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PhotoScan : Google veut calculer votre taux de graisse corporelle avec une simple photo

Après avoir présenté Insulin Resistance Trends, Google prolonge les travaux autour de la santé avec PhotoScan. Ce modèle d’intelligence artificielle peut estimer avec une extrême précision le taux de masse grasse à partir uniquement de deux photos prises de face et de profil. Si les premiers résultats sont très encourageants, le géant de la technologie n’a pas encore donné de date de disponibilité de cette nouvelle fonction.

Dans un billet mis en ligne le 17 août sur son site dédié à la recherche, Google présente PhotoScan, une nouvelle fonction pour évaluer plus précisément l’indice de masse corporelle (IMC). Encore en développement, cette technologie repose sur l’intelligence artificielle et deux photos prises de face et de profil avec son smartphone. Elle calcule le pourcentage de masse grasse, à partir de la graisse du tronc, des hanches, des cuisses et des organes. Cette méthode permettrait de palier le gros défaut de l’IMC : la confusion entre la masse grasse, la masse musculaire et la masse osseuse.

PhotoScan a été entraînée avec des photos de personnes prises avec un smartphone

Pour entraîner PhotoScan, Google a fait correspondre des photos de personnes prises avec un smartphone avec des scans DEXA, l’examen de référence par rayons X pour la densité osseuse. Le groupe a ajouté d’autres informations utiles traitées avec un modèle d’intelligence artificielle. Après plusieurs essais, l’outil « a montré une excellente concordance avec la DEXA pour le pourcentage de graisse corporelle et les indicateurs associés. « Ce qui permet d’obtenir une précision proche de celle de la DEXA pour la prédiction de la résistance à l’insuline », souligne Google.

PhotoScan plus précis que les méthodes existantes

Google rapporte une erreur absolue moyenne de 2,15 points pour le taux de masse grasse face au DEXA, alors que les montres connectées atteignent un taux de 2,91 points. PhotoScan a été validé auprès de 677 adultes photographiés avec des smartphones et de 132 volontaires suivis pendant trente semaines à San Francisco, aux Etats-Unis.

« L’imagerie clinique par DEXA [qui nécessite un scanner dédié, ndlr] fournit les mesures les plus précises de la composition corporelle, mais manque de scalabilité, tandis que les capteurs BIA [analyse d’impédance bioélectrique, ndlr] portables offrent un grand confort d’utilisation, mais se limitent à la mesure du pourcentage de graisse corporelle. », résume la firme de Mountain Views.

L’obésité, un problème de santé publique majeur

Si les résultats sont satisfaisants, Google n’a pas encore dévoilé de date de disponibilité de PhotoScan. Sans doute que le groupe veut d’abord lever quelques obstacles, notamment la méfiance des utilisateurs. En effet, il faudra les convaincre de confier leurs photos corporelles à une application, alors que 6,8 millions de données médicales viennent d’être volées en France.

Toutefois, l’entreprise pourrait mettre en avant un enjeu de santé publique. Aujourd’hui, près de 37% des Américains et 18% des Français souffrent d’obésité. Sans compter les adultes en surpoids. Moutain Views pourrait donc séduire, d’autant qu’il s’agit d’un dépistage précoce, sans prise de sang ni rayonnement.

Vélo : faut-il rendre le port du casque obligatoire en France ?

Face à la multiplication des réglementations locales, Marie-Pierre Vedrenne veut rendre le port du casque obligatoire pour tous les vélos et trottinettes électriques sur tout le territoire français. La ministre déléguée en charge de la citoyenneté a demandé à la Sécurité routière d’étudier cette possibilité. Mais celle-ci rencontre l’opposition de certaines associations, qui la jugent contre-productive. Elle découragerait notamment la pratique du vélo.

Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée en charge de la citoyenneté auprès du ministère de l’Intérieur, souhaite généraliser le port du casque à tous les vélos et toutes les trottinettes sur l’ensemble du territoire. Elle a déjà demandé à la Sécurité routière de réfléchir à la question. Cette mesure vise à protéger les cyclistes français et utilisateurs de trottinettes, alors que 235 d’entre eux ont perdu la vie en 2025 sur les routes françaises.

Marie-Pierre Vedrenne soucieuse d’harmoniser la réglementation en France

Aujourd’hui, le casque est uniquement obligatoire pour les moins de 12 ans à vélo, et simplement recommandé aux adultes. Pour les trottinettes électriques et Engin de Déplacement Personnel Motorisé (EDPM – skateboard électrique, draisienne électrique, gyropode, monoroue, hoverboard, etc.), il est exigé pour tous les utilisateurs hors agglomération.

Marie-Pierre Vedrenne veut généraliser son usage. La ministre déléguée désire harmoniser la législation d’autant qu’un patchwork réglementaire s’est installé en France. En effet, plusieurs collectivités et départements ont imposé le casque sur leur territoire. C’est notamment le cas des Hauts-de-Seine, du Nord, du Vaucluse, de la Seine-et-Marne, des Alpes-Maritimes et de l’Indre.

8 Français sur 10 favorables à la généralisation du port du casque

Si la généralisation du port du casque est largement soutenue par l’opinion publique (près de 8 français sur 10 l’approuvent selon un récent sondage), plusieurs études internationales suggèrent qu’elle pourrait réduire la pratique du vélo, notamment pour les déplacements du quotidien et les services de vélos en libre-service. En cause : l’obligation de devoir transporter à chaque fois un objet qui n’est pas le plus léger du monde.

En Australie, premier pays à avoir adopté cette mesure dans les années 1990, divers travaux (Chris Rissel – Université de Sydney et Dorothy Robinson) ont constaté une baisse de la fréquentation cycliste après son entrée en vigueur, notamment chez les adolescents et les usagers occasionnels. Ce qui n’est pas idéal pour la santé des citoyens et l’environnement.

La priorité serait le développement d’infrastructures cyclables sécurisées

Le port du casque augmenterait même la mortalité sur les routes. En effet, il serait associé à des pratiques à risque et engendrerait un sentiment de sécurité accidentogène. Aussi, il nuirait à un principe vital : plus il y a de cyclistes sur les routes, plus les automobilistes s’habituent à leur présence et adaptent leur comportement.

Par ailleurs, des opposants notent que le casque ne sauve pas la vie lors d’une collision avec une voiture, en particulier un véhicule de plus d’une tonne avec une énergie cinétique élevée. Pour eux, la priorité reste le développement d’infrastructures cyclables sécurisées. C’est le choix fait par les Pays-Bas et le Danemark, où le casque reste recommandé mais non obligatoire.

La généralisation du port du casque ne se fera pas de manière unilatérale

Mais Marie-Pierre Vedrenne répond que « les équipements obligatoires sont déterminés au regard de l’exposition aux risques », du différentiel de vitesse, de la présence de poids lourds et de l’état de la chaussée. La ministre déléguée à la citoyenneté précise toutefois que la réglementation (le port du casque obligatoire) sera établie « par décret, pris après avis du Conseil d’Etat » et à « l’initiative du ministre de l’Intérieur », en associant « le ministre des transports et de la justice » ainsi que les différents acteurs du secteur.

Europe : le permis de voyage ETIAS à nouveau retardé

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Il faudra encore patienter. L’UE reporte encore, mais cette fois sans date précise, le lancement du permis de voyage ETIAS. Calqué sur le programme américain ESTA, le dispositif obligera les voyageurs non-européens à remplir un formulaire en ligne et à fournir des données personnelles. Valide trois ans, ou jusqu’à l’expiration du passeport, il couvrira les séjours de 90 jours au maximum par tranche de 180.

Déjà repoussé à plusieurs reprises, le lancement du système d’autorisation préalable de voyage de l’Union européenne (ETIAS) a été encore reporté, mais indéfiniment cette fois, selon les dernières informations officielles. Le site web du programme indique qu’il est « actuellement hors service » et qu’aucune demande d’autorisation de voyage n’a été reçue. La page ajoute ajoute que l’UE annoncera la date de lancement exacte « plusieurs mois » avant sa mise en service.

Un énième report après le chaos provoqué par l’EES

En juillet, le quotidien britannique The Financial Times avait déjà indiqué que l’ETIAS devait probablement être repoussé. Le journal avait également affirmé que des responsables devaient se réunir en septembre pour définir un nouveau calendrier et qu’un lancement en 2027 demeurait envisageable.

Cet énième report du permis de voyage en Europe intervient après le chaos provoqué par le nouveau système électronique d’entrée/sortie (EES). Ce programme, qui exige un enregistrement biométrique à l’entrée du territoire européen, a été désactivé temporairement par certains pays de l’Union pendant la période de pointe estivale. Ce qui a entraîné de longues files d’attente aux contrôles de sécurité dans certains aéroports et des vols manqués.

L’ETIAS vise les ressortissants d’une soixantaine de pays

Version européenne du programme américain ESTA ou de l’AVE canadienne, l’ETIAS (European Travel Information and Authorisation System ou Système européen d’Information et d’Autorisation concernant les Voyages) doit à terme obliger les voyageurs en provenance d’une soixantaine de pays (Royaume-Uni, États-Unis, Canada, Singapour, Tonga, Argentine ou Australie), dispensés de visa, à demander une autorisation préalable.

Les candidats devront remplir un formulaire en ligne et fournir des données personnelles. Ils auront également à répondre à des questions de sécurité et feront l’objet d’un contrôle préalable, la plupart des demandes devant être approuvées en quelques minutes.

L’ETIAS différent du visa Schengen

Valable trois ans, ou jusqu’à l’expiration du passeport, l’ETIAS permettra aux voyageurs de séjourner pendant jusqu’à 90 jours sur une période de 180 jours dans les pays participants au programme (une trentaine). Il devrait coûter 20 €. Initialement annoncé en 2022, ce permis de voyage vise à renforcer la protection des frontières extérieures de l’Union européenne et de la zone Schengen.

La zone Schengen, elle, exige déjà des ressortissants non européens de faire une demande de visa de type C (également appelé visa Schengen) pour un court séjour en Europe (moins de 3 mois). Contrairement à ce qui est prévu pour l’ETIAS, un visa Schengen est délivré individuellement dans chaque pays membre par les autorités compétentes.

Taxe foncière : quand arriveront les avis pour 2026 ?

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En 2026, les avis de taxe foncière seront envoyés à la fin de l’été, comme chaque année. Pour les propriétaires non mensualisés, ils seront disponibles en ligne à partir du 27 août, tandis qu’il faudra atteindre le 19 septembre pour les contribuables mensualisés. Concernant les avis papiers, les envois se feront entre le 24 août et le 21 septembre pour les uns, et entre le 21 septembre et le 9 octobre pour les autres.

Chaque année, les contribuables français doivent s’acquitter d’une taxe foncière pour les biens immobiliers qu’ils possèdent ou louent, sauf s’ils en sont exonérés (notamment les personnes âgées de 75 ans ou plus au 1er janvier de l’année d’imposition). À cet effet, ils reçoivent un avis d’impôt, qui arrive toujours à la fin de l’été. En 2026, le document fiscal sera mis en ligne à partir du 27 août pour les contribuables non mensualisés, et à partir du 19 septembre pour les contribuables mensualisés. Concernant le format papier, les avis seront envoyés par courrier entre le 24 août et le 21 septembre pour les uns, et entre le 21 septembre et le 9 octobre pour les autres.

Les paiements devront se faire au plus tard mi-octobre

Quant à la date limite de paiement, elle est fixée au 15 octobre pour les règlements non dématérialisés et au 20 octobre pour ceux effectués en ligne, par smartphone ou par tablette. Notons toutefois que dans certains cas, il peut arriver que le Service Public n’envoie pas les avis aux dates susmentionnées, mais à une date postérieure pendant laquelle le paiement devrait se faire. Pour accéder au document, les contribuables doivent s’identifier sur la page d’accueil du site impots.gouv.fr avec leur numéro fiscal et leur mot de passe, ou se rendre sur FranceConnect où ils ont le choix de leur identité numérique.

La taxe foncière calculée sur la base de la valeur locative cadastrale du logement et des taux d’imposition votés par les collectivités locales

Pour ce qui concerne le montant à payer, il n’est pas unique en France. Le calcul de la taxe foncière se fait sur la base de la valeur locative cadastrale du logement et des taux d’imposition votés par les collectivités locales. Le premier élément correspond au loyer annuel théorique que le propriétaire pourrait tirer du bien s’il le louait. Il est calculé à partir d’un abattement forfaitaire, composé notamment des frais de gestion, d’entretien, d’assurance et de réparation. L’administration fiscale multiplie ensuite cette valeur locative cadastrale par les taux votés par les communes et y ajoute la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, ou TEOM.

Grenoble avait la taxe foncière la plus importante de France en 2024

Après plusieurs années de fortes hausses, les contribuables espèrent une accalmie en 2026.  Cette année, les valeurs locatives cadastrales servant au calcul de la taxe foncière sont revalorisées de 0,8 %, contre 1,7 % en 2025, 3,9 % en 2024 et 7,1 % en 2023. Dans la plupart des grandes villes françaises la taxe foncière restera une charge importante. Le dernier classement comparable de l’UNPI place Grenoble largement en tête avec un taux cumulé de taxe foncière atteignant 67,92 % hors TEOM en 2024. Angers (56,42 %) et Amiens (56,05 %) complète le podium. Orléans, Le Havre, Montpellier, Nîmes, Nantes, Caen et Dijon faisaient également partie des communes affichant les taux cumulés les plus élevés.

Japon : le récent séisme a mis à l’arrêt la production automobile

Après le séisme de magnitude 7,1 qui a touché le Japon le 28 juillet, une partie de l’industrie automobile nationale a été mise à l’arrêt. Toyota, Honda et Nissan notamment ont fermé certaines de leurs usines. Cette paralysie, due à la défaillance d’une poignée d’équipementiers de premier rang, pourrait entraîner quelques perturbations sur le marché européen.

Mardi 28 juillet, l’île japonaise de Kyushu a été frappée par un puissant séisme de magnitude 7,1 sur l’échelle de Richter, selon l’Agence météorologique du Japon (JMA). Ce tremblement de terre a fait au moins 30 morts, des dizaines de blessés et détruit plusieurs bâtiments. Une bonne partie de l’activité économique a également été mise en pause. Mais les répercussions s’étendent au-delà de la « silicon island », à tout le territoire japonais. Parmi les secteurs les plus touchés figure l’industrie automobile.

Toyota a suspendu les opérations de son site majeur de Miyata

Suite au séisme de Kyushu, Toyota a suspendu les opérations de son site majeur de Miyata, où sont assemblés les modèles haut de gamme de la marque Lexus. Le numéro 1 mondial automobile a aussi été contraint d’arrêter son usine de Tahara, située pourtant à 600 km de l’épicentre, avant de geler les lignes de sa filiale Daihatsu. De son côté, Nissan a fermé la totalité de la production de ses deux complexes industriels de Kyushu, stoppant net la production de ses SUV exportés à travers le monde.

Le séisme a particulièrement touché les fournisseurs automobiles

Pour sa part, Honda a interrompu le site moto de Kumamoto (épicentre du séisme), ainsi que les chaînes de montage des usines de Yori et de Suzuka jusqu’à ce 7 août. Mitsubishi et Suzuki n’échappent pas à la règle. Si les constructeurs japonais ont fermé leurs sites à tour de rôle, ce n’est pas parce que ceux-ci ont été sévèrement endommagés au point de ne plus pouvoir fonctionner. Les usines d’assemblage sont conçues pour résister aux violentes secousses. La défaillance vient plutôt d’une poignée d’équipementiers de premier et second rang.

Renesas Electronics et Ahresty ont mis à l’arrêt leurs machines

Il s’agit notamment du géant des puces automobiles Renesas Electronics et du spécialiste du moulage aluminium Ahresty, qui ont mis leurs machines à l’arrêt pour vérifier l’intégrité de leurs installations. Lors de la secousse, l’usine Kawashiri de Renesas en particulier a vu ses conduites d’eau se rompre et des faux plafonds s’effondrer.

Quant à Aisin, l’un des plus grands fournisseurs automobiles du Japon, il a dû arrêter la production de son usine de Kumamoto face aux dommages subis par les installations. Le groupe fournit notamment Toyota en moteurs, transmissions, éléments de châssis et de carrosserie.

Le séisme au Japon pourrait avoir des répercussions sur les marchés européens

Evidemment, l’arrêt d’une partie de la production automobile japonaise pourrait avoir des répercussions sur les marchés européens. Surtout au niveau de Honda. Depuis la fermeture de son site historique de Swindon en Grande-Bretagne en juillet 2021, et le rapatriement de sa production au Japon, le groupe automobile nippon ne possède plus d’unité d’assemblage en Europe.

Le séisme pourrait ainsi intensifier l’indisponibilité de certains modèles de la marque. Mais, comme Honda, les constructeurs nippons assurent tous déployer des plans de continuité d’activité pour organiser des transferts de production ou le recalibrage rapide des outils de production.

Europe : la canicule de juin impacte durement la production de céréales

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La vague de chaleur qui a touché l’Europe en juin va coûter cher aux producteurs. Elle entraînera une perte de 9 millions de tonnes de céréales et 2 milliards d’euros de revenus, d’après une analyse de l’organisation Energy and Climate Intelligence Unit. La France et la Hongrie figurent en tête des pays les plus impactés par cette canicule, qui suscite des inquiétudes sur les prix alimentaires et la sécurité alimentaire.

Il y a quelques semaines, l’Europe de l’ouest a enregistré son mois de juin le plus chaud depuis le début des relevés, avec une température moyenne de 20,74 °C, selon le service Copernicus sur le changement climatique de l’UE. Cette température moyenne est supérieure de 3,06 °C à celle des mois de juin des trente dernières années. La canicule a causé plus de 10 000 décès supplémentaires, dont 5 764 pour la France seule. Il s’agit du taux de mortalité le plus élevé depuis la vague de chaleur de 2003.

La canicule de juin a impacté les récoltes de céréales

Ce nouvel épisode caniculaire a également provoqué des incendies en France et en Europe, brûlant des milliers d’hectares. Les conséquences ont ainsi dépassé le simple inconfort, mettant sous pression les écosystèmes et l’agriculture.

D’après une analyse menée par l’organisation indépendante à but non lucratif The Energy and Climate Intelligence Unit (ECIU), la canicule a fortement impacté les récoltes de céréales. Elle devrait provoquer une baisse de rendement de 9 millions de tonnes en Europe. Les pertes financières sont estimées à environ 2 milliards d’euros selon la Coceral, l’association européenne du commerce des grains.

De nombreuses céréales étaient rentrées dans leur phase critique

Les fortes températures ont coïncidé avec des phases de croissance cruciales pour les céréales. Elles ont frappé le blé en plein remplissage des grains, une période critique du cycle de la culture. Pendant cette étape, la chaleur excessive peut ralentir la croissance de la céréale, et par conséquent entraîner une perte de rendement pour les agriculteurs.

Le maïs, lui, a été affecté en pleine pollinisation. Il représenterait environ la moitié de la baisse des prévisions céréalières européennes. Concernant l’orge, celle de printemps, dont le développement était déjà bien avancé avant la hausse des températures, a été plus durement touchée que celle d’hiver.

La France, plus durement touchée que les autres pays européens

Au niveau des pays, la France (où le thermomètre a dépassé les 43 °C) est le pays le plus touché en Europe par la canicule de juin. Ses pertes s’élèveraient à environ 4,1 millions de tonnes, soit l’équivalent de 891 millions d’euros de revenus. La Hongrie occupe la deuxième place, avec 2,4 millions de tonnes de pertes de céréales. La troisième position est occupée par l’Espagne, qui voit ses moissons baisser de 1,4 million de tonnes. Il y a ensuite l’Allemagne (le sud), l’Autriche et la Pologne.

Risque d’une hausse des prix alimentaires

Tom Lancaster, analyste à l’ECIU, affirme que les dégâts de la canicule réduisent non seulement les revenus des agriculteurs, mais compromettent également la sécurité alimentaire de l’Europe. Aujourd’hui encore, le vieux continent dépend largement des importations de céréales, en particulier de blé, venant des Etats-Unis et d’Ukraine notamment.

Outre la sécurité alimentaire, de mauvaises récoltes pourraient exercer une pression supplémentaire sur les prix alimentaires mondiaux et nuire à l’élevage. Mais l’évolution du marché est aussi conditionnée aux résultats des récoltes dans l’hémisphère sud fin 2026 et début 2027.