Logement : les chiens influencent le choix de leurs maîtres

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Si les agents immobiliers ont tendance à dire que c’est madame qui décide du logement dans un couple, ce n’est pas toujours le cas. Selon une nouvelle étude, le chien pèse aussi dans le choix car ses propriétaires recherchent avant tout un lieu où il pourrait s’épanouir.

Ces dernières années, les animaux de compagnie sont devenus des membres à part entière de nombreuses familles. Plus encore, ils sont considérés au même titre que les enfants. Il y a même des couples qui font le choix de ne pas avoir de progénitures pour s’occuper spécialement de leurs bêtes, au grand dam du pape François.

Le chien entre dans les calculs pour le choix d’un logement

Ce phénomène s’appelle la « pet-parentalité ». Les pet-parents prennent tellement leur rôle au sérieux qu’ils choisissent de plus en plus leurs nouveaux logements en fonction des conditions nécessaires au bien-être de leurs animaux de compagnie, en particulier le chien. Une nouvelle étude de la plateforme SeLoger et d’Ultra Premium Direct confirme cette tendance.

Le meilleur ami de l’homme a droit au confort

Selon cette enquête menée auprès de 4100 propriétaires de chiens, près de trois personnes sur dix choisissent systématiquement leur logement en fonction des besoins de leur animal. Aussi, 16% des sondés reconnaissent avoir déjà déménagé pour offrir un logement plus adapté à leur chien. Et 6% ont d’abord fait l’achat d’un bien immobilier adéquat avant d’adopter un toutou.

Pour les propriétaires, la superficie fait partie des premiers critères pour déménager avec le meilleur ami de l’homme. Ils recherchent en moyenne une surface de 107 mètres carrés, soit 26 mètres carrés de plus que la surface moyenne d’un bien immobilier en France (81 mètres carrés). Les maîtres de chiens vivent donc dans des maisons plus spacieuses.

Les pets-parents sont prêts à sacrifier leur propre espace de vie

Et il y a de quoi ! D’après l’enquête de SeLoger, 17% des sondés consacre une pièce entière à leur compagnon à quatre pattes. Ils sont même prêts à faire des sacrifices pour le confort de leur animal. Ainsi, plus de 60% des couples interrogés envisagent d’empiéter sur leur espace personnel pour créer un coin dédié à leur chien.

Mieux, les dog-parents ne se limitent pas à la seule surface habitable. Près d’un propriétaire sur deux (49%) disent qu’ils pourraient entreprendre des travaux d’aménagement spécifiques pour le bonheur de leur cabot. Comme installer une clôture et une niche. Par ailleurs, huit maîtres sur dix jugent essentiel de disposer d’un jardin.

Faudra-t-il désormais prendre en compte le chien dans la construction d’un logement ?

Faute de jardin privé, 57% des personnes interrogées privilégient la proximité avec des parcs ou des espaces verts publics, où le chien pourra se dégourdir les pattes et rencontrer des congénères. Plus de la moitié des couples (55%) envisagent même de déménager à la campagne pour offrir un meilleur cadre de vie à leur animal. Les chiens impulsent ainsi une tendance au retour à la nature.

Enfin, les pets-parents tiennent beaucoup compte du voisinage pour choisir leur nouveau logement. Personne n’aimerait avoir affaire à une voisine grincheuse ou un voisin qui déteste les chiens au point de leur envoyer un coup de pied dans le derrière. Il faut dire que tout le monde n’a pas l’amour des animaux de compagnie. Face à la tendance de la pet-parentalité, le secteur de l’immobilier devrait s’adapter pour proposer des logements plus convenables.

Le Raspberry Pi dispose désormais d’une caméra IA

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Sony et Raspberry Pi ont développé un module de caméra IA pour tous les ordinateurs Pi. Proposé au prix de 70 dollars, ce module intègre un capteur capable d’exécuter des applications IA sans surcharger le processeur. En matière d’usages, il peut être utilisé pour la surveillance et le pilotage autonome de petits véhicules.

Raspberry Pi s’est associé à Sony pour développer un nouveau module de caméra pour tous les ordinateurs Pi. Ce module est doté de capacités de traitement embarquées qui permettent d’exécuter des applications d’intelligence artificielle sans surcharger le processeur.

Une caméra avec des fonctionnalités IA

Les Raspberry Pi sont de petits ordinateurs monocartes et bon marché développés par la fondateur Raspberry Pi au Royaume-Uni. Bien connus de la communauté des makers, ils disposent d’un CPU (intégré à son SoC) qui n’offre pas de très bonnes performances dans les usages IA. Le nouveau module étendra leurs capacités, avec une caméra IA se passant de GPU supplémentaire pour traiter les données visuelles. Il débarque quatre mois après que Raspberry Pi a lancé un kit IA maison permettant à tout un chacun de créer ou de tester des applications d’intelligence artificielle.

Le Raspberry Pi AI Camera enregistre 60 images par seconde

Appelé IMX500, le nouveau module fait une taille de 2.5 cm sur 2.4 pour 1.2 cm d’épaisseur. Ces proportions sont identiques à celles du module de caméra 3 que Raspberry Pi a lancé l’année dernière. L’intégration dans les projets de la société devrait donc être facile. Avec une résolution de 12.3 mégapixels (4 056 x 3 040 px), le nouveau capteur peut enregistrer 60 images par seconde et jusqu’en 240 dans une résolution en 1080p.

Un champ de vision sur 76°

IMX500 propose aussi une focale manuelle et un champ de vision sur 76°. Compatible avec l’ensemble des cartes Raspberry Pi, le module bénéficie d’un RP2040 qui permet de gérer le chargement/changement du firmware du capteur. Par ailleurs, la fonction de gestion de l’IA se fait au travers de la nappe CSI et non pas via le port PCIe. Ce qui permet de libérer de la bande passante pour d’autres usages.

Raspberry Pi AI Camera consomme beaucoup moins d’énergie

Aussi, avec ce module, pas besoin de sortir les images bitmap du capteur pour les analyser. Des données déjà traitées en sortent, mais en faible volume. En outre, les utilisateurs pourront apprécier le potentiel avantage de latence et celui en termes de confidentialité. Enfin, il faut noter que le système Sony embarqué sur la Raspberry Pi AI Camera est moins énergivore que le SoC d’une Pi, pour un même calcul.

La caméra déjà disponible au prix de 70 dollars

En termes d’utilisation, le module de caméra IA peut servir à la détection d’objet dans le cadre de la vidéo surveillance, à la classification d’image sans partage de clichés compromettants ou choquants, ou encore à la transmission d’alerte. Il peut aussi être utile dans le domaine de la robotique ou pour le pilotage autonome de petits véhicules. La Raspberry Pi AI Camera est proposé au prix de 70 dollars. Un peu cher quand même…

Le luxe à l’ère de la durabilité : un défi d’ampleur mondiale

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Dans un monde en pleine mutation, le secteur du luxe s’engage vers une consommation plus responsable, alliant prestige et respect de l’environnement.

Une évolution nécessaire vers la durabilité

L’industrie du luxe est souvent pointée du doigt pour son empreinte écologique. Selon la fondation Ellen MacArthur, les émissions de gaz à effet de serre générées par l’industrie de la mode devraient augmenter de plus de 50 % d’ici 2030. Une étude de McKinsey a révélé ,quant à elle, que le secteur de la mode et du luxe générait environ 2,1 milliards de tonnes de CO₂ par an, soit près de 4 % des émissions mondiales.

Les clients d’aujourd’hui sont de plus en plus exigeants en matière de responsabilité sociale et environnementale. Une autre enquête d’Accenture, 83 % des consommateurs estiment qu’il est important que les marques s’engagent pour la durabilité. Ce changement dans la mentalité pousse les marques de luxe à adopter des pratiques plus vertueuses.

Des marques comme Gucci et Stella McCartney montrent la voie en intégrant des matériaux recyclés et en utilisant des processus de production écoresponsables. Gucci a, par exemple, annoncé qu’elle viserait à réduire son empreinte carbone de 50 % d’ici 2025. Comme l’a déclaré Marco Bizzarri, PDG de Gucci : « La durabilité est une nécessité et non un choix. »

La réévaluation des valeurs du Luxe

Le luxe ne se résume plus à l’ostentation. Les consommateurs recherchent désormais des expériences authentiques et des produits de qualité, souvent en opposition à la consommation de masse. Une étude du cabinet de conseil Kepler révèle que 70 % des consommateurs de luxe privilégient des marques qui investissent dans des pratiques durables.

La valorisation des savoir-faire artisanaux est au cœur de cette réévaluation. Les marques de luxe mettent en avant leurs artisans et leurs techniques traditionnelles, créant ainsi un lien émotionnel avec leurs clients. Par exemple, en 2022, le marché des produits de luxe artisanaux a crû de 15 %.

Les « milléniaux » et la génération Z représentent un pourcentage croissant du marché du luxe. Ces jeunes consommateurs privilégient les marques qui reflètent leurs valeurs. « Le luxe doit être en phase avec notre époque », a déclaré Christiane Eko, directrice d’une agence de mode à Paris. 

Quels défis à relever pour une mode durable? 

Adopter des pratiques durables implique souvent des coûts supplémentaires. Une étude de Fashion for Good indique que les marques doivent investir jusqu’à 10 % de leur chiffre d’affaires dans des initiatives durables pour être réellement efficaces.

Assurer la transparence dans la chaîne d’approvisionnement est essentiel. Environ 30 % des consommateurs affirment ne pas faire confiance aux allégations de durabilité des marques. Les marques doivent donc investir dans des systèmes de traçabilité.

En somme, le luxe, face aux enjeux environnementaux et sociétaux, doit évoluer. En alliant prestige, qualité et responsabilité, il peut non seulement survivre, mais aussi prospérer dans cette nouvelle ère.



Les montres signées Trump : tic-tac politique à prix d’or

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Le candidat républicain à la présidentielle américaine vend des montres dont le rapport qualité/prix est sujet à débats, à en croire une évaluation de Bloomberg.

Donald Trump ne rate aucune occasion pour rappeler au monde son sens des affaires. Le candidat à l’élection présidentielle de novembre qui a fait fortune dans l’immobilier s’est lancé depuis jeudi 26 septembre, dans le domaine de l’horlogerie avec le lancement de sa propre collection de montres.

Baptisée « Official Trump Watch Collection », elle comprend des modèles aux prix variés, allant de 499 à 799 dollars pour des montres automatiques plaquées argent ou or. Mais c’est le modèle phare qui attire davantage l’attention, comme le devrait en principe, une montre.

Il s’agit d’un modèle en or massif avec complication tourbillon nommé « Victory » et exposé sur le site internet dédié au prix astronomique de 100 000 dollars. « Ces montres sont vraiment spéciales. Vous allez les adorer. Ce serait un super cadeau de Noël. Ne tardez pas, elles partiront vite« , écrit l’ancien président sur son réseau social Truth Social.

Une manœuvre de séduction

Comme on pouvait s’y attendre, toutes ces montres se veulent exclusives avec 1000 unités seulement disponibles pour les modèles de base. Quant à Victory, elle est limitée à 147 exemplaires. Afin de bien appâter la clientèle, Trump s’est assuré de laisser sa signature sur chacun de ces garde-temps.

Un bling-bling savamment orchestré qui devrait sans doute séduire les nombreux partisans de l’ancien président, manifestement prêts à tout pour lui témoigner de leur soutien dans la course à la Maison Blanche.

Il s’agit en l’occurrence d’une cible de choix, car difficile de voir des consommateurs lambda s’intéresser à ces montres. Une analyse de Bloomberg révèle l’ampleur de leur surestimation par Trump au regard des modèles similaires disponibles sur le marché.

Un objet de merchandising avant tout

Bien que présentées comme des produits de luxe, les montres semblent être basées sur des mouvements et des boîtiers suisses achetés sur étagère.

C’est une pratique bien courante dans l’industrie horlogère, mais qui ne justifie toutefois pas des prix aussi exorbitants, selon Bloomberg. En passant chaque montre au crible, le média américain a pu noter d’une surestimation de 40 à plus de 70 000 dollars selon les modèles.

C’est dire que le prix exorbitant de ces montres repose davantage sur la valeur « mémorielle » liée à Donald Trump que sur leur valeur horlogère induite. Un potentiel objet de fascination pour ses partisans en somme.

Trafic aérien : Réseau Action Climat propose de taxer les grands voyageurs

A l’occasion de la reprise des grèves pour le climat, le vendredi 20 septembre, Réseau Action Climat (RAC) a proposé de taxer les grands voyageurs pour réduire le trafic aérien, responsable de 5% du réchauffement climatique. Les recettes engendrées permettraient de développer le transport ferroviaire ainsi que d’améliorer l’équité fiscale entre les Français.

Selon plusieurs études, l’avion est aujourd’hui le mode de transport le plus nocif pour la planète. Il représente 2,5% des émissions mondiales de CO2 (7% en France) et est responsable de 5% du réchauffement climatique. Ces chiffres sont d’autant aberrants qu’il reste un moyen de transport minoritaire. En effet, seulement 20% de la population mondiale prennent l’avion. Ce qui implique qu’il y a des personnes qui voyagent beaucoup dans l’année.

Réseau Action Climat appelle à taxer les grands voyageurs pour réduire le trafic aérien

Face à cette situation, les ONG environnementales souhaitent descendre l’avion de son nuage. Elles exigent la fin de l’exonération des taxes sur le kérosène et l’application de la TVA sur les vols internationaux. Les organisations appellent aussi à taxer les grands voyageurs pour réduire le trafic aérien. Réseau Action Climat (RAC) a porté ce message lors de la reprise des grèves pour le climat, le vendredi 20 septembre.

La taxe va générer 2,5 milliards d’euros de recettes

La fédération de groupes environnementaux précise que cette taxe fonctionnerait à l’inverse du système de fidélités des « miles ». Ainsi, plus une personne prend l’avion, plus elle paiera cher son billet. Selon les estimations de RAC, cette mesure permettrait de baisser les émissions du secteur aérien de 13,1%, tout en décourageant les passagers les plus réguliers. Elle générerait surtout 2,5 milliards d’euros de recettes.

Réseau Action Climat propose de financer le transport ferroviaire avec les recettes de la taxe

Réseau Action Climat estime que ces recettes pourraient contribuer à « améliorer l’équité fiscale entre les Français » et financer le transport ferroviaire, plus en phase avec les objectifs de la transition écologique. Les ONG environnementales rappellent à juste titre que l’avion pollue 20 à 50 fois plus que le train, malgré l’utilisation des carburants de synthèse ou de biocarburants.

Les émissions du secteur aérien pourraient tripler d’ici à 2050 

Pour RAC, la taxation des grands voyageurs s’impose d’autant que le trafic international continue de croître de 2 % par an. Une dynamique qui n’est pas compatible avec l’accord de Paris, qui vise à limiter le changement climatique à + 1,5°C. « Les émissions pourraient tripler d’ici à 2050 », avertit Alexis Chailloux, responsable aérien et ferroviaire du groupement. Reprenant une recommandation de l’Ademe, le militant affirme que le seul levier efficace à court terme pour baisser ces émissions reste la maîtrise et la réduction du trafic.

Faible mobilisation pour la relance de la grève pour le climat

Réseau Action Climat et Rester sur Terre ont soutenu la grève pour le climat du vendredi 20 septembre. Ces manifestations organisées par Fridays For Future ont eu lieu dans plusieurs villes de France (dont Strasbourg et Orléans) et du monde (New York, Berlin, Bruxelles, Rio de Janeiro ou encore New Delhi). Mais la mobilisation était faible, témoignant d’un essoufflement du mouvement lancé par Greta Thunberg en août 2018.

La saga d’El Mordjene, la pâte à tartiner algérienne que l’Europe ne veut pas voir

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La pâte à tartiner au succès phénoménal n’est plus le bienvenu sur le Vieux continent. Bruxelles brandit un défaut de réglementation, mais les consommateurs se montrent sceptiques.

Ceux qui n’ont pas encore pu goûter El Mordjene en Europe ne pourront certainement plus le faire désormais. Car l’Union européenne (UE) vient d’émettre un avis d’interdiction d’importation de cette pâte à tartiner originaire d’Alger sur son territoire, comme le confirme le ministère français de l’Agriculture.

L’Algérie ne remplit pas « l’ensemble des conditions nécessaires pour permettre à un pays tiers d’exporter vers l’Union européenne des marchandises contenant des produits laitiers destinés à la consommation humaine dans le respect des exigences européennes en matière de santé animale et de sécurité sanitaire des aliments », indique l’autorité ministérielle auprès de l’AFP.

Conséquence :  des cargaisons d’El Mordjene ont été saisies dans le port de Marseille, comme le confirme Mustapha Zebdi, président de l’Association algérienne de protection des consommateurs (Apoce), cité par le site d’information TSA Algérie.

Une success-story inattendue

Ce dernier reste toutefois peu convaincu par cette justification, dénonçant auprès de l’AFP, une « décision abusive » prise dans le seul but de protéger les pâtes à tartiner produites en Europe.

« S’il y avait effectivement des mesures à prendre, ça aurait dû être fait bien avant, car le produit est sur le marché français depuis des années », appuie-t-il, alors que la France tente de déterminer comment ce produit a pu pénétrer son marché malgré le non-respect des règles communautaires.

Car oui, El Mordjene a beau avoir explosé récemment, son histoire ne date pas d’hier. Une success-story inattendue menée par la société Cebon située à une quarantaine de kilomètres d’Alger.

Un goût unique

Le groupe italien Ferrero, producteur du Nutella, le leader du marché des pâtes à tartiner en France dément toute implication dans l’interdiction du produit algérien. Mais les suspicions vont bon train. D’autant que Paris et Alger vivent de relations diplomatiques pour le moins tendues.

Les Algériens restent cependant très fiers de ce pot de tartine réputé pour son goût plus proche, selon les amateurs, du Kinder Bueno que du Nutella. Plus grasse, mais moins sucrée que son célèbre concurrent italien, cette pâte algérienne née en 2019, offre une onctuosité qui a séduit bien au-delà des frontières de son pays d’origine.

El Mordjene reste un symbole. Celui d’une Algérie entreprenante, capable de créer des produits attractifs à l’international.