En quoi consiste l’appli anti-fraude Signal Conso ?

Afin de lutter contre les fraudes, les escroqueries et autres problèmes bancaires, le gouvernement vient de lancer l’application mobile Signal Conso, déjà disponible sur ordinateur depuis 2020. Plus de 500 000 signalements ont d’ores et déjà été recensés en l’espace de trois ans.

Ces dernières années, les arnaques et les fraudes sont de plus en plus récurrentes. Sans parler du démarchage téléphonique. De quoi agacer les Français qui subissent ces escroqueries sans pouvoir vraiment agir. Ils disposent pourtant d’un outil pour les signaler. Depuis trois ans, le gouvernement a lancé Signal Conso, une plateforme dédiée au signalement des fraudes. Lundi 22 mai dernier, Signal Conso a été décliné en application mobile.

Objectif : signaler de possibles escroqueries ou fraudes à la Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF). Si Signal Conso permet de relever le démarchage téléphonique, en plein essor sur le territoire, elle concerne d’autres méfaits.

Le signalement de SMS possède déjà sa plateforme, mais ce n’est pas le cas pour toutes les escroqueries. C’est pourquoi Signal Conso répond à 17 problématiques, comme le manque d’hygiène dans un restaurant, les achats sur internet, les factures d’énergie excessives, les arnaques d’artisans…

Selon la directrice de la DGCCRF Sarah Lacoche, les 500 000 signalements faits par les usagers depuis trois ans sont des aides précieuses. « Cela permet à nos services d’identifier de nouvelles pratiques commerciales qui posent problème et ensuite d’enquêter », indique-t-elle.

Pour faire un signalement, il faut répondre à quelques questions. Par exemple, en cas de problème suite à un achat sur le net, l’usager doit évoquer la raison de ce souci (objet jamais livré, produit dangereux…). S’il n’a pas reçu de colis, l’usager aura à répondre à d’autres questions (le SAV ne répond pas, commande non livrée, site e-commerce fermé…)

Signal Conso propose ensuite à l’usager de régler le problème directement auprès de l’entreprise ou bien de faire un signalement afin que cette dernière s’améliore. Il est ensuite nécessaire d’expliciter les griefs envers l’entreprise et l’identifier.

La DGCCRF n’a pour le moment pas communiqué de chiffres sur le nombre de signalements ayant mené à une enquête.

Sud : la consommation excessive des riches propriétaires dérange

A Châteauneuf-Grasse, petite ville des Alpes-Maritimes, quelques propriétaires fortunés utilisent en une semaine autant d’eau que d’autres locaux en une année. Si cette consommation démesurée fait polémique, elle perdure malgré les restrictions prises par la préfecture.

En cette période de sécheresse, les autorités départementales surveillent de très près la consommation d’eau dans leurs communes. Alors que les Pyrénées-Orientales ont d’ores et déjà pris des mesures strictes, d’autres préfectures devraient rapidement suivre le mouvement. Et les agissements de certains habitants pourraient les y encourager. Située dans les Alpes-Maritimes, la commune de Châteauneuf-Grasse fait notamment parler d’elles depuis quelques jours. La raison ? une consommation excessive d’eau de la part de certains riches particuliers.

Relayée jeudi 11 mai dernier par Le Figaro Nice, cette information vient d’être confirmée par le maire de la ville.  « Alors que la moyenne nationale pour un foyer est de 120 m3 d’eau par an, ceux-là peuvent utiliser jusqu’à 2 000 m3 en sept jours ! », souligne Emmanuel Delmotte. Ces propriétaires, pas concernés par la sécheresse que subit la France, seraient des fortunés Scandinaves et étrangers. Parmi eux figure notamment Silvio Berlusconi, l’ancien président du conseil italien.

La plupart des propriétaires détiendraient des domaines de plus de 10 hectares avec héliport et piscine. Malheureusement, Emmanuel Delmotte reconnaît que les amendes infligées en cas de non-respect d’un arrêté de restriction d’eau n’ont pas de quoi dissuader ces ressortissants étrangers. « Vous pensez bien que quelqu’un qui peut se permettre de faire le plein de son hélicoptère ne va pas être incommodé de payer 1 500 euros d’amende voire le double en cas de récidive », déplore l’édile dans les colonnes du Figaro.

Face au niveau d’alerte sécheresse renforcée dans les Alpes-Maritimes, la préfecture a pris un arrêté interdisant à ses habitants de laver leurs voitures, de remplir leurs piscines ou encore d’arroser leurs jardins. Le maire de Châteauneuf-Grasse prône pour le moment la pédagogie et les échanges. Ses équipes ont par exemple publié un texte appelant à la « résilience », traduit en plusieurs langues.

La consommation des ménages en biens continue de faiblir en mars

La consommation des ménages français en biens a chuté ces derniers mois, d’après les données de l’Insee. Dans une période d’inflation, les produits alimentaires sont ceux qui connaissent la plus forte baisse.

C’est un fait : les foyers français dépensent moins. Selon les données de l’Insee, relayées vendredi 28 avril dernier, on observe un recul d’1,3% des achats de biens en mars, après -0,8% en février. Une seconde baisse consécutive de la consommation, en particulier concernant les produits alimentaires, qui intervient alors que leurs prix ont augmenté de 16% sur un an en mars.

« Cette baisse s’explique tant par la diminution de la consommation de produits agro-alimentaire que par le recul des achats de produits agricoles », indique l’institut national de la statistique. De leur côté, les achats de biens fabriqués ont également reculé de 1,2% en volume en février et mars, après avoir baissé de 0,7% entre janvier et février. Les dépenses énergétiques ont pour leur part faiblement progressé de +0,3% en mars.

S’agissant des bien fabriqués, ce sont les dépenses en biens durables qui ont connu la plus nette chute (-2,2%). D’après l’Insee, les Français sont par exemple moins intéressés par l’achat de voitures neuves d’occasion ou de camping-cars. Sur le premier trimestre 2023, la consommation de biens a globalement reculé de 0,2% comparé au quatrième trimestre 2022.

Ce sont les achats de produits alimentaires qui connaissent la plus forte baisse au premier trimestre (-2,3%). A l’inverse, la consommation d’énergie progresse d’environ 4% (+3,7%) d’un trimestre à l’autre. L’Insee souligne que la consommation des ménages français, en tenant compte des achats de services, a été stable entre le dernier trimestre 2022 et le premier trimestre de cette année.

Inflation : les Français réduisent leur consommation de viande

D’après une étude de Réseau action climat et d’Harris Interactive, les Français consomment de moins en moins de viande. La principale raison : l’inflation, plutôt que l’environnement.

Réduire la viande pour protéger la planète ? Oui, mais surtout son portefeuille. Selon le dernier baromètre de la consommation de viande réalisé par Harris Interactive et Réseau action climat, les Français assurent consommer de moins en moins de viande principalement à cause de l’inflation. Les considérations environnementales ne figurent pas dans les premières raisons.

D’après les données de l’étude, 81% des Français pensent que limiter la consommation de viande est bénéfique pour l’environnement. De plus, 86% des sondés estiment consommer de façon responsable, et 82% assurent que la planète se porterait mieux si tout le monde mangeait comme eux.

Réseau action Climat et Harris Interactive précisent également que 57% des Français affirment consommer moins de viande qu’en 2021. Un quart des personnes interrogées (27%) mangent de la viande au moins une fois par jour (-6 points par rapport à il y a trois ans), et 62% en mangent au moins une fois par semaine, mais pas quotidiennement (+6 points). Seuls 2% des Français n’en consomment jamais.

Mais un argument principal ressort quand on demande aux Français ce qui les motivent à diminuer leur consommation de viande : celui des finances. 58% des sondés évitent la viande, produit aujourd’hui coûteux, pour faire des économies. Un chiffre en hausse de 25 points comparé à 2021.

L’inflation est passée par là et change inévitablement l’ordre des priorités. Les considérations autour de la protection de l’environnement (35%), du bien-être animal (35%) ou de la santé (37%) arrivent loin derrière les questions économiques.

Le baromètre a aussi questionné les Français pour l’avenir. Si plus de la moitié d’entre eux (53%) confirment qu’ils ne mangeront ni plus ni moins de viande dans les prochaines années, 39% veulent toutefois réduire leur consommation.

Un choix qui s’explique une nouvelle fois par l’inflation, puisque l’argument financier est le premier cité (53%, +27 points vis-à-vis de 2021). Il devance l’environnement (45%, +6 points), la cause animale (42%, équivalent) et la santé (38%, -9 points).

L’ARS d’Île-de-France conseille de ne pas consommer les œufs des poulaillers domestiques

Mercredi 19 avril 2023, l’agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France a recommandé de ne pas consommer les œufs et « les produits animaux de production domestique non contrôlée » dans la région. La raison ? Une contamination aux polluants organiques persistants relevée par l’agence.

L’agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France a conseillé mercredi aux Franciliens de ne pas consommer les œufs et les « produits animaux de production domestique non contrôlée », a cause d’une « contamination » aux « polluants organiques persistants ».

Dans un communiqué, l’ARS précise que « la consommation régulière d’aliments contaminés par des dioxines et des PBC entraîne une imprégnation progressive de l’organisme qui peut avoir des effets sur la santé à long terme ».

Après avoir reçu il y a quelques semaines une « alerte sur la concentration de dioxines dans des œufs non-commercialisés » de poulaillers situés proximité de l’incinérateur de déchets d’Ivry-sur-Seine, l’agence a décidé de réaliser une étude régionale des « teneurs en polluants organiques persistants » sur les œufs de 25 poulaillers domestiques d’Île-de-France. L’ARS précise que 14 poulaillers étudiés sont localisés près de trois principaux incinérateurs de la région parisienne (Saint-Ouen, Issy-Les-Moulineaux, Ivry-sur-Seine).

Les données de l’étude « mettent en évidence une contamination de l’ensemble des prélèvements par les trois familles de polluants organiques persistants analysées (dioxines, furanes et PCB […]. Cela prouve que ces polluants sont présents dans tout l’environnement urbain, et non pas spécifiquement aux abords des incinérateurs », signale l’agence régionale de santé.

Sur les 25 poulaillers étudiés, deux affichent des teneurs particulièrement hautes en PCB dans les œufs. Les teneurs sont 40 à 50 fois supérieures aux « seuils réglementaires européens pour les œufs commercialisés ». Les deux poulaillers sont situés à 3km d’un incinérateur.

L’ARS liste divers risques pour la santé liés à la consommation de ces produits contaminés. On peut notamment citer une augmentation des risques de cancer, des troubles de la fertilité et de la grossesse, du diabète et des effets perturbateurs endocriniens. « Il n’existe aucun traitement pour éliminer ces substances de l’organisme », conclut l’agence. La meilleure prévention est d’éviter de consommer les produits alimentaires les plus contaminés.

 

 

 

Fnac Darty devrait préserver sa rentabilité en 2023

S&P a abaissé jeudi la perspective associée à la note de crédit long terme de Fnac Darty de « stable » à « négative » en raison du contexte inflationniste dans lequel le distributeur évolue. Mais l’agence estime que son positionnement haut de gamme et ses mesures proactives de gestion des coûts lui permettront de préserver la rentabilité et les indicateurs de crédit.

Standard & Poor’s a abaissé jeudi dernier la perspective de la note de crédit de long terme « BB+ » attribuée à Fnac Darty. L’agence de notation l’a fait passer de « stable » à « négative ». En cause, le contexte inflationniste, qui continuera de peser sur le comportement de consommation des Français, et les conditions commerciales difficiles. Sans oublier l’amende infligée par la Haute Cour du Royaume-Uni dans le cadre du litige lié à la liquidation de Comet UK.

Une amende de 132 millions d’euros au Royaume Uni

L’enseigne spécialisée dans la distribution de produits électroniques, d’électroménagers et de biens culturels avait été condamnée en 2022 à payer 132 millions d’euros dans le cadre de cette affaire. Cette sanction devrait réduire la capacité d’absorption des contre-performances de Fnac Darty.

Malgré la perspective négative associée à la note de crédit long terme du retailer, S&P reste confiant pour ses finances. En effet, l’agence d’évaluation estime que son positionnement haut de gamme et ses mesures proactives de gestion des coûts devraient l’aider à préserver la rentabilité et les indicateurs de crédit conformément à ses attentes.

Un léger repli des ventes au premier semestre

S&P rappelle dans son avis que ce positionnement premium, ainsi que l’expansion des services et les mesures d’économies mises en œuvre ont permis à Fnac Darty de préserver sa rentabilité et d’afficher un excédent brut d’exploitation de 7% en 2022. Ce qui correspond à ses précédentes attentes. S&P note toutefois que l’inflation va encore bousculer le distributeur en 2023.

Cette année, Fnac Darty s’attend à ce que ses ventes connaissent un léger repli au premier semestre, en raison des tensions sur le pouvoir d’achat. La flambée des prix poussera les consommateurs à reporter leurs achats en produits électroménagers. Ces articles souffriront d’un arbitrage pendant encore plusieurs mois. A moins que les renégociations commerciales permettent de baisser les tarifs.

De bons points en cas de discipline

Par conséquent, S&P se montera très vigilante sur l’évolution de plusieurs indicateurs. Parmi lesquels, la marge d’EBITDA ajustée qui ne doit pas repasser en dessous de 7%. L’agence portera aussi une attention particulière sur le ratio dette ajustée/EBITDA qui ne devra pas revenir en dessous de 2. Si ces indicateurs ne se redressent pas comme espéré, elle pourrait dégrader la note de Fnac Darty. En revanche, elle attribuera des bons points au groupe, s’il fait preuve de discipline.