Permis de conduire : la dématérialisation pour 2024

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Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé lundi que la dématérialisation totale du permis de conduire interviendra dès janvier 2024. Mais il sera toujours possible, a-t-il précisé, de présenter le titre papier lors des contrôles routiers.

Le permis de conduire sera totalement dématérialisé dès janvier 2024, a promis lundi Gérald Darmanin, en marge d’un Comité interministériel de la sécurité routière (CISR). Le ministre de l’Intérieur a toutefois précisé que ce support numérique ne se substituera pas complètement aux anciennes versions. Ainsi, les Français pourront toujours utiliser le titre papier à trois volets (papier rose) ou le permis au format carte bancaire.

Un document stocké dans l’application France Identité

Avec le permis numérique, les policiers auront l’occasion, lors des contrôles routiers, de consulter le solde des points et de contrôler la validité du droit à conduire ainsi que l’identité de l’automobiliste à l’aide d’un smartphone NEO (Nouvel équipement opérationnel). Le document sera stocké dans l’application France Identité, actuellement en phase d’expérimentation. Cette plateforme a été spécialement conçue pour étendre l’usage des pièces administratives dans le monde numérique. Les utilisateurs pourront y importer leurs papiers d’identité, à condition de détenir une version biométrique.

Une expérimentation dans trois départements

En cours depuis plusieurs semaines, la phase bêta s’est ouverte, depuis début juillet, aux téléchargements publics limités via le Play Store. Elle concerne uniquement trois départements (Eure-et-Loir, Hauts-de-Seine et Rhône) et ne supportera que 100 000 personnes sur Android et 10 000 sur l’iOS. Pour participer au test, il faudra détenir un smartphone compatible NFC.

France Identité prévoit de lancer le système partout en France courant 2024. Pour ce qui concerne les données, le stockage se fera dans des serveurs contrôlés par la Cnil, sans recoupement d’informations avec les autres données des utilisateurs. Mais on ne sait pas encore le nom de l’entreprise qui hébergera ces serveurs géants. Il pourrait s’agir de Scalingo, Oodrive ou encore Nubo, qui propose déjà son offre cloud aux différents ministères.

Dans le cadre de la transition vers le tout numérique

Le gouvernement français a pensé la version numérique du permis de conduire pour simplifier la vie des usagers français lors des contrôles routiers, mais également pendant d’autres démarches administratives. On pense notamment aux procédures en ligne sur la location de voiture. Le permis de conduire digital s’inscrit dans le cadre de la transition vers le tout numérique. Tout comme la version digitale de la carte d’identité, de la vignette assurance et de la carte Vitale.

La Commission européenne a également annoncé, début 2023, un projet de permis de conduire dématérialisé utilisable dans l’ensemble des pays de l’UE. Cette initiative vise à simplifier et sécuriser les démarches en ligne des citoyens européens ainsi qu’à lutter contre l’usurpation d’identité. La Commission souhaite dématérialiser d’autres actes tels que la signature électronique à distance et la prescription médicale.

Sécurité routière : le gouvernement annonce la création d’un “homicide routier”

Ce lundi 17 juillet, Elisabeth Borne a dévoilé le nouveau plan de son gouvernement visant à renforcer la sécurité routière en France. Parmi les mesures phares annoncées se trouve la création d’un délit spécifique appelé « homicide routier ». 

L’homicide routier, un délit spécifique

Chaque année, des milliers de conducteurs perdent la vie sur les routes françaises. Selon les dernières statistiques disponibles, les accidents de la route sont la première cause de mortalité chez les jeunes conducteurs âgés de 18 à 24 ans. 

Dans le cadre du nouveau plan de sécurité routière, le gouvernement propose de créer un délit spécifique appelé « homicide routier ». Cette mesure vise à punir sévèrement les conducteurs qui, par leurs comportements dangereux ou leur négligence, causent des accidents de la route entraînant la mort. 

« Nous devons prendre des mesures drastiques pour dissuader les comportements irresponsables sur nos routes. Trop de vies sont perdues à cause d’actes évitables. La création du délit d’homicide routier enverra un message clair : la sécurité routière est une priorité absolue pour notre gouvernement », a indiqué Elisabeth Borne pour justifier l’importance de cette nouvelle législation. 

Des peines plus lourdes pour les responsables d’accidents mortels

L’objectif est clair : mettre en place un délit d’homicide routier visant à renforcer considérablement les peines encourues pour les conducteurs impliqués dans des accidents mortels. Actuellement, les auteurs d’accidents de la route mortels peuvent être poursuivis pour homicides involontaires ou blessures involontaires, ce qui entraîne souvent des condamnations relativement légères.

Avec cette mesure naissante, les coupables se verraient faire face à des peines de prison beaucoup plus lourdes, ainsi qu’à des amendes dissuasives. De plus, leur permis de conduire pourrait être suspendu ou annulé, et ils pourraient être soumis à des formations de sensibilisation à la sécurité routière.

« Les accidents de la route ne sont pas des fatalités. Ils sont souvent le résultat de comportements irresponsables. L’introduction de l’homicide routier vise à faire comprendre à chacun que la route est un lieu où la prudence et le respect des autres sont essentiels» a déclaré un porte-parole du ministère des Transports.

Nosopharm, une startup antimicrobienne très ambitieuse

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Nosopharm, une startup nîmoise de biotechnologie, a décidé de s’attaquer à l’antibiorésistance, un problème majeur de santé publique. Elle prépare un antibiotique first-in-class qui cible les agents pathogènes à Gram négatif multirésistants, responsables des infections nosocomiales.

L’antibiorésistance est devenue une véritable source d’inquiétudes pour les autorités sanitaires. Elle ne fait que se renforcer au fil des années au point de figurer aujourd’hui partie les dix principales menaces pour la santé publique mondiale. Ce fléau a causé en 2019, soit avant la pandémie du nouveau coronavirus, la mort de 1,27 millions de personnes dans le monde. Et 59% de ces décès sont dus aux agents pathogènes à Gram négatif.

Hausse de l’antibiorésistance en France

Ces bactéries multirésistantes sont responsables des infections nosocomiales, contractées lors d’un séjour dans les hôpitaux. Selon la dernière enquête quinquennale de Santé publique France (SpF), ces infections ont augmenté de 14,7% en Hexagone entre 2017 et l’année dernière, après des baisses successives. L’agence sanitaire note également qu’environ un patient hospitalisé sur six a reçu un traitement antibiotique. Soit une hausse de 7,5% sur les cinq dernières années, à cause principalement de la pandémie du nouveau coronavirus. Cette augmentation témoigne de la montée en puissance de l’antibiorésistance.

Un vaccin à partir de bactéries très prometteuses

Pour enrayer cette mauvaise dynamique, Nosopharm, une entreprise de biotechnologie nîmoise, a conçu un traitement spécifique aux infections nosocomiales. Elle est l’une des rares R&D à s’attaquer à ce problème. Baptisé Noso-502, son antibiotique first-in-class se présente comme le premier candidat au stade clinique dans la nouvelle famille d’antibiotiques Odilorhabdines.

Il a été produit à partir de Photorhabdus et Xenorhabdus, deux bactéries sous-exploitées mais à fort potentiel pharmaceutique. Ces molécules démontrent une puissante activité antimicrobienne. Elles se distinguent par leur nuisibilité contre les autres microbes, mais pas contre le corps hôte.

Une efficacité prouvée contre les bactéries multirésistantes

D’après les conclusions d’études de toxicologie BPL (Bonnes Pratiques de Laboratoire), publiés en juin 2022, Noso-502 inhibe le ribosome bactérien grâce à un nouveau mécanisme d’action. Le vaccin a fait preuve d’une efficacité totale contre les entérobactéries multirésistantes (Escherichia coli, Klebsiella pneumoniae et Enterobacter spp.), y compris les souches les plus problématiques. Ces résultats positifs permettent à Nosopharm de passer à la dernière phase du développement de son traitement, c’est-à-dire les essais cliniques chez l’Homme.

Nosopharm intègre la French Tech Health20

Cette étape décisive nécessite de lever des fonds conséquents et de signer des partenariats stratégiques publics/privés. En mars dernier, la startup nîmoise a été sélectionnée pour intégrer la French Tech Health20. Il s’agit d’un programme d’accompagnement des jeunes pousses françaises à fort potentiel d’innovation dans le domaine de la santé. Nosopharm pourra bénéficier d’une plus grande visibilité, via notamment la participation à des actions de diplomatie et à des évènements tech partout dans le monde. Le groupe aura ainsi l’occasion d’obtenir des financements et des collaborations.

Getir quitte l’Espagne

Le gant turc de la livraison va mettre un terme à ses activités sur le territoire espagnol. La conséquence d’une conjoncture globale de plus en plus défavorable économiquement.

Un jour tout va bien, puis un autre jour les choses tournent mal. Pour Getir, le malaise est si profond que la société envisage très sérieusement de se retirer du marché espagnol. C’est en tout cas ce que croit savoir le plus grand syndicat du pays encore appelé CCOO.

L’information dévoilée vendredi 30 juin 2023 et confirmée plus tard par l’entreprise de livraison rapide, évoque une cessation totale d’activité concernant 1 560 personnes au total. D’où les tractations en cours entre les différentes parties impliquées afin d’aboutir à une séparation un tant soit peu convenable.

Colère ambiante

Getir indique à cet effet dans une déclaration transmise à l’AFP, avoir rencontré, jeudi 29 juin, les représentations des travailleurs dans le cadre des négociations. Cela promet d’être intense à en croire CCOO, plus remonté que jamais. Et pour cause, le syndicat impute la responsabilité de la situation actuelle à l’entreprise turque.

« Nous condamnons la gestion commerciale désastreuse de Getir, qui n’a pas su se développer ni avoir de stratégie de marché en Espagne. Maintenant, son personnel subira le plus grand mal « , accuse-t-il dans un communiqué cité par l’agence Reuters, promettant de défendre les droits des travailleurs.

La société basée à Istanbul qui met en avant selon CCOO, le manque de financement, propose un plan de licenciement fondé sur le versement de 20 jours d’indemnité de départ annuel et un programme dédié au personnel âgé de plus de 55 ans.

Contexte difficile

Ce départ d’Espagne représente la deuxième cessation des activités du groupe fondé en 2015 en moins de deux semaines. Des informations persistantes faisant état d’un retrait de la société du marché français il y a quelques jours.

Il est loin le temps où ce spécialiste des livraisons de produits d’épicerie à la demande jouissait, comme la majeure partie de ses homologues à travers le monde, du contexte favorable né de la pandémie du Covid-19.

Cela a notamment vu les responsables lever 768 millions de dollars à travers un tour de table réalisé en mars 2022. Avec comme conséquence la valorisation à 12 milliards de dollars de Getir.

Malheureusement, la dynamique s’est très vite interrompue. La société ayant sa valeur fonde de moitié après une décevante levée de fonds de 500 millions de dollars seulement en avril dernier.

La carte de visite : quels avantages pour votre entreprise ?

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A l’ère du numérique, où les échanges professionnels se font majoritairement via les emails, les médias sociaux ou les sites web, la carte de visite peut sembler dépassée. Cette petite pièce de papier reste toutefois un outil de communication précieux dans le monde des affaires. Voici les avantages de la carte de visite pour votre entreprise.

Carte de visite : une première impression positive :

Au moment de rencontrer un professionnel, lui donner votre carte de visite laisse une forte impression. Cela montre que vous êtes préparé, organisé et soucieux des moindres détails. La carte de visite renforce ainsi la crédibilité de votre entreprise, et la démarque de la concurrence. Vous devez toutefois présenter un beau support afin obtenir l’effet escompté. Bon nombre d’experts impriment justement des cartes de visite qualitatives, comme Exaprint.

Un échange d’informations simplifié :

Malgré l’omniprésence de la technologie, rien ne vaut la rapidité et la simplicité d’une carte de visite lors d’un premier entretien professionnel. En un seul geste, vous délivrez toutes les informations clés comme votre nom, celui de votre entreprise, votre numéro de téléphone, votre adresse mail ou encore votre site internet. De fait, la carte de visite facilite la communication et permet à votre réseau de vous contacter facilement.

Un réseau professionnel étoffé grâce à votre carte de visite :

En parlant de réseau, les cartes de visites vous aident à le développer significativement. Lors de réunions, salons et autres conférences, vous pouvez transmettre vos cartes à des clients potentiels et à des partenaires commerciaux. Ces derniers gardent une trace de votre entreprise et seront plus à même de vous recontacter.

Un marketing percutant :

Véritable outil de communication, la carte de visite peut aussi servir de support de marketing direct. Au-delà de vos coordonnées classiques, vous avez la possibilité d’y inclure votre logo, votre slogan et bien d’autres éléments visuels reflétant l’identité de votre société. Une carte de visite bien ficelée est un moyen efficace de mettre en avant votre marque et de taper dans l’œil des prospects.

Carte de visite : un document accessible et durable :

Alors que les données électroniques ont tendance à se perdre dans une masse de courriels, de notifications et de messages, la carte de visite reste palpable et facilement accessible. Les professionnels conservent souvent les cartes de visites dans des tiroirs ou des porte-cartes, ce qui leur permet de vous retrouver rapidement en cas de besoin. Ce support est également durable et résiste aisément à l’épreuve du temps.

Infections nosocomiales : le nombre de cas en hausse

Les infections nosocomiales ont enregistré un rebond entre 2017 et 2022 après avoir baissé puis stagné pendant plusieurs années. Cette situation rend urgente la conception d’un vaccin efficace dans un contexte de montée de l’antibiorésistance.

Après des baisses successives entre 2001 et 2012 et une stagnation entre 2012 et 2017, les infections nosocomiales sont reparties à la hausse en France entre 2017 et 2022. C’est ce qu’indique l’édition 2022 de l’enquête quinquennale de Santé publique France (SpF) menée entre le 15 mai et le 30 juin auprès de 1.155 établissements de santé.

Une hausse due en grande partie au Covid-19

La France se situe dans la moyenne européenne (17e sur 31 pays) pour la prévalence nosocomiale. Pour rappel, les infections nosocomiales sont des infections contractées lors d’un séjour dans un établissement hospitalier. Chaque année, elles font quelque 4.200 décès en Hexagone. Ces morts sont essentiellement causées par les entérobactéries comme E. coli, K. pneumoniae et ECC. Ces bactéries possèdent les souches les plus résistantes aux antibiotiques.

Selon Santé publique France, la hausse des infections nosocomiales est en grande partie le fait de la pandémie du Covid-19, qui a fait son apparition fin 2019. A cause de cette crise sanitaire, le nombre de patients infectés a particulièrement augmenté en cinq ans. Les infections Covid nosocomiales représentent la moitié de cette hausse. Si on les retire, l’augmentation s’élève à 7,5%. Un taux qui reste important comparé aux chiffres de 2017.

De la montée de l’antibiorésistance

Dans son document publié vendredi dernier, Santé publique France relève également qu’environ un patient hospitalisé sur six a bénéficié d’un traitement antibiotique. Il s’agit là encore d’une hausse. « Ce n’est pas très bon signe », déplore Anne Berger-Carbonne, responsable de l’unité Infections associées aux soins et résistance aux antibiotiques au sein de SpF. Pour enrayer cette mauvaise dynamique, la spécialiste propose de poursuivre la prévention contre les infections nosocomiales et de renforcer les actions pour le bon usage des antibiotiques.

Un antibiotique first in class prêt chez Nosopharm

De son côté, l’OMS appelle au développement rapide de traitement avec de nouveaux modes d’action. Objectif : en finir pour de bon avec l’antibiorésistance qu’elle classe parmi les dix principales menaces mondiales pour la santé publique. Et pour cause, cette épidémie silencieuse a fait 1,27 millions de décès en 2019. Si la recherche scientifique reste timide, une startup de biotechnologie nîmoise suscite tous les espoirs. Elle s’appelle Nosopharm et développe Noso-502, un antibiotique first in class pour le traitement des infections nosocomiales.

Des résultats positifs de tests de toxicologie BPL

Ce remède a été conçu à partir de Photorhabdus et Xenorhabdus, deux bactéries inexploités, mais à fort potentiel thérapeutique. Il est le premier candidat clinique dans la nouvelle classe d’antibiotiques très prometteuse des odilorhabdins. Les résultats d’une étude de toxicologie BPL (Bonnes Pratiques  de Laboratoire) publiée en juin 2022 indiquent que Noso-502 a une puissante activité contre les bactéries responsables des infections nosocomiales, même les plus souches les plus problématiques. Grâce à ces conclusions positives, Nosopharm peut poursuivre le développement de son antibiotique jusqu’à la phase décisive des essais cliniques chez l’Homme.

Nosopharm intègre la French Tech Health20

Pour conduire cette étape cruciale, le groupe a remanié son conseil de surveillance en juillet 2022. La nouvelle équipe devra signer des partenariats stratégiques privés et publics et effectuer la prochaine levée de fonds. Alors qu’on attendait des nouvelles de cette mission, Nosopharm a annoncé en mars dernier avoir été sélectionné pour intégrer le programme la French Tech Health20. Avec cette adhésion, l’entreprise bénéficiera d’un accompagnement sur mesure pour produire son vaccin. Elle gagnera aussi en visibilité à travers des actions de diplomatie et la participation à des évènements de la tech mondiale.