Nouveau DPE : le nombre de passoires thermiques diminue mécaniquement

Depuis le 1er janvier 2026, plus de 800.000 biens immobiliers ne sont plus des passoires thermiques. Cette évolution ne repose pas sur la réalisation de travaux, mais sur un nouveau mode de calcul de leur DPE. Si cette décision vise à booster le marché locatif et les énergies plus propres, les associations craignent qu’elle provoque une augmentation des prix.

Depuis le 1er janvier 2026, au moins 850.000 logements actuellement classés F ou G sont normalement sortis du statut de passoire énergétique, étant reclassés E. Ce changement repose sur un nouveau mode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE). La réforme du DPE prévoit que le coefficient de conversion baisse à partir du 1er janvier, passant de 2,3 à 1,9. Ce coefficient augmentait jusqu’alors le poids de l’électricité dans le calcul, par rapport aux autres sources d’énergies (gaz, bois), qui reste à 1.

Les biens notés G étaient interdits à la mise en location en France depuis janvier 2025

Le nouveau mode de calcul du DPE permet donc à de nombreux logements d’améliorer leur étiquette, et cela sans modification du bâti ni réalisation de travaux. Il suffit aux propriétaires de faire une mise à jour du statut de leur logement gratuitement sur le site de l’Observatoire DPE-Audit de l’Ademe pour le reclasser automatiquement.

Pour rappel, les biens notés G étaient interdits à la mise en location en France depuis janvier 2025, tandis que les F devraient l’être à partir de janvier 2028. La nouvelle réforme impacterait 4,8 millions de Français, dont de nombreux étudiants. Environ 33 % des logements étudiants gagneraient au moins une classe énergétique à partir de cette année.

Le nouveau DPE ne change rien aux passoires thermiques

Cette évolution s’explique par la typologie du parc étudiant, majoritairement composé de petites surfaces chauffées à l’électricité. Celles-ci étaient jusqu’ici fortement pénalisées par le mode de calcul du DPE. Leur reclassement pourrait redonner de l’attractivité au marché locatif, notamment dans les zones tendues où la demande reste forte.

Delphine Rouxel, présidente de Nestenn Immobilier, regroupant 400 agences, se félicite de la réforme. Sur BFM Business, elle a rapporté que l’an dernier « 17% d’étudiants ou de jeunes actifs inscrits sur Parcoursup ont renoncé à leur projet professionnel faute de logements ». Le nouveau DPE constitue donc une bonne nouvelle. Delphine Rouxel regrette toutefois que cette modification « ne change pas les passoires énergétiques » car celles-ci demeurent « isolées ». Elle réajuste simplement les logements chauffés à l’électricité et mal notés.

Vers une hausse des prix des logements reconnus comme des passoires thermiques 

Plusieurs associations craignent par ailleurs que le reclassement des logements classés F et G ait un impact sur les prix pour les locataires et les acheteurs. En effet, ces prix ont tendance à augmenter à mesure que la note d’un bien immobilier progresse.

En 2024, les maisons classées D étaient 25% plus chères que celles classées en G et 18% que les F, selon le Conseil supérieur du notariat. Quand aux appartements notés D, ils étaient vendus respectivement 17% et 10% plus chers que les G et F. Notons qu’en 2024, une autre réforme du DPE avait déjà fait sortir 400.000 petites surfaces du statut de passoire thermique. Ainsi, plus d’1,2 millions de biens ont vu leur statut évoluer depuis deux ans.

Horlogerie : Rolex augmente ses prix aux États-Unis

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Depuis le 1er janvier 2026, Rolex a augmenté les prix moyens de ses montres d’environ 7% sur le marché américain. Cette décision s’explique à la fois par des pressions économiques mondiales, une hausse des coûts des matières premières et une stratégie de maintien de sa position premium. La marque suisse d’horlogerie avait déjà opéré plusieurs hausses successives au cours des derniers mois.

Nouvelle année, nouvelle hausse des prix ! Depuis le 1er janvier 2026, Rolex applique une augmentation de ses prix conseillés aux États-Unis, pour atteindre en moyenne environ 7% par rapport aux tarifs précédents. Ainsi, les collectionneurs et passionnés devront désormais payer davantage pour obtenir ses fameux montres. Pendant ce temps, ceux qui ont effectué leurs achats avant le 31 décembre se réjouissent certainement d’avoir fait des économies de centaines, voire des milliers de dollars. Notamment sur les pièces en or ou celles dotées de complications plus sophistiquées.

Rolex face à une hausse des prix de l’or

La hausse des prix moyens chez Rolex s’explique par plusieurs facteurs économiques qui exercent une pression sur les coûts de production et les stratégies de marché. D’abord l’envolée des coûts des matières premières. En particulier de l’or, composant essentiel des modèles Rolex, dont le prix a fortement augmenté sur les marchés internationaux. Son cours a franchi la barre des 4400 dollars l’once le lundi 22 décembre, battant ainsi son record d’octobre. Le prix de l’or progresse d’environ 9% par an, tandis que celui de l’acier évolue autour de 6%. Cette tendance haussière impacte directement les coûts de production et, en conséquence, les prix de vente au détail.

Donald Trump a imposé des droits de douane au secteur de l’horlogerie

Outre le cours des matières premières, la hausse des prix des Rolex se justifie par les droits de douane américains sur les montres suisses importées. Annoncées en avril 2025, les fameuses augmentations de tarifs n’épargnent aucun secteur, de l’automobile, à la pharmacie en passant par la construction. L’industrie horlogère a pris 15% de taxes supplémentaires. Cette décision de l’administration Trump a contraint les fabricants à revoir leurs prix afin d’absorber la hausse des coûts sans compromettre leurs marges.

Rolex possède 30% de part de marché de l’horlogerie

Notons que Rolex avait déjà augmenté ses prix à deux reprises en 2025 : une première fois en janvier (de 5%) pour compenser l’inflation et le coût des matières premières, et une seconde fois au mois de mai (de 4%), en réponse aux hausses décidées par Washington sur les taxes douanières. Toutes ces augmentations devraient porter la marque sur le plan commercial comme en 2024.

Cette année-là, les ventes de la manufacture genevoise avaient franchi le cap des dix milliards de francs suisses (10,6 milliards CHF) selon le rapport Morgan Stanley «Eighth Annual Swiss Watcher» sorti en février 2025. C’est une progression de 5% par rapport à l’exercice précédent. Rolex a capté 32,1% des parts de marché, preuve de la force de sa stratégie produit basée sur le premium et de sa notoriété internationale.

Détention et vente des armes blanches : la réglementation a évolué depuis le 7 décembre

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Depuis le 7 décembre, la réglementation sur la vente et la détention des armes blanches en France a évolué, conformément à l’arrêté du 4 juillet 2025 et au décret n° 2025-894 du 5 septembre 2025. Cette modification vise à renforcer la sécurité publique et la prévention des violences impliquant des armes blanches, chez les jeunes en particulier. Les commerçants doivent se conformer aux nouvelles règles d’ici le 7 mars 2026.

Depuis le 7 décembre 2025, de nouvelles règles s’appliquent à la vente et à la détention des armes blanches en France. Pour l’essentiel, ces nouvelles lois classent certaines armes présentant une dangerosité particulière en catégorie A1 (interdiction d’acquisition et de détention). Elles visent à mieux encadrer le commerce et la possession de certaines armes blanches, notamment pour protéger les mineurs et renforcer la sécurité publique.

De nouvelles règles selon un décret du 5 septembre 

Les nouvelles règles reposent sur le décret n°2025-894 paru le 5 septembre 2025. Celui-ci renforce le cadre réglementaire des armes blanches, en classant certaines armes présentant une dangerosité particulière en catégorie A1 — catégorie correspondant aux armes interdites d’acquisition et de détention. Il s’agit notamment de « couteaux zombie », de certains coups de poing américains et des armes hybrides combinant différentes fonctions.

Un plan gouvernemental prévoit la restriction des armes blanches 

Ce décret, qui s’inscrit dans un plan gouvernemental sur la restriction de l’accès des armes blanches aux mineurs, vient compléter l’arrêté du 4 juillet 2025. Pris à la suite du rapport « Mineurs et armes blanches » remis au Premier ministre François Bayrou le 28 mai 2025, cet arrêté fixe la liste des autres armes classées dans la catégorie D. Parmi celles-ci figurent les couteaux dits « papillon » ou « Balisong », les couteaux à cran d’arrêt avec ouverture automatique, les étoiles de ninja et les armes mixtes d’un modèle antérieur au 1er janvier 1946, qui combinent une arme contondante avec une arme blanche à lame.

Qu’appelle-t-on arme blanche ?

Pour rappel, les armes blanches sont des objets utilisés pour blesser ou tuer par action tranchante, perforante ou contondante. Leur efficacité dépend uniquement de la force humaine et non d’une explosion, comme c’est le cas avec les armes à feu. Elles peuvent être en métal, bois, pierre, os, ou tout autre matériau résistant. On retrouve dans ce lot, les couteaux (tactiques, papillons, de survie), les dagues, haches, machettes, sabres, épées, baïonnettes, matraques, nunchakus et cannes-épées. Ces armes blanches sont parfois perçues comme un effet de mode, un symbole de statut chez les jeunes. Certains mineurs les portent par peur ou pour se défendre, en raison de tensions entre groupes ou de conflits avec un autre individu.

Les détenteurs d’armes blanches doivent s’en dessaisir avant le 7 mars 2026

Le décret adopté en septembre comporte plusieurs mesures relatives au classement et au commerce des ces objets. Il range en catégorie A1 certaines armes blanches présentant une dangerosité particulière, comme mentionné plus haut. Depuis le 7 décembre, les détenteurs de ces armes (particuliers comme professionnels) devraient normalement s’en dessaisir. Les propriétaires pourront les remettre à un service de police ou de gendarmerie. S’ils ne font pas dans le délai imparti (d’ici le 7 mars 2026), ils encourent une peine de cinq ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende.

Pour les commerces de détail, il faut désormais disposer d’une autorisation d’ouverture 

Les commerces de détail (donc pas les armureries) qui souhaitent poursuivre la vente de ces armes blanches doivent désormais disposer d’une autorisation d’ouverture. Ils disposent d’un délai de six mois pour déposer leur demande auprès du service des armes de la préfecture. Un récépissé leur sera remis après dépôt. La loi leur impose également des obligations d’affichage concernant l’interdiction de vente d’armes aux mineurs. Elle prévoit une contravention en cas de non-respect de ces obligations d’information. Les commerces d’armes blanches non classées, compris les sites de vente en ligne, sont également désormais soumis à cette règle d’affichage au même titre que les armureries.

Excès de vitesse : cette infraction peut désormais vous coûter la prison

À partir du 29 décembre, les excès de vitesse de plus de 50km/h au-dessus de la limite autorisée ne seront plus seulement sanctionnés d’une contravention. Ils deviennent un délit pouvant coûter trois mois de prison, assortis de 3.750 euros d’amende. Les pouvoirs publics assument pleinement cette évolution juridique, y voyant un tournant dans la lutte contre ce qu’ils qualifient désormais de violence routière.

À partir de lundi 29 décembre, les excès de vitesse de plus de 50 km/h au-delà de la vitesse maximale autorisée seront considérés comme des délits par la loi. Ils pourraient entraîner jusqu’à 3.750 euros d’amende et seront passibles de trois mois de prison « avec inscription au casier judiciaire », d’après un décret publié le mercredi au Journal officiel. La logique n’est donc plus administrative. Elle devient pénale, traduisant la volonté des pouvoirs publics de marquer une rupture dans le traitement de ces excès jugés particulièrement dangereux.

Les excès de vitesse, un comportement qui met délibérément des vies en danger

« Franchir la limite de plus de 50 km/h, ce n’est pas une simple infraction : c’est un comportement qui met délibérément des vies en danger », a déclaré la ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur Marie-Pierre Vedrenne. Selon elle, en « classant désormais ce très grand excès de vitesse comme un délit, avec une réponse judiciaire plus ferme », l’État envoie un message clair : la violence routière n’est plus tolérée. La ministre ajoute que « cette avancée est une mesure de protection pour tous, pour les familles et pour les usagers les plus vulnérables » et qu’elle « traduit une exigence de responsabilité et de respect », en ces temps de fête en particulier.

Une forte hausse des excès de vitesse depuis 2017

Ce durcissement des sanctions sur les excès de vitesse s’inscrit dans le cadre de l’application de la loi du 9 juillet 2025 portant création de l’homicide routier et visant à renforcer la lutte contre les comportements les plus graves sur la route. Jusqu’à présent, le grand excès de vitesse était sanctionné par une contravention de 5e classe et ne constituait un délit qu’en cas de récidive. Cette sanction n’est plus adaptée à la gravité des faits et à leur recrudescence constatée par les autorités routières.

Selon la dernière édition du bilan des infractions de la Sécurité routière, 63 217 excès de vitesse supérieurs ou égal à 50 km/h au-dessus de la vitesse maximale autorisée ont été relevés en 2024, en hausse + 69 % par rapport à 2017. Cette progression fulgurante motive le gouvernement dans la mise en place d’une réponse judiciaire plus ferme. Les pouvoirs publics rappellent à toute fin utile que la vitesse excessive reste l’un des facteurs aggravants majeurs des accidents mortels de la route. Cette infraction, précisent-ils, réduit le temps de réaction, allonge la distance de freinage et rend irréversibles les conséquences d’un choc.

Les peines existantes s’ajoutent au nouveau délit

La requalification en délit des excès de vitesse n’expose pas qu’à une peine de prison. En effet, elle modifie aussi profondément la trajectoire judiciaire d’un conducteur interpellé. Une fois inscrit au casier judiciaire, celui-ci peut notamment avoir du mal à accéder à certains emplois ou concours comme pour tous les criminels. Ce qui est bien fâcheux.

Notons que le conducteur encourt également les peines complémentaires existantes. Il s’agit de la confiscation du véhicule dont il s’est servi pour commettre l’infraction ; de la suspension, pour une durée de trois ans au plus, de son permis de conduire ; de l’interdiction de conduire certains véhicules terrestres à moteur, pour une durée de cinq ans au plus ; de l’obligation d’accomplir, à ses frais, un stage de sensibilisation à la sécurité routière ; et du retrait de points (6).

Laponie : au pays de la féérie et de la magie de Noël

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Vous connaissez la Laponie, ce territoire scandinave connu comme celui du Père Noël ? Eh bien, chaque année, des millions de gens y vont en hiver, surtout du côté de la Finlande. Près de Rovaniemi, en particulier, il existe un village du Père Noël, qui attire chaque année plus de 700 000 visiteurs. On peut y rencontrer des elfes et des lutins, tout en profitant d’activités en nature comme contempler des aurores boréales fascinantes.

Grâce aux dessins animés de Disney notamment, on sait aujourd’hui que la Laponie est le pays du Père Noël. C’est à partir de ce territoire que le gros bonhomme, à la longue barbe blanche et à la tenue rouge caractéristique, parcourt le monde entier pour distribuer des cadeaux aux enfants qui ont été sages toute l’année. Si son traineau et ses rennes volants sont le fruit de l’imagination des scénaristes et dessinateurs hollywoodiens, la Laponie existe bel et bien. C’est un territoire à cheval entre la Finlande, la Suède, la Norvège et la Russie. Un peuple autochtone y habite, les Samis.

Un village du Père Noël en Laponie finlandaise

La Laponie finlandaise, en particulier, reste le cœur de ce territoire assimilé à la neige abondante, au froid, mais aussi et surtout à la magie de Noël. On y trouve le village du Père Noël, près de Rovaniemi, où vivent des Elfes, Gobelins et Lutins. Avec leurs tenues caractéristiques, les Elfes et les Lutins accueillent les visiteurs à leur arrivée et leur font découvrir le village enchanté. Ils offrent également aux touristes plusieurs activités en lien avec la période hivernale, dont des ateliers de fabrication de bonhommes de neige avec une colle et des ciseaux. Mais le véritable temps fort de la visite reste la rencontre avec le grand barbu et bedonnant, version ultra-scénarisée.

On peut rencontrer le Père Noël et prendre des photos avec lui

Pour voir le Père Noël, il faut passer par plusieurs étapes. Le parcours commence par la cuisine de la maison, puis par la chambre où l’armoire ouverte laisse entrevoir plusieurs tenues rouge et blanc. Un lutin vous conduit ensuite par une porte dérobée ouvrant sur un atelier et un ascenseur. Il faut monter dans la mécanique pour arriver au meilleur ami des enfants.

Il est interdit aux visiteurs de filmer le Père Noël. Seules sont autorisées les photos, sans qu’on ne sache pourquoi. Peut-être pour garder le mystère qui entoure le personnage ? Notez que cette visite peut vous coûter entre 250 et 450 euros pour une famille de quatre personnes. Il faut ajouter à cette somme d’autres dépenses sur place, notamment les achats en boutique, où l’on peut trouver des gnomes d’ornement et des boules de sapin bon marché.

Des aurores boréales à contempler dans le cercle arctique

En dehors du village du Père Noël, la Laponie finlandaise offre à voir une nature qui émerveille. Au nord du cercle arctique, la neige prend des tons bleus et dorés. En cette saison, le soleil se pare d’or. Mais il ne se lève que tardivement dans la matinée, autour de 11 h, et ne dure que quatre heures. C’est la période idéale pour découvrir Levi, une station de ski aux étonnants phénomènes atmosphériques, située dans la commune de Kittilä.

Les touristes peuvent y admirer des flocons reflets paillettes, des cimes glacées se colorant au gré du jour et des rayons pourpre ou fuchsia sur les reliefs. Ils ont surtout l’occasion de contempler une aurore boréale, un phénomène lumineux spectaculaire dans le ciel nocturne, près des pôles terrestres, causé par l’interaction magnétique entre les vents solaires et l’atmosphère terrestre (oxygène et azote).

La Laponie finlandaise a accueilli 1,5 million de touristes en 2024

Entre la visite du village du Père Noël, les activités en nature de la station Levi, il y a les courses de chiens de traîneau, la pêche sur glace et les rencontres avec les rennes. Tout en Finlande respire la magie de Noël. D’où le grand nombre de visiteurs qui s’y rend chaque année. Le seul village du Père Noël a attiré plus de 700 000 visiteurs en 2024. Quant à la Laponie finlandaise, dans son ensemble, elle a accueilli pas moins d’1,5 million de touristes, soit 20 % de plus que l’année précédente.

Cette année, rien que pour les mois de novembre et décembre, les aéroports de Rovaniemi ont vu passer 547 773 voyageurs. Notez que Finnair propose des dessertes hebdomadaires Paris-Kittila via Helsinki (environ 5 h 30 de voyage). Dès l’hiver prochain, la compagnie compte ouvrir deux nouvelles lignes directes, Paris-Rovaniemi (3 h 30 de voyage) et Bruxelles-Kittila, deux fois par semaine.

Paris : l’entrée du marché de Noël de la Villette désormais payante

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Le marché de Noël de la Villette, situé dans le XIXe arrondissement de Paris, a décidé de rendre payante son entrée, uniquement à partir de 17h en semaine et le weekend. C’est une première en France pour ce genre de site, traditionnellement gratuit. Cette décision viserait à réguler le flux de visiteurs, sans volonté d’en tirer des bénéfices. Mais le public n’est pas convaincu.

Un marché de Noël payant, c’est du jamais vu en France. C’est pourtant ce qu’est devenu le marché de Noël de la Villette, situé dans le XIXe arrondissement de Paris. Ouvert du 20 novembre au 28 décembre, il était jusque-là gratuit. À présent, le site est payant, depuis le mercredi 17 décembre. Pour s’y rendre, il faut désormais débourser 5 euros, seulement à partir de 17h en semaine et le weekend. Ce tarif comprend une boisson.

Une décision pour réguler le flux de visiteurs

La société Fever, chargée de l’organisation du marché de Noël de la Villette, a justifié la mise en place de ce tarif par le besoin de réguler le flux de visiteurs et de préserver la qualité de l’événement. « L’objectif principal est de maintenir la qualité de l’expérience, en garantissant la fluidité de la circulation, en préservant l’ambiance et le confort au sein du marché et en assurant le bon fonctionnement des installations », défend-elle. Depuis l’instauration de cette entrée payante, l’organisation dit avoir constaté « une meilleure répartition des flux lors des pics de fréquentation » notamment « en soirée et le week-end ». Fever assure également ne pas tirer de bénéfices de cette politique tarifaire, car l’argent servirait à préserver la qualité du marché.

Le marché de Noël de la Villette objet de critiques après sa décision

La nouvelle politique tarifaire du marché de Noël de la Villette fait toutefois l’objet de critiques sur les réseaux sociaux. « 5 euros l’entrée et puis quoi encore », s’énerve une internaute sur X, qui se demande ce que vont faire des familles avec plusieurs enfants. Une autre se demande si cette mesure a été prise « parce qu’ils ont vu un peu de succès ». Autrement dit, les organisateurs rendent l’accès payant pour profiter de l’afflux des visiteurs, alors qu’ils jurent ne tirer aucun profit. Certains trouvent qu’on ne devrait pas payer en plus si déjà on consomme à l’intérieur. « Ce n’est pas du tout normal. Je ne m’imagine pas payer pour pouvoir pousser la porte d’un magasin. Là c’est pareil, c’est un site marchand, c’est juste des commerces », se plaint un visiteur, qui dénonce un « capitalisme à son paroxysme ».

Certains s’accommodent de la hausse au marché de Noël de la Villette

Interpellé par plusieurs habitants, François Fagnaud, maire du XIXe arrondissement, dit regretter cette décision du marché de Noël de la Villette. Il promet que la municipalité fera de son maximum pour éviter que cela ne se reproduise… Mais l’élu aurait pu porter la voix des citoyens pour réinstaurer la gratuité du site. À Strasbourg, une proposition similaire visant à faire payer les visiteurs hors Eurométropole avait provoqué de vives réactions et poussé les initiateurs à rétropédaler. Cependant, pour le marché de Noël de la Villette, certains saluent « la bonne organisation » depuis la mise en place de la mesure. Ils pensent que c’est déjà bien que l’accès soit gratuit toute la journée et pour les moins de 12 ans, faute de mieux…