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Iran : Les Etats-Unis vont-ils frapper dès ce weekend ?

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Alors que les divergences persistent autour de l’accord sur le programme nucléaire iranien, les Etats-Unis pourraient frapper l’Iran dès ce weekend, si on en croit CNN et CBS. Les deux médias américains affirment cependant que Donald Trump n’a pas encore pris de décision finale sur les cibles et l’ampleur de l’intervention. Le président américain étudierait toutes les options, notamment des frappes chirurgicales sur des infrastructures militaires clés et l’élimination d’un bon nombre de hauts gradés et de dirigeants politiques iraniens, y compris l’Ayatollah Ali Khamenei.

Donald Trump maintient la pression au maximum sur Téhéran. Jeudi, lors d’un discours prononcé à Washington, le président américain a dit se donner « dix jours » pour décider si un accord avec l’Iran était possible. Si ce n’est pas le cas, « de mauvaises choses » se produiraient, a-t-il prévenu. La veille, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, avait déjà déclaré que l’Iran serait « bien avisé » de conclure un accord. Car « il existe de nombreuses raisons et arguments en faveur d’une frappe contre l’Iran », avait-elle ajouté.

L’Iran défend « son droit » à l’enrichissement d’uranium à des fins civiles

Les Etats-Unis menacent à nouveau de frapper l’Iran alors que les deux parties ont renoué le dialogue le 6 février 2026, sur fonds de répression sanglante de manifestants par le régime des mollahs. Washington et Téhéran ont déjà organisé deux sessions de pourparlers à Genève pour tenter de régler leurs différends, portant principalement sur les programmes nucléaire et balistique iranien. L’Iran a dit mercredi que les Etats-Unis avaient finalement adopté une position raisonnable sur le dossier et qu’il travaillait désormais à l’élaboration d’un cadre pour faire avancer les tractations, dans un délai de trois jours. Tout en continuant de nier le développement de l’arme nucléaire, le pays défend « son droit » à l’enrichissement d’uranium à des fins civiles, notamment pour l’énergie.

Une attaque américaine dès ce weekend ?

Pour Washington, il y a urgence. Les Américains exigent un règlement rapide sur le nucléaire et les missiles balistiques, mais également sur le soutien de Téhéran aux groupes armés dans la région, hostiles à Israël (Hezbollah au Liban, Hamas à Gaza, Houthis au Yémen et milices chiites en Irak). Alors qu’il s’est donné dix jours pour se décider, Donald Trump n’écarterait pas destinataire une entrée en action dans les deux à trois jours. CNN et CBS ont rapporté que l’armée américaine était déjà prête à mener des frappes sur l’Iran dès ce week-end. C’est dans cette optique que le plus grand porte-avions au monde, le Gerald Ford, navigue actuellement en direction du Golfe. Il est accompagné par trois destroyers.

Les États-Unis encerclent le pays avec une importante armada

On a rarement vu deux porte-avions américains au Moyen-Orient en même temps. Généralement, ce n’est pas bon signe pour l’ennemi. Comme en juin 2025, quand les États-Unis et Israël ont mené des frappes contre trois sites nucléaires iraniens pendant la guerre de douze jours déclenchée par Tsahal. L’armée israélienne a également ciblé des hauts gradés et des dirigeants politiques iraniens. En riposte, l’Iran a envoyé une salve de missiles sur Israël, dont certaines ont atteint leur cible. Ça sent un « remake ».

Aujourd’hui, l’armée américaine compte treize navires de guerre au Moyen-Orient, un porte-avions, le Abraham Lincoln, arrivé fin janvier, neuf destroyers et trois frégates légères. Il existe également plusieurs bases militaires américaines dans les pays du Golfe, qui refusent cependant de servir de cour arrière pour une frappe sur l’Iran, craignant d’être ciblés par Téhéran.

L’Iran montre des muscles dans le détroit d’Ormuz

Malgré cette armada, l’Iran montre des muscles. Dans une lettre adressée à Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, son représentant à l’ONU a prévenu que « dans le cas où l’Iran subirait une agression militaire, il ripostera de manière décisive et proportionnelle selon les principes de légitime défense inscrits dans l’article 51 de la Charte des Nations unies ». L’ambassadeur a également averti que son pays ciblerait légitimement « toutes les bases, les infrastructures et les biens » américains dans la région.

Dans un discours virulent prononcé dans une mosquée, l’Ayatollah Ali Khamenei a affirmé pour sa part qu’un porte-avions ça fait peur, mais qu’il faudrait avoir plus peur de l’arme qui est capable de le couler, laissant entendre par là que l’Iran possède une telle arme. En parallèle des discours énergiques, Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique du régime iranien, fait des démonstrations de ses capacités. Ils mènent actuellement des manœuvres militaires avec la marine russe dans le détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole.

Aurions-nous bientôt l’AIEA de l’intelligence artificielle ?

L’énergie nucléaire a l’AIEA pour la réglementer. Mais l’intelligence artificielle n’a pas encore un organisme pour l’encadrer, alors qu’elle constitue à elle seule un risque pour l’emploi, l’environnement et les droits humains. Lors du sommet de l’IA à New Delhi, en Inde, les dirigeants mondiaux et les patrons de la tech ont appelé à règlementer urgemment cette technologie, dont le développement se fait à une vitesse effarante.

Du 16 au 21 février, les dirigeants politiques et les leaders de la tech sont réunis à New Delhi, en Inde, pour le quatrième sommet mondial sur l’intelligence artificielle. Ce rendez-vous annuel vise à établir un cadre unifié pour la gouvernance de l’IA et la coopération internationale. Les participants ont tous reconnu la nécessite de réglementer cette technologie, au risque de la voir détruire notre société en s’attaquant à l’emploi, à l’environnement, à la création artistique, à l’éducation, à l’information ou encore aux droits humains.

« L’IA doit appartenir à tout le monde » 

Mercredi 18 février, les dirigeants mondiaux, dont Narendra Modi, Emmanuel Macron et Antonio Guterres ont lancé les premiers messages en faveur d’une IA équitable et éthique. Ils ont appelé à garantir un accès universel à cette technologie et à mettre en place des mesures pour encadrer son usage dans le monde entier.

« L’IA doit appartenir à tout le monde » et son avenir ne peut pas être laissé « aux caprices de quelques milliardaires », a mis en garde le secrétaire général des Nations Unies. Pour sa part, le premier ministre indien a émis le vœu de voir cette « ressource partagée au bénéfice de toute l’humanité ». Pour se faire, il estime « très important que nous élaborions ensemble une feuille de route qui montre le véritable impact de l’IA ».

L’Europe ne réglemente pas de façon excessive l’intelligence artificielle

De son côté, Emmanuel Macron a affirmé que l’Europe, « un espace sûr », reste « déterminée à continuer à définir les règles du jeu », même si certains patrons de la tech trouvent qu’elle réglemente l’IA de façon excessive. « Contrairement à ce que certains amis mal informés ont pu dire, l’Europe ne se focalise pas aveuglément sur la régulation », a-t-il déclaré.

Aussi, le président français a invité ses pairs à renforcer les garde-fous après que Grok, le chatbot d’Elon Musk, a servi à générer des images deepfake sexualisées d’enfants et de femmes sans leur consentement. Face à ces dérives, le chef d’Etat français a jugé dangereux de laisser l’IA « entre les mains de quelques puissantes entreprises du secteur ».

Le monde a un besoin « urgent » de règles pour encadrer le développement vertigineux de l’IA

Visé comme ses collègues par les déclarations d’Emmanuel Macron, Sam Altman a admis jeudi que le monde avait un besoin « urgent » de règles pour encadrer le développement vertigineux de l’intelligence artificielle. « Nous en avons besoin comme pour n’importe quelle autre technologie d’une telle puissance », a-t-il reconnu.

Le patron d’Open AI, startup à l’origine du célèbre assistant conversationnel ChatGPT, croit aussi que « la démocratisation de l’IA est le meilleur moyen de garantir l’épanouissement de l’humanité ». Aussi, avertit-il contre la centralisation de cette technologie dans une seule entreprise ou un seul pays. Cela « pourrait mener à la ruine », a avisé le patron de la tech américain.

Une guerre de l’intelligence artificielle en cours entre OpenAI et Anthropic

Pour sa part, Dario Amodei, PDG d’Anthropic et ex dirigeant d’OpenAI, a prédit que des machines surpassant les humains deviendront une réalité dans quelques années…En d’autres mots, il faut s’apprêter à un licenciement massif des travailleurs humains pour laisser place aux robots. Notons que Sam Altman a refusé de lui serrer la main au sommet de New Delhi, à cause d’une dent qu’il garde contre lui.

Pour rappel, Amodei a quitté son entreprise début 2021 pour co-fonder Anthropic avec plusieurs autres cadres chercheurs d’OpenAI…Aujourd’hui, la guerre fait rage entre les deux sociétés, leaders mondiaux de l’IA. Cette bataille nous rappelle celle qui a opposé Coca-Cola et Pepsi il y a quelques décennies.

Stratégie pour l’alimentation : tout le monde reste sur sa faim 

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Après plus de deux ans d’attente, le gouvernement a dévoilé, le mercredi 11 février, la nouvelle stratégie pour l’alimentation, la nutrition et le climat pour 2030. Le texte préconise principalement de limiter la consommation de viande et de charcuterie, et non plus de la réduire. Pour beaucoup, il n’est pas à la hauteur des attentes au regard des ravages environnementaux et sanitaires de nos régimes alimentaires.

Les ministères de l’Agriculture, de la Transition écologique et de la Santé ont publié conjointement, le mercredi 11 février, la nouvelle stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (SNANC), censée définir l’action du gouvernement d’ici 2030 pour une alimentation saine et moins émettrice de gaz à effet de serre. On retient principalement que le  texte préconise de limiter la consommation de viande et de charcuterie, et non plus de la réduire. Une grosse déception pour les organisations environnementales et de la cause animale.

La SNANC a fait l’objet d’âpres négociations ces deux dernières années

Issue de la Convention citoyenne pour le climat et de la loi Climat et résilience de 2021, la SNANC a fait l’objet d’âpres négociations ces deux dernières années entre les ministères de la Transition écologique, de la Santé et de l’Agriculture. Le plus gros point d’achoppement portait sur le terme « limitation » dans la consommation de viande. Le ministère de l’Agriculture défendait cette formulation, tandis que le ministère de la Transition écologique proposait le terme « réduction ». En septembre 2025, Matignon avait tranché, en bloquant la publication du texte. Il préférait remplacer l’idée de réduction par l’expression « consommation de viande équilibrée ». Finalement, c’est la « limitation de la consommation de viande et de charcuterie » qui a été retenue, la viande importée en particulier.

Le texte prévoit une augmentation de la consommation de fruits et de légumes

En novembre dernier, le ministère de l’Agriculture avait également fait main et pied pour obtenir le retrait de la « limitation des produits ultratransformés » ou AUT (sodas, chips, glace, etc.). Le gouvernement a ensuite prétexté un manque de connaissances autour de la « définition opérationnelle » de ces produits pour appeler à « poursuivre l’expertise sur le sujet ». Malgré ces retouches, assure l’exécutif, le document final reste ambitieux. Celui-ci prévoit notamment une augmentation de la consommation de fruits et légumes, de fruits à coque, de légumineuses et de céréales complètes ; une consommation suffisante et limitée de poissons et de produits laitiers, ainsi qu’une limitation de la consommation de viande et de charcuterie.

Cette stratégie pour l’alimentation n’est pas à la hauteur des attentes

En outre, la SNANC fixe 50% de produits durables et de qualité dans la  restauration collective (Ehpad, établissements pénitentiaires, écoles, etc.), avec une aide financière pour les cantines rurales. Contre le gaspillage alimentaire, elle table sur la mise en place de contrôles coordonnés chez les différents acteurs concernés. Si toutes ces mesures sont salutaires, le texte laisse beaucoup de personnes sur leur faim.

Ces Français estiment que la stratégie n’est pas à la hauteur des attentes, alors que l’alimentation représente près d’un quart de l’empreinte carbone nationale – dont 61% issus des produits d’origine animale – et qu’elle est responsable de la destruction de la biodiversité. De plus, cette alimentation a des conséquences néfastes sur la santé, avec la malbouffe et les pathologies qui en dérivent (cancers, maladies cardiovasculaires, diabète, surpoids, obésité ou encore ostéoporose).

Une proposition de loi transpartisane pour aller plus loin que la stratégie pour l’alimentation 

Le Réseau action climat (RAC) voit dans la version actuelle de la SNANC « une occasion manquée » pour l’État d’atteindre une alimentation saine et durable pour tous en France. L’ONG déplore les multiples reculs entérinés par les gouvernements d’Emmanuel Macron ces derniers mois. Elle regrette en particulier « un triple renoncement à restreindre la publicité et le marketing pour la malbouffe, à s’emparer du sujet de l’alimentation ultratransformée et à assumer un objectif chiffré de réduction de la consommation de viande ».

L’ancien ministre chargé de la Santé, Dr Yannick Neuder, trouve également que « la SNANC est très peu ambitieuse sur l’alimentation ultra-transformée, qui occupe pourtant une place majeure en France », surtout chez les jeunes et les milieux populaires. Le député (LR) de l’Isère voit spécialement dans la malbouffe, une « bombe à retardement », médicalement parlant. Il a annoncé le dépôt cette semaine d’une proposition de loi transpartisane pour aller plus loin que la SNANC.

Cinéma : Amazon MGM Studios à fond sur l’IA

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Amazon MGM Studios ne peut plus se passer de l’intelligence artificielle. Le groupe prévoit une bêta fermée en mars pour tester des outils d’IA au sein de son « AI Studio ». Objectif : pouvoir proposer bientôt ses technologies à Hollywood pour lui permettre de réduire les coûts de ses films et séries. Mais ces outils d’IA font peser des risques sur les métiers du cinéma.

Amazon obnubilé par l’intelligence artificielle. Amazon MGM Studios, sa branche dédiée au cinéma, va pousser à fond sur l’IA. Elle annonce une bêta fermée en mars pour tester les outils d’IA de son « AI Studio » auprès de partenaires de Hollywood triés sur le volet, avec de premiers retours attendus en mai. Son objectif est de permettre aux réalisateurs et producteurs de produire davantage de films et de séries avec des coûts moindres.

Amazon MGM Studios prend résolument le virage de l’intelligence artificielle

Ce n’est plus un secret. Amazon MGM Studios assume désormais publiquement son virage sur l’intelligence artificielle, dans un contexte d’optimisation des budgets dans le cinéma. En août 2025, la compagnie s’est dotée d’une équipe spécifique baptisée AI Studio. Celle-ci doit accélérer certains processus, pour produire davantage, plus vite et avec plus d’efficience, grâce à des outils d’intelligence artificielle.

Dirigée par Albert Cheng, cette structure regroupe principalement des ingénieurs produits et des spécialistes de l’IA. Il s’agit pour ces derniers de développer des technologies capables d’optimiser les différentes étapes de la production audiovisuelle, de la pré-production à la post-production.

L’IA c’est « le dernier kilomètre » dans le cinéma

Amazon compare ses outils d’IA dans le cinéma au « dernier kilomètre » dans la grande distribution. Selon le groupe, ces outils doivent intervenir en bout de chaîne pour relier des technologies existantes à des usages concrets et maîtrisés. En guise d’exemple, le géant technologique cite la série La Maison de David (House of David ») diffusée sur Prime Video.

Dans la saison 2, le réalisateur Jon Erwin a utilisé l’IA en complément d’images réelles pour concevoir des scènes de bataille à grande échelle. L’intelligence artificielle aurait généré plus de 350 plans sur la saison, permettant de réduire les coûts et les contraintes logistiques. Cette approche hybride est censée illustrer la philosophie défendue par Amazon : une IA qui vient en soutien à la créativité humaine, et non en remplacement.

Amazon MGM Studios tente de rassurer acteurs et scénaristes

Dans cette optique, Amazon souhaite positionner l’algorithme en amont, derrière l’écran. En l’intégrant aux outils de fabrication et logiciels professionnels, le groupe veut assurer la cohérence des personnages d’un plan à l’autre, tout en accélérant certaines tâches d’effets visuels. Mais comment compte-t-il vendre ses technologies à Hollywood qui a été récemment ébranlé par la grève des scénaristes ?

Pour rassurer tout le monde, Amazon insiste sur deux points sensibles : la propriété intellectuelle et la confidentialité des contenus générés. L’entreprise assure que les séquences issues de l’IA resteront isolées, protégées, et se feront à petites doses. Pour y parvenir, elle compte s’appuyer sur l’infrastructure AWS, avec plusieurs modèles de langage au choix pour les équipes.

L’IA arrive toujours sur la pointe des pieds avant de tout raser sur son passage

Malgré ces assurances, la défiance reste forte à Hollywood. Les syndicats d’acteurs et de scénaristes, qui ont déclenché des grèves entre mai et septembre 2023, en partie contre l’usage incontrôlé de l’IA, ont toujours peur que certains métiers soient fragilisés par le recours à cette technologie. Ils ne sont pas dupes. L’intelligence artificielle s’introduit toujours dans un domaine sur la pointe des pieds, avant de tout balayer au nom de l’efficacité et de la productivité. Les acteurs de l’industrie du cinéma peuvent d’autant craindre pour leur métier qu’Amazon a récemment supprimé des dizaines de milliers de postes, en mettant en avant des gains de productivité liés à l’IA.

Émirats Arabes Unis : une rue d’or, la nouvelle extravagance de Dubaï

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Fin janvier, Dubaï a annonce un projet plutôt excentrique, celui de construire la première rue d’or au monde. Cette route dorée sera située dans le Dubai Gold District, une refonte de l’actuel Gold Souk de la ville, le quartier abritant près de 1 000 commerçants d’or et de bijoux. Cette initiative stratégique vise à renforcer l’image de marque de la cité auprès des touristes et à attirer les investissements.

Mardi 27 janvier, le Bureau des médias de Dubaï a annoncé un projet inédit : la construction d’une rue pavée d’or (au lieu du bitume). Il n’a pas précisé le coût (sûrement exorbitant) de cette route qui devrait voir le jour d’ici la fin de l’année. Les détails techniques concernant sa conception et son envergure n’ont également pas été divulgués. On sait juste que cette rue d’or sera située dans le Dubai Gold District, une refonte de l’actuel Gold Souk de la ville, le quartier abritant près de 1 000 commerçants d’or et de bijoux.

La rue d’or se trouve dans l’un des quartiers commerciaux les plus anciens de Dubaï

Annoncé ce même mardi par le Dubai Media Office, le Dubai Gold District est un projet de réaménagement et de modernisation du Gold Souk existant à Deira. Ce quartier est l’un des plus anciens lieux d’activité commerciale de Dubaï. Il abrite actuellement environ 1 000 détaillants spécialisés dans la joaillerie et les pierres précieuses.

Le secteur accueille également de nombreuses enseignes prestigieuses de la joaillerie, telles que Jawhara Jewellery, Malabar Gold and Diamonds, Al Romaizan et Tanishq Jewellery. Outre ses espaces commerciaux, il dispose d’une infrastructure hôtelière complète, avec plus d’un millier de chambres d’hôtel réparties dans six établissements haut de gamme, offrant un accès facile aux touristes et aux acheteurs internationaux.

Une rue d’or pour renforcer l’attractivité de Dubaï

Attraction touristique prisée de la vieille ville, le Souk de l’Or côtoie d’autres marchés dédiés aux épices, aux parfums et aux antiquités. Il incarne la place que l’or occupe à Dubaï, voire aux Emirats Arabes Unis. « L’or est profondément tissé dans le tissu culturel et commercial de Dubaï, symbole de notre héritage, de notre prospérité et d’un esprit d’entreprise qui perdure », confirme Ahmed Al Khaja, directeur général de Dubai Festivals and Retail Establishment (DFRE), entité du Dubai Department of Economy and Tourism (DET).

« Avec ce lieu emblématique (la rue d’or), nous ne nous contentons pas de célébrer cet héritage : nous le réinventons pour une nouvelle ère façonnée par la créativité et la durabilité. », ajoute le responsable. Selon lui, le projet devrait jouer un rôle clé dans l’attraction des touristes internationaux et le renforcement du rayonnement mondial de Dubaï.

D’où vient l’or des Emirats Arabes Unis ?

Avec cette nouvelle initiative, Dubaï, ville sulfureuse connue pour son shopping de luxe et son architecture ultramoderne, souhaite donc attirer davantage de touristes et d’investissements. Mais d’où viendra l’or qui servira à recouvrir cette rue ? Selon le Dubai Media Office, les Émirats Arabes Unis occupent la deuxième place mondiale pour le négoce physique de l’or, avec 53,41 milliards de dollars (44,6 milliards d’euros) d’or exportés en 2024-2025. Mais le pays ne possède pas de mines d’or, rappelle Deustche Welle et 7sur7.

L’or vendu à Dubaï provient majoritairement d’Afrique, notamment du Soudan, un pays déchiré par la guerre depuis avril 2023. Dans ce conflit aux relents civils, les Émirats soutiennent les rebelles du FSR (Forces de soutien rapide) dirigés par le général Mohammed Hamdan Daglo, dit « Hemedti ». Le groupe armé contrôle une grande partie des mines artisanales soudanaises…

« Les meilleurs joailliers de demain » : une émission télé vitrine de la bijouterie-joaillerie

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La bijouterie-joaillerie a son Top Chef. « Les meilleurs joailliers de demain », un documentaire diffusé en streaming sur France TV, met en lumière une nouvelle génération de talents de ce secteur du luxe français. Ce programme suit six binômes d’apprentis joailliers participant à la 16ème édition du Prix Jacques Lenfant organisé par l’UFBJOP. Pendant cinq jours, ces jeunes talents doivent donner vie à un dessin conceptuel en le transformant en un bijou d’exception en or. Ils auront à allier créativité et précision des gestes pour obtenir un chef-d’œuvre ainsi que le Graal.

La gastronomie a Top Chef, la pâtisserie a le Meilleur Pâtissier, le maquillage Glow Up ou encore la mode Next in Fashion. La filière de la bijouterie-joaillerie possède, elle aussi, désormais son programme télé. Il s’agit des « Meilleurs joailliers de demain », une émission qui met en lumière une nouvelle génération de talents du secteur en France. Diffusé en streaming sur France TV depuis le 26 janvier, ce programme entre documentaire et concours croise pédagogie, transmission et enjeux de recrutement pour toute la filière.

« Les meilleurs joailliers de demain » met à l’épreuve six binômes d’apprentis joailliers

Sponsorisé par Francéclat, « Les meilleurs joailliers de demain » suit six binômes d’apprentis joailliers participant à la 16ème édition du Prix Jacques Lenfant, concours professionnel organisé par l’UFBJOP (Union Française de la Bijouterie, Joaillerie, Orfèvrerie, des Pierres et des Perles). Ces duos, issus de 6 écoles françaises en lice pour le Prix National Jacques Lenfant, doivent interpréter un dessin et réaliser à quatre mains une pièce de haute joaillerie en or. Et cela en cinq jours, sous l’œil d’un jury de grands professionnels.

Au terme de ces cinq jours de battle, une seule création remportera le prix. Pour attribuer le Graal, les juges apprécieront notamment la précision, le style, la maîtrise du geste ou encore l’entente du binôme. Les participants seront donc soumis à une forte pression. Une brasure imparfaite, un ajustage imprécis ou une symétrie grossière peuvent ruiner tout un travail.

« Les meilleurs joailliers de demain » fait découvrir le rythme réel d’un atelier et le vocabulaire de la bijouterie-joaillerie

Ce qui compte le plus dans ce concours (organisé en octobre 2025 et diffusé maintenant), c’est le geste et la concentration silencieuse. On ressent cela dans le documentaire avec les pauses pour vérifier un angle et les micro-ajustements pour tout parfaire, le tout dans une atmosphère tendue mais excitante. Ici l’émotion n’est pas feinte, elle est bien réelle. Elle naît de la fragilité du process et d’une erreur pouvant coûter des heures.

Grâce à ce programme, on découvre le rythme réel d’un atelier, la pression et les exigences qui entourent la confection d’un bijou. On apprend aussi le vocabulaire du métier (mise en forme, ajourage, polissage, sertissage…). Même sans connaître la joaillerie, on comprend la complexité du travail rien qu’en faisant correspondre chaque geste ou image à chaque mot technique. L’enjeu de l’émission va donc au-delà du divertissement.

Une émission pour promouvoir la bijouterie-joaillerie et attirer des talents

« Les meilleurs joailliers de demain » s’inscrit dans une logique assumée de pédagogie et de promotion de l’attractivité d’un secteur qui peine à recruter. L’émission peut aider à attirer les talents dans la bijouterie-joaillerie. En plus de donner de la visibilité à la filière, elle fait passer un message important : le milieu du luxe n’est pas réservé à un « cercle social », mais à des talents de toutes les origines.

Le documentaire pourrait donc donner un nouveau souffle à un secteur très important pour le tissu social et économique français. En France, la bijouterie-joaillerie emploie aujourd’hui plus de 12 000 personnes et génère quelque 5,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont 60 % réalisés à l’export. Mais elle n’est pas seulement une industrie prestigieuse. Cette activité constitue aussi un patrimoine vivant. Et en tant que tel, elle a besoin de mains nouvelles pour continuer à créer et à surprendre.