au « dernier kilomètre » dans la grande distribution. Selon le groupe, ces outils doivent intervenir en bout de chaîne pour relier des technologies existantes à des usages concrets et maîtrisés. En guise d’exemple, le géant technologique cite la série La Maison de David (House of David ») diffusée sur Prime Video.

Dans la saison 2, le réalisateur Jon Erwin a utilisé l’IA en complément d’images réelles pour concevoir des scènes de bataille à grande échelle. L’intelligence artificielle aurait généré plus de 350 plans sur la saison, permettant de réduire les coûts et les contraintes logistiques. Cette approche hybride est censée illustrer la philosophie défendue par Amazon : une IA qui vient en soutien à la créativité humaine, et non en remplacement.

Amazon MGM Studios tente de rassurer acteurs et scénaristes

Dans cette optique, Amazon souhaite positionner l’algorithme en amont, derrière l’écran. En l’intégrant aux outils de fabrication et logiciels professionnels, le groupe veut assurer la cohérence des personnages d’un plan à l’autre, tout en accélérant certaines tâches d’effets visuels. Mais comment compte-t-il vendre ses technologies à Hollywood qui a été récemment ébranlé par la grève des scénaristes ?

Pour rassurer tout le monde, Amazon insiste sur deux points sensibles : la propriété intellectuelle et la confidentialité des contenus générés. L’entreprise assure que les séquences issues de l’IA resteront isolées, protégées, et se feront à petites doses. Pour y parvenir, elle compte s’appuyer sur l’infrastructure AWS, avec plusieurs modèles de langage au choix pour les équipes.

L’IA arrive toujours sur la pointe des pieds avant de tout raser sur son passage

Malgré ces assurances, la défiance reste forte à Hollywood. Les syndicats d’acteurs et de scénaristes, qui ont déclenché des grèves entre mai et septembre 2023, en partie contre l’usage incontrôlé de l’IA, ont toujours peur que certains métiers soient fragilisés par le recours à cette technologie. Ils ne sont pas dupes. L’intelligence artificielle s’introduit toujours dans un domaine sur la pointe des pieds, avant de tout balayer au nom de l’efficacité et de la productivité. Les acteurs de l’industrie du cinéma peuvent d’autant craindre pour leur métier qu’Amazon a récemment supprimé des dizaines de milliers de postes, en mettant en avant des gains de productivité liés à l’IA.

Émirats Arabes Unis : une rue d’or, la nouvelle extravagance de Dubaï

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Fin janvier, Dubaï a annonce un projet plutôt excentrique, celui de construire la première rue d’or au monde. Cette route dorée sera située dans le Dubai Gold District, une refonte de l’actuel Gold Souk de la ville, le quartier abritant près de 1 000 commerçants d’or et de bijoux. Cette initiative stratégique vise à renforcer l’image de marque de la cité auprès des touristes et à attirer les investissements.

Mardi 27 janvier, le Bureau des médias de Dubaï a annoncé un projet inédit : la construction d’une rue pavée d’or (au lieu du bitume). Il n’a pas précisé le coût (sûrement exorbitant) de cette route qui devrait voir le jour d’ici la fin de l’année. Les détails techniques concernant sa conception et son envergure n’ont également pas été divulgués. On sait juste que cette rue d’or sera située dans le Dubai Gold District, une refonte de l’actuel Gold Souk de la ville, le quartier abritant près de 1 000 commerçants d’or et de bijoux.

La rue d’or se trouve dans l’un des quartiers commerciaux les plus anciens de Dubaï

Annoncé ce même mardi par le Dubai Media Office, le Dubai Gold District est un projet de réaménagement et de modernisation du Gold Souk existant à Deira. Ce quartier est l’un des plus anciens lieux d’activité commerciale de Dubaï. Il abrite actuellement environ 1 000 détaillants spécialisés dans la joaillerie et les pierres précieuses.

Le secteur accueille également de nombreuses enseignes prestigieuses de la joaillerie, telles que Jawhara Jewellery, Malabar Gold and Diamonds, Al Romaizan et Tanishq Jewellery. Outre ses espaces commerciaux, il dispose d’une infrastructure hôtelière complète, avec plus d’un millier de chambres d’hôtel réparties dans six établissements haut de gamme, offrant un accès facile aux touristes et aux acheteurs internationaux.

Une rue d’or pour renforcer l’attractivité de Dubaï

Attraction touristique prisée de la vieille ville, le Souk de l’Or côtoie d’autres marchés dédiés aux épices, aux parfums et aux antiquités. Il incarne la place que l’or occupe à Dubaï, voire aux Emirats Arabes Unis. « L’or est profondément tissé dans le tissu culturel et commercial de Dubaï, symbole de notre héritage, de notre prospérité et d’un esprit d’entreprise qui perdure », confirme Ahmed Al Khaja, directeur général de Dubai Festivals and Retail Establishment (DFRE), entité du Dubai Department of Economy and Tourism (DET).

« Avec ce lieu emblématique (la rue d’or), nous ne nous contentons pas de célébrer cet héritage : nous le réinventons pour une nouvelle ère façonnée par la créativité et la durabilité. », ajoute le responsable. Selon lui, le projet devrait jouer un rôle clé dans l’attraction des touristes internationaux et le renforcement du rayonnement mondial de Dubaï.

D’où vient l’or des Emirats Arabes Unis ?

Avec cette nouvelle initiative, Dubaï, ville sulfureuse connue pour son shopping de luxe et son architecture ultramoderne, souhaite donc attirer davantage de touristes et d’investissements. Mais d’où viendra l’or qui servira à recouvrir cette rue ? Selon le Dubai Media Office, les Émirats Arabes Unis occupent la deuxième place mondiale pour le négoce physique de l’or, avec 53,41 milliards de dollars (44,6 milliards d’euros) d’or exportés en 2024-2025. Mais le pays ne possède pas de mines d’or, rappelle Deustche Welle et 7sur7.

L’or vendu à Dubaï provient majoritairement d’Afrique, notamment du Soudan, un pays déchiré par la guerre depuis avril 2023. Dans ce conflit aux relents civils, les Émirats soutiennent les rebelles du FSR (Forces de soutien rapide) dirigés par le général Mohammed Hamdan Daglo, dit « Hemedti ». Le groupe armé contrôle une grande partie des mines artisanales soudanaises…