Glyphosate : un nouvel échec ?

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Dans la nuit de mardi à mercredi, le gouvernement a rejeté les amendements visant à interdire l’utilisation du glyphosate, herbicide potentiellement cancérigène selon le centre international de recherches sur le cancer. 

Le glyphosate : quelles caractéristiques ?

Initialement, le Roundup est à l’origine de la polémique autour de l’herbicide. En effet, ce produit est utilisé pour combattre des plantes nuisibles. Son principe actif est le glyphosate, auquel on ajoute d’autres substances chimiques pour le rendre plus efficace. Depuis sa création en 1975, les controverses à son sujet sont nombreuses. Le problème devient alors une question de santé publique et présente un trop grand risque pour les hommes. Mais le gouvernement, qui vient de repousser l’interdiction, estime « qu’il faudrait entre huit et dix ans pour trouver des solutions alternatives« .

De vives réactions politiques

« C’est bien, continuez encore pendant dix ans à nous empoisonner et nous tuer à petit feu, on ne dira rien ! Le centre international de recherches sur le cancer a rendu un avis très clair en expliquant que le glyphosate était un produit cancérigène. Vous avez des problèmes dans le monde entier, qui sont liés au Roundup (nldr : herbicide composé essentiellement de glyphosate). Le glyphosate est son principe actif, mais on met plein de cochonneries en plus pour que ce soit plus efficace et que ça marche mieux. On veut continuer, c’est très bien. Il n’y a pas assez de cancers, de maladies neurodégénératives, mais on continue comme ça, c’est formidable », a déclaré Corinne Lepage, avocate et ancienne ministre de l’Environnement.

De son coté, le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot se demande s’il va rester au gouvernement. En effet, aucun de ses amendements et requêtes auprès de l’Etat n’ont jamais abouti. De ce fait, Nicolas Hulot escompte voir un changement d’ici à cet été. Sans ça, son avenir au sein du gouvernement est tout à fait incertain.

Vers une obligation des doggy bag ?

Ce lundi, le gouvernement a voté un amendement dans lequel l’utilisation des doggy bag sera rendue obligatoire d’ici à 2022. Les doggy bag, ce sont ces petites boites dans lesquelles on peut stocker un plat entamé, généralement dans les restaurants. 

Le doggy bag, déjà bien installé dans les pays anglo-saxons

Depuis plusieurs années, il est très courant voire systématique de voir des britanniques et/ou américains repartir avec leurs plats en sortant d’un restaurant. En effet, afin de lutter contre le gaspillage alimentaire, plusieurs pays ont décidé de rendre obligatoire le doggy bag. Ainsi, le client, qui n’a pas fini, peut rapporter ses denrées chez lui.

La France (officiellement) prête à sauter le pas ?

Alors que beaucoup d’élus se sont montrés favorables, certains députés LR (Les Républicains) ont tempéré cet enthousiasme, voulant éviter « l’effet de mode ». Ils expliquent que cela pourrait engendrer « des contraintes et un coût » aux restaurateurs, comme l’a expliqué le député du Cantal Vincent Descoeur (LR). Des questions concernant les matériaux utilisés et leur conséquence sur l’environnement ont également été posées.

“Je pense que c’est une fausse bonne idée, mais après tout on peut l’essayer”, a ainsi déclaré le député UDI-Agir-Indépendants Thierry Benoit. Vous l’aurez compris, finir vos burgers ne sera plus obligatoire, vous pourrez maintenant les terminer tranquillement à la maison.

 La gaspillage a un coût monumental

Certains restaurateurs dénoncent cependant le coût d’une telle mesure et les questions qui peuvent se poser en termes d’hygiène. Selon les élus à l’origine de cette proposition, le gaspillage alimentaire dans les restaurants représenterait près de 16 milliards d’euros par an. Leur objectif : diviser ce chiffre par deux d’ici à 2025.

 

Michael Reza Pacha : nouvelle personnalité du caritatif monégasque

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L’homme d’affaires franco-iranien Michael Reza Pacha s’est imposé progressivement ces dernières années dans le paysage caritatif monégasque. Ce spécialiste des énergies renouvelables, secrétaire général du Monaco Ambassadors Club, préside l’ONG Help Our Kids.

Michael Reza Pacha est un homme d’affaires spécialisé dans les secteur énergétique et minier. Il dirige notamment le groupe ENRROXS, installé à Dubaï, propriétaire de la société de production d’énergie solaire, 4S.

Michael Reza Pacha n’est pas le genre d’homme à fuir ses responsabilités. Depuis qu’il s’est installé à Monaco à temps partiel (il partage sa vie entre le Rocher et Dubaï), il s’implique personnellement dans la vie associative monégasque.

Si bien qu’il a été nommé, en quelques années seulement, Secrétaire général du prestigieux Monaco Ambassadors Club, ainsi que président de l’ONG Help Our Kids, deux institutions incontournables de Monaco.

Le Monaco Ambassadors Club est l’organisme chargé de la promotion du rayonnement international de Monaco. Ce célèbre cercle d’influence des personnalités affiliées à la principauté a été fondé il y a près de 50 ans, sous l’impulsion de la princesse Grace de Monaco.

Help our Kids est un organisme humanitaire monégasque qui apporte son soutien aux enfants victimes de la guerre, que ce soit avec des dons alimentaires et de médicaments convoyés en zones de conflits, ou par le financement d’institutions éducatives destinées aux enfants qui ont perdu leurs parents dans les guerres. L’ONG est parrainée par le Prince Albert de Monaco.

Au-delà de ses responsabilités caritatives, Michael Reza Pacha souhaite également tourner son activité professionnelle vers un modèle de développement durable.

C’est la raison qui l’a poussé à créer l’entreprise 4S, afin de développer l’énergie solaire et de lutter contre la pollution atmosphérique du secteur minier, tout en apportant des solutions d’électrification à différentes zones isolées de l’Afrique. Cet engagement en faveur de l’environnement et plus précisément contre le réchauffement climatique, s’est également traduit par les investissements effectués par ENRROXS dans le lithium, métal nécessaire à la construction de batteries utilisées dans les véhicules électriques.

La mobilisation continue

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Ce mardi marque la troisième journée de mobilisation contre les réformes du président Emmanuel Macron, à la tête de la République depuis tout juste un an. Les neuf syndicats de fonctionnaires ont lancé un appel commun contre « la mise à mal des missions publiques », « la dégradation des conditions de travail » et pour le pouvoir d’achat.

Manifestation, acte III

Depuis l’élection du président Macron, il s’agit de la troisième journée de mobilisation des fonctionnaires. Ils défileront pour défendre leur statut et s’opposer à la future réforme du gouvernement, qu’ils perçoivent comme une « attaque ». Entre 130 et 140 manifestations sont programmées partout en France.

Paris, ville mère

Les leaders de la CGT, de Force ouvrière (FO) et de la CFDT défileront ensemble pour la première fois depuis 2010, lors de la contestation contre la réforme des retraites.
Outre Philippe Martinez, Pascal Pavageau et Laurent Berger, seront également présents : Luc Bérille (UNSA), François Hommeril (CFE-CGC) et Philippe Louis (CFTC).

« Ils seront tous sur la ligne de tête », se réjouit Bernadette Groison (FSU). « Grâce à la fonction publique, toutes les organisations syndicales de ce pays seront ensemble », s’est-elle félicitée. « Ça signifie qu’effectivement les enjeux sont très lourds ».

Une France paralysée ?

Alors que la manifestation est au programme de nombreux fonctionnaires ce mardi, voici quelques perturbations possibles :

  • Cantines fermées et horaires restreints dans les écoles : Le fonctionnement des écoles et collèges sera perturbé, de même que l’accueil des tout-petits dans les crèches.
  • Opérations escargot : le syndicat majoritaire chez les policiers Alliance a prévu des opérations dans plusieurs villes de France dont Paris, Bordeaux, Lille, Toulouse, Lyon et Metz.
  • Pôle Emploi au ralenti :  les conseillers sont appelés à faire grève par huit syndicats qui jugent « inconcevable de supprimer des postes alors même que nous n’arrivons pas à accompagner tous les demandeurs d’emploi ».

Par ailleurs, des services publics tels que Météo France devrait également être perturbés. A cela vient s’ajouter la grève des cheminots, qui devrait normalement prendre fin le 28 juin prochain.

 

 

Journée noire à la SNCF

Les jours de grève perlée ne suffisaient visiblement plus aux salariés de la SNCF. Le 1er avril dernier, ces employés ont entamé un bras de fer avec le gouvernement, qui a annoncé vouloir mettre fin au statut des cheminots. Au-delà des jours de grèves déjà mis en place, ce lundi a été particulièrement perturbé par les différentes mobilisations. 

Une réponse politique

La semaine dernière, le premier Ministre Edouard Philippe recevait un à un les syndicats de cheminots dans les bureaux de la place Beauvau. Cette rencontre, bien qu’elle se soit déroulée avec calme, n’a pas apaisé les tensions. En effet, le premier Ministre a affirmé la volonté du gouvernement d’aller jusqu’au bout de la réforme.

Un trafic encore plus perturbé

Afin de contrer cette décision, les cheminots continuent de maintenir la tête sous l’eau à des milliers de voyageurs utilisant le réseau ferroviaire quotidiennement. Ce lundi était synonyme de journée « sans cheminots et sans trains ». Dans un communiqué publié en fin de matinée, la direction a annoncé que le taux de gréviste s’établissait à 27,58 % dans l’entreprise, contre 14,46 % le 9 mai.

Vot’action

Ce 18e jour de grève marque également le début de la consultation lancée par les syndicats CGT, UNSA, SUD et CFDT auprès des 147 000 salariés de la SNCF. Baptisée « vot’action », elle invite chaque agent en activité à dire s’il est « pour ou contre le pacte ferroviaire porté par le gouvernement », qui reste inflexible sur trois points : l’ouverture à la concurrence, la fin de l’embauche au statut, et la transformation de la SNCF en société anonyme (SA) à capitaux publics.

Après la rencontre entre Edouard Philippe et les différents syndicats, le premier Ministre a promis que de nouvelles discussions auront lieu durant le mois de mai.

 

Les grèves sur terre et dans les airs se poursuivent

Alors que les ponts du mois de mai pourraient ravir les travailleurs, ils sont fortement perturbés par différents mouvements sociaux, notamment à la SCNF et chez Air France. Les deux compagnies de transport mettent en péril de nombreux voyages, ce qui n’est pas pour plaire aux milliers d’usagers, qui les empruntent quotidiennement. 

Le 8 mai aura été marqué par les nombreux vols annulés par la compagnie aérienne Air France. Depuis plusieurs semaines voire quelques mois, les employés du groupe d’aviation civile réclame une augmentation de 6 %, et 10 % pour les pilotes. Le PDG de la SCNF, Jean-Marc Janaillac, n’est pas dans l’optique d’accéder à leurs requêtes. Pour lui, une hausse des salaires d’un tel pourcentage serait négatif pour le groupe, qui bénéficie d’une image honorable à l’internationale. Cette augmentation rimerait avec une augmentation du prix des billets, ce qui n’est pas possible d’après Jean-Marc Janaillac.

Les 15 jours de grève ont coûté plus de 300 millions à l’entreprise et n’ont débouché sur aucun accord.

Du côté du groupe ferroviaire SNCF, les grévistes ne sont pas en reste. En effet, depuis plus d’un mois maintenant, les cheminots, en désaccord avec le gouvernement, ont entamé une grève perlée. En d’autres termes, cela signifie que trois jours sur cinq, le trafic est perturbé. Ces perturbations sont prévues jusqu’au 28 juin prochain.

Bien que le premier ministre Edouard Philippe a reçu les syndicats dans ses bureaux de Matignon, la situation ne semble pas s’améliorer. En effet, certains syndicats ont déclaré que la grève allait continuer, car ces discussions ne menaient à rien.

Les voyageurs, sur terre et dans les airs, ne sont donc pas au bout de leurs peines.