Groupe Casino : contrat avec Everoad pour la digitalisation de sa supply chain

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Le groupe Casino a signé, fin octobre, un contrat de 100 millions d’euros avec Everoad pour accélérer la digitalisation de sa supply chain. Grâce à ce partenariat, le géant de la distribution espère optimiser le transport de ses marchandises et booster sa compétitivité face, notamment, aux leaders du e-commerce.

Everoad, spécialiste de la digitalisation du transport routier de marchandises en France et en Europe, a annoncé, le 29 octobre 2019, la signature avec le groupe Casino d’un contrat de 100 millions d’euros sur quatre ans. La startup va accélérer la digitalisation de la Supply Chain du distributeur qui compte 12 000 magasins dans le monde et 220 000 salariés pour un chiffre d’affaires de 36,6 milliards d’euros.

Everoad a convaincu le groupe Casino

Depuis environ un an, Everoad propose déjà sa solution de mise en relation entre expéditeurs et transporteurs à Easydis, la plate-forme logistique du groupe de Jean-Charles Naouri. Ce qui lui a permis de démontrer son expertise, que ce soit pour les flux spot ou réguliers.

« Les tests ont été concluants, la capacité des différents outils d’Everoad est sans commune mesure avec tout ce dont nous disposons en interne. Nous avons décidé de mettre les bouchées doubles et d’aller plus loin avec eux dans la digitalisation, qui est un élément clé de la transformation de nos flux », a confié Clément Lubin, le directeur Supply Chain du Groupe Casino.

D’où ce contrat de 25 millions d’euros par an sur quatre ans, soit 100 millions d’euros au total. Selon Maxime Legardez, le CEO d’Everoad, « Il s’agit du plus gros contrat signé avec un client depuis trois ans que la société existe », s’est-il félicité.

Les enjeux pour le groupe Casino

Dans le cadre de ce partenariat « Everoad déploiera ses algorithmes basés sur du machine learning permettant d’améliorer l’accès à la capacité de transport, le suivi des transports et l’ajustement dynamique du pricing », expliquent les deux parties dans un communiqué commun.

Concrètement, la jeune pousse va booster le plan transport du distributeur pour lui faire « gagner en qualité de service, en réactivité, en visibilité et en productivité ». Le groupe Casino pourra « suivre et analyser en temps réel les expéditions et les transports effectués pour une maîtrise optimale des opérations ».

Le périmètre d’intervention d’Everoad concerne essentiellement le pilotage et la planification de la partie aval du transport du groupe Casino, avec l’objectif d’éviter les trajets à vide des camions.

Une belle vitrine pour Everoad

Ce partenariat générera des revenus complémentaires pour Casino grâce à une optimisation plus importante des flux retours vers les entrepôts. « La digitalisation de leur supply chain représente un véritable levier de compétitivité pour optimiser la performance du groupe », souligne Maxime Legardez.

Pour Everoad, ce contrat pourrait être une belle vitrine de son savoir-faire et une opportunité de décrocher de nouveaux clients. L’entreprise fondée en 2016 (110 salariés) souhaite atteindre le milliard d’euros de chiffre d’affaires d’ici 2023. Elle affiche une croissance de 350% entre 2017 et 2018.

Paris Games Week 2019 : ce qu’il y a à voir jusqu’à dimanche

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La 10e édition de la Paris Games Week (PGW) a lieu du mercredi 30 octobre au dimanche 3 novembre 2019 dans les pavillons 1, 2.2 et 3 du parc des expositions à Porte de Versailles. Cette année plus de 300.000 visiteurs sont attendus pour tester de nombreux jeux en avant-première, mais aussi participer aux tournois d’e-sport.

Nintendo débarque avec plein de jeux

L’édition 2019 de la Paris Games Week (PGW) se tient en ce moment dans les pavillons 1, 2.2 et 3 de Paris Expo à la Porte de Versailles. C’est l’occasion pour les gamers de découvrir de nombreux jeux en avant-première des éditeurs tels que Ubisoft, Nintendo, Activision, EA, Sony, Epic Games ou encore Square Enix. Final Fantasy VII Remake, Marvel’s Avengers, Life is Strange 2, Dragon Quest Builders 2 ou encore Collection of Mana sont quelques-unes des sorties jouables.

Les éditeurs français sont également au rendez-vous avec Greedfall de Spiders Games, Noara : The Conspiracy d’Atypique Studio, Call of Cthulhu de Cyanide Studio, Vampyr de Dontnod Entertainment etc.

L’Electronic Sports World Cup (ESWC) au Hall 3

Au Paris Games Week, les espaces sont partagés. Les « Jeux Made in France » sont à l’honneur au pavillon 1. Le public peut y rencontrer les créateurs, les game designers, les graphistes et les développeurs. Dans le Hall 2.2 loge le Paris Games Week Junior, un espace dédié aux jeunes âgés environ de 3 à 12 ans, accompagnés de leurs parents. Ils peuvent goûter aux nouveautés de fin d’année, aux activités sportives, pédagogiques et ludiques ou se renseigner sur les métiers de l’industrie du jeu vidéo. Dans le Hall 3 se tient l’Electronic Sports World Cup (ESWC) qui rassemble les meilleurs joueurs du monde et leurs fans lors de tournois internationaux.

Notons en outre des espaces dédiés au Cosplay avec photocall et boutique et une libraire de la Paris Games Week qui propose une vaste sélection d’ouvrages liés à l’univers du jeu vidéo. Ce sont notamment le BD, les romans et les manuels.

Horraire et tarifs 

Le billet d’entrée au Paris Games Week est de 19 euros plein tarif, 15 euros le tarif réduit jeune de moins de 18 ans et étudiant hors samedi. Samedi, l’entrée coûte 21 euros, tarif unique. Le dimanche, le prix baisse à 17 euros plein tarif et 13 euros le tarif réduit jeune de moins 18 ans et étudiant. Le PGW est ouvert de 8h30 à 18h30, à l’exception du dimanche (fermeture prévue à 18H).

 

AirPods Pro : les nouveaux écouteurs True Wireless d’Apple bientôt disponibles

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Selon les dernières rumeurs -il y en a eu beaucoup- les nouveaux écouteurs AirPods à réduction de bruit d’Apple pourraient arriver sur le marché dès ce mois-ci. Ils se déclineraient en huit coloris et offriraient une réduction de bruit active ainsi qu’une protection contre l’eau.

Du blanc, du noir, de l’or…

Il est grand temps pour Apple de lancer enfin la commercialisation des AirPods, ses nouveaux écouteurs True Wireless. Les rumeurs ne font qu’enfler au fil des semaines, alors que la firme reste silencieuse. 9to5Mac par exemple a découvert une référence dans la version bêta d’iOS 13 mentionnant des écouteurs à réduction de bruit. SlashLeaks a publié de son côté des images supposées du boitier de charge et de l’enveloppe des écouteurs.

Cette fois, Economic Daily News annonce l’arrivée des AirPods sur le marché pour la fin d’année, avec jusqu’à huit nouvelles coloris. Il y aurait notamment le traditionnel blanc, le noir, l’or et le vert nuit pour bien aller avec les téléphones portables iPhone 11 Pro de même couleur.

On ne sait pas quelles seront les quatre autres couleurs. Mais à en juger par les teintes du nouveau casque Beats Solo Pro, l’on peut espérer des couleurs plus vives. Les nouveaux écouteurs d’Apple offriraient l’annulation active du bruit, ainsi qu’une meilleure résistance à l’eau, même si probablement, on ne pourra pas nager avec. En revanche, une protection contre la sueur et la pluie devrait être la moindre des choses.

D’autres géants de la tech sur le coup

Leur prix avoisinerait les 260 dollars, ce qui représente une bonne hausse par rapport au prix de 199 dollars des AirPods de deuxième génération équipés d’un boîtier de recharge sans fil. Ceux équipés d’un boîtier de recharge standard sont vendus à 159 dollars.

Ces AirPods Pro sont annoncés pour novembre. Ce qui signifie qu’ils seront dévoilés fin octobre à la presse. Ils compléteront sans doute la gamme d’écouteurs d’Apple et ne devrait pas remplacer les AirPods deuxième génération sortis au printemps.

Notons qu’Apple ne sera pas le seul à commercialiser des écouteurs sans-fil True Wireless. Amazon va également lancer ses Echo Buds équipés de la technologie Bose pour la réduction du bruit. Microsoft prépare ses écouteurs, les Surface Earbuds. Enfin, Google prévoit de commercialiser ses Pixel Buds de deuxième génération au printemps prochain.

Voiture autonome : Lexus dévoile un concept-car électrique équipé d’un drone

 

Pendant le salon automobile Tokyo 2019, Lexus, marque de luxe du constructeur japonais, a présenté la Lexus LF-30, un nouveau concept-car électrique équipé d’un drone. Ce véhicule entièrement autonome et connecté a un style très novateur et futuriste.

Alors que Toyota fait figure de pionnier sur le marché de l’automobile hybride, depuis quelques années, c’est au tour de Lexus, sa division premium de présenter officiellement sa LF-30, un nouveau concept de véhicule 100% électrique, équipé de technologies de pointe.

L’intérieur ressemble à un cockpit

En termes de design, la Lexus LF-30 intégrera une carrosserie anguleuse en métal recyclé et matériaux durables. Les fenêtres, notamment le pare-brise panoramique, pourront ajuster leur opacité en fonction des besoins du conducteur. L’intérieur ressemble davantage à un « cockpit » qu’à une « planche de bord ». En effet, toutes les informations sont centralisées autour du conducteur avec des commandes tactiles et activables via des actions gestuelles. Un écran se place en face du conducteur, qui sera isolé des bruits extérieurs grâce à des haut-parleurs dans les appuie-têtes équipés d’une fonction « anti-bruit ». Les passagers arrières profitent également de ce cocon avec un toit en en verre qui peut se transformer en écran tactile. Son affichage est personnalisable. Les sièges baquets à l’arrière sont capables de s’adapter aux occupants.

Un drone pour transporter les bagages

Le Lexus LF-30 marque une vraie rupture de style avec la voiture d’aujourd’hui. Il ne dispose pas d’un, mais de plusieurs moteurs qui prendront place dans les quatre roues, permettant d’avoir une transmission intégrale complètement indépendante. Entièrement électrique, le concept LF-30 est alimenté par une batterie qui peut se recharger en roulant, grâce à la technologie par induction. Le LF-30 permet ainsi de réduire au maximum les contraintes liées à l’utilisation d’une voiture électrique, qui dispose normalement d’une prise pour le branchement d’un câble.

Il faut noter que le Lexus LF-30 est un véhicule entièrement autonome qui profitera d’une intelligence artificielle capable d’être commandée par la voix. En arrivant à destination, la voiture peut aller se garer toute seule sur sa place de stationnement, tandis qu’un drone-porteur, également autonome, se chargera de transporter les valises des passagers. Côté performance, on sait déjà que Lexus prévoit une batterie de 110 kWh, ce qui est bien supérieure à celle utilisée actuellement par Tesla Model 3. Quant à l’autonomie, elle atteindra les 500 km.

Disponible à l’horizon 2030 ?

Lexus promet de commercialiser ce véhicule à l’horizon 2030. Mais son concept très futuriste laisse penser que cette échéance est trop courte. D’ailleurs aucun constructeur n’a réussi jusqu’ici à produire à grande échelle une voiture à quatre roues.

Assises de l’agriculture et de l’alimentation : le revenu des agriculteurs et le respect de l’environnement au cœur des débats

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Les acteurs du monde agricole et agroalimentaire se sont retrouvés cette semaine à Rennes, au Couvent des Jacobins, pour « les Assises de l’agriculture et de l’alimentation » organisées depuis 2016. Cette année, le revenu des agriculteurs, le respect de l’environnement et le bien-être animal ont été les grandes questions abordées par les panelistes.

Les Assises de l’agriculture et de l’alimentation 2019 se sont déroulées sur deux jours, les 15 et 16 octobre 2019. Les débats ont concerné plusieurs thématiques dont la montée en gamme des productions pour répondre aux exigences croissantes des consommateurs (sécurité alimentaire, respect de l’environnement, bien-être animal) et le revenu des agriculteurs qui doivent tout de même vivre de leur labeur.

« la valeur, c’est du prix et des volumes »

Dominique Chargé, président de Coop de France, Arnaud Degoulet, président de la coopérative Agrial, et Emmanuel Vasseneix, PDG du groupe LSDH (le lait C’est qui le patron ?) se sont hérissés contre la loi issue des États généraux de l’alimentation (Egalim). Ils estiment qu’elle affecte les agriculteurs et les transformateurs car elle rogne leur compétitivité et plombe leurs capacités d’exportation. Pour Emmanuel Vasseneix, les États généraux annoncés par le président Macron n’ont pas porté leurs fruits : « Il faut remettre en cohérence la production avec les marchés. », a-t-il exhorté. Arnaud Degoulet pense également que « Les États généraux se sont focalisés sur la qualité, les circuits courts. Mais la valeur, c’est du prix et des volumes. La France a besoin d’exporter son lait, sa viande, ses céréales. Le monde a encore faim. ».

S’ils réduisent l’utilisation des pesticides, ils réduiront leurs charges

Evidemment, Stéphane Le Foll, l’ex-ministre de l’Agriculture, ne partage pas ces points de vue. « Tant que l’on n’a pas changé dans sa tête l’idée que la question environnementale n’est pas une contrainte réglementaire, mais qu’elle peut devenir un atout économique, on trouvera toujours des pays qui produiront à moins cher avec moins de réglementation. », a-t-il contre-attaqué d’emblée. Puis d’indiquer que l’agriculteur peut conforter son revenu en réduisant le débit des intrants chimiques. « Les céréaliers dépensent chaque année plus de 100 € par hectare en produits phytosanitaires. S’ils réduisent l’utilisation des pesticides, ils réduiront leurs charges. Moins de phytos, c’est plus de marges. Plus d’écologie, c’est plus de compétitivité. », a lancé Stéphane Le Foll.

Adapter les modes de production

Ils ont beau avoir protesté, les acteurs de l’alimentation n’ont pas d’autres choix que d’emprunter le virage écologique. Car de plus en plus, les consommateurs exigent des produits bio, sans – OGM, antibiotiques, gluten -, et des produits locaux. Les producteurs doivent donc s’adapter et faire évoluer leurs pratiques. « Les agriculteurs ont toujours fait évoluer leurs pratiques pour répondre aux attentes, d’abord quantitatives, puis qualitatives, a juré Bernard Rouxel, vice-président du groupe coopératif Cooperl. « Nous ne faisons pas de résistances face au changement mais les consommateurs doivent accepter que ça prend du temps », a-t-il ensuite plaidé.

Ouverture le dimanche : échec encourageant pour le groupe Casino ?

Il est des défaites judiciaires qui portent des promesses. C’est ce que semble penser le groupe Casino au lendemain de la décision du tribunal de grande instance d’Angers d’interdire au Géant-Casino local d’avoir recours à des animateurs externes pour aiguiller ses clients vers les caisses automatiques le dimanche après-midi.

C’est l’éternel retour de la question du travail du dimanche. Face aux évolutions des habitudes de consommation des Français, et face surtout à l’émergence du commerce électronique, les acteurs du secteur de la grande distribution cherchent depuis plusieurs années à étendre leurs heures d’ouverture le soir et le week-end.

L’arrivée des caisses automatiques, qui permettent aux clients de gérer seuls leur passage en caisse et donc de se passer de caissières, a changé la donne, permettant des ouvertures nocturnes (certains magasins sont désormais ouverts 24/24) et ouvrant la porte à des ouvertures le dimanche après-midi.

C’est dans ce contexte que le Géant Casino d’Angers a utilisé les services d’une société de prestataires de services, Evènement, pour mettre à disposition de ses clients des animateurs chargés de les informer et de les orienter vers les caisses automatiques le dimanche après-midi. C’est cette société qui est visée par la décision du TGI d’Angers.

Le tribunal lui a en effet signalé jeudi l’interdiction « d’employer des salariés le dimanche à partir 13 heures dans le Géant Casino d’Angers ». Une interdiction qui est assortie d’une peine d’astreinte de 5000 euros par infraction constatée. Mais derrière cette défaite judiciaire, c’est un sentiment de soulagement qui semble prédominer du côté du groupe Casino et du monde de la distribution.

Le TGI n’a en effet pas remis en cause le principe même de l’ouverture des hypermarchés le dimanche après-midi, ni l’usage des caisses automatiques qui la rend possible. L’interdiction d’avoir recours à des animateurs ne semble d’ailleurs pas poser problème, à en croire un porte-parole du groupe Casino. « Avec ou sans animatrices, le dispositif fonctionne. Ces employés n’étaient de toute façon prévus que le temps de lancer le dispositif ».