mercredi, février 4, 2026
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Mise en place du prélèvement à la source

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Les dirigeants d’entreprises cotées en bourse ou celles dont l’Etat est actionnaire devront « impérativement » verser leurs impôts en France, a préciser le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin dans une interview au Journal du dimanche. « Comme l’a dit le président de la République, les dirigeants d’entreprises cotées ou dont l’Etat est actionnaire doivent impérativement être résidents fiscaux français » a-t-il ajouté.

Le ministre s’est voulu offensif sur le dossier. « Nous sommes en train de nous en assurer et nous sommes prêts à prendre toutes les mesures nécessaires si tel n’était pas le cas », a-t-il précisé, affirmant que « la suppression de l’ISF, qui était un impôt absurde, doit aller de pair avec un certain civisme fiscal ».
Dans sa réponse au mouvement des «gilets jaunes», le président Emmanuel Macron avait déclaré dans la première quizaine de décembre que « le dirigeant d’une entreprise française doit payer ses impôts en France et les grandes entreprises qui y font des profits doivent y payer l’impôt ».

A propos du le prélèvement de l’impôt à la source, qui est entré en application hier, le ministre ne semble pas s’attendre à d’importantes tentatives de fraude. « Ce gouvernement fait confiance aux entreprises (qui devront collecter l’impôt). Et si dans tout système, il peut y avoir des fraudes, l’administration sera vigilante, mais notre rôle est d’accompagner l’entreprise », a-t-il déclaré.

« Qu’il soit en tout cas certain que si, pour une raison ou une autre, l’impôt n’est pas acquitté normalement, ce sera sans aucune conséquence pour le particulier », s’est voulu rassurant le ministre.

Vers la fin de l’E171 ?

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L’UFC-Que-Choisir a demandé ce lundi la suspension de l’utilisation le dioxyde de titane ou E171 au ministère de l’Economie. L’association demande aux autorités de prendre un arrêté ministériel rapidement à cause de suspicions de dangers pour la santé des consommateurs. 

UFC-Que Choisir a été rejoint par France Nature Environnement, la Ligue contre le cancer, Réseau environnement santé, Générations futures, Greenpeace, 60 millions de consommateurs et d’autres organisations. Au mois de mai 2018 la secrétaire d’État à la Transition écologique, Brune Poirson, avait annoncé la volonté du gouvernement d’interdire « d’ici la fin de l’année » l’utilisation de ce produit dans les produits alimentaires. Un mois plus tard les confiseurs français s’étaient engagés à respecter la volonté du gouvernement. La suspension a ensuite été votée à l’automne par le parlement mais sans que son utilisation ne cesse du côté des industriels.

Dans une tribune publiée par le journal Le Monde, les associations reviennent sur la situation actuelle : « Pire, l’entrée en vigueur de cette mesure est gelée par Bercy. En vertu du code de la consommation, le ministère chargé de la consommation est le seul compétent pour prendre l’arrêté ministériel permettant de rendre cette mesure effective ». « Or Bercy refuse de rédiger cet arrêté, au motif qu’il n’y aurait pas de danger suffisamment « grave ou immédiat » pour activer la clause de sauvegarde au niveau européen », soutiennent les signataires.

Le dioxyde de titane, dont l’emploi est informée sur les étiquettes par les appellations TiO2 ou E171, est utilisée sous forme une poudre blanche principalement comme colorant, pour blanchir ou intensifier la brillance des produits alimentaires.

Le déremboursement de l’homéopathie une fausse bonne idée pour la Sécu ?

Le déremboursement des traitements homéopathiques, une question qui oppose depuis de nombreuses années le corps médical, serait contre-productif et coûterait 400 millions d’euros à la sécurité sociale, a assuré la directrice générale du laboratoire Boiron, leader mondial de l’homéopathie, dans une interview à la Voix du Nord.

Selon Annabelle Boiron, petite-fille du fondateur du laboratoire et directrice générale du groupe éponyme, « un déremboursement coûterait 400 millions d’euros à la Sécurité Sociale en report vers des médicaments conventionnels plus chers ». L’occasion pour la dirigeante du groupe de rappeler le faible coût de l’homéopathie pour les caisses de la Sécu.

Seuls certains traitements homéopathiques sont remboursés par l’Assurance maladie, et ils ne le sont qu’à hauteur de 30%. Ce qui explique, selon Annabelle Boiron, que malgré sa grande popularité en France (un Français sur deux a recours occasionnellement à cette médecine douce), l’homéopathie ne représente que 0,29% des remboursements totaux de médicaments dans l’hexagone.

La directrice générale des laboratoires Boiron insiste sur les effets pervers qu’aurait un déremboursement des traitements homéopathiques, une « médecine complémentaire, 35 % moins chère pour le patient suivi par un médecin homéopathe ». En effet, les patients privés d’homéopathie seront tentés de se tourner vers des médicaments plus chers, et causant potentiellement des effets secondaires.

Des propos qui font échos à ceux tenus récemment au Figaro par le président du syndicat national des médecins homéopathes français, Charles Bentz, selon qui « ceux qui espèrent que le déremboursement permettra de faire des économies et de rationaliser les dépenses  poussent au contraire vers des effets inverses, vus les reports de prescriptions inévitables vers des traitements plus chers… et plus risqués ».

« Les médecins généralistes formés en homéopathie traitent leurs patients, à niveau de sévérité égal, avec un bénéfice clinique comparable, tout en ayant recours grâce aux médicaments homéopathiques à moins de médicaments iatrogènes. Les patients ainsi pris en charge sont moins exposés aux effets secondaires, aux mésusages, ou encore à la dépendance médicamenteuse, ce qui présente un réel intérêt de santé publique en plus de permettre de réaliser des économies pour la collectivité », avait-il insisté.

Casino innove

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Depuis près de 15 jours une grande surface du groupe ouvre ses portes 24h sur 24 et 7 jours sur 7. Après minuit, la cinquantaine de clients qui y déambule chaque nuit doit utiliser une application ou les caisses automatiques pour régler les achats.

Le magasin se trouve dans le VII arrondissement le Lyon, rue Garibaldi. Le dispositif a été mis en place de façon progressive. « D’avril à décembre, nous avons testé l’ouverture jusqu’à minuit, avec des encaissements possibles en caisse ou via notre application », précise Robert How, directeur du supermarché Garibaldi.

Avant minuit, sont présents deux employés du magasin dans les rayons ou en caisse pour les tâches habituelles d’accompagnement des consommateurs. Pour le reste de la nuit trois vigiles ont la charge de gérer la bonne tenue de la boutique. Ils ne sont pas employés par l’établissement par société de gardiennage. Ils s’assurent de la sécurité du magasin, que les clients payent bien -et ce à l’aide d’un système de vidéosurveillance- mais aussi de rassurer les personnes présentes.

« Il est essentiel que nos clients se sentent en sécurité en venant faire leurs courses la nuit. Tout a été fait pour donner un sentiment de présence humaine alors qu’il n’y a pas d’employés du magasin », affirme Arnaud Herlidou, directeur régional de Casino, qui a demandé la mise en place une hotline en cas de problème.

On compte pour l’instant une cinquantaine de clients en moyenne dans le magasin durant la nuit. Certains profitent de ce créneau horaire surprenant pour remplirent leur caddie. On compte beaucoup de jeunes, des touristes mais aussi des travailleurs aux horaires de nuit. Comme dans toute la ville il n’est pas possible d’y acheter de l’alcool passé 21 h.

L’avis de Maison et jardin actuels pour l’aménagement

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L’avis de Maison et jardin actuels, la revue spécialisée dans l’aménagement d’intérieur et d’extérieur est souvent prescripteur d’opinion. A la fois thermomètre des tendances du moment et prescripteur des modes de demain, cette revue haut de gamme a publié son numéro 48 spécial fin d’année.

Savoir comment aménager son intérieur relève souvent du casse-tête, pour ceux qui viennent de s’installer comme pour ceux qui voudraient réaménager leur domicile.

Si de nombreuses émissions et titres de presse sont consacrés à l’aménagement d’intérieur, ils sont bien moins nombreux à se pencher sur les extérieurs.

Maison et jardin actuels propose ainsi dans ce dernier numéro de revoir complétement l’agencement de son jardin. Dans un dossier intitulé « Le Jardin. Esprit et solutions naturelles. Choisissez votre style ! », les journalistes de la revue font le tour de la question.

Maison et jardin actuels est un titre du groupe HD Média, qui édite également les autres magazines spécialisés haut de gamme comme l’avis Maison actuelle, Cheminée actuelle et Déco Mag..

Déménagement groupé : quel professionnel choisir ?

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Certains professionnels du déménagement, comme AGS, proposent des services de groupage. Le terme groupage (ou déménagement groupé) est utilisé lorsque la marchandise de l’expéditeur est regroupée avec d’autres pour compléter le chargement d’un conteneur en partance pour la même destination. C’est une solution idéale pour les petits volumes, inférieurs à 10m3. Il existe deux types de groupages. Le groupage d’armement (groupage fait par la compagnie maritime) et le groupage de transitaire. Ce dernier est réalisé par le prestataire.

Voici quelques astuces pour s’y retrouver au milieu d’offres qui ne se valent pas toutes.

Ce service est essentiellement utilisé pour les déménagements internationaux réalisés par voie maritime. En effet, pour ce type de déménagement, les compagnies de transport louent généralement aux particuliers des conteneurs entiers, qui sont acheminés sur le lieu de déménagement. Cependant, une grande partie des personnes n’utilisent que très rarement un conteneur complet, le volume de leurs effets à déménager étant inférieur à 33m3, qui correspond à un conteneur de 20 pieds ; d’où l’intérêt de partager l’espace disponible dans un conteneur entre plusieurs usagers qui déménagent vers des destinations similaires ou proches.

Pour un service de qualité identique à celui proposé par les professionnels lors de déménagements de plus gros volumes, il faut savoir éviter certains écueils.

Eviter le partage de conteneurs entre différents déménageurs

Certains professionnels du déménagement qui proposent des services de déménagement groupés tirent sur la corde au maximum et n’hésitent pas, pour minimiser leurs coûts, à partager eux-mêmes des conteneurs avec d’autres professionnels.

La confusion, les pertes ou avaries… qui découlent de ces arrangements entre professionnels peu soucieux de la qualité de service rendu et qui rejettent systématiquement les responsabilités sur leurs confrères, sont finalement très proches de ce qui arrive quand on s’arrange entre particuliers. La sérénité n’est certes pas au rendez-vous, dans cette période déjà éprouvante que peut être un déménagement.

D’ailleurs, les déménageurs de confiance, comme AGS, se font un point d’honneur et un argument commercial de ne jamais partager l’espace offert avec d’autres déménageurs : leurs conteneurs transportent tous exclusivement des biens gérés pour leurs clients.

Eviter les petites économies

Comme précisé plus haut (et de la même manière que pour un déménagement « classique ») un déménagement est toujours plus compliqué que prévu et les démarche à accomplir, les objets à déménager, sont toujours plus nombreux que prévu, générant un stress parfois contreproductif, qui peut conduire à de lourdes erreurs aux conséquences dévastatrices pour vos effets personnels et votre bien-être.

Afin d’avoir l’esprit tranquille, il est donc vivement recommandé de faire appel à des services dits « de domicile à domicile », qui comprennent l’emballage, les formalités douanières, et le transport de la résidence de départ à la résidence d’arrivée.

Pour que ces services répondent aux exigences que l’on est en droit d’attendre d’un prestataire sérieux, il est recommandé de le choisir parmi les professionnels reconnus par l’industrie du déménagement international. Pensez donc à vérifier chez les prestataires l’accréditation FAIM, délivrée par la FIDI (Fédération Internationale des Déménageurs Internationaux), et la certification ISO 9001. Dommage de se priver d’une précieuse sérénité, quand on s’apprête à démarrer une nouvelle tranche de vie de l’autre côté des océans…

Les agriculteurs dans la rue contre la loi alimentation ?

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La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), appuyée par les Jeunes Agriculteurs, compte profiter de la contestation sociale en cours pour mettre la pression sur le gouvernement. Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, a sorti la menace, lundi 3 décembre, de manifestations d’agriculteurs en région dès la semaine prochaine.

A l’issue d’une réunion avec le ministre de l’agriculture Didier Guillaume, il semblerait possible que la mise en place de certaines dispositions de loi alimentation soit reportées. Cette nouvelle législation a été votée pour tenter de stopper la guerre des prix bas que se livrent les grandes enseignes de la distribution alimentaire et ce afin d’augmenter les tarifs d’achats des centrales auprès des producteurs.

Dans un communiqué publié hier, la FNSEA affirme : « Les paysans percevraient comme un signal désastreux que l’une des ordonnances, en l’occurrence celle sur le SRP et les promotions, soit reportée. Le gouvernement ne doit en aucun cas être dupe de ceux, qui, distributeurs en tête, profitent des revendications légitimes des citoyens sur leur pouvoir d’achat pour ne servir que leurs propres intérêts ».

La présidente du syndicat, madame Lambert, ne craint pas de devoir mettre la pression sur le gouvernement. « Emmanuel Macron doit tenir sa promesse de retour de valeur aux producteurs en panne de revenu », explique-t-elle. Comme premier avertissement, lundi soir en Eure-et-Loir, une centaine d’agricultures sont venus déversés des pierres contre la préfecture.

Le gouvernement peut-il se permettre de nouveaux participants au mouvement social ? Celui-ci ne cesse de progresser, convainquant de nouveaux participants et surfant sur une vague de soutien réel dans le pays.

Nativiz lance un audit gratuit pour les entreprises

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La jeune agence de communication numérique bordelaise, Nativiz, vient de lancer un nouveau service à destination des entreprises et institutions. Elle leur offre un audit d’e-réputation gratuit et sans engagement, qui lui permet de faire valoir son expertise auprès des professionnels.

Le principe de ce bilan d’image est de présenter aux entreprises, institutions, associations, marques, événements… les atouts et les faiblesses de leur présence sur la toile.

Le document présente de manière simple et précise l’ensemble des éléments qui constituent une e-réputation : sites institutionnels, blogs, présence sur les réseaux sociaux, bonne ou mauvaise utilisation de ceux-ci, visibilité sur les mots-clés stratégiques, variété et richesse des contenus informatifs accessible en ligne pour une recherche en ligne.

Sans oublier les sorties en Google actualités, l’image de la marque employeur, la présence sur le web anglophone, l’existence et la pertinence de pages Wikipedia, ou encore les avis et commentaires, qui peuvent rapidement construire ou détruire une réputation avec de lourdes conséquences sur les chiffres d’affaires.

Tous ces éléments sont passés aux scanners des équipes de Nativiz, qui ont notamment développé des outils de négativité permettant d’évaluer l’impact des contenus sur l’image en ligne.

Cet audit se veut instructif pour toute forme de structure (de la PME à la multinationale), pour l’ensemble des secteurs et quelles que soient leurs cibles (B2B, internautes/consommateurs, partenaires…).

Nativiz est une agence d’e-réputation fondée à Bordeaux en 2016 et située dans le quartier des Chartrons. Elle se spécialise dans la production et la diffusion de contenus à haute valeur ajoutée. Sa démarche originale allie des outils de relations publiques et de SEO, pour offrir une visibilité de qualité à ses clients en adéquation avec leurs objectifs stratégiques.

Son positionnement original vise à proposer des prestations moins onéreuses que celles des grandes agences prestigieuses avec des résultats plus qualitatifs et stratégiques que ceux des petites agences d’e-réputation, qui se contentent souvent de tapisser le net avec des contenus pauvres, souvent copiés/collés, allant ainsi à l’encontre des critères de Google, et diffusés sur de plateformes de faible qualité.

Etats des lieux de la consommation de cannabis

La consommation de cannabis reste très importante en France mais se stabilise à un adulte sur dix déclarant en avoir fumé dans l’année. L’an passé, en 2017, « le cannabis demeurait la première substance illicite diffusée dans la population » avec 44,8% des Français à en avoir déjà consommé, selon le Baromètre santé 2017 de Santé publique France, fait avec l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) sur  un panel de plus de 20.000 personnes âgées de 18 à 64 ans.

La proportion des consommateurs dans l’année (11%) a encore légèrement augmenté par rapport à l’enquête de 2014 (10,6%), « les niveaux de 2017 s’avèrent être les plus élevés depuis 25 ans », précise l’étude. La population des 18-25 ans reste la plus consommatrice, avec plus d’un quart du panel déclarant avoir fumé dans l’année, mais les chercheurs « observent avec le vieillissement des expérimentateurs, une consommation de plus en plus fréquente après 25 ans »

« Il y a eu à la fin des années 90 une large diffusion du cannabis, avec près d’un ado sur deux à l’avoir expérimenté. C’est cette première génération expérimentatrice que l’on retrouve aujourd’hui », parmi les consommateurs plus âgés et réguliers, déclare à l’AFP Stanislas Spilka, l’un des auteurs de l’étude à l’OFDT. « Désormais, toutes les tranches d’âge sont concernées par des niveaux d’usage élevés », précise-t-il.

Tout comme l’alcool et du tabac, la situation professionnelle joue sur le niveau de consommation du cannabis. On constate plus de deux fois plus de consommateurs réguliers chez les chômeurs (6,6%) que chez les actifs occupés (3%). Cependant, il faut égaler noter « une progression de la consommation parmi les actifs occupés et une stabilisation de celle des chômeurs », entre 2014 et 2017. La France comptait 5 millions de consommateurs de cannabis en 2017. Parmi eux, 700.000 usagers quotidiens.

 

Mois sans tabac : l’appel de 72 experts pour la réduction des risques

Alors qu’en France, le mois de novembre c’est le mois sans tabac, 72 experts du monde de la santé et de la tabacologie ont lancé un appel aux Nations Unies pour faire évoluer la convention-cadre de l’OMS pour la lutte contre le tabagisme, afin d’y inclure une part accrue à la réduction des risques, considérée par les signataires comme moyen le plus efficace dans la lutte contre le tabac.

Les 72 experts, pour la plupart des médecins et des chercheurs spécialisés en tabacologie et en addictologie, réclament à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) d’inclure le principe de « réduction des risques » dans sa convention-cadre  pour la lutte contre le tabagisme. Ils estiment que ce principe fait désormais l’objet d’un large consensus au sein de la communauté scientifique, et qu’il s’agit de la meilleure stratégie pour réduire les morts et les maladies liées au tabac.

Le concept de « réduction des risques », né dans les années 1980 avec l’apparition du SIDA et les contaminations de toxicomanes par l’utilisation de seringues infectées, s’est généralisé au cours des trente dernières années selon le principe qu’il est plus efficace d’accompagner les usagers de pratiques à risque pour réduire l’impact sur leur santé, que de mener des politiques répressives.

Du champ de la toxicomanie, la réduction des risques s’est propagée à la sexualité (distribution de préservatifs), l’alcool au volant (mise en avant des capitaines de soirée), mais aussi à la lutte contre l’alcoolisme et le tabagisme. Si les experts en addictologie ont adopté le principe de la réduction des risques depuis longtemps, les politiques publiques de santé n’en sont qu’à leur balbutiement.

C’est notamment le cas du Mois sans tabac en France, une initiative qui s’inscrit pleinement dans la logique de réduction des risques puisqu’il s’agit d’une approche positive et déculpabilisante, qui tend à montrer les effets positifs de l’arrêt du tabac, à mettre en avant les alternatives moins nocives, sans dramatiser la reprise de la cigarette.

L’appel des 72 va dans ce sens. Les signataires réclament que l’OMS « adopte une approche plus positive à l’égard des nouvelles technologies et des innovations qui ont le potentiel d’amener l’épidémie de maladies liées au tabagisme à une conclusion plus rapide ». Et donc que l’agence onusienne puisse inclure dans ses programmes les alternatives au tabac (patchs, gommes, cigarettes électroniques et tabac à chauffer) plutôt que d’y montrer une opposition de principe.

Une volonté de limiter l’impact négatif du tabac, qui est essentiellement lié à la combustion du tabac et du papier, qui génèrent des émissions de charbon et d’autres produits toxiques. Les alternatives à la cigarette demeurent nocives, reconnaissent les signataires, mais à des degrés bien moindres, ce qui en fait des solutions adaptées aux fumeurs ne pouvant pas ou ne voulant pas arrêter totalement le tabac.

« Les utilisateurs qui ne peuvent pas ou ne veulent pas arrêter la nicotine, ont la possibilité de basculer des produits à plus hauts risques (en particulier la cigarette) vers des produits qui sont, au-delà de tout doute raisonnable, bien moins nocifs (produits de nicotine pure, tabac non-fumé à faible toxicité, cigarette électronique, tabac à chauffer) », conclut l’appel des 72.