Selon une étude de l’Alliance France tourisme (AFT), publiée mardi 28 avril, seuls 37 % des Français se déclarent certains de partir pour les vacances d’été 2026, contre 50 % l’an dernier. Cette baisse des intentions de départ est due à l’effet conjugué des préoccupations de sécurité et du renforcement des contraintes budgétaires. Face à la hausse des coûts et aux incertitudes de la situation internationale, les ménages préfèrent également des séjours à proximité et plus courts ainsi que des hébergements gratuits.
Alliance France Tourisme (AFT) a publié, le mardi 28 avril, une enquête sur les intentions de départ des Français pour les vacances d’été 2026. Menée par l’Ifop, du 17 au 20 mars, cette enquête indique que les vacances d’été restent un moment désiré, mais que les projets de départ ont beaucoup baissé cette année et qu’il y a un recentrage des destinations vers la France.
Les tensions internationales et la hausse des coûts plombent les envies de départ pour les vacances d’été
Ifop rapporte d’abord que seuls 37% des Français se déclarent certains de partir, contre 50% l’an dernier, dont 68% pour au moins une semaine (- 9 points par rapport à 2025). Ce recul des envies de départ s’explique par deux réalités. D’une part, les tensions internationales liées à la guerre en Iran, qui influencent les choix de destination et renforcent les comportements de prudence ; d’autre part, la hausse des coûts, en particulier ceux des transports, sous l’effet de la hausse des prix des carburants. Dans ce contexte, les Français privilégient des destinations accessibles et perçues comme sûres. Ainsi, 71 % resteront en France (+ 3 points par rapport à 2025) et 23 % en Europe. Seulement 9 % ont choisi des destinations lointaines.
Le budget moyen des vacances d’été en baisse
Avec les contraintes budgétaires, les inégalités d’accès aux vacances restent évidemment marquées. Selon Ifop, 84 % des catégories aisées envisagent de partir, contre seulement 58 % des catégories modestes. Si le budget moyen s’établit à 1 530 euros, en baisse d’environ 150 euros en un an, 35 % des Français prévoient un budget inférieur à 1 000 euros, contre 31 % en 2025. Dans le même temps, 38 % situent ce budget entre 1 000 euros et 2 000 euros, contre 33 % l’an dernier. Seuls 11 % des Français envisagent de consacrer plus de 3 000 euros à leurs vacances, contre 15 % en 2025. Dans ce contexte, beaucoup recherchent des hébergements gratuits.
Cette étude « invite à repenser les leviers d’une politique touristique à la fois ambitieuse et inclusive »
Dominique Marcel, président de l’AFT, conclut « qu’il n’y a pas d’effondrement des intentions de départ des Français, qui restent très attachés aux vacances, mais que les premiers effets de la situation actuelle commencent à se faire sentir, sous l’effet conjugué des préoccupations de sécurité et du renforcement des contraintes budgétaires ». Pour lui, cette évolution des vacances « invite à repenser les leviers d’une politique touristique à la fois ambitieuse et inclusive, afin de préserver l’accès aux vacances pour tous et de soutenir une industrie stratégique pour notre économie ».
