La mobilité domicile-travail enregistre des transformations profondes en France. D’après la 10e édition du baromètre Alphabet France, réalisée avec l’Ifop, 15% des actifs français utilisaient un véhicule électrifié (hybride ou électrique) en 2025 pour aller au travail. Mieux, 60% plébiscitent cette motorisation (vs 52 % en 2025) et près d’un quart (25%) prévoient un modèle 100 % électrique
Le loueur Alphabet France vient a récemment publié la 10e édition de son baromètre sur la mobilité domicile-travail. Synthèse d’un sondage en ligne mené par l’Ifop du 22 au 26 juin 2026, auprès de 1 002 actifs de 18 ans et plus (méthode des quotas), cette nouvelle étude conforte la place de la voiture dans les déplacements domicile-travail en France. Mais elle met aussi et surtout en évidence une évolution progressive des usages vers plus d’électrique.
La part de la voiture dans la mobilité domicile-travail se stabilise
D’après le baromètre, la part de la voiture dans la mobilité domicile-travail se stabilise à 74 % en 2026 (75 % en 2025). C’est 7 points de moins que lors de la première édition en 2017 (81%). Les actifs français prennent ainsi de moins en moins leur voiture pour aller au travail. Mais l’usage du véhicule varie fortement selon les territoires. Alors que 87 % des actifs des agglomérations de moins de 100 000 habitants y recourent, ils ne sont que 50 % en Île-de-France. Pour les autres moyens de locomotion, 27 % des Français ont recours au vélo ou à la trottinette en 2025 et 6 % à un deux ou trois-roues motorisé.
60% des Français plébiscitent le véhicule électrifié
Le baromètre Alphabet et Ifop révèle en outre une évolution du rapport à l’électrique. En 2026, 15 % des conducteurs utilisent un véhicule électrifié (hybride ou électrique) pour aller au travail. Mieux, six sondés sur dix (60%) plébiscitent le véhicule électrifié (vs 52 % en 2025), dont 24 % ont une préférence pour un modèle à batteries. Aussi, près d’un quart (25%) prévoient un modèle 100 % électrique pour leur prochain achat. A l’inverse, Ils sont de moins en moins attirés par la motorisation classique (essence ou diesel), qui recule de 45 % à 38 %.
Le prix des carburants transforme la mobilité domicile-travail
Le baromètre Alphabet et Ifop rapporte par ailleurs que cet attrait pour l’électromobilité ne relève plus de la simple posture environnementale, mais d’un pragmatisme assumé. En effet, 73 % des actifs déclarent que la volatilité du prix des carburants influence leur choix. Pour 28 % d’entre eux, il s’agit même de la principale motivation pour se tourner vers un véhicule électrique. Outre le prix du carburant, 58% mettent en avant la maîtrise des coûts d’utilisation, tandis que la peur de la panne et l’insuffisance du réseau ne constituent plus un obstacle.
Les entreprises proposent des flottes de plus en plus électrifiées
En 2026, 16 % des actifs déclaraient disposer d’une borne à leur domicile, contre 4 % l’année dernière. Par ailleurs, les entreprises proposent de plus en plus de véhicules de fonction ou de service électrifiés à leurs salariés. En 2026, ces voitures représentent 29 % de la flotte des entreprises, contre 27 % en 2025 et 21 % en 2024. Ces décisions managériales contribuent à créer un environnement plus favorable à l’adoption du véhicule électrique dans le milieu professionnel. Elles devraient se renforcer dans les années à venir, portées par une prise de conscience écologique de plus en plus affirmée.
