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Noël : McDonald’s et sa pub IA cramée aux Pays-Bas

Raté. La filiale néerlandaise de McDonald’s a publié une pub de Noël générée par l’intelligence artificielle, censée illustrer le chaos de décembre avec humour tout en promouvant ses restaurants comme un havre de paix. Mais le spot a été massivement critiqué pour son esthétique artificiel et son message négatif sur une fête magique.

Les fêtes de fin d’année sont un moment joyeux pour les familles. Elles permettent de se retrouver et de partager de bons moments ensemble. Mais cette période est également synonyme de grands efforts financiers et physiques avec des to-do lists infinies, des courses à n’en point finir dans des commerces bondés et des repas qui débordent. Au Pays-Bas, McDonald’s a voulu mettre en scène ce chaos dans une publicité, tout en promouvant ses restaurants comme un havre de paix. Le groupe a misé sur l’intelligence artificielle pour créer son spot. Mauvaise décision. Le contenu laissait à désirer. Il a provoqué un véritable malaise ainsi qu’une polémique, qui a poussé l’entreprise à désactiver d’abord les commentaires sur YouTube, puis à supprimer le contenu incriminé.

McDonald’s a commis l’erreur ne pas exprimer la magie de Noël

McDonald’s Pays-Bas voulait créer un univers légèrement déformé, juste assez instable pour évoquer l’épuisement causé par les fêtes de fin d’année. Cette approche s’appuie sur une réalité : deux tiers des Néerlandais trouvent décembre éprouvant. Mais le géant des fast-food a oublié que c’est une fatigue excitante, magique. Son erreur est donc de ne pas avoir mis de la magie et de l’authenticité dans sa publicité.

Dans cette pub, le groupe dépeint une succession de catastrophes festives : des sapins qui explosent, des biscuits calcinés et des repas de famille tournant au vinaigre. L’univers est plutôt fade, presque glauque et triste. Ce que n’ont pas aimé les internautes. Ceux-ci ont fustigé le message profondément cynique de la campagne, qui visait à faire passer les fast-foods du groupe américain pour les seuls lieux agréables pendant les fêtes.

Le studio à l’origine de la pub IA défend sa création

Les critiques se sont surtout portées sur l’animation et les images. Parmi les scènes étranges figurent celle d’une patineuse dont les membres deviennent « gélatineux » en tombant. Plusieurs autres scènes étaient presque inhumaines, en plus d’être partiellement floues ou trop lissées, comme l’IA sait très bien en faire… Face au bad buzz, le studio de production en charge de la publicité, The Sweetshop et sa division IA, The Gardening club, ont tenté de défendre leur création.

Leur PDG Melanie Bridge a insisté sur le fait que le projet n’était pas un simple « prompt and pray ». Elle assure que la création a nécessité « sept semaines intenses » de travail pour une équipe de dix personnes, et que les heures humaines investies dépassaient celles d’une production traditionnelle. Selon la dirigeante, le recours à l’IA devait permettre de mettre en scène une échelle de chaos difficilement réalisable en prise de vue réelle sans un « budget monstrueux ».

Avant McDonald’s, Coca-cola avait vécu la même polémique

Cette justification ne convainc pas. Les internautes jugent paradoxal d’utiliser l’intelligence artificielle et d’investir en même temps plus de temps et de ressources humaines pour obtenir un résultat final décevant. Cette affaire, qui rappelle la controverse sur une autre publicité de Noël IA de Coca-Cola lancée en novembre, souligne une méfiance croissante du public envers les contenus publicitaires générés par l’intelligence artificielle.

Pour les consommateurs, les technologies ne peuvent pas remplacer les créateurs humains lorsqu’il s’agit de susciter une véritable émotion, un ingrédient essentiel pour une campagne de Noël réussie. Ils estiment que l’IA représente un risque d’appauvrissement esthétique, mais également un risque social pour les filières créatives.

Italie : la police enquête sur 13 marques de luxe pour des abus de travail

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En Italie, la police enquête depuis plusieurs mois sur une dizaine de marques de luxe pour des soupçons d’abus de travail. Parmi ces grands noms du textile et de l’habillement figurent Gucci, Versace et Yves Saint Laurent. Ces entreprises auraient fait fabriquer des sacs, portefeuilles et vêtements dans des ateliers exploitant de la main-d’œuvre chinoise. Le procureur de Milan leur enjoint de fournir rapidement des documents sur leur gouvernance et leur chaîne d’approvisionnement.

Salaires de misère, ouvriers dormant dans des ateliers, manquements à la sécurité…En Italie, l’industrie du luxe est pointée du doigt pour des abus de travail présumés. Le 3 décembre dernier, la police italienne a fait une descente au siège de 13 entreprises de mode haut de gamme dans le cadre d’une enquête sur des allégations d’exploitation de travailleurs chez des sous-traitants du secteur. Il s’agit da la nouvelle phase d’une vaste enquête lancée l’année dernière dans la filière du luxe, ayant révélé un grave manque de supervision des chaînes d’approvisionnement.

Gucci, Yves Saint Laurent et Gianni Versace parmi les marques de luxe suspectées d’abus de travail

Cette série de perquisitions vise plusieurs ateliers de confection, notamment dans le nord de l’Italie, où la police a découvert des conditions de travail dégradantes dans plusieurs fabriques. Parmi les marques de textile et d’habillement ciblées figurent Gucci (groupe Kering), Yves Saint Laurent, Alexander McQueen, Dolce & Gabbana, Gianni Versace, Prada, Givenchy, Adidas et Coccinelle. Cinq autres filiales de griffes mondiales avaient déjà été visitées il y a plusieurs mois. Il s’agit de Dior ( LVMH), les maroquiniers Tod’s, Alviero Martini, Armani et le spécialiste du cachemire Loro Piana, propriété de LVMH depuis 2013.

Tod’s avait « parfaitement conscience » de l’exploitation de sous-traitants chinois dans ses ateliers

Avec ses enquêtes, le procureur de Milan Paolo Storari a mis en lumière le côté sombre du monde feutré du luxe. Il avait déclaré le mois dernier, lors d’une audience, que Tod’s – dont les mocassins en cuir peuvent coûter plus de 800 euros – avait « parfaitement conscience » de l’exploitation de sous-traitants chinois dans ses fabriques. La marque aurait choisi d’ignorer ses propres audits qui révélaient des conditions de travail dégradantes : salaires trop bas, horaires de travail prolongés, zones de couchage au sein des ateliers, etc.

Les marques de luxe peuvent être tenues responsables des infractions commises par leurs fournisseurs agréés

Pour réduire les coûts et faire des marges, les marques de luxe présentes en Italie ont l’habitude de sous-traiter leur production à des fournisseurs, qui à leur tour sous-traitent à d’autres acteurs. Les défenseurs des salariés de la mode rapportent que les fournisseurs imposent des conditions toujours plus drastiques, ce qui leur permet d’abuser des employés, en majeure partie immigrés. Ils rappellent qu’en vertu de la loi italienne, les entreprises de luxe peuvent être tenues responsables des infractions commises par leurs fournisseurs agréés.

Tod’s de défend d’avoir toujours voulu faire la lumière sur ces questions

Le mercredi 3 décembre, la justice a entendu de nouveau les avocats du chausseur Tod’s. À l’issue de l’audience, ceux-ci ont obtenu un délai pour « renforcer le système de contrôle » de la société sur ses fournisseurs. Tod’s a assuré dans un communiqué qu’elle voulait « depuis toujours (…) faire toute la lumière sur cette question sérieuse (…) considérant que protéger et défendre la dignité des travailleurs fait partie des valeurs les plus importantes de [sa] famille et des principes fondateurs du groupe »…

Toutes les marques de luxe concernées doivent remettre les documents sur leur gouvernance et les contrôles de la chaîne d’approvisionnement

Les procureurs italiens ont demandé aux marques concernées par cette enquête de remettre les documents sur leur gouvernance et les contrôles de la chaîne d’approvisionnement. Ces demandes doivent permettre aux magistrats d’évaluer dans quelle mesure ces 13 entreprises ont été impliquées dans l’exploitation de main-d’œuvre et si leurs dispositifs de conformité et de gouvernance sont suffisants pour prévenir les abus. Après analyse, il sera exigé à ces sociétés de corriger elles-mêmes les problèmes identifiés. Si elles ne le font pas, les juges se réservent le droit de prendre d’autres mesures préventives ou conservatoires.

Budget 2026 : vers la création d’un statut de bailleur privé 

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Deux semaines après l’Assemblée nationale, le Sénat a validé le week-end dernier la création d’un statut du bailleur privé. Objectif : encourager les particuliers à investir dans des logements locatifs. Ce dispositif doit relancer un marché locatif privé toujours dégradé. Les promoteurs immobiliers, eux, sont en colère et veulent torpiller ce projet. Ils peuvent encore espérer un blocage au niveau de la commission mixte paritaire.

C’est une bonne nouvelle pour les Français et Françaises qui souhaitent investir dans le marché locatif privé. Dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances (PLF) pour l’année 2026, les sénateurs ont validé, le dimanche 30 novembre, la création d’un nouveau statut du bailleur privé. Ils se sont ainsi rangés du côté des députés, qui avaient déjà adopté le dispositif le 14 novembre dernier.

Le bailleur privé bénéficie d’un amortissement fiscal 

Le nouveau dispositif vise à relancer le parc locatif privé, toujours en difficulté, en incitant les particuliers à investir dans un logement en vue de le mettre en location. Il prévoit un amortissement fiscal de 3,5 % par an pour un logement neuf à loyer intermédiaire, 4,5 % pour un logement social et 5,5 % pour un logement très social.

Cet avantage fiscale s’applique dans la limite de 80% de la valeur du bien et de 8 000 euros par an, pour deux logements maximum. Il est conditionné à la signature d’un bail d’au moins 12 ans en tant que résidence principale à une personne sans lien familial avec le bailleur. Aussi, les loyers devront être inférieurs d’environ 15 % au marché, conformément aux plafonds des logements conventionnés. Enfin, notons que la mesure concerne tout investissement locatif effectué à partir du 1er janvier 2026 jusqu’au 31 décembre 2028.

Le texte attendu en commission mixte paritaire 

Selon la présidente de la Commission des affaires économiques du Sénat, Dominique Estrosi-Sassone (LR), l’adoption d’un statut de bailleur privé constitue « déjà une bonne chose » et « un signal fort au logement privé », même s’il faudra attendre la mouture définitive. En effet, le texte partira en commission mixte paritaire (CMP) d’ici mi-décembre, où sept députés et sept sénateurs devront trouver un accord, avec la possibilité d’apporter des ajustements. A défaut d’un accord, il retournera à l’Assemblée nationale pour une ultime lecture.

Un marché locatif privé nettement dégradé

La sénatrice Amel Gacquerre juge qu’« il nous faut un dispositif ambitieux » car « aujourd’hui, on manque de logements locatifs sur le marché partout en France ». Le sénateur centriste du Nord, Guislain Cambier, estime, lui, que le statut du bailleur privé « fait partie des leviers », mais qu’il ne va pas résoudre la crise du logement à lui seul. Une étude de BPCE L’Observatoire, publiée mardi 25 novembre, fait état d’un marché locatif privé actuel nettement dégradé. Elle indique que 23% des Français voudraient devenir des bailleurs privés. Soit un point de moins par rapport à 2022.

Les promoteurs immobiliers appellent les parlementaires à rétablir le statut du bailleur privé initial

De leurs côtés, les promoteurs immobiliers sont très remontés contre ce nouveau statut de bailleur privé. Pascal Boulanger, président de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), croit que « ce qui s’est passé dimanche soir est un déni de réalité » et qu’« on vient d’inventer un statut qui n’existe pas et qui n’existera jamais ». Selon lui, en cas d’adoption du texte en l’état, « il y a moult cas où il serait plus intéressant pour l’investisseur de ne pas prendre le statut du bailleur privé » et de conserver un des régimes fiscaux déjà existants, plus avantageux. Pascal Boulanger appelle pour l’heure le Premier ministre Sébastien Lecornu à faire pression sur les parlementaires, afin de rétablir le statut du bailleur privé initial.

Prix des péages : une hausse « modérée » en 2026

Après trois années consécutives de forte hausse, le prix des péages va augmenter de façon modérée en 2026. Il progressera en moyenne de 0,87%, contre 0,92% en 2025 et même 4,75% en 2023. C’est moins que l’inflation attendue à 1% l’année prochaine. L’association 40 millions d’automobilistes salue cette progression contenue, mais dénonce le taux colossal de taxes prélevées par l’État auprès des usagers de la route.

Une « bonne » nouvelle pour les automobilistes ! Le prix des péages ne va pas progresser par rapport à 2025. Il augmentera en moyenne de 0,87% à partir du 1er février 2026, soit un taux en dessous de l’inflation, attendue à 1% par l’Insee. C’est une hausse « modérée » comparée à l’année dernière (+0,92%), à 2024 (+3%) ou encore à 2023 (+4,75%). C’est aussi la plus faible augmentation depuis 2021.

Des hausses de prix de péages différentes selon les concessionnaires 

Comme il s’agit dune moyenne, l’augmentation du prix des péages devrait varier d’un concessionnaire à un autre. Selon Le Parisien, l’Etat a validé les hausses suivantes pour les sept grands réseaux autoroutiers concédés : +0,82% pour Vinci Autoroutes (ASF, Cofiroute, Escota) ; +0,85% pour Sanef/SAPN et +0,95% pour APRR/AREA. Ce qui donne une moyenne nationale de +0,87%. La Sanef et Vinci Autoroutes ont la charge d’appliquer ces nouvelles augmentations. Cette hausse contenue est perçue positivement par l’association 40 millions d’automobilistes. Mais celle-ci dénonce toujours la part des taxes, notamment sur les carburants, qui atteint 45 %.

Il ne faut pas compter sur l’État pour faire payer moins les Français 

« C’est un niveau totalement disproportionné. On demande aux Français de payer toujours plus, alors que leur mobilité n’a jamais été aussi indispensable », affirme le président de l’association, Philippe Nozière, qui demande à ce que cette situation s’arrête. Mais le responsable ne se fait pas d’illusions. Selon lui, cette demande n’a aucune chance d’aboutir. Il croit que le gouvernement cherche toutes les sources de revenus possibles et inimaginables, à l’heure du déficit public. Pierre Chasseray reconnaît toutefois que le modèle des concessions est devenu « vertueux », tant en matière d’efficacité que de sécurité routière. Mais il relève la place importante de l’Etat dans le prix final du péage.

Les péages génèrent 15 milliards d’euros de recettes par an 

Cette hausse contenue depuis deux ans repose en particulier sur le fait que l’État possède un moyen de pression sur les sociétés qui gèrent les autoroutes à péages. Cette arme s’incarne dans la fin des contrats de concessions, qui arrivent à échéance entre 2031 et 2036. Cependant, les experts s’accordent à dire que l’exécutif ne pourra pas assurer un niveau de qualité équivalent dans l’entretien des routes s’il reprenait la main, après son désengagement depuis 2000. Notons que l’État prévoit également de flécher l’intégralité des recettes des futurs péages vers les infrastructures de transports pour leur entretien.

Selon la Sanef, il faudra 90 milliards d’euros sur 30 ans pour moderniser et régénérer les réseaux routiers, surtout ceux qui ne sont pas concédés et qui relèvent des collectivités territoriales. Pour rappel, les péages génèrent 15 milliards d’euros de recettes par an pour les sociétés d’autoroute, qui s’acquittent de six milliards d’euros en impôts et taxes.

Bretagne :  le premier distributeur automatique de coquilles Saint-Jacques a ouvert à Hillion

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Une première. À Hillion, en Côtes-d’Armor (Bretagne), un distributeur automatique de coquilles Saint-Jacques a ouvert début octobre. Les habitants peuvent y trouver des coquilles à toute heure du jour et de la nuit. Le commerce fait un véritable carton, obligeant sa tenancière à dénoyauter des noix chaque jour. Ce concept innovant pourrait transformer la vente directe de produits de la mer dans la région.

On connaît déjà le distributeur de pizzas, de baguettes ou de fruits et légumes. À Hillion,  en Côtes-d’Armor (Bretagne), un couple a inventé un autre distributeur automatique : celui des coquilles Saint-Jacques. Ouvert début octobre dernier, au bord d’une route près de Saint-Brieuc, ce commerce propose des coquilles 24h/24 et 7j/7. Un tel business n’a jamais été vu auparavant en France, voire dans le monde entier. « Je crois bien qu’on les premiers. J’ai cherché et je n’ai rien trouvé », avance Élodie Guillemin, gérante de cette activité.

Un mytiliculteur voulait occuper son distributeur automatique de moules pendant l’hiver 

Ce concept un peu fou à germé dans la tête d’Élodie Guillemin, femme de pêcheur à Erquy, il y a plusieurs mois. La Bretonne a eu l’idée d’utiliser des casiers pour proposer de la coquille fraîche « en direct du pêcheur » après la lecture d’une petite annonce postée par le propriétaire d’un distributeur automatique de moules en été. Ce mytiliculteur nommé Guillaume Hurtaud voulait occuper ses conteneurs pendant l’hiver. Elodie Guillemin a sauté sur l’occasion pour lui proposer d’y mettre des coquilles Saint-Jacques. L’homme a été séduit par cette idée, parmi d’autres propositions. « Nos activités sont complémentaires. Lui arrête en novembre et reprend en mai, nous on commence en octobre et on arrête en mai. C’est top. Tout le monde y gagne », souligne Élodie Guillemin.

Les coquilles Saint-Jacques conservées pendant six jours

Les coquilles Saint-Jacques vendues par Mme Guillemin sont pêchées par deux bateaux « Thaïs-Léo » dans les baies de Saint-Brieuc et de Saint-Malo. Élodie se charge de leur préparation, une fois débarquées. Elle les met d’abord en viviers pour les dessabler. Ensuite, elle les prépare et les place sous vide directement, sans congélation. Les coquilles sont enfin conservées pendant six jours. Dans le distributeur, on n’en trouve pas en entier car les casiers sont trop petits. Il y a  uniquement des sachets de noix prêtes à cuisiner et ultra fraîches.

La demande de coquilles Saint-Jacques a vite explosé après le démarrage de la vente 

Mme Guillemin et son époux proposent deux formats : 250 g pour deux personnes à 10 euros, et 500 g pour quatre à cinq personnes à 20 euros. Au départ, ils réservaient seulement la moitié des 54 casiers réfrigérés aux coquilles. Mais la demande a très vite explosé, les obligeant à tout prendre. La gérante est également contrainte de dénoyauter pendant des heures chaque jour pour répondre à la demande. Pour l’heure, il n’y a pas de risques de rupture. La ressource se porte bien grâce à un ensemencement régulier de jeunes coquilles Saint-Jacques.

Une application pour suivre le stock de coquilles de Saint-Jacques en temps réel 

Élodie Guillemin suit aussi les stocks via une application. « Quand je vois qu’il ne reste plus que deux sachets, je vais au vivier, je prépare des noix et je les amène. Je fais au moins un aller-retour par jour, jusqu’à trois le week-end », confie-t-elle à France Bleu Armorique. Grâce aux prix proposés, le couple peut dégager une meilleure marge que lors des ventes à la criée. Pour les pêcheurs, le défi est maintenant de trouver des débouchés, notamment après les fêtes de fin d’année, où le produit a moins la cote.  En janvier, les prix des coquilles Saint-Jacques peuvent tomber en dessous de 2 euros le kilo. « C’est dérisoire », estime Elodie Guillemin.

Cloud : OVH anticipe une hausse de 5 à 10% des prix en 2026

L’inflation s’invite dans le cloud. Selon Octave Klaba, PDG d’OVHcloud, les prix de certains services devraient augmenter de 5 à 10 % entre avril et septembre 2026. En cause, une tension sur la RAM et le stockage NVMe. Cette situation serait directement liée à la croissance massive de la demande en composants pour l’intelligence artificielle.

Allons-nous bientôt payer plus pour les services cloud ? Octave Klaba, cofondateur et président directeur général d’OVHcloud, premier hébergeur français, a déclaré sur LinkedIn qu’il devrait y avoir « une augmentation des prix des produits cloud entre +5% et +10%, entre avril et septembre 2026 ». Pis, le dirigeant n’exclut pas une accélération de la hausse si la demande en intelligence artificielle continue de croître fortement.

La flambée des prix du cloud due à une forte progression des prix de la mémoire RAM et des disques NVMe

Octave Klaba impute cette flambée potentielle des prix du cloud à une forte progression des prix de la mémoire RAM et des disques NVMe dans les six prochains mois. Selon lui, il ne s’agit donc pas d’un choix stratégique de la part des fournisseurs de cloud, mais d’une conséquence des tensions sur le marché des composants informatiques. Et pourquoi cette tension ? Octave Klava explique qu’il y a une ruée sans précédent vers les composants informatiques de la part de, opérateurs. « Toutes les capacités mondiales de production basculent vers les mémoires très rentables qui sont utilisées dans les GPUs », précise-t-il.

Les serveurs d’IA pourraient devenir 35% plus chers d’ici fin 2026

Octave Klaba constate que les fabricants de puces réallouent massivement leurs chaînes de production vers ces composants ultra-lucratifs pour répondre aux besoins des serveurs d’intelligence artificielle, qui pourraient eux aussi devenir 35% plus chers d’ici fin 2026. Cette situation créé une baisse mécanique et rapide de la production de RAM et de stockage NVMe classique, moins rentable. Pour anticiper cette évolution, note le PDG d’OVHcloud, la chaîne d’approvisionnement mondiale reçoit les composants six mois plus tôt à des prix plus bas. Cette stratégie défensive permet de produire à un coût inférieur pendant 6 à 12 mois. Mais elle alimente aussi la hausse actuelle.

Les serveurs physiques internes ne sont pas la solution à la hausse des prix du cloud 

Face à la hausse des prix du cloud à venir, certains entreprises seraient tentées de faire un grand retour vers les serveurs physiques au bureau (un mouvement qu’on appelle la « repatriation »). Cependant, les experts ne s’attendent pas à un retour massif vers les centres de données internes, et certainement pas pour les charges de travail IA. Ils estiment aussi que le cloud reste trop ancré dans les architectures informatiques et numériques pour que les professionnels l’abandonnent à cause d’une inflation, même forte.

Pour ceux qui imaginent une solution interne, ils devraient savoir que les hyperscalers ont un accès plus rapide aux GPU, tandis que les serveurs d’intelligence artificielle sont complexes à construire et à refroidir soi-même. Les analyses pensent que les DSI devront composer avec cette nouvelle réalité économique, et ajuster leurs budgets IT en conséquence.