Médias : Lagardère cède ses actifs d’une radio sud-africaine

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Lagardère continue de céder ses parts à travers l’Afrique et la France. Le groupe français spécialisé dans l’édition, la production, la diffusion et la distribution de contenus a annoncé, ce lundi, avoir cédé à Kagisso Media ses actifs d’une radio sud-africaine, du nom de Jacaranda.  

Lagardère cède une participation de 20%

Ce lundi, le groupe Lagardère a annoncé avoir cédé, au groupe Kagiso Media, une participation de 20% qu’elle détenait dans la radio sud-africaine Jacaranda. « Le groupe Lagardère se réjouit d’avoir contribué à la création d’une marque leader et d’une régie reconnue aux côtés de Kagiso Media, acteur principal de la radio en Afrique du Sud », a annoncé Lagardère, l’un des leaders mondiaux de l’édition, de la production, de la diffusion et la distribution de contenus. Le communiqué précise également que les actions de Lagardère ont été vendues à hauteur de 233 millions de rands sud-africains, soit 15 millions d’euros. Le groupe français en a profité pour liquider également ses actifs de la régie publicitaire Mediamark (49,99%) au même Kagisso Media. Cette cession des actifs s’élève à 30 millions de rand, environ 2 millions d’euros.

Lagardère veut se recentrer sur ses activités dans le transport

Cette concession de ces parts renvoie à une volonté du groupe Lagardère de se recentrer sur ses activités d’édition et de distribution dans les transports. Il y a moins d’une semaine déjà, Lagardère vendait son pourcentage de Vibe Radio Côte d’Ivoire et Sénégal à l’homme d’affaires ivoiro-béninois Fabrice Sawegnon, tout puissant président-fondateur de Voodoo Group, le leader de la publicité en Afrique de l’ouest.

Lagardère a aussi engagé des négociations avec M6 pour la cession de son pôle TV. Les chaînes concernées sont orientées jeunesse, à savoir TNT Gulli, Canal J ou encore Tiji. Le groupe espère retirer au moins 200 millions d’euros de la vente de ces chaînes.

Enfin, relevons qu’en 2018, Lagardère avait abandonné des radios internationales, des magazines, dont Elle, des sites tels que Doctissimo et MonDocteur et récemment Boursier.com.

Toutes ces cessions et ce recentrage semblent déjà porter leurs fruits puisque Lagardère annonce une hausse de son chiffre d’affaires. En effet, jeudi dernier, le groupe a publié un chiffre d’affaires en hausse de 2,5% pour 2018 à 7,258 milliards d’euros.

 

AliExpress s’impose

Connaissez-vous AliExpress ? Une mine d’or d’objets utiles, drôles et insolites à petit prix. D’après les données de la plateforme, la popularité des objets associés au mot clé « chaud » a explosé auprès des acheteurs Français. 

Sur AliExpress, on trouve plus de 30.000 objets conçus pour rester confortablement au chaud en attendant les beaux jours, dans une large fourchette de prix comprise entre 29 centimes et 5355,88€ ! AliExpress dévoile les articles les plus demandés par les acheteurs français pour endurer l’hiver.

Si les Français sont déjà équipés en doudounes et vestes polaires, ce sont les sous-vêtements thermiques qui battent tous les records avec des centaines de milliers de ventes pendant la saison hivernale.

Des produits plus insolites rencontrent également un franc succès tels que les coussins chauffants, les semelles chauffantes USB ou les chandails pour chiot.

La plateforme connait un succès croissant grâce à ses prix attractifs, son offre pléthorique et l’amélioration permanente de sa logistique permettant des livraisons transfrontalières de plus en plus rapides.

D’après les informations de LSA (article décembre 2018), l’efficacité logistique d’AliExpress aurait augmenté de 40% depuis octobre dernier suite à la signature du partenariat entre AliExpress et La Poste.

Article du magazine Entreprendre.

 

PSA regarde vers demain

Le groupe automobile français PSA a ouvert au public le vendredi 18 janvier son Centre d’Expertise R&D Powertrain (CEP). Le site a pris place à Carrières-sous-Poissy dans le département des Yvelines, sur les bords de la Seine. Le CEP rassemble l’ensemble des moyens de conception, de développement, d’essais et de validation des chaînes de tractions électrique, essence et diesel du constructeur.

L’activité du Centre d’Expertise R&D Powertrain va être consacrée à la transition énergétique et à la réduction des émissions de CO2. Ce n’est pas un site de production. « Le Centre d’expertise Powertrain soutient l’offensive du groupe PSA vers l’électrification. Nos équipes de développement sont résolument engagées dans cette transition pour répondre aux attentes de nos clients et leur proposer des technologies toujours plus efficientes en matière de réduction d’émissions et de consommation d’énergie », a expliqué Gilles Le Borgne, directeur de l’Ingénierie et de la Qualité du groupe PSA durant la visite du site.

PSA a choisi de travailler avec la société Nidec à travers la co-entreprise Nidec-PSA emotors et a installé le siège dans les locaux du CEP. « Notre activité porte sur le design et la production de machines électriques pour PSA mais aussi pour d’autres constructeurs. C’est pour nous très important d’être intégrés au dispositif technologique de PSA », a soutenu son directeur général Alexis Coron.

Des investissements très importants ont également été faits et tournés en faveur du pôle des tests des calculateurs qui est équipé de 56 bancs de dernière génération. « Il y une vingtaine d’années on trouvait une dizaine de calculateurs dans les voitures, aujourd’hui il y en a cinquante ou soixante », a expliqué Eric Tonietto, le patron du département électronique moteur durant l’inauguration. Ces engagements rappellent d’ailleurs ceux de l’assurance SFAM.

Dunkerque se modernise

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Suivant l’évolution mondiale de l’économie et la demande européenne, le port de Dunkerque ne cesse d’évoluer et de réinventer ses infrastructures.

A la suite de l’année 2018, nous pouvons constater une augmentation de 3% du trafic atteignant les 51.6 MT. « Depuis cinq ans que nous travaillons sur le projet stratégique 2014-2018, nous y avons mis beaucoup d’énergie et de travail. Désormais, Dunkerque compte dans le range nord de l’Europe », affirme Stéphane Raison, président du directoire de Dunkerque Port. Cependant, le port à dû muer à la suite de la fermeture de la grande raffinerie des Flandres et la baisse de la demande de charbon en Europe. « Nous sommes le premier port post pétrole », constate Stéphane Raison.

Le trafic conteneurisé a aussi progressé grâce à l’adaptation du port avec un gain de 13% en 2018. « De 2013 à 2018, la progression de ce trafic s’élève à 45% », souligne le président du directoire, qui n’hésite pas à dire qu’aujourd’hui : « Dunkerque devient une place importante pour le trafic conteneurisé en Europe du nord ».

En 2019, le Quai des Flandres, un terminal dédié aux conteneurs, va voir son extension se finir. L’achèvement de ces travaux va permettre au port d’accueillir deux navires de dernières générations en même temps. « Nous disposerons de 1000 mètres linéaires à 17 m de tirant d’eau », précise Stéphane Raison. La transition écologique s’est invitée dans ces travaux. En effet, les soubassements ont été fait à partir de chute de l’usine d’ArcelorMittal et réadaptées localement. Monsieur Raison le confirme, « cela évite d’aller piocher dans les ressources naturelles locales. De plus, nous évitons un trafic routier d’approvisionnement important ».

Enfin, la Zone de Grande Industrie (ZGI) devrait être fonctionnelle dans le courant de l’année qui vient. « Nous n’avions plus d’espaces pour recevoir des industriels qui souhaitaient s’implanter localement alors qu’une demande croissante se faisait sentir. Compte tenu de l’espace encore disponible dans la circonscription du port (environ 4000 hectares), la création de cette zone permet d’implanter des sociétés qui ne seront pas obligatoirement en lien avec l’activité portuaire » développe monsieur Raison.

Taxer d’une autre façon les hauts revenus ?

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Le contexte social dans lequel est plongé la nation depuis des mois a rendu le gouvernement fébrile, moins sur de ses positions qu’au début du quinquennat et surtout très dépendant de la parole -circonstancielle- du chef de l’Etat. L’exécutif tente une dangereuse pirouette consistant à revenir sur le devant de la scène avec ses propres propositions et ne plus se contenter de refuser celles issues des gilets jaunes et des cahiers de doléances à longueur de plateau.

Si le gouvernement essaie de pousser le débat sur les lenteurs de l’administration et le coût qu’il établit de la fonction publique, thèmes peu ou jamais évoqués par les Gilets Jaunes, ce sont bien les demandes de répartition de la richesse du pays qui reviennent le plus souvent (ISF, nouvelles tranches d’imposition pour les plus riches, lutte contre la fraude fiscale, lutte contre la fraude aux cotisations patronales, …).

Dans cette ambiance, le maintien de suppression de la taxe d’habitation pour les 20% les plus riches est un sujet plus que capable de tendre encore plus la situation pour la majorité. Hier, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux a annoncé dans les médias que le maintien de la taxe était « sur la table ». « La promesse de campagne de la supprimer pour 80 % des Français (…) est mise en place » et le gouvernement se penche désormais sur « la question des 20 derniers pour cent », a souligné monsieur Griveaux.

Du côté du ministère de l’Economie et des finances, on affirme qu’« il y a des sujets déjà votés par le Parlement, comme la suppression de 80 % de la taxe d’habitation, la transformation de l’impôt de solidarité sur la fortune [ISF] en impôt sur la fortune immobilière [IFI] ou la “flat tax”. Mais la situation politique a changé, et le grand débat national doit traiter de fiscalité. On ne va pas arriver avec des réponses toutes faites ».

Mise en place du prélèvement à la source

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Les dirigeants d’entreprises cotées en bourse ou celles dont l’Etat est actionnaire devront « impérativement » verser leurs impôts en France, a préciser le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin dans une interview au Journal du dimanche. « Comme l’a dit le président de la République, les dirigeants d’entreprises cotées ou dont l’Etat est actionnaire doivent impérativement être résidents fiscaux français » a-t-il ajouté.

Le ministre s’est voulu offensif sur le dossier. « Nous sommes en train de nous en assurer et nous sommes prêts à prendre toutes les mesures nécessaires si tel n’était pas le cas », a-t-il précisé, affirmant que « la suppression de l’ISF, qui était un impôt absurde, doit aller de pair avec un certain civisme fiscal ».
Dans sa réponse au mouvement des «gilets jaunes», le président Emmanuel Macron avait déclaré dans la première quizaine de décembre que « le dirigeant d’une entreprise française doit payer ses impôts en France et les grandes entreprises qui y font des profits doivent y payer l’impôt ».

A propos du le prélèvement de l’impôt à la source, qui est entré en application hier, le ministre ne semble pas s’attendre à d’importantes tentatives de fraude. « Ce gouvernement fait confiance aux entreprises (qui devront collecter l’impôt). Et si dans tout système, il peut y avoir des fraudes, l’administration sera vigilante, mais notre rôle est d’accompagner l’entreprise », a-t-il déclaré.

« Qu’il soit en tout cas certain que si, pour une raison ou une autre, l’impôt n’est pas acquitté normalement, ce sera sans aucune conséquence pour le particulier », s’est voulu rassurant le ministre.