Une cagnotte pour sauver la forêt de Fontainebleau après l’incendie

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Un important incendie a touché la forêt de Fontainebleau la semaine dernière, ravageant 2 200 hectares, soit 11% de sa superficie. Pour restaurer ce poumon vert de la région Île-de-France, la Fondation du patrimoine a lancé une cagnotte visant à réunir deux millions d’euros. La collecte a déjà dépassé les 700 000 euros. Elle servira notamment à sécuriser les accès, à prévenir l’érosion des sols fragilisés après l’incendie et à réhabiliter les zones forestières brûlées.

En début de semaine dernière, un violent incendie a ravagé la forêt de Fontainebleau, située en Seine-et-Marne, à environ 60 kilomètres au sud-est de Paris. En cinq jours, les flammes voraces ont brûlé 2 200 hectares, soit 11% de sa superficie (entre 22 000 et 25 000 hectares). Il n’y a plus qu’une végétation noircie et des arbres calcinés dans la zone touchée. Le premier secrétaire du PS et député de Seine-et-Marne Olivier Faure a évoqué « un désastre écologique (…) à pleurer ». De son côté, le directeur départemental des services d’incendie et de secours, le colonel Bruno Maestracci, a appelé à « sauver un patrimoine inestimable, un joyau national ».

Une cagnotte pour sauver la forêt de Fontainebleau

Répondant à cet appel, parmi tant d’autres, la Fondation du patrimoine a lancé une souscription spéciale pour accompagner la restauration de la forêt de Fontainebleau après l’épreuve de l’incendie. L’objectif est de réunir deux millions d’euros dans un premier temps pour parer à l’urgence.

En moins d’une semaine, la collecte a dépassé les 700 000 euros ce jeudi 23 juillet. Le président de la République Emmanuel Macron avait dit dans un message compter « sur chacune et chacun pour pouvoir donner » et permettre « de replanter, de rebâtir et de continuer de nous améliorer aussi pour que cette forêt soit encore demain mieux protégée ».

La cagnotte permettra de financer des études de diagnostic et la réhabilitation de zones forestières brûlées, notamment

Soutenue par l’Office national des forêts (ONF), la ville de Fontainebleau ou encore le département de Seine-et-Marne, la cagnotte permettra de financer plusieurs opérations. D’abord il s’agira d’assurer les premières interventions d’urgence, notamment sécuriser les accès et prévenir l’érosion des sols fragilisés. Ensuite des études de diagnostic pour identifier les causes du sinistre, comprendre le comportement du feu, évaluer l’état de dégradation des écosystèmes et cartographier les milieux touchés.

Aussi, l’argent recolté sera utilisée pour la réhabilitation de zones forestières brûlées par l’incendie. Enfin, il servira à soutenir les actions de prévention et de restauration pour rendre la forêt plus résiliente aux incendies, mais aussi au changement climatique, aux maladies et autres menaces.

La forêt de Fontainebleau, un creuset de biodiversité

Pour l’heure, l’accès à la forêt de Fontainebleau reste strictement interdit aux vacanciers et aux riverains. C’est donc un coup dur pour tout le monde. Ancien domaine de chasse des rois de France, ce poumon vert de la région Île-de-France figure parmi les hauts-lieux de la biodiversité en France et en Europe. Classé NATURA 2000 et réserve de biosphère UNESCO, il abrite des paysages variés (chênaies, pins, hêtraies, landes ouvertes, dunes fossiles, mares, zones humides) ainsi que plus de 6 500 espèces animales (insectes, oiseaux, mammifères).

Des blocs d’escalade réputés dans le monde entier

La forêt de Fontainebleau est réputée pour ses blocs d’escalade, qui attirent chaque année des milliers de grimpeurs venus de France et de l’étranger. Il y a au total 200 circuits d’escalade appelés « les rochers de Fontainebleau ». On y trouve également des sentiers de randonnée, qu’on peut arpenter à vélo ou sur cheval.

C’est aussi un lieu propice pour la marche et les promenades en famille. Des organismes comme l’office de tourisme du Pays de Fontainebleau y proposent par ailleurs des activités diverses, comme le vol en montgolfière et l’apprentissage de techniques de survie en milieu naturel. Ce domaine accueille près de 10 millions de visiteurs par an.

LVMH : Guerlain solde à nouveau ses anciennes collections en ligne jusqu’au 29 juillet

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Jusqu’au 29 juillet, la marque de luxe Guerlain propose sur son site une vente en ligne de surstocks à tarifs préférentiels. Baptisée les Réserves, cette opération met en avant des produits issus d’anciennes collections, notamment dans les catégories soin, parfums, coffrets et maquillage. La griffe reversera 10 % des ventes à l’association Terres de Liens.

Jusqu’au 29 juillet, la marque de luxe Guerlain propose sur son site une sélection issue d’anciennes collections ou de lignes discontinuées, dans le cadre de la deuxième édition des Réserves, une vente en ligne de surstocks à tarifs préférentiels. L’opération couvre diverses catégories, dont le soin (Abeille Royale, Orchidée Impériale), les parfums et coffrets (Habit Rouge, La Petite Robe Noire) ainsi le maquillage. Conditionnés dans des pochons réutilisables en coton recyclé, les articles sont proposés exceptionnellement sous la forme de sélections, conçus comme un assortiment harmonieux et complémentaire.

Guerlain fait constamment évoluer ses formules et ses créations

Avec « Les Réserves », Guerlain remet sur le marché des produits comme les flacons et coffrets dont la formule ou le packaging n’ont pas évolué en même temps que le reste de la gamme. La Maison de beauté du groupe LVMH fait constamment évoluer ses formules et ses créations en intégrant de nouvelles technologies, générant mécaniquement des stocks de produits aux packagings antérieurs, encore fonctionnels mais retirés de la vente classique.

Plutôt que de les détruire, elle leur ouvre un espace de vente dédié, un second circuit de commercialisation en quelque sorte. Les « Réserves de Guerlain » offrent ainsi une occasion unique de retrouver des créations emblématiques à des prix abordables.

Une clientèle sensible à la fois à l’argument du prix et à celui de la durabilité

Guerlain a lancé la première édition des Réserves en avril dernier à titre expérimental. En renouvelant l’opération, la griffe démontre que cette initiative fut un succès. Elle y voit un outil à la fois commercial, réglementaire et solidaire. La marque s’adresse à une clientèle sensible à la fois à l’argument du prix et à celui de la durabilité.

Son offensive s’inscrit dans une stratégie RSE clairement affichée, intitulée Agir pour une Beauté Vivante. Cette stratégie couvre l’écoconception, la protection de la biodiversité et les partenariats long terme avec les fournisseurs, notamment autour de projets de reforestation.

Guerlain va reverser 10 % des ventes à Terres de Liens

« En prolongeant l’existence de surplus d’anciennes collections, nous contribuons à la réduction du gaspillage et invitons nos client·es à participer activement à une consommation plus responsable. », relève Claire Coletti, Global Sustainability Director de Guerlain.

Les Réserves constituent par ailleurs une réponse à la directive européenne ESPR (Ecodesign for Sustainable Products Regulation), qui encadre l’écoconception des produits à l’échelle de l’Union européenne. Guerlain note que ce projet a un volet redistributif au bénéfice de l’agriculture biologique. En effet, la société va reverser 10 % des ventes à Terres de Liens, une association qui accompagne l’installation de sites en agriculture biologique sur le territoire français.

Automobile : les satellites vont-ils bientôt contrôler la vitesse des voitures ?

Selon plusieurs médias britanniques, la Commission européenne envisagerait d’utiliser les satellites pour contrôler la vitesse des voitures. Prévu entrer en vigueur en 2030, ce futur système combinerait satellites, GPS, cartes numériques, 5G et caméras pour mesurer la vitesse et réduire automatiquement la puissance en cas d’excès. Si Bruxelles ne s’est pas ouvertement prononcé sur le sujet, plusieurs représentants des automobilistes dénoncent un projet à la fois dangereux et liberticide.

Plusieurs médias britanniques, dont le Daily Mail, ont révélé récemment un projet assez étrange : la Commission européenne envisagerait un dispositif capable de réduire automatiquement la vitesse d’une voiture par satellite. Ce futur système combinerait satellites, GPS, cartes numériques, 5G et caméras pour mesurer la vitesse et réduire automatiquement la puissance en cas d’excès. Il vise à empêcher physiquement les automobilistes de dépasser la limitation autorisée et donc de réduire les accidents de la route évitables.

Satellites, caméra, carte numérique et GPS

Le règlement européen 2019/2144 impose déjà, depuis le 7 juillet 2024, un assistant intelligent de vitesse, l’ISA (pour « Intelligent Speed Assistance »), sur toutes les voitures neuves vendues dans l’Union européenne. Ce dispositif repose sur une caméra placée derrière le pare-brise, qui détecte et lit les panneaux de signalisation. Il compare ensuite cette information à une carte numérique des limitations, à partir de la position transmise par un récepteur GPS.

En cas de dépassement, le conducteur est alerté par un signal sonore ou visuel. Dans certains cas, le système peut aussi intervenir via le régulateur de vitesse, mais l’automobiliste garde le contrôle de l’accélérateur et peut désactiver le dispositif à chaque démarrage.

Bruxelles avait initialement prévu un bridage automatique plus ferme

La Commission européenne prévoyait initialement un bridage automatique plus ferme. Mais le lobbying des constructeurs l’a poussée à transformer cette contrainte en simple avertisseur sonore ou visuel. Désormais, Bruxelles voudrait revenir au projet de départ. Selon certaines sources, les autorités européennes auraient planifié d’imposer le dispositif dès 2030. Elles envisageraient de limiter directement la puissance du moteur grâce à la position transmise par satellite, de façon à empêcher physiquement tout dépassement de la limitation autorisée. Pour l’heure, la Commission européenne n’a officiellement confirmé aucun projet.

Le dispositif étudié s’appuierait sur des satellites en orbite comme Galileo

D’après les médias britanniques, le dispositif étudié s’appuierait sur des satellites en orbite, comme Galileo, qui localiseraient les voitures grâce aux données cartographiques et aux capteurs embarqués des véhicules pour vérifier en permanence la vitesse par rapport à la limitation en vigueur. Tout se fait en temps réel. Si le véhicule roule trop vite, le système pourrait réduire automatiquement la puissance du moteur afin de l’empêcher de dépasser la vitesse autorisée. Des sources affirment que la décision finale revient au calculateur embarqué du véhicule, jamais au satellite, qui orbite à plus de 20 000 kilomètres d’altitude.

Un risque de piratage informatique

Quoi qu’il en soit, certains pensent que c’est une forme de bridage intelligent, qui irait beaucoup plus loin que les dispositifs actuellement imposés dans les voitures neuves. Richard Holden, porte-parole du Parti conservateur britannique pour les Transports, met en garde contre un risque de piratage informatique. Il exprime aussi des doutes sur la fiabilité technique ainsi que sur la protection des données de localisation des conducteurs.

Des citoyens britanniques critiquent en outre la multiplication des dispositifs technologiques dans les voitures, après l’instauration des alertes de franchissement de ligne, des détecteurs de fatigue ou encore les avertisseurs de dépassement de vitesse, sans oublier les radars de vitesse présents sur nos routes.

Aéroports : les Airtags réduisent de 90% les pertes de bagages

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Selon SITA, opérateur du système de suivi des bagages WorldTracer, l’utilisation des Airtags d’Apple par les passagers a réduit de 90% le nombre de bagages définitivement perdus par les compagnies aériennes en 2025. Aussi, l’intégration d’Apple Find My et de la fonction Share Item Location a permis de baisser de 26 % le temps nécessaire pour récupérer ceux ayant été retardés.

Si la facilité d’embarquement et le confort à bord sont deux de leurs principaux critères dans le choix d’une compagnie aérienne, les voyageurs tiennent aussi compte de la sécurité de leurs bagages. Ces valises renferment de nombreux objets précieux ou de valeur. Pour ne pas les perdre, certains se tournent vers la technologie, notamment les Airtags d’Apple, ces petits traceurs permettant de retrouver des objets égarés.

Une réduction de 90 % des bagages « réellement perdus » grâce à l’ajout des Airtags à WorldTracer

SITA, un fournisseur de solutions informatiques pour l’aviation, a voulu faciliter l’utilisation de cette technologie de géolocalisation en l’intégrant à son système de gestion des bagages WorldTracer fin 2024. Un an après cette décision, l’opérateur annonce une réduction de 90 % des bagages « réellement perdus » grâce au partage de localisation activé par les passagers via AirTag ou d’autres accessoires du réseau Localiser mes bagages. Il rapporte également que les compagnies aériennes utilisant cette technologie ont baissé de 26 % le temps de récupération des bagages retardés.

Le système intègre les Airtags et Google Find Hub

Développé en collaboration avec l’IATA, le système WorldTracer de SITA s’intègre non seulement aux produits Apple, mais aussi à Google Find Hub pour prendre en charge les appareils de suivi Android. Il permet aux passagers de garantir la sécurité de leurs bagages en partageant les données de suivi et des mises à jour en temps réel avec la compagnie aérienne, via une URL temporaire. Après le partage du lien, le bagagiste ou l’agent du service client peut utiliser le fichier WorldTracer correspondant au dispositif de suivi du voyageur pour obtenir des données de géolocalisation précises, recoupées avec les plans de l’aéroport.

Le système WorldTracer déployé dans plus de 2 800 aéroports dans le monde

WorldTracer peut identifier l’emplacement exact du bagage, du terminal à la salle d’embarquement en passant par le conteneur à bagages. Le système intègre une carte du monde en temps réel superposée à l’écran de l’ordinateur du représentant de la compagnie aérienne. Il a très vite montré son efficacité, au point de convaincre rapidement une cinquantaine de compagnies aériennes dans les premiers mois du lancement de l’interopérabilité avec les Airpods. À date, WorldTracer a été déployé dans plus de 2 800 aéroports dans le monde, en collaboration avec plus de 500 compagnies aériennes et sociétés d’assistance aéroportuaire.

La mauvaise gestion des bagages coûte 15% des bénéfices des compagnies aériennes

SITA rapporte en outre que le taux et le volume total de bagages mal acheminés ont reculé respectivement de 23 % et 19 % en 2025, atteignant leur niveau le plus bas jamais enregistré, à l’exception de la période de pandémie. L’année dernière, quelque 24 millions de bagages ont été mal acheminés, soit 4,9 bagages pour 1 000 passagers.

Selon le fournisseur de solutions pour l’aviation, son logiciel combiné aux Airpods peut combler le déficit de performance dans la gestion des bagages. Ce déficit coûte actuellement 6,3 milliards de dollars aux compagnies aériennes à l’échelle mondiale. Soit 15 % des bénéfices totaux du secteur, qui s’élèvent à 41 milliards de dollars pour 2025.

Les voitures neuves doivent désormais intégrer des caméras de surveillance

Depuis le 7 juillet, les normes européennes imposent que les voitures neuves intègrent désormais une caméra de surveillance, placée derrière le volant ou sur la colonne de direction. Ce système analyse l’attention et la fatigue du conducteur pour s’assurer que son regard ne quitte pas la route. Avec ce nouveau dispositif et d’autres technologies déjà introduites, la Commission européenne espère sauver 25 000 vies et éviter 140 000 blessés graves d’ici 2038.

Depuis le mardi 7 juillet 2026, les nouveaux véhicules vendus en Europe devront embarquer une caméra à bord, dans le cadre des normes européennes GSR 2, destinées à réduire le nombre d’accidents graves sur les routes. Baptisé ADDW (Advanced Driver Distraction Warning), ce système surveille en permanence le conducteur pour s’assurer que son regard ne quitte pas la route. En cas de distraction, de baisse d’attention ou de fatigue, il émet une alerte pour que l’automobiliste reprenne ses esprits.

Une alerte se déclenchera en moins de 4 secondes si l’automobiliste roule à plus de 50 km/h

Selon les modèles de véhicules, la caméra sera placée derrière le volant ou sur la colonne de direction. Souvent équipée d’un éclairage à infrarouge pour continuer à fonctionner de nuit, elle analysera en permanence l’orientation du regard du conducteur, la fréquence des clignements de ses yeux et la position de sa tête.

S’il détecte une perte d’attention, une fatigue importante, un début d’endormissement ou une distraction prolongée, notamment à cause d’un smartphone, l’appareil déclenche une alerte sonore et/ou visuelle pour ramener son regard sur a route. Cette alerte se déclenchera en moins de 4 secondes si l’automobiliste roule à plus de 50 km/h.

Les voitures neuves également équipées d’un nouveau signal de freinage avec des feux de stop clignotants

Si certaines voitures sont déjà équipées d’une caméra de surveillance du conducteur, les véhicules anciens n’ont pas obligation d’en intégrer, précise Bruxelles. Par ailleurs, ce même mardi, un autre système est devenu obligatoire. Il s’agit du nouveau signal de freinage avec des feux de stop clignotants, pour éviter de se faire rentrer derrière brutalement.

Ces deux dispositifs s’ajoutent aux autres aides à la conduite déjà imposées comme la détection d’obstacles. Grâce à ces technologies, l’Union européenne espère sauver 25 000 vies et éviter 140 000 blessés graves d’ici 2038. Elle rappelle que la distraction au volant est impliquée dans une part importante des accidents mortels.

La caméra dans les voitures neuves viole-t-elle la vie privée ?

Si l’intégration de la caméra de surveillance vise à sauver des vies, elle suscite des inquiétudes concernant la vie privée. Mais Bruxelles assure que les images sont traitées « en circuit fermé », directement dans le véhicule, conformément à la réglementation européenne. Aussi, l’appareil ne transmettrait aucune donnée à un tiers, ne conserverait aucun enregistrement et supprimerait immédiatement les informations après analyse.

La Commission européenne précise que le conducteur peut toujours désactiver l’ADDW à chaque trajet, à condition d’accepter qu’il se réactive tout seul au démarrage suivant. Ces déclarations ne convainquent pas certains. Ils soupçonnent les autorités européennes de tester la surveillance de masse.

Un Nutri-score environnemental dans les rayons dès janvier

Un label de plus dans les rayons. Des marques de l’agroalimentaire et de la distribution ont lancé un nouveau Nutri-Score environnemental pour offrir plus de transparence aux consommateurs. Prévu entrer en vigueur début 2027, ce nouvel étiquetage vise à évaluer le coût environnemental des aliments, en se basant sur le mode de production agricole et l’origine des ingrédients de base. Plus le chiffre est bas, plus l’impact du produit sur la planète est jugé faible.

Mercredi 24 juin, un collectif d’entreprises de l’agroalimentaire et de la distribution a lancé un nouveau Nutri-score environnemental pour plus de transparence dans l’alimentation. Ce label d’État, validé par les pouvoirs publics, devrait apparaître sur les emballages dès janvier 2027. Baptisé « En Vérité », le collectif à l’origine de cette initiative rassemble pour l’heure une soixantaine de marques, dont Carrefour, Panzani, Bjorg, Lobodis et Les Compagnons du Miel. Il prévoit de lancer un appel aux autres marques pour rejoindre la coalition. En pionnier, le groupe Leclerc expérimente déjà ce nouvel étiquetage depuis quelques semaines sur ses produits, mais uniquement sur son site internet.

Un feu vert de la Commission européenne attendue d’ici décembre

Si leurs intentions sont bonnes, les marques engagées doivent attendre le feu vert de Bruxelles avant d’accoler le label sur leurs produits. La Commission européenne doit valider le dispositif au plus tard en décembre. À travers cette initiative, les acteurs de l’alimentation militent pour plus de transparence auprès des consommateurs. Ils souhaitent que ces derniers soient mieux informés sur l’impact environnemental de ce qu’ils achètent et mangent. Notons que le nouvel indicateur attribue aux produits un score exprimé en « points d’impact ». Plus il est bas, plus l’impact du produit sur la planète est jugé faible.

Le Nutri-score environnemental s’intéresse au coût environnemental des produits

Approuvée par le gouvernement et l’Ademe, la méthodologie du nouveau Nutri-score environnemental repose sur l’origine des ingrédients de base, produits localement ou non. Elle s’appuie également sur les modes de production agricole, valorisant davantage les cultures biologiques que les monocultures conventionnelles. En outre, le calcul prend en compte les pollutions chimiques. Notons que le coût environnemental peut atteindre jusqu’à 215 points d’impact selon ces trois critères susmentionnés. Il permet de distinguer deux références comparables au sein d’un même rayon.

Le WWF salue l’engagement des distributeurs et des industriels pour la transparence dans l’alimentaire

Le collectif « En Vérité » cite en exemple un paquet de pâtes utilisant du blé français, qui affiche un score de 18 points d’impact pour 100 grammes, contre 24 points pour des pâtes transformées en Italie avec du blé importé. Il évoque aussi un pot français affichant 74 points, tandis qu’un miel chinois porte le chiffre 130, à cause du transport et/ou du mode de production.

Léo Tyburce, responsable des questions d’agriculture et d’alimentation pour WWF France (Fonds mondial pour la nature), salue l’engagement des distributeurs et des industriels pour le lancement de ce nouveau label. Il y voit une source d’« information qui peut permettre d’impulser du changement », mais promet que son organisme restera « vigilant pour que l’éco-score soit pédagogique pour les consommateurs ».

Le nouveau Nutri-score environnemental doit coexister avec d’autres initiatives de ce genre

Prévu par la loi Climat et Résilience de 2021, cet affichage environnemental dans l’alimentaire était initialement attendu au 1er janvier 2024, mais a été repoussé, le temps d’élaborer un dispositif robuste. Il reposera d’abord sur le volontariat. Ainsi, chaque marque pourra choisir de l’afficher ou non, et notera elle-même ses produits à partir du référentiel conçu par l’Ademe, alors que certaines associations voulaient que le label soit contraignant. Déjà présent dans le textile, ce nouveau Nutri-score environnemental devra coexister avec d’autres initiatives privées qui proposent déjà leur propre système de notation écologique. Comme le « Planet-score » et le Green-Score.