Corse : les plages rouvrent le jeudi de l’Ascension 

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Après deux mois de confinement, les Corses vont à nouveau pouvoir se rendre à la plage et bronzer. Le préfet de région, Franck Robine, a annoncé le lundi 18 mai que « la quasi-totalité des plages rouvrira le jeudi de l’Ascension ».

« C’est un test grandeur nature en vue de la saison touristique qui s’annonce »

Depuis le lundi 11 mai, la France est sortie de son confinement. En Corse, comme partout ailleurs dans l’Hexagone, on peut donc à nouveau sortir et pratiquer des activités en extérieur. Le préfet de région, Franck Robine, a annoncé lundi que « la quasi-totalité des plages rouvrira le jeudi de l’Ascension », mais sous certaines conditions car le Covid-19 continue de circuler. « C’est un test grandeur nature en vue de la saison touristique qui s’annonce. Il se fait dans un esprit de liberté et de responsabilité. Encore une fois j’ai pleinement confiance en les Corses qui ont été exemplaires durant le confinement », estime le représentant de l’Etat. Ce qui ne l’empêche pas de prévenir qu’il ne sera « pas possible de tout faire ».

Dans un communiqué public lundi, Franck Robine indique que les plages ouvriront du lever au coucher du soleil, avec interdiction d’organiser des pique-nique, des barbecues et de consommer de l’alcool. « Ces décisions, prises par les maires, visent à éviter les rassemblements et le non-respect de la distanciation sociale », explique le préfet de région. Ainsi, faudra-t-il respecter une distance d’un mètre entre chaque personne et de cinq mètres entre groupes de 10 personnes. Par ailleurs, Franck Robine n’autorise pas les groupes de plus de 10 personnes, la location de matelas et la mise à disposition de matériel de plage jusqu’à nouvel ordre.

Des plages restent fermées

Dans le littoral ajaccien, on veut faire la part des choses. Certaines plages ouvriront en statique (on peut s’attarder pour bronzer) et d’autres en « dynamique » (on ne s’attarde pas). Il y a cependant des plages qui resteront fermées ce jeudi. Il s’agit notamment du littoral de Coti-Chiavari, Appietto et Alata (Golfe de Lava) et cinq plages urbaines de Bonifacio.

Et les loisirs en mer ?

De son côté, la préfecture maritime de Méditerranée a pris, ce même lundi, un nouvel arrêté autorisant la navigation des navires et la pratique des loisirs nautiques. Dans le détail, la navigation des navires de plaisance est libre « sans limite de distance du port d’attache ou de la bouée d’amarrage. ». Néanmoins, « l’escale dans un port, l’arrêt et le mouillage ne peuvent se faire au-delà de 54 miles marins (environ 100 km) du port d’attache ou de la bouée d’amarrage, en cohérence avec les restrictions de déplacement à terre », précise le document.

En outre, la préfecture maritime de Méditerranée donne son feu vert pour la pratique de loisirs nautiques comme le kite-surf, la planche à voile, le paddle et la plongée en apnée. Pour les clubs, le préfet de Corse répète que les sorties en mer devront se faire « dans le respect de la règle des 10 personnes ».

Coronavirus : en Mauritanie, la mobilisation a porté ses fruits

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Déjà l’un des pays africains les moins touchés par la pandémie mondiale, la Mauritanie annonce qu’elle ne compte plus de cas positifs suivis du coronavirus. Cette situation, fort encourageante en cette période de grisaille, est assurément le résultat de la diligence des autorités nationales et surtout de la mobilisation nationale, notamment incarnée par l’homme d’affaires Mohamed Ould Bouamatou.

Le dernier cas enregistré de Covid-19 remonte au 9 avril 2020

La Mauritanie était déjà l’un des pays les moins touchés d’Afrique derrière le Sud-Soudan (4 cas) et le Burundi (5), hormis le Lesotho et les Comores qui n’enregistrent pas de cas. Maintenant, cet État d’Afrique du Nord-Ouest est le premier au monde à avoir officiellement vaincu le coronavirus.

En effet, le ministère mauritanien de la Santé a déclaré, dans son bulletin quotidien du 18 avril, que le dernier patient atteint du Coronavirus était guéri. Une information confirmée par l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI), qui indique que « La Mauritanie ne compte plus de cas positifs suivis du coronavirus ». Le bilan s’élève à présent à 7 cas confirmés (4 femmes et 3 hommes), dont six guérisons et un décès.

Selon le ministère de la Santé, le dernier cas enregistré de Covid-19 remonte au 9 avril 2020, tandis que le premier cas confirmé a été signalé le 13 mars dernier et le seul décès le 30 mars dernier. Toutefois, les autorités sanitaires ont effectué des prélèvements sur 33 personnes en quarantaine à Nouakchott et recensé 752 personnes confinées sur l’ensemble du territoire national.

La Mauritanie unie contre le Covid-19

Si la Mauritanie s’en sort aussi bien, c’est sans doute parce que le pays a su prendre des bonnes décisions et surtout se mobiliser comme il se doit. Contrairement à d’autres pays où les dirigeants font de la lutte contre la pandémie une affaire politique, la Mauritanie a su s’unir contre le Covid-19.

Dès la détection du premier cas sur son territoire, le président Ghazouani a lancé un fonds national de solidarité sociale pour lutter contre la maladie et ses conséquences. Ce fonds, initialement doté de près de 60 millions USD sur ressources publiques, était ouvert aux contributions volontaires.

Le milliardaire Mohamed Ould Bouamatou fut le premier à renflouer ce fonds en donnant un milliard d’Ouguiyas. Cette aide devait servir à financer de nombreuses actions dont l’acquisition de médicaments, l’appui aux familles pauvres, la prise en charge par l’État des taxes douanières et le soutien aux importations de denrées de première nécessité (blé, d’huile, de lait en poudre, de légumes…).

Quelques jours auparavant, le banquier avait lancé un appel mémorable aux patrons mauritaniens et africains en leur demandant de délier les bourses en faveur des hôpitaux, des soignants ou encore de la recherche médicale. Pour répondre à son appel, de nombreux dirigeants d’entreprises en Mauritanie ont fait d’importants dons.

Mohamed Ould Bouamatou prête main forte au Sénégal

Cette forte mobilisation, ajoutée à celle de la communauté internationale à travers ses institutions financières, a permis partiellement de terrasser le coronavirus en Mauritanie. Mais Bouamatou ne baisse pas les bras en tant que philanthrope africain. Il a décidé de traquer le virus jusqu’au Sénégal, pays d’ailleurs frontalier de la Mauritanie.

Le président de la Fondation pour L’Égalité des Chances en Afrique a décaissé un milliard de Franc CFA (1,6 million de dollars) pour renflouer le fonds Force Covid-19 mis en place par le président Macky Sall.

Coronavirus : l’UE réclame l’interopérabilité des applications de traçage

 

Alors que chaque Etat développe sa propre application de traçage des individus porteurs du coronavirus, l’Union européenne a réclamé mercredi l’interopérabilité de ces dispositifs. Cela devrait faciliter la réouverture des frontières avec en ligne de mire, la relance de l’industrie du tourisme et du voyage.

Chaque pays développe sa stratégie

Dans le cadre du déconfinement, les pays de l’Union européenne (UE) développent actuellement leur propre application pour tracer les individus porteurs du coronavirus. Selon les stratégies, certains privilégient une architecture « décentralisée » dans laquelle le traitement et le stockage de presque toutes les données se fait au niveau du smartphone. D’autres préfèrent une approche « centralisée » impliquant plus de stockage sur un serveur central. C’est le cas de la France avec son StopCovid. La distance à partir de laquelle deux téléphones sont considérés à proximité (pour établir si un utilisateur a côtoyé un individu contaminé) diffère aussi d’un Etat à un autre.

Quand bien même de tels dispositifs seraient efficaces à l’intérieur des pays, il est clair qu’ils poseront problèmes au moment de la réouverture des frontières. C’est précisément ce qui inquiète la Commission européenne, qui espère pouvoir prochainement autoriser la reprise des échanges entre les nations du continent. En ligne de mire, la relance de l’industrie du tourisme et du voyage, à l’approche de l’été.

Nécessité d’une interopérabilité entre les applications

La Commission européenne réclame donc que les diverses applications mobiles soient compatibles entre elles pour faciliter la reprise. « L’interopérabilité est cruciale : les citoyens européens doivent pouvoir être alertés d’une possible infection d’une façon sécurisée et protégée, où qu’ils se trouvent dans l’UE, et quelle que soit l’application qu’ils utilisent ». Dans ce cadre, elle prévoit de publier une série de recommandations, à destination des développeurs.

Cette interopérabilité permettra aux voyageurs ou travailleurs transfrontaliers de recevoir des alertes dans leur langue, s’ils ont été en contact avec une personne testée positive au Covid-19, dans n’importe quel pays de l’Union européenne.

Transparence et sécurité de rigueur

La Commission a par ailleurs rappelé quelques principes indispensables pour chaque solution déployée. « Les applications de traçage doivent reposer sur le volontariat, être transparentes, temporaires, sécurisées, utiliser des données anonymisées et faire appel à la technologie Bluetooth », exige l’institution.

Consommation : les filières de qualité en souffrance pendant le confinement

 

Selon une enquête de l’UFC-Que Choisir publiée ce jeudi, le confinement a bouleversé les habitudes alimentaires des consommateurs français. Ces derniers portent préférentiellement leurs achats sur des produits qu’ils connaissent, basiques, faciles à cuisiner, peu chers et à conservation longue, au détriment des aliments frais ou haut de gamme.

« les consommateurs sont passés de l’achat plaisir à l’achat de première nécessité »

Depuis le début du confinement, le 17 mars 2020, les Français ont changé le contenu de leurs assiettes. Ils ne consomment pas à la maison, les mêmes produits qu’hors domicile (dans les cantines scolaires, les restaurants ou les fast-foods). Selon Michel Lacoste, président de l’interprofession des produits laitiers sous signe de qualité, le Cnao, « Dès l’annonce du confinement, les consommateurs sont passés de l’achat plaisir à l’achat de première nécessité ». Ainsi, portent-ils leurs choix sur les aliments qu’ils connaissent, basiques, faciles à cuisiner, peu chers et à conservation longue, aux dépens des aliments frais ou haut de gamme. « Du côté des gagnants : les pâtes, la farine, les œufs, le lait ou les yaourts… Du côté des perdants : les fromages d’appellation, les canards et les cailles, mais aussi le poisson, la bière ou encore le champagne », note l’UFC-Que Choisir.

Pas de débouchés pour le fromage

L’UFC-Que Choisir souligne d’abord que les achats de fromages sous appellation d’origine enregistrent une baisse des ventes de 60 % depuis le début du confinement. Certains producteurs fermiers ont même perdu la totalité de leurs débouchés, à cause notamment de la fermeture des marchés, crémeries et des rayons coupe des grandes surfaces. Les petites fromageries et les producteurs fermiers souffrent davantage que les grands groupes, qui ont pu réorienter une partie du lait vers d’autres usines.

Les volailles ont du plomb dans l’aile

Il y a ensuite les volailles françaises (poulet, canard à rôtir, caille, pintade et volaille de Bresse). S’écoulant presque exclusivement en RHD (restauration hors domicile) et à l’exportation, ces produits font face à la fermeture de leurs débouchés. Résultats : les stocks s’accumulent et les poulaillers restent vides.

La viande rouge à prix cassés

La viande rouge ne connait pas un meilleur sort, notamment celle de bœuf. Même si les ventes se sont plutôt bien maintenues, basculant des restaurants et fast-foods vers les supermarchés, le prix payé aux éleveurs a reculé et s’avère inférieur à leurs coûts de production. En cause la hausse des achats de steak haché (34%), qui englouti la vente des morceaux de qualité supérieure, et les prix cassés pendant les fêtes religieuses de Pâques et du Ramadan.

La pêche doublement impactée

Du côté de la pêche, c’est la double peine pour les acteurs du secteur. « Les achats de produits de la mer frais ont subi un énorme décrochage lors des premières semaines de confinement, du fait de la fermeture de la RHD (qui écoule 30 % des produits frais) et du ralentissement de l’export (10 % de la production française), dont deux débouchés importants sont l’Italie et l’Espagne », souligne Marion Fischer, déléguée générale de l’interprofession France filière pêche, cité par l’UFC-Que Choisir. Simultanément, les achats de conserves ont explosé. Cependant, avec l’amélioration de la situation sanitaire, les consommateurs sont revenus vers le frais, mais moins qu’avant.

Le vin s’en sort mieux

Enfin, la bière, qui n’est pas mieux logée. « Pour les 2 000 brasseries hexagonales, ce sont 35 % des débouchés qui se sont asséchés avec la fermeture des bars et restaurants, et l’annulation des festivals et des événements sportifs », indique l’UFC-Que Choisir. Pour le vin également, la fermeture des bars et restaurants a eu un impact sur les ventes, mais moindre. Elles sont au mieux stables ou en léger déclin (vins rouges et blancs). Mais le champagne a vu ses achats divisés par deux, dans la lignée de la désaffection pour les produits festifs.

Renault : l’usine de Flins rouvre partiellement ce mardi

 

A l’instar d’autres constructeurs européens comme Volkswagen et BMW, Renault rouvrira partiellement mardi son usine de Flins, à l’ouest de Paris, et celle de Sandouville dans les jours suivants, dans le cadre d’un protocole sanitaire strict.

L’usine d’assemblage Renault de Flins (Yvelines) doit rouvrir ses portes mardi 28 avril. Puis suivra celle de Sandouville (Seine Maritime), également cette semaine. La première usine produit la Zoé, la seconde fabrique le Trafic, deux véhicules bénéficiant d’un gros carnet de commandes.

« Il n’y a pas d’objectif quantitatif »

La réouverture de l’usine de Flins a fait l’objet d’un accord signé avec trois syndicats – CFDT, CFTC et FO – mais refusé par la CGT, qui a obtenu pourtant le maintien des rémunérations. Dans un communiqué publié dimanche, le syndicat minoritaire SUD a appelé de son côté tous les salariés du site à ne pas reprendre le travail avant le 11 mai, date officielle de la levée progressive du confinement en France.

À Flins, le premier jour, il n’y aura que l’encadrement, qui se préparera à accueillir le personnel avec le nouveau protocole : port du masque, fréquence du lavage de mains, etc. « Il n’y a pas d’objectif quantitatif : nous ne compterons pas les voitures qui sortiront de l’usine au cours de cette première semaine, où les usines tourneront à environ 25 % de leur potentiel », indique Tristan Lormeau, DRH France du groupe. Pour lui, « il est nécessaire de se donner du temps, pour que les salariés retrouvent la confiance dans leur nouvel environnement de travail ». Il ajoute : « Nous ne voulons pas mettre nos salariés sous pression ».

Les sites de mécaniques déjà au travail

Avant les usines de production de véhicules Renault, ses sites de mécanique de Cléon (Seine-Maritime), du Mans (Sarthe) et de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) avaient déjà repris le travail, avec respectivement 350, 200 et une vingtaine de salariés, ce qui représente entre 7 % et 10 % des effectifs. Ces trois sites fournissent des pièces mécaniques telles que les moteurs, les boîtes de vitesses à d’autres usines françaises ainsi qu’à celles de l’étranger. Malgré l’arrêt des usines en raison de la pandémie de coronavirus, décidé lundi 16 mars, une activité d’ingénierie a aussi été maintenue, surtout en Île-de-France, notamment pour la préparation de prototypes à venir d’ici quelques mois.

Les constructeurs européens rouvrent tous leurs usines

En France, l’usine Toyota d’Onnaing, dans le Nord, a été la première usine d’assemblage automobile à rouvrir ses portes en France, le 21 avril dernier. Partout en Europe, les constructeurs automobiles redémarrent la production dans leurs usines. Il y a par exemple Volkswagen, qui relance ce lundi la production dans son usine de Wolfsburg en Allemagne, BMW et Daimler ou encore FiatChrysler, dont l’usine de Sevel, dans le centre de l’Italie, redémarre aujourd’hui.

Italie : l’industrie de la mode plaide pour la levée progressive des restrictions

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L’industrie de la mode italienne a appelé, jeudi 16 avril, le gouvernement à assouplir les restrictions imposées en réponse à la crise du coronavirus. Elle estime que cela va permettre de reprendre une certaine production, sans quoi le secteur risquait d’enregistrer des dommages irréparables.

La mode joue sa survie en Italie

Les leaders italiens de la mode ont appelé le gouvernement à lever progressivement les restrictions imposées contre la propagation du coronavirus afin de leur permettre de reprendre une partie de la production. « La mode est une industrie saisonnière, et certaines dates ne sont pas compressibles. Une réouverture tardive signifierait renoncer à près d’un an de chiffre d’affaires », a averti Carlo Capasa, président de la Chambre nationale de la mode italienne (CNMI), dans une interview en ligne sur le site Corriere della Sera.

« Nous sommes fermés, mais d’autres pays comme la France, l’Espagne, le Portugal et la Turquie commencent à rouvrir », a déploré de son côté Claudio Marenzi, responsable de la mode au lobby des entreprises Confindustria. Il souligne par ailleurs que l’interdiction d’exercer avait également des conséquences désastreuses pour les fournisseurs. « Cela signifie que certaines marques peuvent décider de passer à une autre chaîne d’approvisionnement, principalement composée de petites entreprises. Et une fois qu’une entreprise ferme, vous perdez le savoir-faire que vous ne récupérez jamais », a-t-il ajouté.

« Si nous devons vivre avec ce virus, alors vivons avec lui »

Face aux énormes pertes à venir et à la menace qui pèse sur les emplois, Claudio Marenzi estime qu’il faut absolument « redémarrer les activités et sauver l’industrie de la mode italienne ». Car, est-il convaincu, « Une ‘épidémie économique’ pourrait causer des dommages plus durables qu’une crise sanitaire ». Ainsi, « Si nous devons vivre avec ce virus pendant si longtemps, alors vivons avec lui », a-t-il conseillé. Claudio Marenzi conclut que « si l’industrie pouvait fabriquer des masques et des robes en toute sécurité, elle pourrait faire aussi des vêtements ».

La mode, deuxième secteur industriel de l’Italie

Les mesures de confinement restent en vigueur en Italie jusqu’au 3 mai, alors que le pays enregistre le troisième plus grand nombre de cas confirmés du Covid-19 après les États-Unis et l’Espagne. Pour l’instant, le gouvernement n’a pas révélé comment et quand il commencera à assouplir l’interdiction des activités commerciales jugées non essentielles, comme les usines de mode et de textile.

Avec un chiffre d’affaires de 95 milliards d’euros (98 milliards de dollars) et 600 000 travailleurs, le secteur de la mode et du textile est le deuxième plus important du pays. Il représente 41% de l’industrie en Europe, suivi de l’Allemagne (11%).

Le Fonds monétaire international (FMI) a prévu cette semaine que l’économie italienne – la troisième plus grande de la zone euro – se contracterait de 9,1% en 2020. Il s’agit de la plus forte baisse du produit intérieur brut (PIB) de toutes les grandes économies européennes.