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« 1001 gares » : la modernisation du réseau doit répondre aux attentes des voyageurs

Depuis le 15 mars 2021 et jusqu’au mois d’octobre, la SNCF organise un appel à projet avec Ile-de-France Mobilités (IDFM), intitulé « 1001 gares ». L’objectif est d’impliquer la société civile dans l’aménagement du territoire, mais aussi de faciliter et pérenniser l’installation de nouveaux services sur le trajet des voyageurs. Ainsi, la modernisation des infrastructures ferroviaires franciliennes comprend des investissements dans les grandes gares parisiennes comme Saint-Lazare ou Austerlitz, tandis que les petites gares ont également un rôle à jouer…

Des infrastructures ferroviaires stratégiques à revitaliser

Aujourd’hui on estime que « 89% des Français vivent à moins de 10 km d’une des 3000 gares qui maillent le territoire ». Et dans la région capitale, la SNCF Gares & Connexions accueille 3,2 millions de voyageurs par jour au sein de ses 385 gares du réseau Ile-de-France. Aussi, afin de répondre à des besoins de mobilité grandissants, l’appel à projet « 1001 gares » souhaite désormais impliquer l’ensemble de la société civile. En effet, dans le cadre de cette initiative, les porteurs de projets pourront aussi bien être des entreprises que des associations ou des particuliers. À l’origine de cette démarche, le directeur général de la SNCF Gares et Connexions, Claude Solard, explique : « il n’y a rien de pire dans une gare que des espaces vides, les voyageurs veulent des gares vivantes ». Ainsi, espère-t-il, bientôt des bibliothèques, des crèches ou encore de nombreux autres commerces ouvriront prochainement dans ces lieux de proximité, où transitent chaque jour des millions de voyageurs.   

Les gares d’Austerlitz et Saint-Lazare, plateformes intermodales et atouts pour la décarbonation de la mobilité

D’après le comparateur de mobilité édité sur le site OUI SNCF, lors d’un trajet en train entre Paris et Compiègne, un voyageur émet seulement 2,1kg de CO2, là où un déplacement en autocar émettrait 3kg de CO2, et un déplacement en covoiturage émettrait 7,5kg de CO2 sur la même distance. L’empreinte environnementale du rail est donc moindre que celle des autres moyens de transport, et à ce titre, le train serait une solution à privilégier pour favoriser une mobilité plus durable. C’est pourquoi, dans le but d’anticiper l’accroissement du trafic ferroviaire, des innovations ont par exemple été installées à la gare Saint-Lazare, la deuxième gare d’Europe en termes de flux de voyageurs. Depuis fin 2019, de nouveaux portiques permettent de lutter contre la fraude, mais aussi d’optimiser la gestion des voyageurs avec « la révolution des Smart Navigo.

À la gare d’Austerlitz, où l’on s’attend à voir le nombre de passagers passer de 20 millions par an aujourd’hui à plus de 45 millions après l’arrivée du TGV, des travaux sont également prévus.   En décembre 2020, alors que la délibération sur le Plan Local d’Urbanisme (PLU) bioclimatique a été votée par le Conseil de la Ville de Paris, le préfet de région a effectivement accordé le permis de construire au différents acteurs réunis autour du projet. Outre l’augmentation des flux provenant des trajets longue distance, la réhabilitation de la gare va surtout permettre de faciliter le transit entre Paris et la banlieue. En effet, pour accroître l’intermodalité entre les différents modes de transports, 1000 places supplémentaires pour les vélos (contre les 117 actuelles) et la construction d’un parking souterrain pour les voitures sont prévues. De quoi favoriser l’accès aux réseaux de transports structurants de la capitale aux utilisateurs de la voiture et des mobilités douces, tandis que l’intérieur de la gare sera réaménagé pour simplifier les circulations entre les trains grandes lignes en surface, le RER C en souterrain et les lignes 5 et 10 du métro.

À quoi ressembleront les gares de demain ?

Selon IDFM, l’ensemble de ces opérations de modernisation devront à la fois permettre de « préserver le patrimoine immobilier de la SNCF », mais aussi « d’améliorer le confort des voyageurs ». En quelques mots, l’objectif est de « redonner de la vie » à toutes les gares franciliennes ! Dans cette perspective, « 1001 gares » ou le challenge pour les gares de demain a été élaboré en tenant compte d’une étude qui avait été réalisée en 2019, après consultation des collectivités territoriales. Une stratégie qui vient par ailleurs également répondre aux attentes de la population, comme en atteste le hashtag #JeVeuxUneGareAccessible, lancé au moment de la rénovation de la ligne D du RER. Car si l’attractivité des gares passe nécessairement par le développement de nouveaux services et par la rénovation des équipements, d’autres améliorations sont régulièrement citées parmi les attentes des voyageurs. C’est le cas de l’accessibilité, qui est une revendication récurrente des personnes en situation de mobilité réduite. De même, l’accès à des toilettes publiques est désormais possible dans de nombreuses petites gares de la région, plus de 200 unités ont été installées depuis 2019. Enfin, ces grands travaux enclenchés depuis 2009 sont aussi l’occasion de mettre en œuvre des projets transverses tels que la mise en conformité des infrastructures, la construction de parkings, ou encore le déploiement du service WIFI sur les zones d’attente.

France : le marché des smartphones reconditionnés opposé à la copie privée

La redevance permettant la reproduction par un particulier d’une œuvre au bénéfice de son auteur, vise le secteur de la vente de téléphones de seconde main. Ces acteurs dénoncent une mesure pénalisante.

Les smartphones reconditionnés reviendront-ils prochainement plus chers ? Ce serait en tout cas la conséquence ultime de l’élargissement de la redevance pour copie privée actuellement en discussion en France. Impulsé par le monde culturel, ce dispositif vieux de plusieurs décennies vise à garantir au créateur d’une œuvre la possibilité de toucher une certaine somme chaque fois que son produit est copié pour un usage privé par une tierce personne. Une exception, car en théorie, la copie d’une œuvre est interdite par la loi. Une exception que les artistes confortés par la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, souhaitent étendre aux smartphones reconditionnés. Ils proposent par la voix de Copie France, structure dédiée à cet effet, l’application d’une redevance de 7,20 pour ces appareils de seconde main d’une capacité de stockage comprise entre 32 et 64 Go. Au-delà, il faudra s’acquitter de 8,40 euros.

Back Market mène la fronde

Le secteur des téléphones reconditionnés est en pleine expansion dans le monde, principalement en France. Beaucoup de Français préfèrent ainsi acheter des smartphones de seconde main au lieu d’investir plus de moyens dans l’acquisition d’un appareil neuf. Sur l’année 2020, 2,6 millions de smartphones reconditionnés ont été écoulés. Soit une hausse de 20% comparée à 2019. La raison de cet engouement est bien évidemment économique, mais aussi écologique. Les études démontrent en effet que les Français changent de trop vite smartphone, ce qui contribue à la flambée des émissions de carbone dans le secteur du numérique. Il leur est donc de plus en plus recommandé un changement d’habitude de consommation au profit du recyclé promu par la filière des smartphones reconditionnés. Un secteur dont la future législation sur le numérique et l’écologie souhaite exonérer de la copie privée. Car, indique le projet de loi, un support taxé une première fois ne saurait être à nouveau frappé de redevance.

La même position est défendue par Back Market, start-up française spécialisée dans la vente des smartphones reconditionnés. À l’instar du syndicat dédié au secteur, elle estime qu’une redevance de copie privée sur les téléphones de seconde main ferait grimper les coûts de vente d’au moins de 10%. Argument non convaincant pour les défenseurs de la mesure dans un contexte où les acteurs culturels sont sinistrés par la crise du Coronavirus. Ils estiment par ailleurs que l’écologie et la culture ne sauraient s’opposer.

Hydrogène naturel : reine des énergies renouvelables en Afrique de l’Ouest avec Aliou Diallo

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Solaire, éolien, hydraulique, géothermie et biomasse. Les énergies renouvelables ont conquis notre planète, qui souhaite reprendre des couleurs. La plupart des industriels européens, américains ou asiatiques ont lancé au moins un projet dans ces énergies. Mais en Afrique de l’Ouest, un entrepreneur malien a fait le choix de miser sur l’hydrogène naturel, une ressource peu connue du grand public.

Les énergies renouvelables, tout le monde en parle depuis plusieurs années. Elles représentent l’espoir d’une planète engagée dans une transition énergétique inédite. Les gouvernements et acteurs de l’énergie investissent énormément dans quatre principaux domaines, à savoir le solaire, l’éolien, l’hydraulique et la biomasse. On voit ces dernières années les projets se multiplier en Europe, en Chine, en Inde, aux Etats Unis et même en Afrique.

Dans ce dernier continent, une autre ressource fait de plus en plus parler d’elle : l’hydrogène naturel. Elle est exploitée depuis 2012 à Bourakébougou, au Mali, par la compagnie Hydroma fondée en 2006 par le milliardaire Aliou Boubacar Diallo. Aujourd’hui, cet ambitieux entrepreneur est reconnu comme le pionnier mondial de l’hydrogène naturel. Et pour cause, il reste à ce jour, le seul au monde à transformer cette ressource en électricité verte. Une prouesse technologique qui lui permet d’être invité dans des grands évènements comme La COP 21 et de se retrouver à la même table que les membres de gouvernement, dont ceux de l’Allemagne.

L’Afrique, clé de la révolution énergétique ?

En Afrique de l’Ouest, Aliou Diallo souhaite opérer souhaite faire des miracles avec l’hydrogène naturel. Il promet notamment résoudre le problème énergétique de la région en produisant de l’énergie verte en quantité et à moindre coût. Cette ambition sera certainement réalisée car les potentialités sont énormes. En effet, l’hydrogène naturel se trouve en abondance dans le sous-sol ouest-africain d’après plusieurs prospections. « L’Afrique va être la clé de la révolution énergétique et l’Afrique aura un rôle à jouer dans la transition énergétique parce que le craton ouest-africain contient de grands gisements d’hydrogène naturel », a confirmé Aliou Diallo, il y a quelques mois. Un rapport de qualification d’Hydroma publié en 2019 indique que les réserves dans la seule région de Bourakébougou sont estimées à 700 milliards de mètres cube !

« Nous ne consommerons que 5% à 10% de notre production »

Alors que le Mali vit à nouveau un sérieux délestage depuis des mois, Aliou Diallo a récemment réitéré au gouvernement sa disponibilité pour aider le pays à gagner son indépendance énergétique. Il assure que ce problème sera résolu s’il avait les financements nécessaires pour lancer une production à grande échelle de son hydrogène naturel. Pour approvisionner plus facilement l’Afrique de l’Ouest, du nord et même l’Europe, le promoteur malien prévoit la construction d’un pipeline qui partira de Bourakébougou jusqu’aux portes de l’Europe.

« Si nous exploitons l’hydrogène naturel pour produire de l’électricité et des produits dérivés comme l’engrais ou l’ammoniac à utiliser dans la mobilité légère et lourde, nous ne consommerons que 5% à 10% de notre production. Donc le reste que faut-il faire avec ? Si on veut avoir des sources de devises, il faut aller vers l’exportation. Il faut alors trouver la meilleure voie d’exportation, celle qui s’adapte le mieux à l’hydrogène vert et à l’hydrogène naturel dans les différents pays cités », avait-il expliqué en octobre 2020. En attendant les financements, Hydroma continue ses travaux à Bourakébougou et vient de lancer la construction de champs de panneaux photovoltaïques pour la production de l’hydrogène solaire.

France : Snapchat, réseau social de la drogue ?

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Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin a nommément mis en cause l’application de contenus multimédias éphémères pour sa responsabilité dans le trafic de drogue. Son responsable assure les autorités de sa collaboration pour enrayer le phénomène.

Pour Gérald Darmanin, il ne fait aucun doute : Snapchat favorise le trafic de drogue sur le territoire français et complique de fait le travail des autorités contre ce fléau. Le ministre de l’Intérieur l’a martelé le 19 mai dernier sur France Inter suite au meurtre deux semaines plus tôt d’un policier lors d’une intervention sur un point de trafic de cannabis à Avignon. À en croire le locataire de la place Beauvau, les trafiquants pour échapper aux contrôles policiers sur les places publiques, ont développé une véritable ingénierie grâce à Snapchat. Les rendez-vous sont ainsi pris pour des livraisons à domicile comme on livrerait une pizza, a-t-il indiqué, accusant le réseau social en des termes à peine voilés de laxisme.

Snapchat plaide la bonne foi

Les accusations sont parvenues aux oreilles de Snapchat qui n’a pas mis du temps à réagir. Evan Spiegel, fondateur et PDG du réseau social a ainsi indiqué 24 h plus tard lors du déploiement par sa plateforme de nouveaux services que son équipe mettait tout en œuvre pour combattre le trafic de drogue. Le trentenaire a surtout fait savoir que les services du réseau social étaient déjà en collaboration avec le ministère de l’Intérieur français dans ce cadre. Il a par ailleurs insisté sur la complexité de lutter contre ce phénomène assimilable à une hydre qui parvient sans cesse à se régénérer malgré les coups reçus.

Un filon qui se développe

Et pour cause, le trafic de drogue semble connaitre aujourd’hui en France une expansion. Les acteurs profitant des réseaux sociaux dont Facebook et surtout Snapchat, très populaire chez les jeunes, ont appris au fil des années à s’adapter. De nouveaux codes de conduite engageant un vrai savoir-faire à l’abri des regards des autorités, comme a pu le démontrer il y a quelques années avec l’affaire « Shit and Co » du nom du réseau de trafic de stupéfiants démantelé à Angers, sont nés. Dans ce dossiers pour lequel quatre hommes avaient été condamnés, plusieurs types de drogue étaient proposés aux clients préalablement parrainés avant admission. Le caractère éphémère des stories sur Snapchat et le chiffrement de bout en bout des conversations privées avaient contribué à un marché qui générait près de 50 000 euros par mois.

France : les vendeurs de vêtements dans l’angoisse

Le déconfinement à venir devait leur permettre d’envisager l’avenir sous de meilleurs jours. Mais les magasins de vente de vêtements sont aujourd’hui plus que jamais inquiets de ce qu’il adviendra de l’énorme quantité d’articles restés invendus.

Ou comment une bonne nouvelle se révèle être source de casse-tête. L’ouverture prochaine – le 19 mai – des commerces en France tant souhaitée par divers acteurs après des mois d’inactivité, est aujourd’hui abordée sans grand enthousiasme du côté des acteurs de la vente de vêtements. Cette situation paradoxale à bien des égards s’explique notamment par le trop-plein d’articles encore présents dans les magasins. Des articles en nombre important, mais hélas devenus inadaptés à cette période de l’année dans l’hexagone.

En effet, les magasins longtemps fermés à cause des restrictions sanitaires tous azimuts n’ont pu écouler leurs produits à temps. Les approvisionnements effectués par exemple pour le printemps sont toujours en magasins malgré l’alternative de la vente via internet adoptée par certains lors des confinements. Le vêtement étant avant tout une affaire de mode, beaucoup de commerçants croulent aujourd’hui sous des stocks dont la clientèle voudra de moins en moins.

Des perspectives pas très encourageantes

L’unique façon de pallier cette situation aurait été le renouvellement des stocks afin d’adapter l’offre à la demande. Mais les magasins pour la plupart en manque de ressources financières, ne peuvent se le permettre. Beaucoup ont été amputés d’une grande partie de leur chiffre d’affaires depuis le début de la crise du Coronavirus. Mais les charges fixes comme le paiement du loyer ou le règlement des frais d’entreposage ont demeuré. Il fallait donc mettre la main à la poche malgré cette situation de vache maigre, au risque de fermer définitivement boutique. Par ailleurs, l’aide de l’État au secteur se révèle aujourd’hui insuffisante. Nombreux sont les commerçants qui estiment avoir été moins bien traités que leurs homologues de la restauration.

Ce sont là autant de raisons qui n’encouragent pas les acteurs de la vente de vêtements à entrevoir la date du 19 mai avec bonheur. D’autant que le secteur voit sa croissance s’éroder au fil des années. Selon Gildas Minvielle, directeur de l’observatoire économique de l’Institut français de la Mode (IFM), la vente en prêt-à-porter est en chute constante depuis plus d’une décennie au détriment du e-commerce. Au risque de menacer l’avenir de la filière ? Les plus optimistes veulent croire au triomphe de la vente en magasin qui garde tout de même quelques atouts.

Augmentation des achats compulsifs : conséquence du Covid ?

Les différents confinements, au-delà d’une évidente lassitude, ont fait apparaître un phénomène de hausse des achats chez certaines personnes. Il en résulte une augmentation générale de l’achat compulsif chez le consommateur français profitant considérablement aux géants du e-commerce.

Plusieurs témoignages font part de cette déprime générale issue des différents confinements. Déprime qui se solde par l’un des seuls moyens de casser la routine d’une vie confinée : l’achat de nouveaux produits. En effet, lorsque les déplacements sont limités et que tous loisirs, commerces et restaurants sont fermés, les grands gagnants sont indiscutablement les sites d’e-commerce et les plateformes de click & collect.

Les géants du e-commerce brisent de nouveaux records

Amazon a enregistré une hausse de son chiffre d’affaires de près de 40 % lors du premier confinement. Cette hausse incroyable pour l’entreprise la plus puissante du monde montre que les comportements d’achat ont profondément évolué en 2020. Cette modification des comportements pourrait être due à l’ennui provoqué par ce nouveau train de vie pour certains, ou à de nouveaux besoins lors de l’adaptation au télétravail pour d’autres.

L’ennui peut également faire survenir de nouveaux loisirs et intérêts pour certains domaines comme le jardinage ou la cuisine. Ces nouveaux records de consommation sur internet témoignent d’une augmentation de l’achat compulsif chez certains profils. Ces consommateurs cherchent à combler l’interdiction de sorties et d’activités sociales à l’extérieur.

Augmentation du trafic pour les sites de vente d’occasion

Cette hausse de l’achat compulsif profite également à un autre marché digital en hausse : celui des ventes d’occasion. À l’image du petit dernier qui frappe fort : Vinted. Cette plateforme pensée pour les mobiles, cible un public jeune, principalement d’étudiants qui ont besoin d’argent de poche en cette période compliquée pour eux. Vinted fait un carton depuis un peu plus d’un an. Entreprise originaire de Lituanie, elle est dorénavant extrêmement bien implantée en France et constate une hausse de 17% de produits mis en ligne pendant les deux premiers confinements.

Le pionnier des ventes d’occasion en France ressort également gagnant de cette période. Leboncoin a calculé un total de 44 millions de biens mis en ligne sur la plateforme pendant l’année fiscale de 2020 contre 28 millions l’année précédente.

Ces chiffres témoignent donc d’une croissance de l’achat et de la revente en e-commerce pendant le confinement. Ils valident également cette augmentation de l’achat compulsif et du changement des habitudes de consommation des Français.

Paris : enjeux financiers autour des terrasses éphémères

La mairie de la capitale réfléchit à facturer très prochainement l’extension des restaurants et bars sur l’espace public. Au grand dam des restaurateurs qui demandent un sursis.

Après des mois de quasi-inactivité, le besoin de renflouer les caisses n’a jamais été impérieux pour la mairie de Paris. Et au nombre des niches pouvant permettre à la Ville d’y parvenir figurent notamment les terrasses éphémères. Nées dans le sillage du premier confinement en mars dernier, ces extensions accordées aux bars et restaurants sont depuis rentrées dans les habitudes. Les professionnels y avaient alors trouvé l’opportunité de pouvoir maintenir leur clientèle face aux restrictions relatives au rassemblement. Quant au public, il s’agissait d’une occasion de retrouver un tant soit peu les joies de la fréquentation des restaurants. Une joie qui va sans doute se prolonger, mais avec une incidence sur le portefeuille des restaurateurs.

La mairie de Paris va en effet pérenniser lesdites terrasses, ainsi que l’a indiqué l’édile Anne Hidalgo dans les colonnes du Journal du dimanche (JDD) le week-end dernier. Mais ceux qui veulent en bénéficier devront dorénavant passer à la caisse. Fini donc la gratuité qui prévalait depuis déjà 16 mois et qui aura coûté 34 millions d’euros à la municipalité, selon sa première responsable. Cette dernière évoque, pour justifier cette décision encore à l’étude, la nécessité pour la Ville d’engranger de l’argent après son investissement de plusieurs millions d’euros en guise de soutien aux différents acteurs économiques.

Les restaurateurs pestent

Concernant le montant de la redevance, Anne Hidalgo est peu loquace pour l’instant, insistant sur le fait que la décision n’a pas encore été tranchée. La mairie prépare en effet un nouveau cadre juridique sur la réglementation de ces terrasses. Cela concerne notamment la propriété et les nuisances sonores contre lesquelles la maire promet une lutte sans relâche. En attendant d’être fixés sur le prix à payer, les restaurants pourront continuer à bénéficier de la gratuité qui s’étend jusqu’à la fin de l’été. Mais ce laps de temps ne les agrée guère. Si certains semblent d’accord à l’idée de mettre la main à la poche pour bénéficier des terrasses, d’autres estiment le timing inopportun. Comment en effet demander à des gens qui rouvrent à peine après des mois de cessation d’activité de payer ? D’où l’appel de nombreux syndicats en faveur d’une prolongation de l’exonération de paiement. La mairie a promis se concerter avec les différents acteurs avant d’acter une décision définitive.

La 5G dope les ventes de smartphones

Les téléphones portables s’écoulent à nouveau aussi rapidement que jamais sur le marché grâce à un double-effet d’aubaine : la 5G et la Chine.

Bonne nouvelle pour les constructeurs de smartphones. Contrairement à 2020 marqué par de très mauvais chiffres en termes de ventes, cette année commence sous de meilleurs auspices pour les acteurs du marché. En témoignent les données du premier trimestre de 2021 révélées par Strategy Analytics. À en croire le cabinet de recherche, 340 millions de smartphones ont été distribués à travers le monde entre janvier et mars. Soit une hausse de 24% par rapport à la même période l’année écoulée. C’est une performance d’autant plus exceptionnelle que le secteur n’avait plus enregistré un tel rebond depuis 2015. Cette croissance peut être expliquée, selon Strategy Analytics, par deux facteurs à savoir : la Chine et la 5G.

La Chine, une locomotive de la 5G

En effet, la 5G se révèle aujourd’hui comme un secteur à conquérir pour les géants de la téléphonie. Notamment en Chine où le déploiement de cette technologie reste à ce jour, le plus avancé au monde. Grâce à l’accompagnement de l’État en matière d’infrastructures, les opérateurs de téléphonie chinois multiplient l’installation de la 5G dans le pays. Pékin voit à travers cela, à la fois un moyen d’influence face à l’apathie européenne en la matière, et un accélérateur de sa croissance économique. De fait, les smartphones 5G pullulent sur le marché chinois. L’Académie chinoise de l’information et des communications (CAICT) estimait il y a quelques jours qu’ils constituaient 70% des téléphones en circulation dans le pays.

Un top 5 chamboulé

Cela explique la forte croissance des constructeurs chinois au premier trimestre de cette année, selon le classement établi par Strategy Analytics. Fort d’une hausse de 80% de ses parts de marché comparativement à l’année dernière, Xiaomi se classe troisième des plus grands vendeurs de smartphones au monde. La firme de Lei Jun s’arroge désormais 15% des parts de marché, contre 10% il y a un an. Elle est suivie par deux autres groupes chinois : Oppo et Vivo qui détiennent chacun 11% des parts.

Les deux premières places du classement sont occupées par Samsung et Apple, crédités respectivement de 23 % et 17% des parts. La marque sud-coréenne bénéficie d’une vente en hausse de 32%. Quant à la firme de Tim Cook, l’engouement autour de l’iPhone 12, son dernier modèle, lui permet d’enregistrer une hausse des ventes de 44%. Huawei est absent de ce quintet.

La course mondiale aux semi-conducteurs s’intensifie

L’acquisition de ces composants électroniques indispensables à la fabrication des téléphones ou à l’industrie automobile fait actuellement l’objet d’une compétition planétaire. En cause, une situation de pénurie sans précédent couplée à une dépendance asiatique inquiétante pour de nombreux pays.

C’est l’allégorie d’un minuscule objet qui fait dérégler des pans entiers de la chaîne de production industrielle de tant de pays. Les semi-conducteurs, ces composants de la taille d’une puce à peine, ont mis le secteur automobile et électronique dans le bazar. La faute à la pandémie du Coronavirus qui en a affecté la production au plan mondial et révélé la dépendance quasi-suicidaire de l’Occident et des États-Unis au continent asiatique sur cette question.

L’offensive américaine

Aux États-Unis, le sujet est sur toutes les lèvres. Comment approvisionner suffisamment les secteurs qui en dépendent en semi-conducteurs ? La situation est d’une urgence absolue vu l’état dans lequel se retrouvent actuellement bon nombre de secteurs industriels à cause de cette pénurie. La production de certaines des plus grandes firmes comme General Motors ou encore Apple est en effet fortement perturbée. Une situation d’autant plus inquiétante qu’elle pourrait faire flamber le coût des produits électroniques dont la création dépend grandement de ces puces.

Pour parer au plus pressé, Joe Biden a réuni autour d’un sommet virtuel lundi 11 avril, les grands industriels du pays. Objectif : se mettre à l’avant-garde de cette course aux composants électroniques dont les États-Unis étaient pourtant les pionniers il y a encore deux décennies. Un plan d’aide de 50 milliards de dollars a ainsi été promis par la Maison Blanche pour accompagner l’approvisionnement et la recherche locale dans ce domaine. Des stratégies destinées à casser le quasi-monopole de l’Asie dans la fabrication de ces puces sont également à l’œuvre.

L’Europe aussi en action

Du côté européen, c’est le même schéma. La France a ainsi réuni il y a quelques jours les principaux acteurs dont l’industrie dépend des semi-conducteurs. Avec pour but de trouver des solutions à la situation de pénurie. Il faut surtout réduire drastiquement la dépendance à Taïwan et à la Corée du Sud. Ces deux principaux fournisseurs mondiaux en composants électroniques sont incapables de satisfaire convenablement une demande renforcée par la crise sanitaire et ses corollaires.

En Allemagne, les autorités ont décidé de prendre langue avec leurs homologues taïwanes afin de trouver une issue au problème très handicapant pour l’industrie automobile locale. Les discussions sont en cours entre les deux parties pour un échange de semi-conducteurs contre des vaccins anti-Covid dont Taipei manque cruellement.

France : les mesures restreignant la consommation d’alcool irritent

Les dernières restrictions sanitaires en concernant la consommation de boissons alcoolisées et de leurs achats dans les restaurants pour lutter contre les attroupements ont du mal à passer auprès des Français. À ceux qui n’en voient pas la pertinence dans la lutte contre la pandémie s’ajoutent ceux qui dénoncent un double standard dans leur application.

Consommer de l’alcool sur la voie publique est désormais interdite, de même qu’en acheter auprès des bars et restaurants. Ces enseignes qui pouvaient encore il y a peu, proposer de la vente à emporter aux clients, en sont désormais sevrés conformément aux dernières annonces du Premier ministre, Jean Castex, dans le cadre de la gestion sanitaire. L’objectif selon les autorités est de prévenir tout rassemblement susceptible de favoriser la circulation du virus sur le sol français. Mais la mesure ne fait pas l’unanimité.

Une forme d’intrusion des forces de l’ordre

Beaucoup ont notamment du mal à percevoir le bien-fondé de l’interdiction de la consommation d’alcool en public pour lutter contre la propagation d’un virus. C’est le cas de plusieurs consommateurs depuis l’entrée en vigueur des restrictions le 1er avril dernier. D’autant plus que cela donne depuis, droit à un véritable défilé des forces de l’ordre dans la rue afin de vérifier le respect strict de ladite mesure. Ainsi, il n’est pas rare que le policier s’approche d’un consommateur en pleine rue afin d’en savoir plus sur le contenu de sa bouteille. Gare à lui s’il s’agit d’un produit alcoolisé. L’amende le cas échéant, est fixée à plus d’une centaine d’euros. Un groupe de pique-niqueurs en a fait les frais ce week-end de Pâques à Montpellier. Rassemblés sur la plage Grand-Travers verre de Rosé en main, les trois mis en cause ont été frappés d’une amende de 405 euros.

Outre le fait de se voir ainsi frapper au portefeuille, les populations déplorent aussi l’intrusion des forces de sécurité dans leur vie.

Les restaurants crient à l’injustice

Du côté des restaurants, l’incompréhension se mêle à l’injustice. En effet, les professionnels priés de garder porte close depuis plusieurs mois, ne comprennent pas pourquoi il leur désormais est interdit de livrer de l’alcool à emporter à la clientèle. D’autant plus que cette dernière peut parfaitement s’approvisionner en produits alcoolisés dans la supérette du coin. Ils appellent par conséquent le gouvernement à corriger cette situation de deux poids deux mesures préjudiciables à leur commerce. Car nombreux sont les propriétaires de bars et autres restaurants qui n’avaient que cela comme activité depuis l’instauration des premières mesures restrictives concernant ce secteur.