Aix-en-Provence : ils font appel à la mémoire de Paul Cézanne pour sauver des paysages

À Aix-en-Provence, des associations font appel à la mémoire de Paul Cézanne pour protéger des paysages d’un projet urbain. Parmi les sites menacés se trouve une zone autour de la montagne Sainte-Victoire, où le peintre a réalisé ses plus beaux chefs d’œuvre. La municipalité assure que les perspectives représentées dans ces tableaux seront préservées et même mises en valeur. Mais les opposants n’y croient pas et continuent leur combat, qui pourrait se terminer devant les tribunaux.

À Aix-en-Provence, un nouveau quartier devrait voir le jour d’ici 2040. Coincé entre les autoroutes A51 et A8, à la l’ouest de la commune, il accueillera à terme 12.000 habitants dans 3.600 logements, 6.000 mètres carrés de commerces et services, ainsi que 70.000 mètres carrés de bureaux. Les travaux d’aménagement débuteront très bientôt. Des petits tas de gravats ont déjà été déposés à plusieurs endroits.

Le projet immobilier fait planer des risques sanitaires

Mais ce projet urbain sur une parcelle longtemps oubliée suscite l’inquiétude des associations locales de défense du patrimoine et de l’environnement. Celles-ci pointent la pollution de l’air induite par les autoroutes, déjà identifiée par une étude de l’Agence régionale de santé en 2021. Cette étude indiquait que les niveaux relevés de dioxyde d’azote et de particules fines sur le site dépassaient les seuils limites de l’OMS.

Paul Cézanne a peint au pied d’une montagne située dans les paysages concernés

Les ONG notent également que le projet s’étalera sur 40 hectares de terres agricoles, qui seront artificialisées, et qu’il fait courir des risques de ruissellement et d’inondations. En outre, elles alertent sur la protection des espèces vivant dans la zone, comme les chouettes hulottes et les chouettes chevêches. Enfin, les opposants alertent sur une atteinte au panorama, visible depuis le plateau de Valcros. « C’est un immense gâchis, ce projet va faire disparaître les perspectives les plus célèbres encore préservées de la montagne Sainte-Victoire », dénonce Didier Bonfort, vice-président de l’association Sauvegarde des paysages de Cézanne.

Les œuvres de Paul Cézanne exposées dans le monde entier

C’est au pied de cette montagne d’une hauteur de 1011m que Paul Cézanne (1839-1906), né à Aix-en-Provence, a posé son chevalet pour réaliser 52 toiles et dessins parmi ses plus célèbres. En effet, entre 1878 et 1906, l’illustre peintre impressionniste français a immortalisé son thème d’inspiration favori sur plusieurs tableaux à l’huile ou à l’aquarelle. Ses représentations de Sainte-Victoire sont aujourd’hui admirées dans les plus grands musées du monde, du MET de New York (États-Unis) au musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg (Russie). Fort de cela, les associations ont décidé de faire appel à la mémoire de l’artiste pour sauver les paysages menacés par le projet immobilier à Aix-en-Provence.

Les ONG tentent plusieurs approches autour de la mémoire de Paul Cézanne pour protéger les sites menacés

Pour défendre ces zones magnifiées par le pinceau de Paul Cézanne, les ONG environnementales tentent différentes actions. Elles font d’abord de la sensibilisation auprès du public. Ensuite, elles écrivent à plusieurs musées dans le monde qui exposent des tableaux de la Sainte-Victoire pour qu’ils alertent et expriment leurs craintes. En outre, les associations vont demander le classement du site au patrimoine mondial de l’Unesco. Une dernière option serait d’attaquer le projet devant le tribunal administratif en vertu de la jurisprudence Proust.

La mairie se défend de respecter les exigences patrimoniales et environnementales

De son côté, la mairie d’Aix-en-Provence assure que « les perspectives représentées dans l’œuvre de Cézanne seront préservées » et même « mises en valeur » grâce à l’expertise de Denis Coutagne, ancien directeur du musée Granet d’Aix-en-Provence et spécialiste de l’artiste. Elle assure également se conformer aux exigences réglementaires, patrimoniales, environnementales et sanitaires, en éloignant notamment les écoles de l’autoroute. Mais pour les organisations rien n’a été respecté et ne le sera. Un coup de force à l’horizon ?

Novasol confirme sa dynamique de croissance sur le marché de la location de vacances

Avec plus de 50 ans d’expérience et une offre toujours plus étendue, Novasol s’impose comme un leader incontournable de la location de maisons de vacances en Europe. Forte d’un positionnement fondé sur la confiance, l’innovation et la proximité, la marque danoise ne cesse de croître, et compte désormais s’étendre en France.

L’incroyable success story de Novasol

Tout commence en 1968 à Copenhague. Frederik Heegaard, entrepreneur danois et futur vice-président de l’office de tourisme national, lance Nordisk Ferie, une petite entreprise qui propose à ses clients des vacances « comme à la maison ». Le concept, novateur pour l’époque, répond à une envie croissante de séjours plus personnalisés, loin des standards hôteliers impersonnels.

Rebaptisée Novasol, la marque ne tarde pas à se développer à l’international. En quelques décennies, elle devient l’un des piliers du marché européen de la location de vacances. Adossée aujourd’hui au groupe Awaze – leader européen du secteur avec plus de 8 millions de vacanciers accueillis chaque année – Novasol accueille à elle seule 2 millions de vacanciers par an, et propose 50 000 maisons à la location dans 28 pays.

Son modèle repose sur un équilibre bien rodé : une proximité constante avec les clients, une offre diversifiée, et une relation de confiance durable avec les propriétaires. À ce jour, 60 % d’entre eux continuent de collaborer avec la marque au-delà de quatre ans, preuve de la solidité des partenariats tissés au fil du temps.

Une performance bâtie sur l’expérience client

Novasol se démarque de la concurrence grâce à sa capacité à placer l’expérience utilisateur au cœur de toutes ses démarches. Le site Internet de la marque, à la fois fluide et complet, permet une réservation rapide et transparente, avec des prix mis à jour en temps réel et sans frais cachés. Des bureaux de réservation sont répartis dans toute l’Europe, assurant un service localisé et réactif.

Chaque logement proposé est vérifié, inspecté et catégorisé selon des standards exigeants. Le portefeuille comprend aussi bien des hébergements haut de gamme que des résidences plus accessibles, avec une attention particulière portée aux équipements, à l’environnement et au confort. L’annulation gratuite jusqu’à J-28, les promotions de dernière minute, ou encore l’assistance locale pendant toute la durée du séjour sont autant d’atouts qui fidélisent les clients année après année.

L’enseigne s’adresse autant aux familles qu’aux couples ou groupes d’amis, en quête d’authenticité, de liberté et de sérénité. Sans formules figées ni services superflus, elle mise sur la flexibilité et la qualité. Un choix qui s’avère gagnant dans un marché en pleine mutation.

La location de vacances : un marché en plein boom

À l’échelle mondiale, le marché de la location de vacances a franchi en 2024 la barre des 100 milliards de dollars, selon les données de Global Market Insights (GMI). Un engouement porté par de nouvelles attentes : séjours sur mesure, indépendance, immersion locale, ou encore respect de l’environnement. Des tendances parfaitement anticipées par Novasol, qui a su adapter son offre tout en restant fidèle à ses valeurs fondatrices.

C’est cette capacité d’adaptation qui explique en partie la forte reprise post-Covid enregistrée par l’entreprise. En 2022, plus de 1 500 nouveaux hébergements ont été ajoutés à sa plateforme, notamment dans des zones rurales françaises très demandées comme la Charente, la Dordogne, l’Ardèche ou encore le Vaucluse. Des régions prisées par les vacanciers européens, en particulier les Allemands, les Néerlandais, les Britanniques ou encore les Belges, fidèles au savoir-faire de Novasol pour leurs séjours hexagonaux.

Novasol part à la conquête de l’Hexagone

La France représente un axe stratégique majeur pour Novasol. Le pays concentre à la fois une offre touristique variée et une demande soutenue, tant du côté des résidents que des visiteurs étrangers. Pour répondre à cet enjeu, la société danoise affiche une ambition claire : atteindre une croissance annuelle de 15 % sur le territoire.

« Nos fondamentaux restent inchangés : offrir des logements de qualité où nos clients se sentent comme chez eux, et agir en véritable expert pour aider les propriétaires à optimiser les hébergements proposés », explique Sophie Laberthonnière, Vice-Présidente Supply France, Espagne & Benelux de Novasol France.

Avec une stratégie centrée sur la qualité de service, la transparence des prix, l’innovation technologique et un accompagnement personnalisé, Novasol entend bien renforcer sa position sur un marché français toujours plus concurrentiel. Et continuer, année après année, à faire rimer vacances avec confiance.

Choose France :  quelles annonces dans le domaine du luxe ?

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Organisé le lundi 19 mai au château de Versailles, le huitième sommet de Choose France a établi un nouveau record, en recueillant 20 milliards d’euros d’investissements. Les entreprises réunies ont annoncé au total 53 projets dans divers domaines. Le luxe ne compte que deux projets avec la création d’un centre d’excellence à Paris pour Estee Lauder Companies (États-Unis) et la confirmation d’une commande majeure de deux nouveaux navires par MSC Croisières (Suisse).

Emmanuel Macron et ses ministres ont accueilli lundi, au somptueux château de Versailles, plus de 200 chefs d’entreprise venus des cinq continents pour le huitième sommet de Choose France, un important rendez-vous pour les capitaux étrangers en Hexagone. Lors de cet événement, les patrons ont annoncé 20 milliards d’euros d’investissements, un nouveau record après les 15 milliards de l’an dernier.

Choose France a enregistré deux promesses dans le luxe

A cette somme s’ajoute les 17 milliards d’euros promis par les patrons lors du dernier sommet de l’intelligence artificielle de Paris, en février. La collecte totale s’élève donc à 37 milliards d’euros. Ce montant sera injecté dans 53 projets devant créer 13 000 emplois en France. Ces projets concernent divers secteurs d’activité, dont celui du luxe, dans lequel notre pays excelle. Dans ce domaine, Choose France n’a enregistré que deux promesses. Celles de Estee Lauder Companies (États-Unis) et de MSC Croisières (Suisse).

Estee Lauder annonce une « maison du parfum » à Choose France

D’abord Estee Lauder Companies. Le géant américain de la beauté a annoncé la création d’un centre d’excellence à Paris, l’Atelier, pour servir ses ambitions dans la fragrance de luxe et d’exception. Cette « maison du parfum » ouvrira à l’automne dans la capitale française. Elle doit permettre au groupe de collaborer avec le riche écosystème parisien du secteur. L’annonce intervient après deux années difficiles au cours desquelles Estee s’est vu détrôner par le français L’Oréal.

Estee Lauder tente de se relever avec un nouveau DG français

Le groupe américain a dû nommer un nouveau patron français, Stéphane de La Faverie, pour se refaire une beauté. Son nouveau DG, désigné en janvier 2025, a choisi de remettre l’accent sur l’innovation et la relation avec les clients, notamment en Chine. Le marché chinois représente 26 % de son chiffre d’affaires, qui s’est élevé à 14 milliards d’euros l’année dernière, contre 15,6 milliards d’euros pour le concurrent L’Oréal. Estee Lauder est connu pour sa marque éponyme, mais aussi pour Tom Ford, Clinique, Le Labo, Jo Malone, La Mer ou encore Kilian.

MSC Croisières a fait une annonce à Choose France

Autre annonce du secteur du luxe au huitième sommet de Choose France, celle de MSC Croisières. L’armateur suisse a confirmé une commande majeure en France de deux nouveaux navires qui seront construits par les Chantiers de l’Atlantique pour 3,5 milliards d’euros. Au-delà de cette commande, il consolide une relation industrielle singulière et un savoir-faire unique en Europe. Cela fait vingt-cinq ans que MSC confie la construction de ses paquebots au chantier naval français. Dix-neuf navires ont déjà été livrés.

Des bateaux de croisière compatibles avec différents carburants alternatifs

L’entreprise suisse de croisière de luxe réceptionnera ces deux nouveaux géants des mers respectivement en 2029 et 2030. Elle les ajoutera à la série « World Class », qui comprend déjà le MSC World Europa et le MSC World America, déjà en service, ainsi que le MSC World Atlantic et le MSC World Asia, actuellement en construction, et prévus être livrés respectivement en 2026 et 2027. MSC Croisières assure que ces nouveaux bateaux figurent « parmi les plus efficients en matière énergétique ». Ils seraient compatibles avec différents carburants alternatifs, y compris le diesel biologique, ainsi que le GNL biosourcé et synthétique.

Santé : sans surprise, l’IA n’est pas aussi bon médecin

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Alors que l’IA est de plus en plus utilisée par les patients pour connaître leur état de santé, une nouvelle étude britannique déconseille de recourir systématiquement à cet outil car peu fiable. Mais, si cette technologie a tendance à donner de fausses réponses, le problème ne vient pas toujours d’elle. Selon les chercheurs, les utilisateurs ne savent pas tous comment bien la questionner.

Aujourd’hui, nous utilisons l’intelligence artificielle au quotidien pour presque tout : travail, recherche, loisirs, etc. Nous nous en servons même pour connaître notre santé car il existe des chatbot entraînés pour donner des avis médicaux. Ces outils peuvent notamment faire des diagnostics, mieux qu’un médecin. Comme on a pu le constater récemment avec ChatGPT qui a sauvé la vie d’une Américaine atteinte d’un cancer. Le chatbot a identifié précisément la maladie, en un clic, après que plusieurs médecins ont donné de faux diagnostics pendant plus d’un an.

1 Américain sur 6 utilise l’IA pour interroger sa santé

Fort des conseils médicaux globalement justes de l’IA, de nombreuses personnes ont aujourd’hui recours à cette technologie en cas de soucis. Aux États-Unis, 1 personne sur 6 interroge ainsi un chatbot, au moins une fois par mois, pour connaître son état de santé. D’ailleurs, les médecins aussi s’en servent de plus en plus, ayant repéré son potentiel. Au Royaume-Uni, par exemple, 20 % des praticiens utilisent cette innovation comme une aide ou un assistant. Pourtant, une nouvelle étude de l’Oxford Internet Institute nous conseille de nous méfier de l’intelligence artificielle dans le domaine médical. Elle affirme que l’IA n’est pas fiable en raison des mauvaises analyses ou des recommandations dangereuses qu’elle peut faire.

1 300 personnes ont pris part à une étude sur les chatbots médicaux

Pour cette enquête, les chercheurs d’Oxford ont recruté environ 1 300 personnes au Royaume-Uni et leur ont soumis des scénarios médicaux rédigés par un groupe de médecins. Les participants devaient identifier des problèmes de santé potentiels dans ces situations fictives, et utiliser leurs propres méthodes (par exemple des recherches en ligne) ou des chatbots pour déterminer les actions possibles (consulter un médecin ou se rendre à l’hôpital). Concernant les outils d’IA, ils pouvaient en utiliser trois : GPT-4o d’OpenAI (concepteur de ChatGPT), Command R+ de Cohere et Llama 3 de Meta.

De bonnes réponses mais aussi de mauvaises recommandations

Les résultats indiquent que l’intelligence artificielle réduit considérablement les chances d’identifier le bon problème de santé. Pire, la technologie a tendance à sous-estimer la gravité de la maladie. Par ailleurs, les participants à l’étude ont eu du mal à obtenir des conseils de santé utiles de sa part. « Les réponses reçues comportaient souvent de bonnes et de mauvaises recommandations », a souligné Adam Mahdi, directeur des études supérieures à l’Oxford Internet Institute et co-auteur de l’étude. Selon le chercheur, « les méthodes d’évaluation actuelles des chatbots ne reflètent pas la complexité des interactions avec les utilisateurs humains. ».

Les utilisateurs ne savent pas toujours guider l’IA

Adam Mahdi note cependant que le peu de fiabilité de l’IA n’est pas entièrement de son fait (de la nature du système). En effet, les chercheurs britanniques ont également constaté « une rupture de communication bilatérale ». En d’autres termes, les utilisateurs ne savaient pas quels détails fournir et omettaient régulièrement des informations cruciales. Ce qui aboutissait à des recommandations de mauvaise qualité du côté des chatbots. Pour les chercheurs, il est donc crucial de former les patients, mais aussi les médecins, à l’utilisation efficace des solutions d’IA.

L’IA peut se spécialiser grâce à un entraînement dans un domaine précis de la médecine

Face aux risques d’avis médicaux erronés, le Dr Mahdi juge important que les algorithmes soient « testés en profondeur avant d’être utilisables en toute sécurité par le public. ». De son côté, l’American Medical Association avait déjà déconseillé aux médecins de recourir aux chatbots comme ChatGPT pour les aider à prendre des décisions cliniques. L’organisation estime que ces outils ne peuvent remplacer un professionnel de santé. Pourtant, certains experts pensent qu’une IA bien entraînée dans une spécialité de la médecine peut devenir cardiologue, dermatologue et autres.

Santé : mauvaise nouvelle pour les amateurs de volaille

Les amateurs de viande tendre vont voir rouge. Alors que la volaille était jusqu’ici présentée comme une alternative plus saine à la viande rouge et à la charcuterie, une nouvelle étude publiée dans la revue scientifique Nutrients remet en cause ses bienfaits. Selon cette recherche, en manger régulièrement pourrait comporter des risques pour la santé.

La volaille a toujours été vue comme une alternative plus saine à la viande rouge et à la charcuterie. Elle est moins grasse et pleine de protéines, en plus de faire fondre le palais des gourmets par sa chaire tendre et succulente. Pourtant, une récente étude italienne remet en cause les bienfaits de cet aliment. Elle suggère que la volaille pourrait comporter des risques pour la santé, car exposant notamment aux cancers et aux maladies cardiovasculaires.

Le poulet, la volaille la plus consommée

Pour rappel, « volaille » est un terme général qui englobe toutes les espèces d’oiseaux, notamment les poulets, les dindes, les canards, les oies, les pintades et le gibier à plumes comme les cailles et les faisans. Mais le poulet est l’égérie de cette famille. Il est le plus consommé car le plus disponible et le moins cher. L’étude publiée dans Nutrients se focalise sur le poulet élevé en cage et de façon industrielle.

L’étude menée sur près de vingt ans

Cette recherche à porté sur plus de 4.800 personnes vivant dans le sud de l’Italie. Les participants ont été suivis pendant près de vingt ans. Lors d’entretiens, ils ont indiqué leurs habitudes alimentaires, ainsi que leur mode de vie et leurs antécédents médicaux. Mais les chercheurs ont également utilisé des méthodes statistiques avancées pour contrôler les facteurs pouvant influer sur les résultats, tels que l’âge, le sexe et les conditions de santé préexistantes. Toutes ces données ont été analysées pour établir les effets sur la santé de la consommation de volaille.

Ceux qui mangent plus de 300 grammes de volaille par semaine présentaient un risque de mortalité supérieur

Les résultats montrent que les participants qui mangeaient le plus de volaille, en particulier du poulet, souffraient davantage de complications liées aux cancers gastro-intestinaux. Plus précisément, les individus consommant plus de 300 grammes de volaille par semaine présentaient un risque de mortalité supérieur de 27% par rapport à ceux dont l’apport se trouvait en deçà de 100 grammes. Il a été observé chez eux un risque important de développer un cancer digestif et des maladies cardiovasculaires.

La cuisson à haute vapeur et les pesticides peuvent être là cause

Ces résultats n’établissent cependant pas un lien solide entre consommation de volaille et hausse des risques de cancers, selon les auteurs de l’étude. Les chercheurs ne savent d’ailleurs pas pourquoi la volaille peut augmenter les risques de maladies. Ils soupçonnent néanmoins le mode de cuisson. On sait aujourd’hui que la cuisson à haute température peut générer des composés cancérogènes. Les scientifiques italiens suspectent également les pesticides et les médicaments administrés aux poulets.

Il faut réduire au maximum sa consommation de volaille par prudence

Bien que leur étude présente des limites, les chercheurs recommandent la modération en attendant des données plus détaillées. En d’autres mots, ils conseillent de réduire au maximum la consommation de volaille, particulièrement de poulet. Les auteurs invitent aussi à varier les sources de protéines en mangeant par exemple du poisson, des légumineuses et d’autres options végétales. En outre, ils appellent à privilégier les modes de cuisson doux, en papillote ou à la vapeur, plutôt que le barbecue ou la friture. Enfin, les chercheurs préconisent de se tourner vers la volaille bio, et d’éviter ou du moins de limiter les préparations à base de poulet transformé (nuggets, cordons bleus, etc.).

Citroën : installer des ralentisseurs, la nouvelle stratégie marketing du groupe

Citroën ne veut plus se contenter de fabriquer des voitures. Le constructeur français veut aussi garantir la sécurité des routes par l’installation de ralentisseurs. Il en a déjà placé deux à Issoire (Puy-de-Dôme), dans le cadre d’un test. Le groupe prévoit maintenant d’en installer près de 100 dans toute la France, à la demande des petites communes.

Citroën va plus loin que la fabrication de véhicules. Le constructeur français veut aussi contribuer à la sécurité routière. Pour se faire, il a récemment lancé un programme baptisé « Citroën Bumpboard », qui consiste à installer de nouveaux ralentisseurs ou à remplacer les ralentisseurs dangereux et hors norme. Un premier « test grandeur nature » a déjà été effectué dans la commune d’Issoire (Puy-de-Dôme), où deux ralentisseurs ont été installés avec succès.

Citroën préfère investir dans les ralentisseurs plutôt que dans les panneaux publicitaires 

Les ralentisseurs installés par Citroën sont des coussins berlinois, ces trapèzes qui permettent aux cyclistes de passer sur le côté. Ornés du logo de la marque et de la mention « La mobilité de demain commence ici », ils sont entièrement financés par la marque aux chevrons. « Plutôt que d’investir notre budget dans des panneaux publicitaires au bord de la route , nous avons préféré investir la même somme afin que les automobilistes roulent dessus »,  vante Citroën. Le constructeur automobile évoque « une initiative pour sécuriser les routes ».

Un programme gagnant-gagnant 

Citroën dit avoir constaté que de nombreux ralentisseurs installés en urgence ne respectent pas toujours les normes en vigueur car « trop hauts, mal positionnés ou insuffisamment signalés ». Ainsi, ces dispositifs « peuvent s’avérer dangereux pour les usagers », explique le groupe automobile. Pour la commune d’Issoire, c’est un projet gagnant-gagnant, à l’heure où les collectivités locales alertent sur leur endettement et la baisse de leur budget.

« Citroën Bumpboard » s’adresse uniquement aux petites communes 

« Pour nous, dans les petites communes, cette initiative est plus que bienvenue. Nos budgets sont vraiment limités, et il y a toujours quelque chose de plus urgent à réparer qu’un dos-d’âne », reconnaît Bertrand Barraud, le maire d’Issoire, petite ville de 15.000 habitants. Après cette première expérimentation, le fabricant de véhicules lance un appel à candidatures pour son programme jusqu’au 31 décembre 2025. « Citroën Bumpboard » s’adresse uniquement aux petites communes de moins de 15.000 habitants.

Citroën a prévu un budget de 50.000 euros pour installer entre 50 et 100 ralentisseurs 

Dans le cadre de ce projet, Citroën installera entre 50 et 100 ralentisseurs dans toute la France (à raison d’un par commune) pour un budget de 50.000 euros. Le constructeur assure que les installations sont certifiées selon les recommandations du Cerema (centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement). Il précise que la responsabilité de la conformité de l’ouvrage relève de l’entreprise choisie par la mairie et donc qu’il n’y est pour rien.

En France, 90% des ralentisseurs sont illégaux 

Mais la Ligue de défense des conducteurs, qui a déjà inspecté les deux ralentisseurs trapézoïdaux d’Issoire, affirme qu’ils sont illégaux. L’organisation relève que ces dispositifs se trouvent sur les voies de desserte de transport public de personnes. Ce qui est contraire aux indications du décret n°94-447 de 1994. Celui-ci prescrit aussi que les ralentisseurs ne peuvent être construits que sur des axes limités à 30 km/h au maximum et empruntés par moins de 3 000 voitures par jour. Mais en France, plus de 90% des ralentisseurs (450 000) ne respectent pas ces règles, selon le Conseil d’Etat. L’instance n’exige toutefois pas leur destruction.