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Vacances d’été : qu’en est-il dans les autres pays ?

 

Edouard Philippe a indiqué la semaine dernière que les Français pourront partir en vacances d’été sur le territoire national au mois de juillet et au mois d’août sous réserve toutefois de possibles restrictions très localisées en fonction de l’évolution de l’épidémie de Covid-19. Qu’en est-il ailleurs comme aux Etats Unis, en Chine et en Italie ?

Jeudi 14 mai 2020, Edouard Philippe a assuré que tous les Français pourront partir en vacances en juillet et en août, partout en France et dans les outre-mer. Si la règle des déplacements de moins de 100 km ne tiendra sûrement pas pour les congés d’été, il faudra s’attendre à de possibles restrictions très localisées en fonction de l’évolution de l’épidémie de Covid-19. Dans le même temps, la question de la réouverture des frontières à l’intérieur de l’Union européenne fait l’objet d’intenses discussions entre les ministres concernés.

En Italie, il faut sauver le tourisme

En Italie, le gouvernement a déjà annoncé une réouverture le 3 juin de ses frontières aux touristes de l’UE. Et pour les vacances, le pays compte d’abord sur un tourisme de proximité pour ceux qui pourront partir. Comme ce tourisme représente 13% de la richesse nationale, il était impératif de rouvrir les plages et les frontières. Les Italiens devraient donc profiter des vacances d’été, mais pas pleinement car il faudra prendre en compte certaines restrictions et mesures sanitaires. La Sardaigne par exemple va demander des passeports sanitaires pour rassurer les vacanciers. Aussi, le port du masque reste obligatoire. Dans ce contexte, certains stylistes ont inventé les trikinis, des bikinis assortis de masques de protection.

Les Américains pensent à redémarrer leur économie

Selon le journal Le Monde, aux Etats Unis, les vacances d’été ne constituent pas une priorité. La Maison Blanche pense plutôt à l’essentiel : la reprise de l’activité économique et le retour sur le marché du travail des plus de 36 millions d’Américains qui ont perdu leur emploi depuis le début de la crise. Malgré tout, pour ceux qui pourront partir en vacances cet été, l’administration Trump a laissé entendre qu’il faudra privilégier les destinations à l’intérieur du pays.

Les Allemands rêvent de la Méditerranée

En Allemagne, les frontières devraient rouvrir mi-juin pour le tourisme. Pour profiter pleinement du soleil, la plus part des Allemands préfèrent en revanche se rendre sur les bords de la Méditerranée, en Grèce, en Italie, en Espagne, dans les Baléares ou encore à Majorque, considérée comme la 17e région d’Allemagne. Enfin, en Chine, les vacanciers doivent se contenter du tourisme local. Nombreux sont ceux qui ont déjà fait des réservations sur la côte est et sud du pays, où il y a des stations balnéaires.

Corse : les plages rouvrent le jeudi de l’Ascension 

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Après deux mois de confinement, les Corses vont à nouveau pouvoir se rendre à la plage et bronzer. Le préfet de région, Franck Robine, a annoncé le lundi 18 mai que « la quasi-totalité des plages rouvrira le jeudi de l’Ascension ».

« C’est un test grandeur nature en vue de la saison touristique qui s’annonce »

Depuis le lundi 11 mai, la France est sortie de son confinement. En Corse, comme partout ailleurs dans l’Hexagone, on peut donc à nouveau sortir et pratiquer des activités en extérieur. Le préfet de région, Franck Robine, a annoncé lundi que « la quasi-totalité des plages rouvrira le jeudi de l’Ascension », mais sous certaines conditions car le Covid-19 continue de circuler. « C’est un test grandeur nature en vue de la saison touristique qui s’annonce. Il se fait dans un esprit de liberté et de responsabilité. Encore une fois j’ai pleinement confiance en les Corses qui ont été exemplaires durant le confinement », estime le représentant de l’Etat. Ce qui ne l’empêche pas de prévenir qu’il ne sera « pas possible de tout faire ».

Dans un communiqué public lundi, Franck Robine indique que les plages ouvriront du lever au coucher du soleil, avec interdiction d’organiser des pique-nique, des barbecues et de consommer de l’alcool. « Ces décisions, prises par les maires, visent à éviter les rassemblements et le non-respect de la distanciation sociale », explique le préfet de région. Ainsi, faudra-t-il respecter une distance d’un mètre entre chaque personne et de cinq mètres entre groupes de 10 personnes. Par ailleurs, Franck Robine n’autorise pas les groupes de plus de 10 personnes, la location de matelas et la mise à disposition de matériel de plage jusqu’à nouvel ordre.

Des plages restent fermées

Dans le littoral ajaccien, on veut faire la part des choses. Certaines plages ouvriront en statique (on peut s’attarder pour bronzer) et d’autres en « dynamique » (on ne s’attarde pas). Il y a cependant des plages qui resteront fermées ce jeudi. Il s’agit notamment du littoral de Coti-Chiavari, Appietto et Alata (Golfe de Lava) et cinq plages urbaines de Bonifacio.

Et les loisirs en mer ?

De son côté, la préfecture maritime de Méditerranée a pris, ce même lundi, un nouvel arrêté autorisant la navigation des navires et la pratique des loisirs nautiques. Dans le détail, la navigation des navires de plaisance est libre « sans limite de distance du port d’attache ou de la bouée d’amarrage. ». Néanmoins, « l’escale dans un port, l’arrêt et le mouillage ne peuvent se faire au-delà de 54 miles marins (environ 100 km) du port d’attache ou de la bouée d’amarrage, en cohérence avec les restrictions de déplacement à terre », précise le document.

En outre, la préfecture maritime de Méditerranée donne son feu vert pour la pratique de loisirs nautiques comme le kite-surf, la planche à voile, le paddle et la plongée en apnée. Pour les clubs, le préfet de Corse répète que les sorties en mer devront se faire « dans le respect de la règle des 10 personnes ».

Coronavirus : en Mauritanie, la mobilisation a porté ses fruits

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Déjà l’un des pays africains les moins touchés par la pandémie mondiale, la Mauritanie annonce qu’elle ne compte plus de cas positifs suivis du coronavirus. Cette situation, fort encourageante en cette période de grisaille, est assurément le résultat de la diligence des autorités nationales et surtout de la mobilisation nationale, notamment incarnée par l’homme d’affaires Mohamed Ould Bouamatou.

Le dernier cas enregistré de Covid-19 remonte au 9 avril 2020

La Mauritanie était déjà l’un des pays les moins touchés d’Afrique derrière le Sud-Soudan (4 cas) et le Burundi (5), hormis le Lesotho et les Comores qui n’enregistrent pas de cas. Maintenant, cet État d’Afrique du Nord-Ouest est le premier au monde à avoir officiellement vaincu le coronavirus.

En effet, le ministère mauritanien de la Santé a déclaré, dans son bulletin quotidien du 18 avril, que le dernier patient atteint du Coronavirus était guéri. Une information confirmée par l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI), qui indique que « La Mauritanie ne compte plus de cas positifs suivis du coronavirus ». Le bilan s’élève à présent à 7 cas confirmés (4 femmes et 3 hommes), dont six guérisons et un décès.

Selon le ministère de la Santé, le dernier cas enregistré de Covid-19 remonte au 9 avril 2020, tandis que le premier cas confirmé a été signalé le 13 mars dernier et le seul décès le 30 mars dernier. Toutefois, les autorités sanitaires ont effectué des prélèvements sur 33 personnes en quarantaine à Nouakchott et recensé 752 personnes confinées sur l’ensemble du territoire national.

La Mauritanie unie contre le Covid-19

Si la Mauritanie s’en sort aussi bien, c’est sans doute parce que le pays a su prendre des bonnes décisions et surtout se mobiliser comme il se doit. Contrairement à d’autres pays où les dirigeants font de la lutte contre la pandémie une affaire politique, la Mauritanie a su s’unir contre le Covid-19.

Dès la détection du premier cas sur son territoire, le président Ghazouani a lancé un fonds national de solidarité sociale pour lutter contre la maladie et ses conséquences. Ce fonds, initialement doté de près de 60 millions USD sur ressources publiques, était ouvert aux contributions volontaires.

Le milliardaire Mohamed Ould Bouamatou fut le premier à renflouer ce fonds en donnant un milliard d’Ouguiyas. Cette aide devait servir à financer de nombreuses actions dont l’acquisition de médicaments, l’appui aux familles pauvres, la prise en charge par l’État des taxes douanières et le soutien aux importations de denrées de première nécessité (blé, d’huile, de lait en poudre, de légumes…).

Quelques jours auparavant, le banquier avait lancé un appel mémorable aux patrons mauritaniens et africains en leur demandant de délier les bourses en faveur des hôpitaux, des soignants ou encore de la recherche médicale. Pour répondre à son appel, de nombreux dirigeants d’entreprises en Mauritanie ont fait d’importants dons.

Mohamed Ould Bouamatou prête main forte au Sénégal

Cette forte mobilisation, ajoutée à celle de la communauté internationale à travers ses institutions financières, a permis partiellement de terrasser le coronavirus en Mauritanie. Mais Bouamatou ne baisse pas les bras en tant que philanthrope africain. Il a décidé de traquer le virus jusqu’au Sénégal, pays d’ailleurs frontalier de la Mauritanie.

Le président de la Fondation pour L’Égalité des Chances en Afrique a décaissé un milliard de Franc CFA (1,6 million de dollars) pour renflouer le fonds Force Covid-19 mis en place par le président Macky Sall.

Coronavirus : l’UE réclame l’interopérabilité des applications de traçage

 

Alors que chaque Etat développe sa propre application de traçage des individus porteurs du coronavirus, l’Union européenne a réclamé mercredi l’interopérabilité de ces dispositifs. Cela devrait faciliter la réouverture des frontières avec en ligne de mire, la relance de l’industrie du tourisme et du voyage.

Chaque pays développe sa stratégie

Dans le cadre du déconfinement, les pays de l’Union européenne (UE) développent actuellement leur propre application pour tracer les individus porteurs du coronavirus. Selon les stratégies, certains privilégient une architecture « décentralisée » dans laquelle le traitement et le stockage de presque toutes les données se fait au niveau du smartphone. D’autres préfèrent une approche « centralisée » impliquant plus de stockage sur un serveur central. C’est le cas de la France avec son StopCovid. La distance à partir de laquelle deux téléphones sont considérés à proximité (pour établir si un utilisateur a côtoyé un individu contaminé) diffère aussi d’un Etat à un autre.

Quand bien même de tels dispositifs seraient efficaces à l’intérieur des pays, il est clair qu’ils poseront problèmes au moment de la réouverture des frontières. C’est précisément ce qui inquiète la Commission européenne, qui espère pouvoir prochainement autoriser la reprise des échanges entre les nations du continent. En ligne de mire, la relance de l’industrie du tourisme et du voyage, à l’approche de l’été.

Nécessité d’une interopérabilité entre les applications

La Commission européenne réclame donc que les diverses applications mobiles soient compatibles entre elles pour faciliter la reprise. « L’interopérabilité est cruciale : les citoyens européens doivent pouvoir être alertés d’une possible infection d’une façon sécurisée et protégée, où qu’ils se trouvent dans l’UE, et quelle que soit l’application qu’ils utilisent ». Dans ce cadre, elle prévoit de publier une série de recommandations, à destination des développeurs.

Cette interopérabilité permettra aux voyageurs ou travailleurs transfrontaliers de recevoir des alertes dans leur langue, s’ils ont été en contact avec une personne testée positive au Covid-19, dans n’importe quel pays de l’Union européenne.

Transparence et sécurité de rigueur

La Commission a par ailleurs rappelé quelques principes indispensables pour chaque solution déployée. « Les applications de traçage doivent reposer sur le volontariat, être transparentes, temporaires, sécurisées, utiliser des données anonymisées et faire appel à la technologie Bluetooth », exige l’institution.

Consommation : les filières de qualité en souffrance pendant le confinement

 

Selon une enquête de l’UFC-Que Choisir publiée ce jeudi, le confinement a bouleversé les habitudes alimentaires des consommateurs français. Ces derniers portent préférentiellement leurs achats sur des produits qu’ils connaissent, basiques, faciles à cuisiner, peu chers et à conservation longue, au détriment des aliments frais ou haut de gamme.

« les consommateurs sont passés de l’achat plaisir à l’achat de première nécessité »

Depuis le début du confinement, le 17 mars 2020, les Français ont changé le contenu de leurs assiettes. Ils ne consomment pas à la maison, les mêmes produits qu’hors domicile (dans les cantines scolaires, les restaurants ou les fast-foods). Selon Michel Lacoste, président de l’interprofession des produits laitiers sous signe de qualité, le Cnao, « Dès l’annonce du confinement, les consommateurs sont passés de l’achat plaisir à l’achat de première nécessité ». Ainsi, portent-ils leurs choix sur les aliments qu’ils connaissent, basiques, faciles à cuisiner, peu chers et à conservation longue, aux dépens des aliments frais ou haut de gamme. « Du côté des gagnants : les pâtes, la farine, les œufs, le lait ou les yaourts… Du côté des perdants : les fromages d’appellation, les canards et les cailles, mais aussi le poisson, la bière ou encore le champagne », note l’UFC-Que Choisir.

Pas de débouchés pour le fromage

L’UFC-Que Choisir souligne d’abord que les achats de fromages sous appellation d’origine enregistrent une baisse des ventes de 60 % depuis le début du confinement. Certains producteurs fermiers ont même perdu la totalité de leurs débouchés, à cause notamment de la fermeture des marchés, crémeries et des rayons coupe des grandes surfaces. Les petites fromageries et les producteurs fermiers souffrent davantage que les grands groupes, qui ont pu réorienter une partie du lait vers d’autres usines.

Les volailles ont du plomb dans l’aile

Il y a ensuite les volailles françaises (poulet, canard à rôtir, caille, pintade et volaille de Bresse). S’écoulant presque exclusivement en RHD (restauration hors domicile) et à l’exportation, ces produits font face à la fermeture de leurs débouchés. Résultats : les stocks s’accumulent et les poulaillers restent vides.

La viande rouge à prix cassés

La viande rouge ne connait pas un meilleur sort, notamment celle de bœuf. Même si les ventes se sont plutôt bien maintenues, basculant des restaurants et fast-foods vers les supermarchés, le prix payé aux éleveurs a reculé et s’avère inférieur à leurs coûts de production. En cause la hausse des achats de steak haché (34%), qui englouti la vente des morceaux de qualité supérieure, et les prix cassés pendant les fêtes religieuses de Pâques et du Ramadan.

La pêche doublement impactée

Du côté de la pêche, c’est la double peine pour les acteurs du secteur. « Les achats de produits de la mer frais ont subi un énorme décrochage lors des premières semaines de confinement, du fait de la fermeture de la RHD (qui écoule 30 % des produits frais) et du ralentissement de l’export (10 % de la production française), dont deux débouchés importants sont l’Italie et l’Espagne », souligne Marion Fischer, déléguée générale de l’interprofession France filière pêche, cité par l’UFC-Que Choisir. Simultanément, les achats de conserves ont explosé. Cependant, avec l’amélioration de la situation sanitaire, les consommateurs sont revenus vers le frais, mais moins qu’avant.

Le vin s’en sort mieux

Enfin, la bière, qui n’est pas mieux logée. « Pour les 2 000 brasseries hexagonales, ce sont 35 % des débouchés qui se sont asséchés avec la fermeture des bars et restaurants, et l’annulation des festivals et des événements sportifs », indique l’UFC-Que Choisir. Pour le vin également, la fermeture des bars et restaurants a eu un impact sur les ventes, mais moindre. Elles sont au mieux stables ou en léger déclin (vins rouges et blancs). Mais le champagne a vu ses achats divisés par deux, dans la lignée de la désaffection pour les produits festifs.

Renault : l’usine de Flins rouvre partiellement ce mardi

 

A l’instar d’autres constructeurs européens comme Volkswagen et BMW, Renault rouvrira partiellement mardi son usine de Flins, à l’ouest de Paris, et celle de Sandouville dans les jours suivants, dans le cadre d’un protocole sanitaire strict.

L’usine d’assemblage Renault de Flins (Yvelines) doit rouvrir ses portes mardi 28 avril. Puis suivra celle de Sandouville (Seine Maritime), également cette semaine. La première usine produit la Zoé, la seconde fabrique le Trafic, deux véhicules bénéficiant d’un gros carnet de commandes.

« Il n’y a pas d’objectif quantitatif »

La réouverture de l’usine de Flins a fait l’objet d’un accord signé avec trois syndicats – CFDT, CFTC et FO – mais refusé par la CGT, qui a obtenu pourtant le maintien des rémunérations. Dans un communiqué publié dimanche, le syndicat minoritaire SUD a appelé de son côté tous les salariés du site à ne pas reprendre le travail avant le 11 mai, date officielle de la levée progressive du confinement en France.

À Flins, le premier jour, il n’y aura que l’encadrement, qui se préparera à accueillir le personnel avec le nouveau protocole : port du masque, fréquence du lavage de mains, etc. « Il n’y a pas d’objectif quantitatif : nous ne compterons pas les voitures qui sortiront de l’usine au cours de cette première semaine, où les usines tourneront à environ 25 % de leur potentiel », indique Tristan Lormeau, DRH France du groupe. Pour lui, « il est nécessaire de se donner du temps, pour que les salariés retrouvent la confiance dans leur nouvel environnement de travail ». Il ajoute : « Nous ne voulons pas mettre nos salariés sous pression ».

Les sites de mécaniques déjà au travail

Avant les usines de production de véhicules Renault, ses sites de mécanique de Cléon (Seine-Maritime), du Mans (Sarthe) et de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) avaient déjà repris le travail, avec respectivement 350, 200 et une vingtaine de salariés, ce qui représente entre 7 % et 10 % des effectifs. Ces trois sites fournissent des pièces mécaniques telles que les moteurs, les boîtes de vitesses à d’autres usines françaises ainsi qu’à celles de l’étranger. Malgré l’arrêt des usines en raison de la pandémie de coronavirus, décidé lundi 16 mars, une activité d’ingénierie a aussi été maintenue, surtout en Île-de-France, notamment pour la préparation de prototypes à venir d’ici quelques mois.

Les constructeurs européens rouvrent tous leurs usines

En France, l’usine Toyota d’Onnaing, dans le Nord, a été la première usine d’assemblage automobile à rouvrir ses portes en France, le 21 avril dernier. Partout en Europe, les constructeurs automobiles redémarrent la production dans leurs usines. Il y a par exemple Volkswagen, qui relance ce lundi la production dans son usine de Wolfsburg en Allemagne, BMW et Daimler ou encore FiatChrysler, dont l’usine de Sevel, dans le centre de l’Italie, redémarre aujourd’hui.

Italie : l’industrie de la mode plaide pour la levée progressive des restrictions

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L’industrie de la mode italienne a appelé, jeudi 16 avril, le gouvernement à assouplir les restrictions imposées en réponse à la crise du coronavirus. Elle estime que cela va permettre de reprendre une certaine production, sans quoi le secteur risquait d’enregistrer des dommages irréparables.

La mode joue sa survie en Italie

Les leaders italiens de la mode ont appelé le gouvernement à lever progressivement les restrictions imposées contre la propagation du coronavirus afin de leur permettre de reprendre une partie de la production. « La mode est une industrie saisonnière, et certaines dates ne sont pas compressibles. Une réouverture tardive signifierait renoncer à près d’un an de chiffre d’affaires », a averti Carlo Capasa, président de la Chambre nationale de la mode italienne (CNMI), dans une interview en ligne sur le site Corriere della Sera.

« Nous sommes fermés, mais d’autres pays comme la France, l’Espagne, le Portugal et la Turquie commencent à rouvrir », a déploré de son côté Claudio Marenzi, responsable de la mode au lobby des entreprises Confindustria. Il souligne par ailleurs que l’interdiction d’exercer avait également des conséquences désastreuses pour les fournisseurs. « Cela signifie que certaines marques peuvent décider de passer à une autre chaîne d’approvisionnement, principalement composée de petites entreprises. Et une fois qu’une entreprise ferme, vous perdez le savoir-faire que vous ne récupérez jamais », a-t-il ajouté.

« Si nous devons vivre avec ce virus, alors vivons avec lui »

Face aux énormes pertes à venir et à la menace qui pèse sur les emplois, Claudio Marenzi estime qu’il faut absolument « redémarrer les activités et sauver l’industrie de la mode italienne ». Car, est-il convaincu, « Une ‘épidémie économique’ pourrait causer des dommages plus durables qu’une crise sanitaire ». Ainsi, « Si nous devons vivre avec ce virus pendant si longtemps, alors vivons avec lui », a-t-il conseillé. Claudio Marenzi conclut que « si l’industrie pouvait fabriquer des masques et des robes en toute sécurité, elle pourrait faire aussi des vêtements ».

La mode, deuxième secteur industriel de l’Italie

Les mesures de confinement restent en vigueur en Italie jusqu’au 3 mai, alors que le pays enregistre le troisième plus grand nombre de cas confirmés du Covid-19 après les États-Unis et l’Espagne. Pour l’instant, le gouvernement n’a pas révélé comment et quand il commencera à assouplir l’interdiction des activités commerciales jugées non essentielles, comme les usines de mode et de textile.

Avec un chiffre d’affaires de 95 milliards d’euros (98 milliards de dollars) et 600 000 travailleurs, le secteur de la mode et du textile est le deuxième plus important du pays. Il représente 41% de l’industrie en Europe, suivi de l’Allemagne (11%).

Le Fonds monétaire international (FMI) a prévu cette semaine que l’économie italienne – la troisième plus grande de la zone euro – se contracterait de 9,1% en 2020. Il s’agit de la plus forte baisse du produit intérieur brut (PIB) de toutes les grandes économies européennes.

Royaume-Uni : des robots livreurs de nourriture pendant le confinement

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Au Royaume-Uni, toutes les solutions sont bonnes pour essayer de maintenir au plus haut possible le niveau de vie des populations pendant le confinement. En effet, la société Starship Technologies, spécialisée dans les nouvelles technologies, a mis au point des robots destinés à la livraison de marchandises.

Livrer les habitants à domicile

En Grande-Bretagne, ce système est pour l’instant limité à la population confinée de la ville de Milton Keynes. Cette ville de 200.000 habitants, située dans le Buckinghamshire, est sous la pression du confinement. Pour pallier ces problèmes liés au coronavirus, de petits robots participent à la livraison de biens de consommation pour les habitants. Le système, très prometteur selon les autorités britanniques, pourrait être exporté dans tout le pays.

L’objectif de Starship Technologies, l’entreprise à l’origine de ces petits robots autonomes est de permettre la livraison des biens aux habitants des différents quartiers de la ville, le tout sans avoir besoin de recourir à un contact humain ou à un livreur.

Une application à télécharger

Starship technologies a accéléré les tests de ses robots depuis le début du mois de mars, date à laquelle les premières mesures de distanciation sociale ont commencé au Royaume-Uni. Fondée par deux cofondateurs de Skype au cours de l’année 2014, l’entreprise fait aujourd’hui le bonheur des Anglais.

En effet, pour pouvoir bénéficier du service, il suffit d’installer l’application sur son téléphone et de commander un repas ou alors des marchandises dans un commerce. Une fois la commande reçue par le magasin, le tout est chargé sur le robot qui se s’occupe d’aller livrer la commande à l’adresse indiquée.

Le groupe démographique de ma circonscription est assez jeune et ils adorent cela. On a bien entendu constaté une hausse de l’utilisation de l’application au début car il s’agit d’une nouveauté. Mais maintenant cela fait déjà partie de la routine de la population”, a expliqué le maire de Milton Keynes, Sam Crooks. “Les personnes prennent au sérieux les recommandations de rester chez soi. Par conséquent, les livraisons via des robots constituent une solution idéale car la population peut commander et obtenir un produit sans avoir à sortir de chez elle.”, conclue-t-il.

 

Loyers : les grandes foncières et les commerçants à couteaux tirés

 

Emmanuel Macron avait promis que les loyers des petites entreprises en difficulté seraient suspendus à cause du coronavirus, mais sans prévoir de mesures coercitives. A présent, les bailleurs exigent le paiement des loyers pour amortir leurs lourds investissements essentiellement financés par des dettes. Or de nombreux commerçants estiment ne pas pouvoir le faire à cause de l’arrêt des activités ou des énormes pertes.

Le CNCC prend des mesures en fonction de la taille du commerce

Dès le début du confinement, le président Emmanuel Macron a fait une promesse : les loyers des petites entreprises en difficulté seraient suspendus. Mais par la suite, le gouvernement n’a pas pris des mesures de coercition. Il a laissé s’organiser les commerces et leurs propriétaires, parmi lesquels les grandes foncières qui exploitent les centres commerciaux. Ces grands propriétaires ont provoqué une escalade la semaine dernière en détaillant les mesures qu’ils comptaient prendre en matière de loyers, via leur fédération, le Conseil national des centres commerciaux (CNCC).

Refusant toute mesure généralisée, l’organisme fait la distinction entre petits commerces, entreprises moyennes et grandes enseignes. Pour les premiers acteurs, le CNCC recommande un étalement des loyers sur deux ans. Pour les seconds, il privilégie le cas par cas mais demande au moins le versement habituel des charges. Et pour les derniers il exige un paiement normal. « Les bailleurs, qu’ils soient petits ou grands, chacun à leur échelle, portent de lourds investissements essentiellement financés par des dettes (…) qui rendent crucial le respect des dates d’exigibilité des loyers et charge », explique le CNCC dans un communiqué.

50.000 magasins et restaurants menacés de faillite

De leurs côtés, les commerçants accusent de mépris leurs principaux bailleurs qui refusent un report général des loyers. Car comment payer son loyer si l’activité est ralentie ou s’interrompue par les mesures de lutte contre le Covid-19 ? Dans une tribune publiée sur le site des Echos, un collectif de grandes enseignes stigmatise notamment les pratiques des bailleurs « les plus puissants » et réclame purement et simplement « l’annulation des loyers durant la période de fermeture » des boutiques. Sans quoi, au moins 50.000 magasins et restaurants pourraient mettre la clé sous la porte et plus de 60.000 salariés perdre leur emploi, car cette charge pèse pour environ 20% du chiffre d’affaires des commerces.

Bercy interpelle les bailleurs

Préoccupé par cette situation, Bercy a tenté de raisonner les bailleurs. « Les grandes foncières peuvent et doivent faire plus pour aider ceux qui ne peuvent pas payer leurs loyers aujourd’hui », a déclaré Bruno Le Maire, mardi. « J’ai trop de retours de difficultés encore sur lesquelles les grandes foncières ont les réponses, peuvent les apporter et doivent les apporter », a-t-il insisté.

PACA : à plat, le tourisme prépare l’après Covid-19

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Les mesures de confinement, mises en place par le gouvernement pour freiner la propagation du Covid-19, impactent fortement le tourisme en PACA. Sur un trimestre on s’approche du » zéro activité » et une perte sèche de 4 à 5 milliards d’euros. Or ce secteur fait travailler directement et indirectement 175.000 personnes, tout en rapportant des milliards d’euros à l’économie nationale.

Les mesures de confinement décidées par le gouvernement contre le Covid-19 pèsent énormément sur l’économie nationale. Tous les secteurs sont touchés, mais certains plus que d’autres. C’est le cas du tourisme, activité essentielle en Provence-Alpes-Côte d’Azur. « Les recettes touristiques en région Sud, c’est 20 milliards d’euros par an. On voit bien qu’un trimestre va tourner quasiment à zéro… Selon moi, l’impact immédiat est de 4 à 5 milliards d’euros. », a estimé Jean-Baptiste Lemoyne secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

Les établissements hôteliers ont tous fermé

Renaud Muselier, président de la Région Sud, annonce lui que 92 % de l’économie régionale est impactée fortement, ou très fortement. « Dans le tourisme, 99 % est à plat ! Les taux d’occupation des hôtels sont tombés en dessous de 1 %. Cela a des conséquences dramatiques. ». Surtout quand le tourisme représente 13 % du PIB et près de 170.000 emplois au niveau régional.

A Nice, le coronavirus fait plus mal encore au tourisme, qui pèse pour 18 % du PIB de la ville. Selon Denis Cippolini, président de la Fédération de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme Nice Côte d’Azur, « l’activité est inédite et catastrophique ». Au moins « 99,5 % de nos hôtels et 100 % de nos restaurants, plages et établissements de nuit sont fermés. Aucun emploi saisonnier n’est pourvu. Et à l’échelle du département, sur les personnes éligibles au chômage partiel, 30 % proviennent de l’hôtellerie… », précise-t-il.

A Cannes, c’est l’annulation en cascades des évènements tels que le MipTV, le Mipim, le Midem, les CanneSeries, Cannes Lions ou encore le Festival de Cannes. Dans la ville des festivals, le tourisme d’affaires et de congrès sont ainsi à l’arrêt. Une situation qui engendre des pertes nettes.

Des fonds annoncés pour sauver le tourisme en PACA

Avec la prolongation des mesures de confinement, les dégâts économiques vont se corser et beaucoup d’acteurs vont disparaitre. Pour les plus chanceux, après le déconfinement, il faudra un an ou deux ans pour remettre à flot les activités, de l’avis des professionnels du secteur.

Pour aider les PME à amortir le choc, l’État a alloué en Région Sud 35 millions. Il a également créé une « cellule dédiée aux festivals ». De son côté, la Région a lancé un fonds de 227 millions d’euros pour l’urgence et la solidarité.