Air France-KLM : Le gouvernement néerlandais prend une participation

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L’Etat néerlandais a décidé, presqu’en catimini, de prendre une participation au capital de la compagnie aérienne franco-néerlandaise Air France-KLM. Il veut ainsi obtenir une position équivalente à celle de l’Etat français qui détient 14,3% du groupe. Cette décision des autorités hollandaises n’est pas du tout du goût des dirigeants français.

Les Pays-Bas veulent être plus présents au sein de la compagnie

La Haye a annoncé vouloir prendre une participation au capital de la compagnie Air France-KLM, au même titre que l’Etat français qui détient 14% du groupe. L’information a été portée, mardi soir, par le ministre néerlandais des Finances, Wopke Hoekstra, lors d’une conférence de presse. Selon lui, « La position de KLM s’est sans cesse érodée ces derniers mois » faisant craindre une baisse de l’influence hollandaise au sein d’Air France-KLM. Cette participation des Pays-Bas devrait s’élever à hauteur de 12,68%, assez pour protéger les intérêts nationaux, au moment où se multiplient les actionnaires non identifiés. Ces derniers détiennent 64% des parts du groupe contre 14,3% pour l’Etat français. Les autres associés sont Delta Airlines (8,80%), China Airlines (8,80%) et les employés (3,90%).

Une décision pas du goût de la France

Si cette prise de capitaux est d’emblée positive pour la concurrence au sein du groupe (KLM est très compétitif ces dernières années et Air France l’est moins), elle risque de déboucher, à long terme, sur des tensions politiques. Le gouvernement hollandais pourrait avoir l’idée d’entrer dans le conseil d’administration- qu’il lorgne depuis belle lurette- afin de contrer l’influence française. Bernard Garbiso, secrétaire général de la CFE-CGC Air France, pense d’ailleurs que « La prise de position de l’Etat néerlandais montre un certain chauvinisme sur KLM. C’est un coup politique. Ce n’est pas bon d’avoir un KLM qui veut prendre le pouvoir sur Air France ». Et il n’est pas le seul à redouter l’entrée dans le capital d’Air France-KLM du gouvernement hollandais. Aussi, pour le syndicat CFDT Air France, une prise de participation des Pays-Bas pourrait créer « des divergences et des conceptions différentes de l’avenir » au sein de la compagnie aérienne. Quant à l’Etat français, qui étudie encore sa réaction, il estime que le gouvernement hollandais n’a pas respecté la procédure d’acquisition d’actifs. La prise de participation s’est « faite sans information du conseil d’administration (du groupe) ni du gouvernement français », a commenté le Ministre de l’Economie, Bruno Le Maire.

 

Consommation : Augmentation de 2,6% des prix moyens du panier en 2018

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Les prix moyens du panier ont augmenté de 2,6% en 2018 en France, selon l’association Familles rurales, dans un rapport publié le vendredi 22 février 2019. Cette étude a seulement pris en compte les produits de consommation courante en métropole et dans les territoires d’outre-mer.

L’outre-mer plus chère que la métropole

Selon les conclusions du rapport de l’association des Familles rurales, publié le vendredi dernier, les prix moyens du panier ont augmenté de 2,6% en 2018, après cinq années de stabilité. « 2018 a été une année record » écrit l’association dans son rapport intitulé « Observatoire des prix ». Cette étude, qui prend en compte 35 produits de consommation courante, révèle que le panier moyen en 2018 s’établit à 135 euros à l’ouest (10 fois moins cher qu’en île de France) et à 150,10 euros en région parisienne. En outre-mer, la situation est plus alarmante car les prix y sont 66% voire 73% (Mayotte) plus élevés que ceux de la métropole.  Le prix moyen du panier atteint là-bas 231,80 euros. Familles rurales explique ces écarts de prix par un régime fiscal différent. L’association réclame donc une refonte des taxes applicables à défaut de bonifier le revenu de ces Français.

« depuis 2014, le prix de ce panier n’a cessé d’augmenter »

De même, il faut noter que cette inflation des prix n’est pas propre à un type de surface. Aussi bien les hypermarchés que les supermarchés et les discounts sont concernés par cette hausse des prix de produits de consommation. Pis, la tendance a évolué, les hard-discounts n’étant plus les moins chers parmi les magasins. Ainsi, au niveau des « premiers prix », ils proposent jusqu’à 13,40% d’augmentation alors que cette hausse n’est que de 6,9 en moyenne. « Contrairement à une idée reçue, les prix les plus bas se trouvent en hypermarchés et non en hard-discount où ils ont littéralement explosé en 2018 (+14 % en un an) », a fait remarquer Familles rurales. Et la courbe n’est pas prête de s’inverser au regard de son évolution ces dernières années car, selon l’association Familles rurales, « depuis 2014, le prix de ce panier n’a cessé d’augmenter avant d’atteindre son point culminant cette année ». Le rapport montre que le panier « premier prix » a en effet prix 4,9 % de 2008 à 2018.

Le rapport « Observatoire des prix » note enfin qu’en moyenne, le bio coûte 65 % plus cher que le panier moyen et près de deux fois plus que le panier « premier prix ». Manger mieux devient donc une problématique pour les familles françaises.

Mode : Fendi rend hommage à Karl Lagerfeld

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Fendi, la marque italienne dont Karl Lagerfeld était l’un des directeurs artistiques, a rendu un hommage bouleversant au défunt styliste ce mercredi 20 février 2019. C’était à l’occasion de son défilé automne-hiver 2019-2020 qui a eu lieu à Milan.

Fendi rend hommage à son illustre créateur

Décédé le mardi matin, Karl Lagerfeld a eu droit à un vibrant hommage lors du défilé de la collection autonome-hiver 2019-2020 de Fendi, ce mercredi 20 février. Le couturier allemand a beaucoup apporté à la marque italienne pendant plus de cinq (5) décennies. La maison ne pouvait donc pas omettre d’honorer la mémoire de ce créateur hors pair, hier à Milan.

Lors de cette Fashion Week de Milan, ce 21 février 2019, Fendi a d’abord dévoilé sa dernière collection imaginée par le célèbre styliste disparu, avant de lui rendre un émouvant hommage. Une séquence du documentaire de Loïc Prigent, Karl se dessine a ainsi été projeté à l’écran. Dans cet extrait, le créateur de mode se rappelle avec force émotion des habits qu’il portait le premier jour qu’il a mis les pieds dans la maison italienne ; c’était en 1965 : « Un chapeau Cerrutti, les cheveux longs, des lunettes noires, une cravate lavallière imprimée et un costume Norfolk, avec un pantalon-culotte à la française en tweed écossais et un sac, trouvé à Milan… », relate le documentaire.

Un créateur hors pair

Karl Lagerfeld s’est éteint le mardi 19 février 2019, à l’âge de 85 ans. Pendant plusieurs semaines, le couturier allemand avait vu sa santé se dégrader considérablement au point qu’il ne se présentait plus, à la fin de chaque défilé, pour saluer le public, comme il le faisait toujours. Quelques minutes après son décès, le styliste a reçu les hommages de diverses personnalités, parmi lesquelles Bernard Arnault, patron du groupe LVMH, qui s’est dit « infiniment attristé ».

L’illustre couturier allemand au style atypique était le directeur artistique de Chanel, Fendi et de sa marque éponyme (Karl Lagerfeld). Pendant plusieurs années, Il a régné sur la mode bousculant sans cesse les codes, réinventant les classiques tailleurs de tweed et les sacs matelassés. Karl Lagerfeld n’aura peut-être pas un successeur tant son talent était inégalable. Il manquera à jamais à toutes les maisons dont il dirigeait la création artistique. Il manquera surtout à Choupette, sa chatte qu’il emportait partout, comme un sac à main fétiche.

 

 

Soldes d’hiver 2019 : Un premier bilan mitigé

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Les soldes d’hiver prennent fin ce mardi 19 février 2019 pour la plus part des départements français. Et à l’heure du bilan, les premiers chiffres donnés par les professionnels du secteur ne sont guère encourageants. Les manifestations des Gilets Jaunes seraient passées par là.

Un bilan en très mitigé selon les commerçants

Ce mardi 19 février 2019, les soldes d’hiver prennent officiellement fin dans la plus part des départements français. Seuls Saint-Pierre-et-Miquelon (du mercredi 16 janvier au mardi 26 février 2019) et la Réunion (soldes d’été du samedi 2 février au vendredi 15 mars 2019) continuent de vendre. Cette variation des dates des soldes est conditionnée au statut de certains départements et à leur climat, sur lequel s’alignent notamment les activités touristiques.

A quelques heures de la clôture des ventes, le premier bilan dressé reste tout à fait mitigé selon les professionnels du secteur. A Paris par exemple une enquête publiée par la CCI Ile-de-France, réalisée auprès des commerçants, révèle que « ni les fêtes de fin d’année ni les soldes » n’ont permis de « retrouver une fréquentation et un chiffre d’affaires satisfaisant ».

La faute aux Gilets Jaunes

Au moins 84% des commerçants sondés à Paris accusent les manifestations des Gilets Jaunes d’être à l’origine de leurs mauvais chiffres d’affaires. En revanche, si les résultats ne sont pas bons dans l’ensemble, certains commerces s’en sortiraient bien plus que d’autres. Parmi ceux-ci, les centres commerciaux dont la baisse est circonscrite à seulement 0,8% du chiffre d’affaires précédent. Toutefois ils notent que les effets seraient plus catastrophiques sur le long terme avec notamment un report continu des achats du samedi au dimanche.

Les mauvaises recettes ne sont pas seulement observées dans la capitale française, bien qu’elle soit au cœur des contestations des Gilets Jaunes. En effet, le même climat morose des affaires touche l’ensemble du territoire français. L’on rapporte ainsi des baisses de chiffre d’affaires de l’ordre de 20 à 30% «pour les plus chanceux», et jusqu’à 50% pour les autres, dans les grandes villes du pays dont Bordeaux, l’une des places fortes de la contestation après Paris. Bien évidemment les manifestations des Gilets Jaunes sont pointées du doigt. Tous les samedis, elles auraient fréquemment vidé les rues et fait fuir la clientèle à cause de leur extrême violence.

EDF : Jean-Bernard Lévy reconduit malgré les difficultés du groupe

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Jeudi, l’Elysée a annoncé qu’il avait l’intention de renouveler le contrat de Jean-Bernard Lévy à la tête d’EDF, malgré les difficultés que connait le groupe énergétique français. La proposition de reconduire l’ex PDG de Vivendi sera officiellement formulée le 16 mai prochain.  

Jean-Bernard Lévy reconduit, une première à EDF

L’Elysée a annoncé, ce jeudi, vouloir reconduire Jean-Bernard Lévy à la tête d’EDF, le leader énergétique français et européen. La proposition sera officiellement faite le 16 mai prochain, à l’occasion de l’assemblée générale du groupe. Sauf surprise, l’actuel PDG bénéficiera d’un second mandat comme l’Etat est majoritaire au sein d’EDF. Avec 83,66% du capital de cette entreprise, ce désir de l’Elysée sera presqu’un ordre. Ce faisant, Jean-Bernard Lévi deviendra le premier patron d’EDF à recevoir un second bail, qui plus est, sous deux Présidences différentes : celles de François Hollande, qui l’a nommé, et d’Emmanuel Macron qui veut le garder à sa place, malgré les difficultés que connait le groupe, depuis plusieurs mois.

Macron a un projet pour le polytechnicien de 63 ans

Emmanuel Macron semble avoir un projet pour lui, ou plutôt une mission à lui confier. Le Chef de l’Etat nourrit un plan de restructuration d’EDF. Il voudrait séparer les actifs nucléaires et hydrauliques des activités dans les énergies renouvelables et les services. Les premiers resteront sous le contrôle restreint de l’Etat au sein d’une entité sous sa supervision, les secondes, mises à la disposition du secteur privé. Ainsi, l’Etat pourrait garder l’essentiel du parc de production d’EDF et en même temps ouvrir le capital des activités des énergies éolienne et solaire à des investisseurs privés. Cette découpe vise aussi à donner un peu d’air au groupe EDF étranglée par une énorme pression financière. De fait, le leader énergétique européen porte, en fardeau, une dette de 40 milliards d’euros alors qu’il n’arrive qu’à faire des bénéfices de 3 milliards d’euros.

L’Etat rassure les électriciens

Mais ce plan ne plaira certainement pas à tout le monde, particulièrement les syndicats.

Pour calmer ces derniers, le gouvernement propose aux employés de conserver leur statut d’industries électriques et gazières (IEG), bien mieux que celui de certaines corporations dont les cheminots.

Jean-Bernard Lévy devra maintenant sauver les meubles à EDF avec ce prochain ticket que l’Elysée s’apprête à lui offrir malgré la crise. Quitte à lui de montrer qu’il est digne de rester aux commandes du géant énergétique jusqu’en 2024.

 

Statistiques : La consommation de vin en France a chuté

Selon l’Organisation Internationale du Vin (OIV), la consommation de vin en France a chuté de plus de 20% depuis le début des années 2000. Une bonne nouvelle (c’est selon) qui ne règle pas pour autant le problème de l’alcoolisme en France.

Les Français boivent mois de vin, de plus en plus

L’organisation Internationale du Vin (OIV) vient de publier des statistiques sur la consommation du vin dans le monde, ces dernières décennies. La France, l’un des grands amateurs et producteurs de vin de la planète, connait une réduction de sa consommation depuis les années 2000. En 2017, note l’organisation, environ 27 millions d’hectolitres de vin ont été consommés en France contre 34,5 millions en 2000. Un net recul de 7,5 hectolitres, soit 21,7% du volume total. Aussi, en moyenne, chaque Français d’âge mûr aurait bu, en 2017, environ 51,2 litres de vin avec ou sans bulles. En 2000, ce chiffre était de 71,5 litres par adulte, soit là encore une réduction de 28,4%.

Malgré cette chute de la consommation du vin en France, le problème de l’alcoolisme n’est pas pour autant résolu. Il suffit de se référer au budget annuel consacré aux boissons alcoolisées pour s’en rendre compte. En 2017, ce budget était estimé à 325,3 euros contre 301,3 il y a dix ans. Ainsi les Français boivent toujours autant, surtout les jeunes alcooliques.

Etats Unis et Portugal, les grands consommateurs mondiaux

Le classement mondial en terme de volume total, selon les chiffres de l’OIV, est toujours dominé par les Etats Unis, et ce, depuis 2011. En 2017, les Etats Unis ont englouti 32,6 millions d’hectolitres de vin contre 21,2 millions en 2000, soit une hausse de la consommation de 53% ! Le pays de l’Oncle Sam fait donc honneur à sa taille, à sa démographie et surtout à sa joie de vivre. En revanche il n’est pas le champion mondial en ce qui concerne la quantité de vin bu par personne puisque chaque Américain n’a absorbé que 12,1 litres de vin en 2016. C’est plutôt le Portugal, lui aussi grand amateur et producteur de vin qui prend la tête du classement mondial par tête. Avec 51,4 litres absorbés par habitant en 2016, contre 53,2 litres en 2000, il se classe 1er devant les Italiens (43,6 litres par tête), les Allemands (28,3 litres) et les Espagnols (24,1 litres).

Ce classement exclut la consommation touristique, précise l’Organisation Internationale du Vin (OIV).