5 000 costumes de scène en ventes : l’Opéra de Paris se transforme en brocante

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L’Opéra de Paris organise, du 29 au 31 mai, une vente exceptionnelle de plus de 5 000 costumes de scène et accessoires provenant de productions lyriques et chorégraphiques. Ouverte à tous, cette opération n’est accessible que sur inscription, avec un billet à 10 euros. Les réservations ouvrent ce jeudi 21 mai à 14h30 sur le site de l’institution. Une belle opportunité pour les passionnés de scène, les collectionneurs et les amateurs de pièces rares.

L’Opéra de Paris souhaite donner un bout de soi au grand public amateur d’art. L’institution organise, les 29, 30 et 31 mai 2026, une vente exceptionnelle de plus de 5 000 costumes de scène et accessoires issus de productions lyriques et chorégraphiques. Accessible sur réservation payante (10 euros), cette brocante de luxe est ouverte à tous. Elle se déroulera dans la salle modulable de l’Opéra Bastille, située au 110 rue de Lyon, Paris 12. Les réservations ouvrent ce jeudi 21 mai à 14h30 sur le site du théâtre national.

Des pièces portées par des danseurs étoiles et des ténors de l’Opéra de Paris

La collection comprend des costumes, accessoires, coiffes et parures créés pour les spectacles. Ces pièces uniques ont été portées par des danseurs étoiles et des ténors en sueur à Garnier et Bastille, avant d’atterrir dans les réserves de l’Opéra de Paris. On retrouve dans le lot des éléments issus des opéras Eugène Onéguine (mis en scène par Willy Decker), Eliogabalo (Thomas Jolly), Les Indes galantes (Andrei Serban), La Veuve joyeuse (Jorge Lavelli), Les Capulet et les Montaigu (Robert Carsen) ou encore Samson et Dalila (Damiano Michieletto). Au niveau de la danse, les pièces proviennent des ballets AIR (Saburo Teshigawara), Coppélia (Piere Lacotte), Psyché (Alexei Ratmansky) ou Siddharta (Angelin Preljocaj).

Un réassortiment pour permettre à tout le monde d’avoir un costume

Afin que tout le monde ait sa chance, un réassortiment permettra de maintenir constant le choix des costumes proposés à la vente quel que soit le créneau horaire retenu, assure l’Opéra de Paris dans un communiqué. Ainsi, la vente ne se jouera pas uniquement dès les premières entrées. Le vendredi 29 mai, elle se fera de 17h à 19h. Les samedi 30 mai et dimanche 31 mai, quatre créneaux sont fixés : de 10h à 11h30, de 12h à 13h30, de 15h à 16h30 et de 17h à 19h. Quant aux prix, ils iront de 2 à 800 euros, selon les pièces, avec un paiement uniquement par carte bancaire uniquement.

L’Opéra de Paris a déjà fait une première vente en janvier 2025

Cette opération donnera au public une occasion rare d’acquérir une sélection de costumes et accessoires issus d’opéras et de ballets qu’il adore voir. De surcroit, chaque pièce est un morceau d’histoire cousu main, sorti tout droit des ateliers maison. Pour l’Opéra de Paris, cette opération vise à donner une seconde vie à ses pièces d’exception et de vider ses collections.

L’institution n’en est d’ailleurs pas à sa première brocante. Fin janvier 2025, elle avait déjà organisé avec la maison Sotheby’s une grande vente aux enchères, comprenant aussi des bijoux précieux estampillés Chaumet ou Claude Lalanne. Les recettes ont permis de financer ses actions, notamment le soutien à la création et l’accès aux jeunes à l’Opéra.

Lunettes connectées : la CNIL se penche sur la conformité de ces appareils

Face à l’essor des lunettes connectées, ces montures intelligentes permettant d’interagir avec son environnement et d’enregistrer en toute discrétion, la CNI alerte sur de potentielles risques pour la vie privée des Français. L’organisme pointe des enjeux juridiques, éthiques et sociétaux que leur utilisation soulève. Pour anticiper les problèmes à venir, il lance des travaux sur la conformité de ces appareils en matière de protection des données personnelles.

Les lunettes connectées sont des montures intégrant des technologies intelligentes comme l’IA, le Bluetooth, le microphone et la caméra miniature. Elles permettent à l’utilisateur d’interagir avec son environnement, de passer des appels ou de filmer, et tout cela avec les mains libres. Si ces appareils étaient autrefois réservés à quelques privilégiés, ils sont aujourd’hui répandus en société. Ce qui soulève des inquiétudes concernant la vie privée.

On peut se sentir surveiller et épier constamment

En effet, tout le monde peut se sentir surveiller et épier, même dans son intimité, comme dans les toilettes et les vestiaires. Cette situation pourrait créer un malaise et des suspicions. De quoi nuire aux interactions sociales qu’entretiennent les citoyens. Pour anticiper les dérives, la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) a lancé lundi des travaux sur la conformité de ces appareils en matière de protection des données personnelles. Elle a également fait de premières recommandations concrètes.

Les lunettes connectées représentent un risque d’atteinte à la vie privée pour 67 % des sondés

Le plan d’action de la CNIL s’appuie sur une enquête menée en janvier 2026 (du 22 au 29 janvier) avec l’aide de Harris Interactive – Toluna auprès d’un échantillon de 2 128 personnes représentatif de la population française âgée de plus de 18 ans. Ce sondage vise à explorer le rapport et la perception qu’ont les Français des lunettes connectées, dans un contexte de multiplication de ces dispositifs.

Les résultats montrent qu’une vaste majorité des Français trouve que les lunettes connectées représentent un risque d’atteinte à la vie privée (67 % des sondés). Ils s’inquiètent davantage pour le droit à l’image des personnes et leur consentement (57%), de l’utilisation de l’IA à des fins de détournement ou de deepfakes (37 %) et du vol ou de la fuite de données collectées par les lunettes (34 %).

La CNIL souhaite engager des discussions avec ses homologues européens

Face aux enjeux juridiques, éthiques et sociétaux que soulève leur utilisation, la CNIL lance des travaux sur la conformité des lunettes connectées en matière de protection des données personnelles. À travers cette initiative, le régulateur souhaite engager des discussions avec ses homologues européens au sein du Comité européen de la protection des données (CEPD), puisque cette problématique ne concerne pas que la France. Il veut ensuite consulter les autres autorités publiques compétentes dans le monde.

En attendant, l’organisme rappelle les seules lois en vigueur s’appliquant à ces équipements. Comme l’article 9 du Code civil, qui garantit le respect de la vie privée dans tous les lieux, publics ou privés. Et l’article 226-1 du Code pénal, qui prévoit jusqu’à un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende pour quiconque filmerait une personne sans son consentement dans un lieu privé.

Les bonnes pratiques pour les utilisateurs de lunettes connectées

En complément de ce rappel, la CNIL liste les bonnes pratiques pour les utilisateurs de lunettes connectées. Elle leur conseille d’informer les personnes à proximité en cas d’utilisation de ces appareils, de désactiver les fonctions de captation dès qu’elles ne sont plus utiles et de les éteindre toutes les fois qu’on leur demande d’éteindre leur téléphone portable (les deux appareils étant liés).

La CNIL recommande aussi d’éviter d’utiliser les lunettes connectées dans les lieux où les personnes ne s’y attendent pas, de veiller à obtenir leur consentement pour utiliser des photos ou vidéos où elles apparaissent (par exemple sur les réseaux sociaux) et de réfléchir avant de partager une publication, même anodine, car cela peut avoir des effets durables pour les personnes concernées.

Vacances d’été : seuls 37 % des Français sont certains de partir 

Selon une étude de l’Alliance France tourisme (AFT), publiée mardi 28 avril, seuls 37 % des Français se déclarent certains de partir pour les vacances d’été 2026, contre 50 % l’an dernier. Cette baisse des intentions de départ est due à l’effet conjugué des préoccupations de sécurité et du renforcement des contraintes budgétaires. Face à la hausse des coûts et aux incertitudes de la situation internationale, les ménages préfèrent également des séjours à proximité et plus courts ainsi que des hébergements gratuits.

Alliance France Tourisme (AFT) a publié, le mardi 28 avril, une enquête sur les intentions de départ des Français pour les vacances d’été 2026. Menée par l’Ifop, du 17 au 20 mars, cette enquête indique que les vacances d’été restent un moment désiré, mais que les projets de départ ont beaucoup baissé cette année et qu’il y a un recentrage des destinations vers la France.

Les tensions internationales et la hausse des coûts plombent les envies de départ pour les vacances d’été

Ifop rapporte d’abord que seuls 37% des Français se déclarent certains de partir, contre 50% l’an dernier, dont 68% pour au moins une semaine (- 9 points par rapport à 2025). Ce recul des envies de départ s’explique par deux réalités. D’une part, les tensions internationales liées à la guerre en Iran, qui influencent les choix de destination et renforcent les comportements de prudence ; d’autre part, la hausse des coûts, en particulier ceux des transports, sous l’effet de la hausse des prix des carburants. Dans ce contexte, les Français privilégient des destinations accessibles et perçues comme sûres. Ainsi, 71 % resteront en France (+ 3 points par rapport à 2025) et 23 % en Europe. Seulement 9 % ont choisi des destinations lointaines.

Le budget moyen des vacances d’été en baisse

Avec les contraintes budgétaires, les inégalités d’accès aux vacances restent évidemment marquées. Selon Ifop, 84 % des catégories aisées envisagent de partir, contre seulement 58 % des catégories modestes. Si le budget moyen s’établit à 1 530 euros, en baisse d’environ 150 euros en un an, 35 % des Français prévoient un budget inférieur à 1 000 euros, contre 31 % en 2025. Dans le même temps, 38 % situent ce budget entre 1 000 euros et 2 000 euros, contre 33 % l’an dernier. Seuls 11 % des Français envisagent de consacrer plus de 3 000 euros à leurs vacances, contre 15 % en 2025. Dans ce contexte, beaucoup recherchent des hébergements gratuits.

Cette étude « invite à repenser les leviers d’une politique touristique à la fois ambitieuse et inclusive »

Dominique Marcel, président de l’AFT, conclut « qu’il n’y a pas d’effondrement des intentions de départ des Français, qui restent très attachés aux vacances, mais que les premiers effets de la situation actuelle commencent à se faire sentir, sous l’effet conjugué des préoccupations de sécurité et du renforcement des contraintes budgétaires ». Pour lui, cette évolution des vacances « invite à repenser les leviers d’une politique touristique à la fois ambitieuse et inclusive, afin de préserver l’accès aux vacances pour tous et de soutenir une industrie stratégique pour notre économie ».

elo Green, la gamme de services télécoms éco-responsable de Stelogy

La nécessité de concilier performance économique et engagement environnemental s’impose aujourd’hui aux entreprises. Pour répondre à ce défi, l’opérateur Stelogy a lancé elo Green, une offre qui inscrit l’économie circulaire au cœur des stratégies télécoms et fait des contraintes écologiques de véritables leviers de développement pour ses revendeurs-partenaires.

Sous l’effet des réglementations, mais aussi de la pression croissante des clients et des collaborateurs, la transition écologique s’impose désormais comme un passage incontournable. Le secteur des télécommunications, souvent pointé du doigt pour son empreinte environnementale, n’échappe pas à cette évolution. C’est dans ce contexte que Stelogy a conçu elo Green, une solution globale destinée à son réseau de 500 revendeurs-partenaires.

Avec cette plateforme, l’opérateur télécom ne se contente pas d’afficher des ambitions. Il propose des outils concrets pour aider les entreprises à repenser la gestion de leurs équipements électroniques. L’objectif est clair : prolonger la durée de vie des appareils, réduire les déchets et optimiser les coûts, sans sacrifier la performance technologique.

Des smartphones reconditionnés pour limiter l’empreinte carbone

Le premier pilier d’elo Green s’appuie sur la collecte et la remise en état de smartphones et de tablettes, en collaboration avec Avegott, une entreprise sociale et solidaire implantée à Grenoble. Active sur ce marché depuis 2015, elle intervient sur des équipements en fin de cycle afin de leur offrir une seconde vie, dans une logique de valorisation locale et responsable.

Concrètement, les entreprises peuvent confier leurs appareils inutilisés ou obsolètes aux revendeurs-partenaires de Stelogy. Ces équipements sont ensuite pris en charge par Avegott, qui en assure le diagnostic, la remise en état et la revalorisation sur le marché de la seconde main. Une solution simple à mettre en œuvre, qui permet aux professionnels de réduire leur impact environnemental tout en optimisant la gestion de leur parc numérique.

Pour les revendeurs partenaires de Stelogy, ce service constitue un levier commercial pertinent. En proposant une solution à la fois simple et responsable, ils renforcent la relation client tout en enrichissant leur offre.

Côté entreprises, les bénéfices sont tout aussi nombreux. Elles peuvent se défaire rapidement de leurs équipements tout en diminuant leur empreinte carbone. Chaque smartphone reconditionné permet en effet d’économiser des ressources naturelles et de limiter les émissions de CO2 liées à la fabrication de nouveaux appareils.

La location de téléphones, une alternative flexible et durable

Le deuxième axe stratégique d’elo Green repose sur la location de smartphones professionnels, développée en partenariat avec Leasephone. Cette société marseillaise propose une alternative à l’achat classique en mettant à disposition des flottes mobiles évolutives.

Ce modèle se distingue par sa grande flexibilité. Les entreprises peuvent ajuster leur parc d’appareils en fonction de leurs besoins, sans mobiliser d’investissements importants. Une solution particulièrement adaptée aux structures en croissance ou soumises à des variations d’effectifs.

Au-delà de l’aspect financier, cette approche s’inscrit pleinement dans une logique de durabilité. Les équipements sont entretenus, réparés, puis reconditionnés lorsque cela est possible. Ce cycle de vie prolongé permet de réduire significativement les déchets électroniques tout en garantissant un haut niveau de performance.

En plus des bénéfices environnementaux, cette offre présente également un intérêt concret et immédiat pour le client final grâce à une formule tout inclus pensée pour simplifier la gestion du parc mobile. Chaque appareil est livré avec sa protection et ses accessoires, et l’abonnement mensuel à coût fixe intègre une garantie illimitée, une assurance, ainsi qu’un remplacement sous 24 heures en cas de casse, vol ou oxydation. Les entreprises n’ont ainsi plus à gérer les imprévus liés à la mobilité de leurs équipes : tout est couvert, sans surprise sur la facture.

Cette offre représente, pour les revendeurs-partenaires de Stelogy, une source de revenus récurrents tout en favorisant la fidélisation des clients. Les entreprises utilisatrices bénéficient quant à elles d’une meilleure maîtrise des coûts, tout en apportant une réponse concrète aux enjeux environnementaux.

Une vision globale de la transition écologique

elo Green ne se limite pas à une offre ponctuelle. Elle s’inscrit dans une stratégie globale portée par Stelogy en matière de responsabilité sociétale. L’opérateur s’engage à réduire l’impact environnemental de ses activités et de l’ensemble de son écosystème.

Grâce à l’appui de partenaires spécialisés et à l’intégration de solutions immédiatement opérationnelles, Stelogy adopte une approche pragmatique de la transition écologique. Loin des discours théoriques, le groupe privilégie des actions concrètes, mesurables et rapidement déployables par ses revendeurs et leurs clients.

Ce positionnement s’inscrit dans une évolution plus large du marché. Les entreprises accordent une importance croissante aux engagements environnementaux de leurs fournisseurs, faisant des solutions durables un avantage concurrentiel déterminant.

Avec elo Green, Stelogy démontre qu’il est possible de concilier performance commerciale et responsabilité environnementale. En transformant les équipements électroniques en ressources plutôt qu’en déchets, l’opérateur dessine les contours d’un modèle plus vertueux, où économie circulaire et rentabilité progressent de concert.

Protoxyde d’azote : un jeune homme jugé à Lille pour un accident mortel

A Lille, dans le Nord, un jeune homme de 22 ans a été jugé mardi pour un homicide routier, lié à la consommation de protoxyde d’azote, d’alcool et de cannabis. Cet accident survenu en mars a emporté son amie âgée de 20 ans. Le parquet a requis cinq ans de prison ferme ainsi que la révocation du sursis probatoire de 8 mois dont bénéficie le prévenu. La sanction sera connue le 13 mai prochain.

Encore une mauvaise presse pour le « gaz hilarant ». Le mardi 3 mai, le tribunal correctionnel de Lille a jugé un jeune homme de 22 ans poursuivi pour homicide routier, lié à la consommation de protoxyde d’azote, d’alcool et de stupéfiants. Yanis H. – c’est son nom –est en détention provisoire depuis le 18 mars dernier. Ce jour-là, il a involontairement causé la mort de son amie Lyla, 20 ans, passagère du véhicule qu’il conduisait sur le périphérique, très alcoolisé.

Le prévenu roulait au-dessus des 70 km/h autorisés sur le périphérique de Lille

Selon des éléments de preuve diffusés à l’audience, Yanis H. roulait dans une Citroën C4 Picasso et transportait des ballons de protoxyde d’azote, une substance causant euphorie, ébriété et hallucinations. Au moment de l’accident, la voiture s’est encastrée côté passager jusqu’à la roue arrière sous un camion.

Les photos montrent un amas de ferraille, témoignant de la violence du choc. Si l’enquête n’a pas permis d’établir avec certitude la vitesse à laquelle roulait le jeune homme, on pense qu’il était au-dessus des 70 km/h autorisés sur cette route. Mais c’est le déroulement de la soirée qui a retenu davantage l’attention de la présidente du tribunal.

4 ou 5 joints fumés dans la journée et 10 ou 15 ballons de protoxyde d’azote consommé ce soir-là

Selon son propre témoignage, le prévenu a fumé 4 ou 5 joints dans la journée. Ensuite, il a consommé 10 ou 15 ballons de protoxyde d’azote la nuit fatidique et a ajouté de l’alcool, « un flash de vodka chacun » (avec sa camarade). « Le but de la soirée c’était de réunir toutes les conditions pour avoir un accident, c’est ça ? » a questionné la juge face à une telle consommation.

Yanis H. a déclaré que c’est son amie qui a demandé à le voir ce soir-là et à consommer du proto car « c’était son truc à elle ». La mère de la victime a reconnu ce penchant de sa fille, sans pour autant excuser le jeune homme. Ce dernier assume toutefois tout ce qui s’est passé cette nuit-là.

« Ce n’est pas le procès du protoxyde d’azote »

Me Ossama Dahmane, conseil de Yanis H., assure que ce dernier « est complétement dévasté car c’était son amie qui était côté passager ». Le soir du drame, son client aurait « immédiatement » reconnu les faits et serait « resté sur les lieux de l’accident pour appeler les secours ». L’avocat ajoute que le jeune homme souhaite « s’expliquer » et « s’excuser », même si la victime ne reviendra pas.

Pour sa part, Me Hélène Vatinel, l’avocate des parties civiles, pointe un « cocktail explosif » avec l’alcool, le cannabis et le proto. Elle précise cependant qu’il ne s’agit pas « du procès du protoxyde », qui a déjà mauvaise réputation depuis plusieurs mois en raison de son implication dans des accidents de la route.

Yanis H. encourt vingt ans de prison pour homicide routier sous alcool et stups en récidive

Me Hélène Vatinel souhaite plutôt s’attarder sur la prise de conscience de Yanis H., qui avait déjà été condamné à deux reprises pour conduite sous l’empire d’un produit stupéfiant en 2024 et en 2025. À chaque fois, le jeune homme avait écopé de suspensions de permis. L’avocate trouve cela inacceptable, d’autant que l’accident a eu lieu deux mois seulement après qu’il a récupéré son permis.

« Il faut une peine d’interdiction définitive de passer le permis, pour protéger la société », a-t-elle plaidé. Yanis H. encourt vingt ans de prison pour homicide routier sous alcool et stups en récidive. Le parquet a requis cinq ans fermes et la révocation du sursis probatoire de 8 mois. Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 13 mai prochain.

Hantavirus sur un bateau de croisière : l’OMS évoque une probable « transmission interhumaine »

Une épidémie d’hantavirus apparue à bord d’un navire de croisière néerlandais dans l’Atlantique a fait trois morts à ce jour. Alors que le virus se transmet généralement à l’être humain par l’intermédiaire de rongeurs sauvages infectés, l’OMS a évoqué mardi la possibilité d’une « transmission interhumaine ». Des investigations sont en cours afin de mieux comprendre la situation. De son côté, le bateau cherche toujours un port d’attache.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré mardi soupçonner une « transmission interhumaine » dans l’épidémie d’hantavirus suspectée à bord du navire de croisière MV Hondius. Battant pavillon néerlandais, ce navire est parti d’Argentine il y a environ trois semaines pour une longue croisière avec 150 passagers et une soixantaine de membres d’équipage. Depuis le 3 mai, trois personnes sont décédées et plusieurs autres tombées malades. Des interventions ont toujours cours pour traiter les cas nécessitant une prise en charge clinique.

L’hantavirus portés par des rongeurs comme les rats et les souris

Pour rappel, l’hantavirus désigne un groupe de virus portés par des rongeurs, comme les rats et les souris, et qui peuvent occasionnellement provoquer des infections graves chez l’être humain. La contamination s’effectue le plus souvent lors d’un contact avec un rongeur infecté ou par l’inhalation de particules provenant de ses déjections et de son urine.

Il est extrêmement rare que le virus se transmette d’une personne à l’autre. Un individu contaminé présente divers symptômes, comme une détresse respiratoire et cardiaque, une fièvre hémorragique, des maux de tête et des douleurs musculaires. Dans certains cas, surtout pour les personnes développant des symptômes respiratoires, le virus peut tuer.

Entre 100 000 et 200 000 le nombre d’infections à hantavirus chaque année dans le monde

Il n’existe pas encore de vaccins reconnus. Les traitements proposés consistent uniquement à soulager les symptômes. On estime entre 100 000 et 200 000 le nombre d’infections à hantavirus chaque année dans le monde. La majorité des cas survient en Asie, où l’hantavirus le plus répandu est la fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR), également très présent en Europe.

Quel virus circule actuellement à bord du MV Hondius ? Maria Van Kerkhove, directrice par intérim du département de prévention et préparation aux épidémies et pandémies de l’OMS, a déclaré lors d’une conférence de presse mardi qu’on ne peut pas encore « tirer des conclusions » sur ce qui se passe sur le navire. « Nous ne savons pas précisément quelle forme de la maladie ni quel type de hantavirus ont touché les personnes à bord du MV Hondius », a-t-il précisé.

Possibilité d’une infection en dehors du bateau de croisière

Compte tenu de la durée de la période d’incubation du hantavirus, qui peut varier entre une et six semaines, l’OMS suppose que les personnes malades ont été infectés en dehors du bateau de croisière. Peut-être lors d’une excursion à terre avant d’embarquer, en particulier dans des zones où le contact avec des rongeurs ou leurs déjections est plus probable. L’organisation évoque aussi la possibilité que des rongeurs aient été introduits involontairement à bord du navire via des cargaisons ou des approvisionnements. Elle mène des enquêtes sanitaires pour faire toute la lumière sur cette épidémie.

Aucun risque de contamination comme avec le Covid-19

Si certains s’inquiètent d’une contamination à la Covid-19, l’Organisation mondiale de la santé estime que le risque pour le grand public reste faible à ce stade. « Il n’y a pas lieu de paniquer ni d’imposer des restrictions de voyage », a rassuré Hans Kluge, directeur régional de l’OMS pour l’Europe. Actuellement au mouillage au large du Cap-Vert, dans l’Atlantique, le MV Hondius cherche à accoster aux îles Canaries dans trois ou quatre jours avant de rejoindre les Pays-Bas. Sur l’archipel espagnole les avis sont partagés entre offrir une escale au bateau et le laisser poursuivre sa route pour éviter toute contamination. Madrid, lui, dit attendre les données épidémiologiques pour se décider.