Viande bio : la production a doublé en cinq ans

Des vaches dans un pâturage verdoyant.

 

La production de viande bio a doublé sur les cinq dernières années, passant de près de 28 000 tonnes en 2014 à près de 54 000 tonnes en 2019, indique Interbev dans un communiqué publié le 16 septembre 2020. Une hausse qui cadre avec l’ambition du plan de filière qui prévoit un doublement de la production d’ici à 2022.

Les derniers chiffres divulgués par l’interprofession du bétail et des viandes (Interbev) sont de bon augure pour la filière des viandes en agriculture biologique. En l’espace de 5 ans, la production de viandes bio a quasiment doublé passant de 27 498 tonnes en 2014 à 53 629 tonnes en 2019. « L’ambition affichée dans le plan de filière en 2017, qui repose sur un doublement des volumes bio et le développement de la consommation, notamment au sein de la restauration collective et commerciale d’ici 2022, se concrétise », estime Interbev dans son observatoire des viandes bio publié le 16 septembre 2020.

La restauration hors domicile rayonne

Pour l’année 2019, la filière recense des volumes d’abattage en augmentation de 16 % par rapport à l’année précédente, et en particulier au sein de la filière porcine (+32%). Les ventes dans les différents canaux de distribution vont bon train également, notamment dans la restauration hors domicile. Celle-ci enregistre une progression de 34% en volume en 2019. Elle est suivie par les magasins spécialisés qui pèsent 14, 7% de parts de marché et affiche une progression de 10%. Le troisième circuit de distribution est la boucherie artisanale (12,2% des volumes) qui s’inscrit en progression de 12%. Quant à la vente directe, elle représente 9,3% des volumes de viandes bio.

Une croissance parallèle du nombre de consommateurs

En 2019, la majorité des ventes en volume (56%) continue toutefois d’être réalisée au sein des enseignes de la grande distribution. Selon la section Bio d’Interbev, les animations y jouent un rôle clé pour séduire les consommateurs et dynamiser les ventes. Notons que, parallèlement à la hausse de la production, le nombre de consommateurs de viande bio a aussi augmenté ces dernières années. Il est passé de 59% en 2015 à 74% en 2018.

Un plan filière avec 7 axes majeurs

Le programme Ambition Bio 2022, dévoilé en 2017, est doté de 1,1 milliard d’euros et s’articule en 7 axes majeurs. Parmi lesquels : développer la production pour atteindre les 15% de surface agricole française cultivée en bio à l’horizon 2022, renforcer la recherche, former les acteurs et adapter la réglementation.

 

Quelles différences entre la cigarette électronique et le tabac à chauffer ?

Si les cigarettes électroniques commencent à être bien connues des Français, on ne peut pas en dire autant d’un autre substitut à la cigarette, le tabac à chauffer. Les ventes de ces dispositifs d’accompagnement au sevrage tabagique progressent pourtant partout dans le monde, y compris dans l’Hexagone. Quels points communs et quelles différences y a-t-il entre le vapotage et le tabac à chauffer ?

Tout d’abord, il est indispensable de préciser que cigarettes électroniques et tabac à chauffer ne doivent être utilisés que pour les fumeurs ne pouvant pas ou ne voulant pas arrêter la cigarette par eux-mêmes. Si ces dispositifs sont moins nocifs que la cigarette traditionnelle, le meilleur geste pour la santé est de ne pas fumer. Ces produits s’adressent aux fumeurs adultes qui souhaitent se détourner de la cigarette.

En revanche, pour les fumeurs souhaitant arrêter la cigarette, ces deux options peuvent représenter une assistance utile pour le sevrage. Avec toutefois des différences de taille entre les deux. Mais aussi quelques points communs : à la différence de la cigarette, ceux-ci ne brûlent pas le tabac pour libérer la nicotine, et entendent ainsi limiter l’émission de substances nocives liées à la combustion, et le fait qu’il s’agit de dispositifs électroniques chauffant du liquide (e-cigarette) ou du tabac (tabac à chauffer).

C’est d’ailleurs la principale différence entre les deux. Là où la cigarette électronique vaporise un liquide de synthèse à la nicotine (qui peut être ou pas aromatisé), les dispositifs de tabac à chauffer utilisent de véritables cartouches de tabac afin de proposer, selon ses promoteurs, une expérience plus proche de la cigarette en termes de saveur et de rituels.

Le principe du tabac à chauffer est de chauffer du tabac à une température de 350°C qui permet de dégager des vapeurs de tabac, mais qui n’entraine pas de combustion (une cigarette traditionnelle se consume à une température de 900°C environ). Or, ce seraient les fumées de la combustion qui engendreraient 90 à 95% des matières toxiques inhalées par les fumeurs, selon l’américain Philip Morris International (PMI), leader mondial du secteur.

PMI, qui cherche à faire évoluer son modèle économique et vise à terme d’abandonner les ventes de cigarettes, a investi plus de 7,2 milliards de dollars depuis 2008 pour mettre au point son dispositif de tabac à chauffer, baptisé IQOS, en partant du principe que les fumeurs étaient attachés aux rituels de la cigarette et qu’il était plus facile de les aider à décrocher en leur proposant un produit à base de tabac qui soit moins nocif.

Plus de 18,7 milliards de recharges IQOS ont été commercialisées au premier trimestre 2020 sur les 56 marchés où le dispositif de tabac à chauffer est présent, des chiffres en augmentation de 24,3% par rapport à l’année précédente. Des volumes de ventes qui représentent désormais plus de 10% des volumes mis sur le marché par PMI. Autant d’éléments qui laissent à penser que le tabac à chauffer devrait s’installer durablement dans les habitudes de sevrage des fumeurs.

Numérique : « la France va prendre le tournant de la 5G », défend Macron

Emmanuel Macron lors d'une visite au Panthéon, à Paris, le 4 septembre 2020 (Photo : Elysée).

 

Alors que 70 élus de gauche et écologistes ont demandé un moratoire sur cette nouvelle technologie, Emmanuel Macron a défendu lundi la 5G, dont l’attribution des fréquences doit débuter à la fin du mois en France. Il a même ironisé sur « le modèle Amish » et le « retour à la lampe à huile ».

Au lendemain de la demande de moratoire de 70 élus de gauche et écologistes sur la 5G, Emmanuel Macron a clairement pris position. Le chef de l’Etat français a estimé que la France devrait mettre le cap sur cette nouvelle technologie pour maintenir sa souveraineté numérique. « La France est le pays des Lumières, c’est le pays de l’innovation (…) On va tordre le cou à toutes les fausses idées. Oui, la France va prendre le tournant de la 5G parce que c’est le tournant de l’innovation », a insisté le chef de l’Etat devant une centaine d’entrepreneurs et entrepreneuses de la « French Tech » réunis dans la salle des fêtes de l’Elysée.

Macron se paie la tête des écologistes

Ne se contentant pas de défendre la 5G, Emmanuel Macron a même choisi de lancer une pique aux opposants à cette cinquième génération des standards pour téléphonie mobile. « J’entends beaucoup de voix qui s’élèvent pour nous expliquer qu’il faudrait relever la complexité des problèmes contemporains en revenant à la lampe à huile ! Je ne crois pas que le modèle Amish permette de régler les défis de l’écologie contemporaine », s’est moqué le président de la République. Il faisait ainsi référence à cette communauté religieuse américaine hostile à la technologie et qui vit comme au XVIIIe siècle.

« On ne doit dépendre d’aucune puissance non européenne »

Emmanuel Macron a aussi rappelé que le plan de relance consacrerait sept milliards d’euros au secteur du numérique, notamment pour la transformation des services de l’Etat. Il a par ailleurs défendu une Europe numérique souveraine. « Sur la 5G et beaucoup d’autres sujets, on ne doit dépendre d’aucune puissance non européenne », a martelé le locataire de l’Elysée, en appelant notamment à « rouvrir la bataille sur le cloud ».

Un moratoire sur la 5G d’ici l’été 2021 ?

Emmanuel Macron s’est exprimé au lendemain de la demande de moratoire sur le déploiement de la 5G, d’ici l’été 2021, de 70 élus de gauche et écologistes, dont Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot ou François Ruffin. Ceux-ci reviennent à la charge ce mardi matin dans « l’Obs » pour demander un référendum sur le sujet.

L’attribution des fréquences de cette technologie mobile doit débuter à la fin du mois en France, le mardi 29 septembre précisément.

Italie : le défilé à huis clos de Giorgio Armani à voir en direct à la télé italienne

Présentation de la collection FW17 Collection de Giorgio Armani (Photo : Giorgio Armani).

 

En raison de la crise sanitaire du coronavirus, Giorgio Armani présentera sa collection femme et homme printemps / été 2021 à huis clos. Le grand public pourra surtout suivre le défilé à la télévision italienne et sur les réseaux sociaux de la marque.

Les collections Emporio Armani en direct sur La7

En février dernier, face à l’accélération de l’épidémie de coronavirus dans le nord de l’Italie, Giorgio Armani avait décidé d’organiser un show sans public. Ainsi, il avait été l’un des premiers stylistes à prendre une telle décision, alors qu’à Paris, la Semaine de la mode avait prévu de se dérouler normalement. Sept mois plus tard, il prend les devants en choisissant de présenter ses collections Emporio Armani homme et femme printemps-été 2021 à la télévision italienne.

En effet, ces défilés feront l’objet d’une retransmission en direct sur la chaîne italienne la7, mais aussi sur les réseaux sociaux de la marque. « Considérant que la situation actuelle liée à la pandémie ne permettra malheureusement pas que les défilés soient mis en scène à leur manière habituelle, le designer a choisi deux façons différentes de présenter les collections, les deux sans invités », indique la maison dans un communiqué.

« Un choix instinctif, né du besoin de dialoguer avec le public »

L’émission d’une quarantaine de minutes passera le samedi 26 septembre en prime time sur La7, ainsi que sur armani.com, sur les réseaux sociaux de la marque et sur la plateforme de la Camera della moda (CNMI). « Le designer a pris cette décision afin que le spectacle, enregistré à huis clos, soit apprécié par un vaste public », explique la maison. Selon le styliste Giorgio Armani, qui s’exprimait dans un entretien au quotidien italien Corriere della Sera dimanche, cette forme de présentation répond à « un choix instinctif, né du besoin de dialoguer avec le public ». « Le mien n’est pas un défi direct au web, mais la démonstration qu’il existe une alternative au digital », ajoute-t-il.

La maison italienne précise que « Les vêtements seront portés par des mannequins ainsi que de jeunes acteurs, chanteurs, danseurs et figures d’univers différents ayant des liens avec la vaste communauté de la marque ».

APL : après plusieurs reports, la réforme entrera finalement en vigueur le 1er janvier 2021

Emmanuelle Wargon, ministre français du Logement.

 

La réforme des APL, qui doit permettre leur calcul en temps réel par rapport aux revenus, entrera finalement en vigueur le 1er janvier 2021, après plusieurs reports, a annoncé ce lundi la ministre du Logement Emmanuelle Wargon, dans Le Parisien.

« On calculera les aides sur la base des douze derniers mois »

La réforme des aides personnalisées au logement (APL), qui doit permettre leur calcul en temps réel par rapport aux revenus, entrera en vigueur le 1er janvier 2021, après avoir été repoussée à plusieurs reprises. « La réforme entrera en vigueur le 1er janvier. On calculera les aides sur la base des douze derniers mois, c’est-à-dire de décembre 2019 à novembre 2020 », a annoncé lundi la ministre du Logement Emmanuelle Wargon dans Le Parisien. Actuellement, les APL sont calculées sur les revenus remontant à deux ans. « Le nouveau mode de calcul ajuste les aides en fonction des revenus ‘en temps réel’. Si ceux-ci augmentent, les aides baissent. Si les revenus diminuent, les allocations croissent », a rappelé la ministre.

Concrètement, « un célibataire qui gagnait 1.000 euros mensuels en 2019, puis 1.100 euros en 2020, verra ses APL baisser progressivement et sur un an de 77 à 44 euros mensuels. A l’inverse, un salarié qui connaît une période de chômage partiel d’avril à août 2020 verra ses APL augmenter d’environ 30 euros par mois », a illustré Emmanuelle Wargon.

Beaucoup de bénéficiaires verront leur APL augmenter 

Pour rappel, cette réforme des APL devait initialement entrer en vigueur début 2019. Le gouvernement, qui comptait dessus pour économiser environ un milliard d’euros, a dû procéder à plusieurs reports à cause des difficultés intervenues entre-temps. La dernière date fixée par l’exécutif était le 1er avril, mais la pandémie du nouveau coronavirus a bousculé le calendrier. Aucune date n’avait été ensuite donnée.

A présent, le gouvernement s’attend à « ce qu’un nombre plus élevé de bénéficiaires voient leur APL augmenter », a estimé Mme Wargon, « ce qui réduira fortement les économies liées à la réforme ». Quant aux étudiants, « nous allons passer à un forfait », a ajouté la ministre du Logement, qui espère des avantages « pour ceux qui travaillent à mi-temps, par exemple ».

Notons que cette réforme n’a rien à voir avec la baisse de 5 euros par mois des APL, décidée au début du quinquennat d’Emmanuel Macron, à l’origine d’une polémique relayée par l’opposition et des associations.

Eli Zero : enfin une commercialisation d’ici fin 2020 ?

Le quadricycle électrique Eli Zero du constructeur chinois Eli Electric Vehicles.

 

La start-up chinoise Eli Electric devrait commercialiser son quadricycle électrique Eli Zero d’ici la fin de l’année 2020, après une première annonce en 2018. Décliné en deux configurations batteries, le véhicule promet jusqu’à 110 km d’autonomie.

Fabriquée par la firme chinoise Eli Electric Vehicles, le quadricycle électrique Eli Zero avait fait parler de lui en 2017, à l’occasion du Consumer Electronics Show de Las Vegas. Les précommandes avaient même été ouvertes en 2018 pour une commercialisation dans les mois suivants. Mais le constructeur chinois a ensuite observé un long silence.

Un prix de départ de 10.000 euros

Après deux années sans donner le moindre signe de vie sur Twitter, il ressurgit de nulle pour annoncer une prochaine mise en vente de son véhicule. « Nous sommes de retour ! Jetez un œil à la nouvelle Eli Zero dotée de nouvelles améliorations, et dont la production débute bientôt », écrit la start-up. Déclinée en trois versions, cette Eli Zero sera produite en série limitée et mise en vente aux Etats-Unis et en Europe dans le courant du quatrième trimestre 2020, selon les sites Automobile Propre, Welt et ForocochesElectricos.

Si ses tarifs officiels n’ont pas été révélés, elle devrait s’offrir à un prix de départ de 10.000 euros. Sa concurrente, la Citroën Ami débute à 6.000 euros, mais elle se propose surtout en location longue durée (48 mois) à 19,99 euros par mois après le versement d’un premier loyer.

Un design plus raffiné que celui de la Citroën Ami

L’Eli Zero se définit comme un Neighborhood Electric Vehicle (NEV) que l’on peut traduire par véhicule électrique de voisinage. Une voiture électrique qui se conduit sans permis et ne dépasse pas les 45 km/h. Le quadricycle affiche 2.250 mm de longueur, 1.280 mm de largeur et 1.588 mm de hauteur. Il contient deux places de front comme la Citroën Ami, mais avec quelques raffinements techniques supplémentaires. Il s’agit notamment d’une ouverture et démarrage sans clé, de la récupération d’énergie au freinage, d’une direction assistée, d’un radar de stationnement, d’une caméra arrière ou encore de chauffage de la batterie pour un meilleur confort en hier, le tout grâce à trois commandes rotatives.

Ce biplace dispose également d’un coffre de 160 litres et d’options de batterie (5,8 ou 8 kWh) offrant une autonomie de 80 et 110 kilomètres, respectivement. Il se recharge en 2,5 ou 3,5 heures sur une prise 240V.

Coronavirus : Emirates prévoit de desservir à nouveau « toutes ses destinations » d’ici à l’été 2021

Un avion de la compagnie Emirates.

 

La compagnie aérienne Emirates a annoncé jeudi qu’elle va desservir à nouveau « toutes ses destinations » d’ici à l’été 2021, après avoir réduit sa voilure à cause de la pandémie de nouveau coronavirus.

La compagnie aérienne Emirates espère desservir à nouveau « toutes ses destinations » d’ici un an, après avoir réduit sa voilure en raison de la pandémie de nouveau coronavirus. « Je pense que nous pouvons facilement dire qu’à l’été 2021, nous desservirons 100 % de nos destinations », a affirmé Adel Al-Redha, directeur des opérations d’Emirates, à la chaîne CNBC. « Evidemment, la fréquence des vols dépendra de la demande et des restrictions qui devront se relâcher dans certains aéroports et certains pays », a-t-il ajouté, précisant que la compagnie envisageait de desservir ainsi 143 destinations l’été prochain.

« Nous avons presque doublé le nombre de passagers »

La plus grande compagnie du Moyen-Orient, basée à Dubaï, a interrompu ses activités fin mars en raison du Covid-19. Elle a partiellement repris ses dessertes, deux semaines plus tard, assurant notamment des vols de rapatriement. Elle a ensuite augmenté progressivement ses vols après l’assouplissement des restrictions de voyage par Dubaï pour relancer son secteur touristique. D’après le site internet du transporteur, Emirates relie actuellement 70 destinations grâce à une flotte de 270 gros-porteurs. « Si je compare notre performance actuelle avec celle d’il y a un mois, nous avons presque doublé le nombre de passagers », a indiqué Adel Al-Redha.

Interrogé sur les vols à destination d’Israël, après l’annonce le 13 août de la normalisation des relations entre ce pays et les Emirats arabes unis, M. Redha a souligné que cela nécessitait des accords et que sa compagnie était intéressée par cette nouvelle destination.

Des suppressions d’emplois annoncées

Bien que la reprise soit effective, Emirates ne devrait pas retrouver une activité normale avant quatre ans, selon son PDG Tim Clark. Le responsable de la compagnie a déclaré en juin que les suppressions d’emplois pourraient atteindre 15 % des effectifs, soit 9 000 postes. Avant la crise, la compagnie employait quelque 60 000 personnes, parmi lesquelles 4 300 pilotes et près de 22 000 membres d’équipage de cabine, d’après son rapport annuel.

L’industrie du transport aérien a joué un rôle clé dans le positionnement de Dubaï en tant que plaque tournante mondiale du tourisme et des transports. L’émirat a accueilli plus de 16 millions de visiteurs en 2019 et visait cette année 20 millions de touristes. Mais le coronavirus devrait réduire considérablement ce chiffre.

Transition énergétique : après l’hydrogène naturel, Hydroma SA s’intéresse à l’hydrogène vert

La société Hydroma SA, première entreprise mondiale à transformer de l’hydrogène naturel en électricité, s’intéresse à présent à l’hydrogène vert, une source d’énergie au cœur de la transition écologique en Europe. Son PDG; Aliou Diallo, vient d’acquérir d’importants terrains au Mali et au Sénégal en vue de construire de vastes centrales photovoltaïques pour le démarrage de ce projet.

Créée en 2012 par l’entrepreneur malien Aliou Diallo, la société Hydroma SA mène actuellement une véritable révolution énergétique au Mali. En effet, elle produit de l’électricité verte à partir de l’hydrogène naturel, grâce à une unité pilote installée près de Bourakébougou (Mali). Cette énergie propre est distribuée gratuitement aux 1500 habitants de ce village et permet également de lancer de nouvelles activités génératrices de revenus.

L’hydrogène naturel : un gaz abondant, propre et renouvelable

Hydroma SA a contribué à propulser l’hydrogène naturel et à faire de lui un candidat potentiel pour la transition énergétique. Jusque récemment, cette ressource naturelle était considérée comme une chimère. Puis comme un gaz inexploitable car l’on pensait qu’il n’existait que dans des profondeurs inaccessibles en mer.

Mais en 2010, les équipes du professeur Alain Prinzhofer de l’Institut de physique du globe de Paris ont confirmé la présence d’importantes réserves d’hydrogène naturel sur plusieurs points du globe. Notamment au Mali, dans le cercle de Kati, au cœur des concessions minières d’Hydroma SA. La société avait obtenu de l’Etat malien une superficie de 1264 km² de gaz naturel à l’intérieur du bloc 25.

Après le succès de la première unité pilote, situé près du village de Bourakébougou, le monde a commencé à s’intéresser un peu à l’hydrogène naturel. Un gaz vertueux car abondant, propre et renouvelable.

Des plans hydrogène partout en Europe

Aujourd’hui, il existe plusieurs façons de fabriquer de l’hydrogène et toutes n’ont pas les mêmes valeurs environnementales. Il y a d’abord celui produit par électrolyse du gaz naturel. Problème : cet hydrogène industriel génère du CO2, donc de la pollution. Pour cela, il a été qualifié d’hydrogène gris. Parfois, le CO2 produit lors de ce procédé d’électrolyse est aussitôt capté et recyclé. Dans ce cas de figure, on parle d’hydrogène bleu, parce qu’il a un bilan carbone neutre. Il y a enfin l’hydrogène vert, produit lui par le biais de centrales électriques solaires (voire potentiellement éoliennes).

C’est sur ce dernier que misent les industriels et les décideurs publics européens en attendant la « démystification » de l’hydrogène vert. Ainsi, l’Union européenne a présenté en juillet dernier sa stratégie hydrogène avec l’objectif d’atteindre une part de 14% dans la consommation finale d’énergie à l’horizon 2050.

L’Allemagne, qui veut devenir Numéro Un mondiale de cette ressource, va débloquer 9 milliards d’euros pour financer sa stratégie hydrogène. La France aussi a prévu un peu plus d’un milliard pour le développement de cette ressource, dans le cadre de sa Programmation Plurielle de l’Energie (PPE).

Hydroma SA s’invite dans le marché de l’hydrogène vert

Face aux ambitions européennes, Hydroma SA a récemment décidé de se positionner aussi sur le marché de l’hydrogène vert afin d’en devenir à terme l’un des acteurs majeurs. La société a déjà un avantage certain : son ancrage au Sahel, l’une des régions au monde bénéficiant des plus gros taux annuels d’ensoleillement.

Son PDG Aliou Diallo vient d’acquérir d’importants terrains au Mali et au Sénégal en vue de construire de vastes centrales photovoltaïques. Ces centrales solaires doivent permettre de produire sans émissions de CO2 d’importantes quantités d’hydrogène vert pouvant répondre aux besoins locaux et mêmes internationaux.

Parallèlement, Hydroma SA continue de miser sur l’hydrogène naturel car son heure viendra bientôt. En plus de ses activités au Mali, la société d’Aliou Diallo a lancé récemment des prospections au Canada et en Australie, deux vastes pays à l’immense potentiel en termes de production d’électricité par de l’hydrogène naturel.

Grand Paris : une randonnée de 150 km pour découvrir les trésors de la métropole

L'Arc de Triomphe de l'Etoile, Paris, France

Enlarge your Paris, la société du Grand Paris et le Grand Paris Express proposent, du 19 au 30 août 2020, une randonnée de plus de 150 km pour découvrir les trésors de la métropole. Les participants pourront notamment admirer les paysages, monuments, espaces verts et profiter de la vie culturelle.

Douze étapes attendent les promeneurs

Alors que le projet du Grand Paris se poursuit, Enlarge your Paris, la société du Grand Paris et le Grand Paris Express proposent un parcours de marche de plus de 150 km du 19 au 30 août 2020. Objectif : découvrir les trésors de ce Paris étendu. Chaque jour, les participants auront droit à une balade pour admirer une partie des spots incontournables ou méconnus qui se trouvent en périphérie de la capitale. Il s’agit globalement de lieux pittoresques comme une bergerie urbaine, un potager royal, un moulin, un cirque du monde, des friches, de beaux paysages et des espaces verdoyants.

Les randonneurs pourront également profiter de balades le long des berges, des canaux, des petites rivières, ou des excursions dans les forêts, les plaines et les plateaux. Dans le même temps, ils prendront connaissance de l’avancée des chantiers et des travaux du Grand Paris. Au total 12 étapes attendent les promeneurs. Chaque jour, les 80 premiers inscrits pourront profiter de cette randonnée gratuite. Il suffit de s’inscrire sur les sites Enlarge your Paris, la page Facebook ou encore Explore Paris. Cette invitation à la curiosité et à un nouveau regard sur la banlieue bénéficie de financements de la métropole du Grand Paris, de la ville de Paris ou encore du conseil régional.

Un parcours qui ne passera pas par Paris

Dans le projet initial du Grand Paris, le parcours de marche doit faire 600 km de long et traverser quelque 150 communes d’Ile-de-France, depuis les hauteurs d’Orgemont (Val-d’Oise) jusqu’à la dalle d’Evry (Essonne) en passant par La Défense (Hauts-de-Seine), Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) ou Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne). Le parcours ne passera pas par Paris, une ville construite pour les véhicules, faisait remarquer Didier Babin en 2018. « Tout le problème, c’est que la ville a été dessinée pour la voiture et pas pour les piétons. Ne serait-ce que pour traverser un carrefour à quatre-voies, on est obligé de s’y reprendre à deux fois… », expliquait le vice-président de la Fédération française de la randonnée pédestre (FFRandonnée).

Solidarité : les meuniers français envoient 500 tonnes de farine de blé au Liban

Des sacs de farine dans un entrepôt.

 

Suite à l’explosion qui a détruit une grande partie du port de Beyrouth (Liban) le 4 août, des meuniers français se sont mobilisés pour envoyer 500 tonnes de farine de blé à la population libanaise. Cette aide alimentaire ira en deux fois au pays du Cèdre.

La double explosion qui s’est produite dans un entrepôt du port de Beyrouth le 4 août dernier a dévasté la majeure partie de la capitale libanaise. Elle a fait au moins 158 morts et plus de 6000 blessés. Aussi, près de 300 000 personnes n’ont plus de domicile et des pénuries sont à craindre. En effet, l’explosion a détruit une partie du port comprenant notamment les silos à céréales et 15 000 tonnes de blé qui y étaient stockées. Les importations de blé peuvent bien sûr continuer par Tripoli, mais le port ne dispose pas des mêmes infrastructures de stockage. Et si le gouvernement libanais a assuré qu’il n’y aurait pas de crise du pain ou de la farine, le prix des denrées alimentaires risque néanmoins d’augmenter fortement, fragilisant l’accès à l’alimentation pour une grande partie de la population.

Vingt meuniers de toutes tailles

Afin de répondre à l’urgence, le gouvernement français et la filière meunerie ont lancé un appel à la solidarité pour le Liban. Ce qui a permis de réunir 500 tonnes de blé auprès de 20 meuniers de toutes tailles. Les Grands Moulins de Paris, filiale du groupe coopératif Vivescia, indique avoir acheminé « en un temps record » 75 tonnes de farine au port de Toulon. Tandis que le groupe coopératif Axiane Meunerie a fait don de 50 tonnes. Cette initiative solidaire a été organisée en quelques jours et coordonnée par l’ANMF (Association Nationale de la Meunerie Française).

Déjà, 250 tonnes ont quitté Toulon sur le porte-hélicoptère Le Tonnerre, le 9 août, et « un deuxième chargement effectuera le même trajet ce mardi 11 août », précise l’ANMF, qui ajoute que « d’autres initiatives pourront être prises pour prolonger cet esprit de solidarité ».

Sanofi et Carrefour rejoignent la chaîne de solidarité

Tous les acteurs français se mobilisent pour apporter une assistance au peuple libanais dans des secteurs prioritaires, en particulier le domaine médical, l’éducation, la réhabilitation des logements et des infrastructures et l’aide alimentaire. Ainsi, plus de 660 tonnes de produits alimentaires sont en cours d’acheminement (céréaliers, laitiers…). Par ailleurs, Sanofi a envoyé quatre tonnes de matériels médicaux et Carrefour environ 40 tonnes d’aliments (52 palettes de denrées non périssables, comme des pâtes, du riz et des conserves).

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