dimanche, juillet 5, 2026
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Les agriculteurs dans la rue contre la loi alimentation ?

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La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), appuyée par les Jeunes Agriculteurs, compte profiter de la contestation sociale en cours pour mettre la pression sur le gouvernement. Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, a sorti la menace, lundi 3 décembre, de manifestations d’agriculteurs en région dès la semaine prochaine.

A l’issue d’une réunion avec le ministre de l’agriculture Didier Guillaume, il semblerait possible que la mise en place de certaines dispositions de loi alimentation soit reportées. Cette nouvelle législation a été votée pour tenter de stopper la guerre des prix bas que se livrent les grandes enseignes de la distribution alimentaire et ce afin d’augmenter les tarifs d’achats des centrales auprès des producteurs.

Dans un communiqué publié hier, la FNSEA affirme : « Les paysans percevraient comme un signal désastreux que l’une des ordonnances, en l’occurrence celle sur le SRP et les promotions, soit reportée. Le gouvernement ne doit en aucun cas être dupe de ceux, qui, distributeurs en tête, profitent des revendications légitimes des citoyens sur leur pouvoir d’achat pour ne servir que leurs propres intérêts ».

La présidente du syndicat, madame Lambert, ne craint pas de devoir mettre la pression sur le gouvernement. « Emmanuel Macron doit tenir sa promesse de retour de valeur aux producteurs en panne de revenu », explique-t-elle. Comme premier avertissement, lundi soir en Eure-et-Loir, une centaine d’agricultures sont venus déversés des pierres contre la préfecture.

Le gouvernement peut-il se permettre de nouveaux participants au mouvement social ? Celui-ci ne cesse de progresser, convainquant de nouveaux participants et surfant sur une vague de soutien réel dans le pays.

Nativiz lance un audit gratuit pour les entreprises

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La jeune agence de communication numérique bordelaise, Nativiz, vient de lancer un nouveau service à destination des entreprises et institutions. Elle leur offre un audit d’e-réputation gratuit et sans engagement, qui lui permet de faire valoir son expertise auprès des professionnels.

Le principe de ce bilan d’image est de présenter aux entreprises, institutions, associations, marques, événements… les atouts et les faiblesses de leur présence sur la toile.

Le document présente de manière simple et précise l’ensemble des éléments qui constituent une e-réputation : sites institutionnels, blogs, présence sur les réseaux sociaux, bonne ou mauvaise utilisation de ceux-ci, visibilité sur les mots-clés stratégiques, variété et richesse des contenus informatifs accessible en ligne pour une recherche en ligne.

Sans oublier les sorties en Google actualités, l’image de la marque employeur, la présence sur le web anglophone, l’existence et la pertinence de pages Wikipedia, ou encore les avis et commentaires, qui peuvent rapidement construire ou détruire une réputation avec de lourdes conséquences sur les chiffres d’affaires.

Tous ces éléments sont passés aux scanners des équipes de Nativiz, qui ont notamment développé des outils de négativité permettant d’évaluer l’impact des contenus sur l’image en ligne.

Cet audit se veut instructif pour toute forme de structure (de la PME à la multinationale), pour l’ensemble des secteurs et quelles que soient leurs cibles (B2B, internautes/consommateurs, partenaires…).

Nativiz est une agence d’e-réputation fondée à Bordeaux en 2016 et située dans le quartier des Chartrons. Elle se spécialise dans la production et la diffusion de contenus à haute valeur ajoutée. Sa démarche originale allie des outils de relations publiques et de SEO, pour offrir une visibilité de qualité à ses clients en adéquation avec leurs objectifs stratégiques.

Son positionnement original vise à proposer des prestations moins onéreuses que celles des grandes agences prestigieuses avec des résultats plus qualitatifs et stratégiques que ceux des petites agences d’e-réputation, qui se contentent souvent de tapisser le net avec des contenus pauvres, souvent copiés/collés, allant ainsi à l’encontre des critères de Google, et diffusés sur de plateformes de faible qualité.

Etats des lieux de la consommation de cannabis

La consommation de cannabis reste très importante en France mais se stabilise à un adulte sur dix déclarant en avoir fumé dans l’année. L’an passé, en 2017, « le cannabis demeurait la première substance illicite diffusée dans la population » avec 44,8% des Français à en avoir déjà consommé, selon le Baromètre santé 2017 de Santé publique France, fait avec l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) sur  un panel de plus de 20.000 personnes âgées de 18 à 64 ans.

La proportion des consommateurs dans l’année (11%) a encore légèrement augmenté par rapport à l’enquête de 2014 (10,6%), « les niveaux de 2017 s’avèrent être les plus élevés depuis 25 ans », précise l’étude. La population des 18-25 ans reste la plus consommatrice, avec plus d’un quart du panel déclarant avoir fumé dans l’année, mais les chercheurs « observent avec le vieillissement des expérimentateurs, une consommation de plus en plus fréquente après 25 ans »

« Il y a eu à la fin des années 90 une large diffusion du cannabis, avec près d’un ado sur deux à l’avoir expérimenté. C’est cette première génération expérimentatrice que l’on retrouve aujourd’hui », parmi les consommateurs plus âgés et réguliers, déclare à l’AFP Stanislas Spilka, l’un des auteurs de l’étude à l’OFDT. « Désormais, toutes les tranches d’âge sont concernées par des niveaux d’usage élevés », précise-t-il.

Tout comme l’alcool et du tabac, la situation professionnelle joue sur le niveau de consommation du cannabis. On constate plus de deux fois plus de consommateurs réguliers chez les chômeurs (6,6%) que chez les actifs occupés (3%). Cependant, il faut égaler noter « une progression de la consommation parmi les actifs occupés et une stabilisation de celle des chômeurs », entre 2014 et 2017. La France comptait 5 millions de consommateurs de cannabis en 2017. Parmi eux, 700.000 usagers quotidiens.

 

Mois sans tabac : l’appel de 72 experts pour la réduction des risques

Alors qu’en France, le mois de novembre c’est le mois sans tabac, 72 experts du monde de la santé et de la tabacologie ont lancé un appel aux Nations Unies pour faire évoluer la convention-cadre de l’OMS pour la lutte contre le tabagisme, afin d’y inclure une part accrue à la réduction des risques, considérée par les signataires comme moyen le plus efficace dans la lutte contre le tabac.

Les 72 experts, pour la plupart des médecins et des chercheurs spécialisés en tabacologie et en addictologie, réclament à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) d’inclure le principe de « réduction des risques » dans sa convention-cadre  pour la lutte contre le tabagisme. Ils estiment que ce principe fait désormais l’objet d’un large consensus au sein de la communauté scientifique, et qu’il s’agit de la meilleure stratégie pour réduire les morts et les maladies liées au tabac.

Le concept de « réduction des risques », né dans les années 1980 avec l’apparition du SIDA et les contaminations de toxicomanes par l’utilisation de seringues infectées, s’est généralisé au cours des trente dernières années selon le principe qu’il est plus efficace d’accompagner les usagers de pratiques à risque pour réduire l’impact sur leur santé, que de mener des politiques répressives.

Du champ de la toxicomanie, la réduction des risques s’est propagée à la sexualité (distribution de préservatifs), l’alcool au volant (mise en avant des capitaines de soirée), mais aussi à la lutte contre l’alcoolisme et le tabagisme. Si les experts en addictologie ont adopté le principe de la réduction des risques depuis longtemps, les politiques publiques de santé n’en sont qu’à leur balbutiement.

C’est notamment le cas du Mois sans tabac en France, une initiative qui s’inscrit pleinement dans la logique de réduction des risques puisqu’il s’agit d’une approche positive et déculpabilisante, qui tend à montrer les effets positifs de l’arrêt du tabac, à mettre en avant les alternatives moins nocives, sans dramatiser la reprise de la cigarette.

L’appel des 72 va dans ce sens. Les signataires réclament que l’OMS « adopte une approche plus positive à l’égard des nouvelles technologies et des innovations qui ont le potentiel d’amener l’épidémie de maladies liées au tabagisme à une conclusion plus rapide ». Et donc que l’agence onusienne puisse inclure dans ses programmes les alternatives au tabac (patchs, gommes, cigarettes électroniques et tabac à chauffer) plutôt que d’y montrer une opposition de principe.

Une volonté de limiter l’impact négatif du tabac, qui est essentiellement lié à la combustion du tabac et du papier, qui génèrent des émissions de charbon et d’autres produits toxiques. Les alternatives à la cigarette demeurent nocives, reconnaissent les signataires, mais à des degrés bien moindres, ce qui en fait des solutions adaptées aux fumeurs ne pouvant pas ou ne voulant pas arrêter totalement le tabac.

« Les utilisateurs qui ne peuvent pas ou ne veulent pas arrêter la nicotine, ont la possibilité de basculer des produits à plus hauts risques (en particulier la cigarette) vers des produits qui sont, au-delà de tout doute raisonnable, bien moins nocifs (produits de nicotine pure, tabac non-fumé à faible toxicité, cigarette électronique, tabac à chauffer) », conclut l’appel des 72.

Carburant : les gilets jaunes bloquent les dépôts

Après la mobilisation de samedi et de dimanche qui a rassemblé au moins 240.000 personnes sur 2.000 points de rassemblements, les Gilets Jaunes se sont vu refuser toutes négociations par Edouard Philippe qui confirme maintenir le cap de la politique fiscale du gouvernement. Les gilets jaunes ne comptent pas en rester là et ont commencé à bloquer raffineries et dépôts.

La nouvelle méthode pourrait bien faire reculer le gouvernement. En 2016, la CGT l’avait organisé et sans l’intervention des CRS sur les piquets de grèves, François Hollande aurait surement reculé. Ce matin déja, cinq dépôts étaient totalement bloqués :  les dépôts de Vern-sur-Seiche, près de Rennes, de Portes-lès-Valence, dans la Drôme, de Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône, de Port de la Palice-La Rochelle, et de Lespinasse, près de Toulouse. Aucun véhicule citerne ne pouvait y entrer ou quitter les lieux.

Une personne se déclarant représentant des Gilets Jaunes affirment qu’en réalité plus de dépôts serait bloqués, au moins une dizaine selon lui. Il assume la nouvelle stratégie : « On veut désormais bloquer les raffineries et les dépôts industriels pour avoir un impact économique ». Laëtitia Dewalle, figure du mouvement dans le Val-d’Oise, défend le blocage de ces lieux clés de l’économie et annonce une convergence des forces : « Un changement de stratégie ? Non, nous maintenons nous aussi le cap, et avec fermeté. On avait dit que des routiers nous rejoindraient, ainsi que des agriculteurs, tout ça est en train de se mettre en place ».

Sur BFMTV, l’éditorialiste économique Nicolas Doze confirme : « Il est certain que c’est en bloquant ce type de sites que vous paralysez le pays, que vous provoquez des pénuries et des files d’attente devant les stations, c’est très très efficace ».

L’avis HD Media groupe

L’avis du groupe HD Media concernant le design et la décoration d’intérieur nous est donné dans sa revue haut de gamme, Déco Mag. Ce magazine spécialisé à destination des professionnels et des amateurs éclairés sort son nouveau numéro la semaine prochaine.

Il était tant attendu des lecteurs de de Déco Mag et des autres magazines du groupe, comme Maison actuelle diffusion sur la maison, ou comme l’avis de Maison et jardin actuels, toujours suivi de près par les aficionados. Sans oublier la petite dernière qui a aussi sorti un nouvel opus Novembre-décembre 2018, Cheminée Actuelle, hyper spécialisée dans le secteur des cheminées et du chauffage, afin d‘atteindre un lectorat toujours plus pointu.

Le tout dernier numéro de Déco Mag devrait donc débarquer dans les kiosques dans le courant de la semaine prochaine et quelques jours plus tôt dans les principaux kiosques numériques (ViaPresse, CDiscount, Rakuten, Cultura, FNAC, ePresse, My Canal…).

Pour ce numéro 39, « spécial fin d’année 2018 », les experts de la Rédaction du magazine ont voulu insister sur le réconfort essentiel pour affronter les jours froids et sombres.

« Déco murale, crée l’ambiance, offrez-vous de la bonne humeur », nous incitent ainsi les auteurs de la revue, dans un dossier consacré à ce sujet crucial pour la décoration de nos intérieurs. Après cette mise en bouche purement décorative, le magazine se penche sur un aspect plus pratique, avec le choix de nos cuisines. L’occasion de présenter Novy Panorama, « une cuisine en parfaite harmonie avec votre style de vie ».

Dans ce style là de recherche de la zenitude, l’article sur Luckeys, révélateur de potentiel naturel, est éloquent. Il nous monter comment cette société suisse utilise la science ancestrale asiatique de l’architecture du bien-être, le Feng Shui, au service de nos habitations.

Enfin, les auteurs de Déco Mag nous emmènent à la découverte du salon professionnel E ESPRITMEUBLE, à l’occasion de la 7e édition de cet événement de premier plan.

« Des idées originales qui sortent des sentiers battus pour surprendre autant que ravir ceux que vous aimez ! », comme le revendique le rédacteur en chef de Déco Mag et de l’avis Maison actuelle, Didier Granilic, dans l’Edito de ce numéro exceptionnel.

Taxer la viande à la place du carburant ?

Selon certains experts, la taxation d’industrie polluante comme l’élevage serait plus efficace qu’augmenter la fiscalité de l’essence et du gazole.

David Chauvet, juriste, essayiste et défenseur des droits des animaux affirme que « La production de viande est plus polluante que le secteur des transports, mais le gouvernement semble l’ignorer ». Monsieur Chauvet souhaite qu’Edouard Philippe mette en place une nouvelle fiscalité de la viande mettant en avant que cette taxation serait moins préjudiciable pour les foyers pauvres que celle sur le carburant.

Il remet en cause l’affirmation du gouvernement qui justifie sa politique par un geste en faveur de la transition écologique. « Aujourd’hui, on demande aux Français d’arrêter de prendre leur voiture quand ils ne peuvent pas faire autrement puisqu’il n’y a pas d’alternatives immédiates ou abordables. En revanche, on ne leur demande pas de diminuer leur consommation de viande alors que c’est à leur portée … Ce n’est pas logique », précise celui qui souhaite renouveler les habitudes des Français.

L’auteur de Une Raison de lutter. L’avenir politique et philosophique de la viande (L’Âge d’homme, 2017) plaide pour que « que l’on traite la viande comme toute autre activité polluante ». Il milite pour la mise en place d’une dissuasion de la consommation de viande par les taxes affirmant que «3 millions d’animaux sont tués par jour en France pour notre consommation, les révélations de L214 démontrent que les conditions d’abattage sont déplorables. Si on tuait moins d’animaux, on le ferait certainement mieux ».

Si le juriste esquive la question de l’équilibre alimentaire des repas et de l’équité de ses propositions, il est vrai que l’élevage est une importante contribution à la pollution des sols et de l’air. Ce secteur serait responsable de 15% des émissions annuelles de gaz à effet de serre dans le monde, autant que le secteur des transports.

 

 

 

Le gouvernement maintien la hausse des taxes du carburant

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Ce matin au micro de RMC, le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, a confirmé que le gouvernement ne reculerait pas sur l’augmentation de la fiscalité des carburants mettant en avant des préoccupations écologistes. D’aujourd’hui à la fin novembre, plusieurs enseignes de la grande distribution se sont accordées pour vendre à prix coûtant à la pompe.

Le ministre a affirmé que ni le président Macron ni le premier ministre Philippe n’envisage de céder face à la mobilisation du 17 novembre. Face à la grogne, Le Maire est resté droit dans ses bottes concernant les augmentations de cette fiscalité en 2013, 2020, 2021 et 2022. En 2019, la hausse sera au litre de 6 centimes pour le gazole et de 3 centimes pour l’essence.

L’intervention du ministre a été moqué sur les réseaux sociaux après avoir affirmé « nous cher» sommes tous des automobilistes » expliquant que « le plein de ma 5008 essence, qui était à 68-70 euros, frôle les 80 euros. Quand je transporte ma famille, je m’aperçois bien que ça coûte cher ». Les internautes ont massivement souligné l’écart de revenus entre le ministre et l’immense majorité de la population.

Monsieur Le Maire a plusieurs fois réaffirmé le sens écologique qu’il donne à la mesure. Elle est censée soutenir la transition du parc automobile. « Nous sommes là pour réussir la transition écologique. Si on ne veut plus dépendre de cette hausse du prix du baril qui nous expose à des coûts prohibitifs, il faut accélérer notre indépendance face aux énergies fossiles » a-t-il affirmé.

Dans la matinale de France Info, le président des supermarchés Leclerc a expliqué le choix du groupe de vendre du carburant à prix coutant : « C’est important commercialement de satisfaire nos clients mais c’est important aussi de donner un signal aux pouvoirs publics. Il faut savoir choisir son camp. »

Les légumineuses, avenir de notre alimentation ?

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 A Villepinte dans le 93, près de Paris, s’est déroulé le Salon International de l’Alimentation (le Sial). Y étaient présentes les dernières innovations en matière de gastronomie. Si les grandes marques de l’agroalimentaire faisaient un peu grise mine du fait des scandales à répétition du secteur, les jeunes entreprises spécialisées sur la nourriture de demain étaient de sortie. Cette année, les légumineuses (lentilles, pois secs, …) étaient à l’honneur sur de nombreux stands.

Que ce soit par convictions écologiques ou par nécessité financière, la consommation de légumineux comme source de protéines en lieu et place de la viande se développe en France et cela se voit au Sial ! Selon Xavier Terlet, président du cabinet XTC World innovation : « Au Salon international de l’Alimentation (Sial) près de Paris, le nombre de produits innovants à base de légumineuses a plus que doublé cette année, passant de 11 à 24 ». Pour Nicolas Trentesaux, le directeur général du réseau Sial, organisateur de l’évenement : « Cela a démarré en 2016, c’est l’explosion aujourd’hui ».

Ce dernier se confie sur les raisons de ce succès : « Avec 10 milliards d’habitants dans le monde à venir et l’impact écologique de la production de viande, il est certain que beaucoup de start-up se sont mises à réfléchir à la question des protéines ». Autre point d’importance dans le développement de ces produits c’est la diversification de la production. « Maintenant, vous avez des pâtes aux légumineuses, des soupes fraîches aux légumineuses, des pâtes à tarte aux légumineuses… Ces produits s’adressent aux flexitariens » explique un responsable du secteur qui précise que ce genre de produit peut aujourd’hui toucher près de 45% des Français.

Les médecins homéopathes défendent des « thérapeutiques plurielles »

Après la parution en début d’année d’une tribune de 124 médecins attaquant les effets de l’homéopathe et réclamant son déremboursement, les médecins homéopathes réagissent en défendant la validité de leur discipline. Le président du syndicat national des médecins homéopathes français, Charles Bentz, prend la parole dans Le Figaro pour démontrer « les preuves de l’intérêt de l’homéopathie dans la pratique médicale ».

La charge avait été violente. Le 18 mars dernier, 124 médecins français avaient publié une tribune commune pour dénoncer l’absence de preuves scientifiques des effets de l’homéopathie, et pour réclamer le déremboursement de ces traitements. Le retour d’un vieux débat qui anime depuis 50 ans le monde médical français entre partisans et opposants de ce ces traitements auxquels 30 millions de Français et 20’000 médecins font tout de même confiance.

Selon Charles Bentz, « non, l’homéopathie n’est pas dénuée de tout fondement scientifique. L’homéopathie est un champ de recherche à part entière, dans lequel sont effectués des travaux rigoureux, qui répondent aux plus hauts standards. Ce sont ces travaux, notamment en recherche fondamentale, qui ont permis de démontrer à plusieurs reprises que des hautes dilutions ont bien une activité propre ».

L’homéopathie fonctionne en effet, un peu à l’instar du vaccin, sur l’extrême dilution de principes actifs ayant, à plus forte dose, les mêmes effets que ceux dont souffre le patient. L’idée est donc d’ingérer d’infimes quantités des principes qui rendent malades pour que le corps apprenne à les combattre.

Pour justifier l’intérêt médical de l’homéopathie, Charles Bentz, se base sur le programme de recherche EPI3, « supervisé par un comité scientifique strictement indépendant et réalisé auprès de 825 médecins et 8559 patients sur un an, qui a fait l’objet de 12 publications dans des revues scientifiques de références entre 2011 et 2016 ».

Les résultats de ce programme sont, selon lui, sans appel : « les médecins généralistes formés en homéopathie traitent leurs patients, à niveau de sévérité égal, avec un bénéfice clinique comparable, tout en ayant recours grâce aux médicaments homéopathiques à moins de médicaments iatrogènes. Les patients ainsi pris en charge sont moins exposés aux effets secondaires, aux mésusages, ou encore à la dépendance médicamenteuse, ce qui présente un réel intérêt de santé publique ».

Outre l’intérêt de santé publique qu’induisent ces traitements, ils permettent également, selon M. Bentz, de « réaliser des économies pour la collectivité ». Or, il se trouve, affirme-t-il, que la priorité des médecins hostiles à l’homéopathie, est d’obtenir le déremboursement des traitements homéopathiques (certains sont actuellement remboursés à hauteur de 30%), dont le « remboursement a représenté seulement 0,29% des remboursements de médicaments en 2016 ».

« Ce coût est minime et démontre à lui seul que l’argument financier de ceux qui s’attaquent aveuglément à l’homéopathie ne tient pas. Ceux qui espèrent que le déremboursement permettra de faire des économies et de « rationaliser » les dépenses  poussent au contraire vers des effets inverses, vus les reports de prescriptions inévitables vers des traitements plus chers… et plus risqués », affirme-t-il.

Avant de conclure : « Dans le respect du serment d’Hippocrate et de la Loi, laissons les praticiens et les patients décider de la thérapeutique la plus adaptée aux situations rencontrées. La médecine est une, les thérapeutiques sont plurielles ».