mardi, mars 31, 2026
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Diamants : le groupe De Beers performe malgré la pandémie

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La bourrasque du Covid-19 partiellement passée, les producteurs mondiaux de diamants retrouvent progressivement des forces. C’est notamment le cas de De Beers, filiale de la holding minière britannique Anglo American. En 2021, elle a enregistré un meilleur résultat financier qu’en 2019, la période d’avant pandémie.

Des records de vente en début d’année

De Beers Group a publié, le 22 décembre dernier, les résultats provisoires de sa dixième et dernière session de ventes de diamants bruts pour 2021. La filiale de la holding minière britannique Anglo American a fait part d’un chiffre d’affaires de 332 millions de dollars au cours de ce cycle. C’est son montant le plus faible de l’année, derrière les 385 millions de dollars du cycle 4. Celui-ci a été plombé par une baisse de la demande en provenance de l’Inde à cause de la pandémie de Covid-19. Pour rappel, les ventes de la première et de la deuxième session de 2021 ont respectivement rapporté 663 millions et 550 millions de dollars, des records pour l’année.

Avec les 332 millions de dollars au cours du dixième cycle, De Beers Group a pu engranger  4,82 milliards de dollars en 2021. Ce résultat annuel est supérieur à celui de 2019 (4,04 milliards), la période avant la pandémie de Covid-19, et celui de 2020 (3,4 milliards de dollars). Il y a deux ans, le chiffre d’affaires total avait diminué de 27 % en raison des conditions de marché difficiles et des blocages en Inde. Il y a donc eu une bonne remontée entre temps. Notons qu’en 2017 et 2018, le chiffre d’affaires s’élévait respectivement à 5,31 et 5,39 milliards de dollars.

Un sentiment général positif dans l’industrie du diamant

Bruce Cleaver, PDG de De Beers explique que « la demande de diamants bruts et le sentiment des marchés ont continué à être positifs dans le dernier cycle de vente de 2021». Pour les premières sessions de ventes de 2022, la compagnie sud-africaine s’attend à de nouvelles hausses des volumes en raison des effets de la période des fêtes de fin d’année et du Nouvel An chinois. Son patron estime que le sentiment général dans l’industrie du diamant va rester dans le vert, surtout sur les marchés clés des Etats-Unis et de la Chine. Il se satisfait parallèlement d’un retour des capacités de production en Inde et d’une forte demande de diamants bruts au cours des derniers cycles de vente.

Un groupe présent dans plusieurs pays

Outre ces trois marchés majeurs, De Beers Group est également présent au Canada, en Afrique du Sud, en Namibie et au Botswana. Dans ce dernier pays, où l’exploitation des diamants représente un cinquième du PIB, 80 % des exportations et 38 % des recettes budgétaires, la compagnie détient une coentreprise avec l’Etat, baptisée Debswana.

Pour rappel, le conglomérat diamantaire sud-africain, détenu à 45 % par Anglo American, a été fondé en 1888 pour exploiter les mines nationales. Mais, avec une croissance des bénéfices, il a jugé bon de conquérir d’autres territoires. Aujourd’hui De Beers est un leader mondial des diamants bruts.

France : les manœuvres délicates de l’industrie du luxe pour la gestion des stocks

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La loi antigaspillage désormais en vigueur contraint les acteurs français du luxe à un traitement rigoureux de leurs stocks. Au risque de crouler sous des invendus dont la gestion n’en reste pas moins difficile.

C’est à un exercice d’équilibriste que les acteurs du luxe tous produits confondus sont désormais confrontés avec l’entrée en vigueur depuis le début de l’année en France de la législation antigaspillage censée détourner le pays de la politique du tout jetable. Notamment concernant les articles non-alimentaires invendus dont la valeur se chiffrait à plus de quatre milliards d’euros en 2019, selon RMC.

Ces produits que la loi interdit désormais de détruire laissent Gucci, Saint-Laurent, Dior et autres Balenciaga dans un certain casse-tête. Ces marques n’étant pas vraiment éligibles aux soldes, qui restent un des principaux moyens d’en finir avec les stocks dans l’univers de la mode et de la maroquinerie entre autres. Un produit de luxe mis en solde fait très souvent l’effet inverse, selon Julie El Ghouzzi experte interrogée par BFMTV.

Calibrer l’offre

Il vaut donc mieux pour les marques faire tout afin d’éviter d’avoir à gérer les surplus. Cela passe notamment par un calibrage de l’offre en fonction des besoins du marché. Un exercice aléatoire, diront à juste titre certains, mais que les acteurs réussissent de plus en plus avec brio, parfois en ayant recours à l’intelligence artificielle, comme Saint-Laurent et Balenciaga. Le groupe LVMH, propriétaire de Louis Vuitton, serait passé maître dans le domaine, à en croire Julie El Ghouzzi qui ne tarit pas d’éloges en leur endroit.

Mais même la meilleure expertise ne suffit pas parfois à s’éviter des invendus. C’est là qu’interviennent d’autres méthodes destinées à aider les marques à s’en débarrasser, n’étant plus en mesure de les détruire comme l’avait fait Hermès en 2017 non sans tollé.

Cession, recyclage, dons

À ce niveau, les firmes avec un grand nombre de personnels s’en sortent le mieux. Puisque le stock non écoulé est cédé aux employés à des prix bien évidemment en deçà du marché.

Les dons aux associations caritatives partenaires sont également une alternative. Au même titre que le recyclage dont les produits dérivés retournent sur le marché. Hermès en a ainsi vendu 39 000 au total en 2020, selon les chiffres de BFMTV. Ce faisant, les marques participent aussi au respect de leur responsabilité sociétale. De quoi faire donc d’une pierre plusieurs coups.

Amazon se lance dans le shopping pour vêtements

Le géant du commerce électronique annonce l’ouverture prochaine aux États-Unis, d’un magasin particulier de vente de vêtements. Puisqu’il mettra en exergue des habitudes de consommation à la fois physique et numérique.

Amazon ne fait jamais les choses comme les choses. Le mastodonte du e-commerce doit, chaque fois qu’il investit un nouveau secteur d’activités, y ajouter sa touche. Sa dernière idée n’échappe pas à ce principe devenu une véritable marque de fabrique. L’entreprise de Seattle prévoit en effet le lancement prochain d’un magasin de vente de vêtements fonctionnant sur le principe des enseignes traditionnelles, mais avec une forte implication de l’intelligence artificielle. Autrement dit, un magasin mi-physique mi-high-tech nommé Amazon Style.

Pour ce faire, Amazon a sollicité un terrain d’une superficie de plus de plus de 2 700 mètres carrés à Glendale, ville de l’État de Californie. Ce qui est déjà plusieurs fois plus grand qu’un centre commercial classique. Et pour cause, le groupe compte en faire un véritable complexe commercial comprenant un magasin quatre étoiles d’où ne sont exposés que ses produits les plus plébiscités sur amazon.com et bien d’autres enseignes dont Lululemon ou encore Tory Burch, selon la vidéo d’annonce publiée sur sa plateforme, jeudi 20 janvier.

Rapidité de service et prix

Le fonctionnement d’Amazon Style est fondé sur la fourniture d’un service rapide et adapté aux clients. Ces derniers pourront en effet choisir depuis la maison, grâce à l’application Amazon Shopping, le type de vêtement désiré selon leur convenance et ensuite passer l’essayer dans la boutique avant l’achat. Et pour ceux préférant effectuer tout le processus sur place, Amazon Style leur a prévu des écrans connectés. Ces derniers sont destinés à aider le client à faire son choix conformément à ses goûts. Ces moniteurs sont capables de faire des recommandations personnalisées aux usagers en se fondant sur leurs habitudes de consommation dans Amazon Shopping.

Et grâce à la technologie utilisée dans les centres de distribution d’Amazon, les acheteurs seront servis à la minute près, promet le géant de la tech. Il indique par ailleurs que le prix des articles disponibles dans les centres Amazon Style sera compris entre 10 et 400 dollars.

Les détaillants sous pression

Avec cette enseigne de type nouveau, Amazon devrait rogner un peu plus de part de marché dans le secteur du commerce de détail. Lui qui dispute déjà des clients aux libraires, aux chaînes de grande surface et aux épiciers entre autres à travers ses nombreuses offres. Peu lui chaut le désarroi de ces derniers de même que les accusations d’abus de position dominante le visant dans plusieurs pays.

Désertification : sans les banques, les centres-villes en danger

La désertification et la dévitalisation des centres-villes de province semblent inévitables. Ce sont désormais les banques qui « quittent le navire », et sans elles, le dernier semblant d’activité économique ne devrait pas résister longtemps.

Phénomène accentué par la pandémie

Boutiques fermées, rues désertes, locaux à vendre… La désertification des centres-villes n’est pas un phénomène nouveau, mais il touche désormais des villes de taille moyenne comme Agen ou Béziers. Sous les coups de boutoir des centres commerciaux implantés en périphérie depuis les années 70-80 et le e-commerce depuis le tournant du siècle, les centres-villes de province ont progressivement été déclassés dans la « France périphérique ». Et la pandémie n’a pas arrangé les choses.

Les petits commerces, dont la rentabilité était déjà limitée, ont subi de plein fouet les confinements à répétition. Peu d’entre eux sont restés ouverts, mis à part les commerces alimentaires qui ont vu leurs chiffres d’affaires augmenter en moyenne de 8 %. Exit donc les magasins de vêtements et de chaussures, les fleuristes, les parfumeurs ou les petites drogueries qui contribuaient à la vie communale. Place aux supérettes et surtout à Amazon, grand gagnant de la pandémie.

Le e-commerce se porte en effet extrêmement bien depuis les premiers confinements, au détriment des commerces de proximité. D’après la Fédération du e-commerce et de la vente à distance, les ventes en ligne ont ainsi progressé de 8,5 % en 2020 et au troisième trimestre 2021, « les ventes sur Internet enregistrent une hausse de 15 % alors que le e-commerce s’apprête à franchir le cap des 130 milliards à la fin de l’année ».

Les banques surfent sur la tendance

La disparition des agences bancaires est le dernier symptôme de la dévitalisation des centres-villes. Si la France reste la mieux lotie du continent européen, entre 2016 et 2020, elle a tout de même vu son nombre d’agences bancaires diminuer de 13,4 %. Et selon une étude Sia Partners de novembre 2021, l’Hexagone devrait encore perdre 15 % de ses agences bancaires d’ici 2024. La généralisation des fermetures n’incite pas à l’optimisme pour les centres-villes des petites et moyennes communes.

D’autant que la pandémie a accéléré la digitalisation du métier de la banque traditionnelle. Ainsi, malgré leur statut de « commerces de première nécessité » qui a permis aux banques de rester ouvertes pendant les confinements, une étude du cabinet Deloitte dévoile qu’en 2021, 42 % des clients utilisaient l’application mobile de leur banque, contre 34 % en 2019. Sur la même période, la visite en agence serait, quant à elle, en baisse de 12 points.

Des chiffres qui ne retranscrivent pas le danger pour les territoires ruraux. En effet, les populations de ces zones n’ont pas grand-chose à voir avec celles des métropoles : ainsi selon l’INSEE, 17 % de la population française souffrirait d’illectronisme, c’est-à-dire d’importantes difficultés à se servir d’outils numériques, en particulier dans les territoires ruraux. Ces derniers sont donc plus dépendants de la présence d’agences bancaires que leurs comparses des grandes villes.

Des agences qui ferment bien souvent pour des raisons économiques, en dépit du fait que l’État ait reconnu leur importance d’intérêt général, et que les banques françaises soient en bonne santé : par exemple, la future fermeture de l’agence d’Arkéa située à Moncontour-Quessoy, située dans le département des Côtes-d’Armor en Bretagne, s’explique avant tout par le fait qu’elle n’est pas assez rentable au goût du groupe. Et non pas pour lui permettre de survivre : ce dernier a en effet enregistré des résultats record au premier semestre 2021. La nomination de Julien Carmona, en juin dernier, était pourtant supposée permettre au groupe de se recentrer sur ses valeurs et sa région : beaucoup espéraient également que le changement de direction mette fin à la politique de fermeture d’agences, en vain. Chez Société Générale — qui a fusionné son réseau avec celui de Crédit du nord en octobre 2021 — l’objectif était assumé : économiser 450 millions d’euros par an à partir de 2025.

La présence d’agences bancaires sur un territoire est pourtant indispensable, la Banque centrale européenne affirme ainsi que les espèces : « assurent l’inclusion sociale ».

Menace sur les territoires

 Avec 600 000 Français qui résident à plus d’un quart d’heure de trajet d’un distributeur automatique de billets (DAB), les grands perdants de ce mouvement de fermeture d’agences sont les habitants des petites villes rurales, moins connectées et pas assez rentables pour certains réseaux bancaires. La Banque de France se voulait pourtant rassurante en juillet : « La légère réduction du nombre de distributeurs opérée par les banques relève d’une rationalisation du parc d’automates et n’est pas de nature à altérer l’accès aux espèces pour la population ».

Un constat bien loin de certaines réalités du terrain : nombre de petites communes ont ainsi décidé de mettre en place leur propre DAB pour faire face à la désertification. À Aigre, en Charente, les habitants jugent cela « indispensable » : « Ça va redynamiser la ville, qui a besoin de vivre, d’avoir des commerces, donc il faut des espèces ! ». En effet, dans les petits commerces, la pratique du paiement par carte bancaire n’est pas autant répandue qu’en ville, encore moins celle du paiement sans contact ou par mobile.

La raison est d’ordre économique. Le sénateur Loïc Hervé dénonçait, en 2020, le piège pour les territoires ruraux : « sur chaque transaction (sans contact, NDLR), le commerçant est assujetti à une commission systématique de 2,50 % en moyenne ainsi qu’à une taxe fixe suivant le nombre de petites commissions pratiquées dans le mois ». Les petits commerçants sont donc condamnés à devoir privilégier l’espèce pour maintenir un semblant de rentabilité. Mais sans distributeur à proximité…

Année 2021 record pour Samsung

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La firme sud-coréenne de l’électronique a terminé l’année écoulée en fanfare, avec un profit opérationnel exceptionnel sur les trois derniers mois. Des performances favorisées par le contexte de pénurie sur le marché des puces entre autres.

Samsung savoure. Le leader mondial des appareils électroniques a dévoilé vendredi 7 janvier, ses résultats partiels du dernier trimestre de 2021. Et c’est peu dire qu’ils sont vertigineux. Ils témoignent notamment d’une période octobre-décembre marquée par un bénéfice opérationnel de 10,1 milliards de dollars. Soit un bond de 52% sur un an et un chiffre du quatrième trimestre le plus élevé depuis 2017.

Plus globalement, de telles performances lui permettent de boucler l’année avec plus de 38 milliards d’euros de profit opérationnel. Autrement dit, au troisième niveau le plus haut de son histoire, selon le communiqué de la firme sud-coréenne. À cela s’ajoute le plus gros chiffre d’affaires de son histoire estimé à plus de deux cents millions d’euros.

Contexte favorable

Ces résultats qui feraient bien d’envieux ne tiennent même pas compte des performances financières de la branche dédiée aux smartphones du groupe. Et pourtant, celle-ci a aussi très probablement réussi une année 2021 d’envergure, à en croire de nombreux analystes. Ces derniers parient notamment sur le succès des appareils à écran flexible du groupe qui semblent peu à peu enfin rentrés dans les mœurs des consommateurs. En témoigne leur nombre total des ventes représentant le quadruple de celui de l’année précédente. Au total, Samsung aurait écoulé 67 millions de terminaux mobiles au cours des trois derniers mois, selon le cabinet de recherche spécialisé Counterpoint.

Ces chiffres tiennent autant que du contexte difficile que des capacités de la firme de Suwon à en tirer parti. Cette période marquée par une pénurie mondiale sans précédent des semi-conducteurs et autres puces électroniques est bien évidemment une aubaine pour Samsung, deuxième plus grand acteur mondial du domaine. L’entreprise a ainsi profité d’une avalanche de commandes de ces composants indispensables dans le circuit de tout dispositif électronique de la part de clients comme Apple, Sony, Xiaomi, Huawei, etc. Au point de voir s’épuiser ses capacités de livraison.

Secteur stratégique

Il a ainsi multiplié les investissements l’année dernière dans le but de protéger cette branche de semi-conducteurs dont la crise du Coronavirus a révélé l’importance stratégique. À l’image des 17 milliards de dollars destinés à la construction prochaine d’une usine au Texas. De quoi lui permettre de voir venir sereinement les prochains mois malgré les contingences de la Chine sous Covid d’où provient la grande majorité de ses puces.

Le groupe Casino (Jean-Charles Naouri) s’allie à Just Eat France pour livrer ses produits en 30 minutes

Jeudi 31 mars, le groupe Casino a officialisé un partenariat avec Just Eat France pour livrer à domicile les produits alimentaires du quotidien de ses enseignes en seulement 30 minutes, dans la continuité de la stratégie de digitalisation fixée par le PDG du groupe Jean-Charles Naouri. De son côté, Just Eat France élargit son offre en intégrant l’activité d’épicerie.

Le groupe Casino et Just Eat France viennent de nouer un partenariat pour continuer de faciliter le quotidien des Français en leur permettant de se faire livrer des produits alimentaires en 30 minutes. En s’associant au groupe de distribution dirigé par Jean-Charles Naouri, la plateforme de livraison de repas enrichit ainsi son offre en intégrant l’activité d’épicerie, pour répondre toujours mieux aux attentes des consommateurs.

En seulement quelques clics sur la plateforme, les clients de Just Eat France auront accès à des milliers de produits du quotidien des enseignes du groupe Casino. L’intégralité des enseignes alimentaires françaises du groupe sont concernées par cet accord : Franprix, Monoprix, Vival, Le Petit Casino, La Nouvelle Cave…

Depuis fin mars, les clients peuvent ainsi se connecter sur le site et l’appli Just Eat et opter parmi plus de 400 références d’articles : fruits et légumes, épicerie salée, sucrée, mais également produits d’hygiène et de dépannage pour la maison. Les partenaires prévoient d’élargir le catalogue à plusieurs milliers de références d’ici la fin de l’année.

Une quinzaine de magasins Franprix parisiens sont déjà reliés à ce service de livraison en 30 minutes. A la fin de l’année, plusieurs centaines de points de vente (toutes enseignes confondues) seront accessibles. Sont concernées dans un premier temps les grandes métropoles comme Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, Toulouse et Nice. Le groupe Casino et Just Eat monteront progressivement en régime sur tout le territoire métropolitain dans les prochains mois.

Le groupe de distribution stéphanois va s’appuyer sur le service de livraison de l’entreprise britannique pour le déploiement de cette nouvelle offre. Les salariés de Just Eat France s’occuperont de livrer les produits dans les plus grandes villes. La startup Stuart, filiale du groupe DPD et partenaire de Just Eat en France, prendra en charge les livraisons dans les plus petites villes.

Par cette association, le groupe Casino souhaite conquérir de nouveaux clients et faire grimper son activité de e-commerce, déjà prospère. En 2021, le chiffre d’affaires de la livraison à domicile du groupe a crû de 48% sur un an. Le groupe Casino occupe actuellement la place de leader dans ce secteur en Ile-de-France. Jean-Charles Naouri travaillait déjà avec deux autres plateformes de livraison de repas (Deliveroo et Uber Eats) et s’est allié, l’an dernier, sur le créneau de l’ultra-rapide avec Gorillas.

De son côté, Just Eat France matérialise l’entrée de Just Eat dans l’activité d’épicerie sur le marché français, en réponse à une forte demande de ses clients. Le mix de formats proposé par le groupe Casino (magasins urbains, premium et de proximité) a convaincu le spécialiste de la livraison de rejoindre l’aventure. Cette alliance entre dans la stratégie du groupe Just Eat Takeaway.com d’accélérer sur le segment porteur de la livraison de courses. Implanté dans 23 pays, l’entreprise a récemment signé des partenariats stratégiques avec des enseignes comme 7-Eleven, Asda, One-Stop, Shell, food.de, Grovy ou encore Wuplo.

Nutella : pénurie ou pas pénurie ?

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La célèbre pâte à tartiner pourrait très bientôt manquer sur le marché, à en croire le Wall Street Journal. Il n’en est pas question, rétorque Ferrero, son fabricant.

Les consommateurs auraient-ils du Nutella au Nouvel An ? Et après les fêtes, qu’en sera-t-il ? Ce sont-là quelques questions qu’une information parue dans le Wall Street Journal (WSJ), lundi 20 décembre, fait sourdre. Le média américain indiquait en effet dans un article-fleuve sur son site internet que la pâte à tartiner va très probablement bientôt manquer sur le marché. La raison ? La conjoncture économique en Turquie qui met à mal la filière de la noisette, fruit essentiel dans la fabrication du Nutella et produit à 70% au monde par le pays.

Pénalisés par la politique monétaire de Recep Tayyip Erdogan souhaitant une faible livre turque, les producteurs sont en effet contraints de payer davantage pour les besoins énergétiques, l’emballage et le transport entre autres. Avec pour conséquence, l’appauvrissement de cette filière de plus de 4 millions d’acteurs, selon le WSJ.

Crise du Nutella

Cette situation qui tend à affaiblir la production de noisettes devrait déboucher sur une pénurie mondiale, à en croire le média américain renseigné sur place par nombre de personnes intervenant dans ce secteur. Et cela va impacter le Nutella dans lequel la noisette compte pour 13%. « Vous feriez mieux de faire le plein de stock « , a ainsi prévenu Turgan Zülfikar, consultant basé à New York pour les entreprises turques actives sur le marché américain, dans les colonnes du journal. C’est dire l’imminence de la crise de la pâte à tartiner.

À ceci près que les informations du WSJ sont fortement contestées par Ferrero, firme agroalimentaire spécialiste mondiale du Nutella et grande consommatrice de la noisette turque, à au moins 30%. Interrogée il y a quelques jours par Le Parisien, l’entreprise italienne a notamment battu en brèche toute imminence de pénurie, de même qu’une hausse des coûts. « Nous ne prévoyons pas du tout de pénurie« , a notamment rassuré un responsable cité par le quotidien de la capitale.

Confusion

De quoi nourrir une certaine confusion sur la question. Car impossible de savoir pour l’heure qui est dans le vrai entre le WSJ réputé très sérieux et les fabricants du Nutella. Quoi qu’il en soit, la situation rappelle une nouvelle fois, la nécessité pour Ferrero de diversifier sa filière de fourniture de noisettes. L’entreprise aurait pour ce faire, d’ores et déjà entrepris d’étoffer la capacité des producteurs italiens, avec la mise en terre à l’horizon 2025 de 20 000 hectares de noisetiers, selon BFMTV.

Différences et similitudes entre le tabac chauffé et la cigarette électronique

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Depuis plus de 10 ans, les industriels du tabac mettent au point des alternatives à la cigarette traditionnelle. Le tabac chauffé et la cigarette électronique en font partie. Potentiellement moins nocifs pour la santé, ces dispositifs partagent un même objectif : offrir aux fumeurs adultes qui continueraient autrement à fumer une meilleure alternative aux cigarettes. Mais alors, quels sont les points communs et les distinctions entre les deux alternatives ?

Un monde sans fumée, voilà l’objectif affiché par les industriels du tabac. Au cours des dix dernières années, ces derniers ont mis sur le marché des dispositifs sans combustion de feuilles de tabac, mais avec nicotine, comme la cigarette électronique, les produits du tabac chauffé, ou encore les sachets de nicotine orale. Des alternatives considérées comme une voie prometteuse pour réduire les méfaits du tabagisme. Nous nous intéresserons ici aux deux premières solutions : la cigarette électronique (ou vape) et le produit de tabac chauffé. L’occasion de voir ce qui les réunit ou bien ce qui les sépare. Précisions.

Le dispositif de tabac chauffé, comme son nom l’indique, chauffe le tabac réel dans une plage de température déterminée, à l’aide d’un système électronique de contrôle de la chaleur qui l’empêche de brûler. En revanche, lorsque l’utilisateur tire sur sa cigarette électronique, le liquide contenant de la nicotine et des arômes se vaporise.

Les produits de tabac chauffé et la plupart des cigarettes électroniques comportent de la nicotine. Bien que certains liquides pour vape n’en contiennent pas. Pour la première alternative, la nicotine est naturellement présente dans le tabac. Au contraire, dans les vapes, la nicotine dérivée du tabac est ajoutée au liquide utilisé dans le produit.

Il convient donc de rappeler que ces dispositifs ne sont pas sans risque puisqu’ils peuvent créer une dépendance. Cela semble évident que le meilleur choix qu’un fumeur adulte puisse faire est d’arrêter complètement la cigarette et la nicotine. Ces alternatives peuvent aussi l’y accompagner.

Étant des dispositifs sans combustion, ni le tabac chauffé ni la cigarette électronique ne produisent de cendres ou de fumée. Ils utilisent plutôt des systèmes de chauffage pour générer un aérosol inhalé par les utilisateurs.

Bien que ces alternatives ne soient pas sans risque, elles sont tout de même potentiellement moins néfastes pour la santé des utilisateurs. En effet, de nombreuses études scientifiques affirment que la majorité des substances chimiques nocives contenues dans la fumée proviennent de la combustion du tabac et du papier de cigarette.

Depuis 2008, Philip Morris International (PMI), le numéro un mondial de l’industrie du tabac, a investi plus de 8 milliards d’euros pour mettre au point des alternatives sans fumée à la cigarette traditionnelle. Le géant américain commercialise notamment Iqos, le produit de tabac chauffé le plus répandu au monde. Selon PMI, ce dispositif réduit les inhalations toxiques de 90 à 95%.

La moutarde pourrait très prochainement manquer

Les graines à l’origine de la fabrication du précieux condiment sont en proie à des phénomènes climatiques à travers le monde, qui en limitent la production.

Il y aura peut-être de la moutarde sur la table pour accompagner la viande et les autres charcuteries à Noël, voire même pour le Nouvel An en France. Mais pas au-delà. Ou alors, ce serait très probablement dans une moindre proportion. Les spécialistes tricolores du condiment en craignent la pénurie, ou plus précisément celle des graines nécessaires à sa fabrication à compter du mois prochain. Raison évoquée ? Les phénomènes climatiques qui mettent à mal sa production dans le monde, notamment au Canada.

Le pays d’Amérique du Nord a subi ces dernières années diverses manifestations du réchauffement climatique, avec cette année, des épisodes d’extrême sécheresse. Conséquence, sa région de la Saskatchewan bordant les États-Unis, qui lui confère le statut de champion incontesté de la production mondiale de graines de moutarde s’en trouve handicapé. La production a de fait, cruellement chuté, se situant actuellement à 99 000 tonnes contre 135 000 un an plus tôt. Et ce chiffre devrait encore diminuer de 28 000 tonnes environ dans les six prochains mois, selon les prévisions des autorités canadiennes.

Exportation limitée

Afin de parer à une éventuelle pénurie de moutarde au plan local, le Canada qui fournit annuellement jusqu’à 70 000 tonnes de graines aux États-Unis, en Europe et ailleurs sur la planète, envisage sérieusement de restreindre ses exportations d’ici la fin de la campagne agricole. D’ores et déjà, l’Européenne de condiments, un des principaux clients du Canada et dont le stock alimente par ailleurs le marché français, a vu ses importations passer de 8 000 tonnes à 100 tonnes à peine, à en croire les chiffres de BFMTV.

Résultat des courses, la célèbre moutarde de Dijon qui contient à plus de 50% des graines venues du Canada devrait beaucoup manquer dans les rayons des supermarchés et autres grandes surfaces françaises, selon les acteurs du secteur. D’autant que la production tricolore a également baissé de 75% depuis 2016. La faute principalement aux insectes qui menacent les exploitations dans la région de Bourgogne.

Promouvoir la production nationale

À ce défaut de production des graines, s’ajoutent inévitablement de nouveaux impératifs de coûts. De 700 dollars canadiens en 2019, la tonne devrait passer à 1700 d’ici le terme de la campagne agricole.

Les acteurs français préconisent la mise en place d’une stratégie de renforcement de la production locale de graines afin de sortir de ce cercle vicieux. Mais pour cela, un accompagnement étatique est nécessaire.

Sleeping Giants : pourquoi les marques s’en démarquent

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C’était il y a deux ans. Un siècle. Une éternité. Les Sleeping Giants débarquaient en France et les grands groupes étaient trop heureux de répondre favorablement aux interpellations du mouvement activiste pour pouvoir communiquer sur leur implication sociétale. La mode a depuis passé et la confusion des genres entre monde de l’entreprise, journalisme et activisme politique a connu quelques ratés. Au point de voir les marques devenir très méfiantes à l’égard des géants assoupis.

Au cours d’une année 2020 à nulle autre pareille, les Sleeping Giants ont incarné l’image d’un activisme voulant donner du sens à la société. Déboussolées par le Covid, les entreprises se sont lancées dans un créneau qui leur semblait porteur et fédérateur : la lutte contre les discours de haine. L’occasion d’aligner leurs stratégies de communication à l’air du temps (Black Lives Matter, MeToo,…).

Les Sleeping Giants revendiquent à ce jour avoir permis de geler les budgets publicitaires de plus de 2000 annonceurs en France sur les médias qu’ils ont pris pour cible (CNews, Valeurs Actuelles et France Soir). Ils sont parvenus en 2019 et 2020 à multiplier les jolis coups médiatiques en attirant l’attention de grands groupes comme Toyota, Nike, Ferrero, Groupama, PSA, Carrefour, et bien d’autres encore.

Mais le succès des Sleeping Giants s’est érodé au fil des mois, notamment après l’annonce très médiatique du boycott de CNews par Décathlon. Une victoire à la Pyrrhus et un véritable tournant pour les activistes et les marques les soutenant. Interpellé par les Sleeping Giants en fin d’année 2020, Décathlon avait franchi le pas en annonçant son retrait des antennes de CNews.

Une décision qui avait offert un buzz formidable aux Sleeping Giants, mais dont la chaîne de magasins de sport se serait bien passée en rétrospective. Très médiatisée, l’annonce avait immédiatement généré une levée de bouclier dans la classe politique, auprès des journalistes, mais aussi et surtout de la part d’internautes. En quelques heures, le hashtag #boycottdecathlon trustait les tendances sur Twitter et une mobilisation anti Sleeping Giants voyait le jour.

C’est une nouvelle facette de l’activisme des Sleeping Giants que l’opération Décathlon a donné à voir. Celle d’une société hyper-fragmentée et au bord de l’implosion, où chaque polémique draine son lot de partisans et d’adversaires, d’autant plus hystérisés qu’ils agissent dans le relatif anonymat de leur salon. En soutenant les Sleeping Giants, les marques se sont mises à dos une frange de la société moins bruyante mais tout aussi politisée.

Du coup, ce qui passait pour d’innocents coups de comm’ sur des sujets fédérateurs, s’est transformé en véritable guerre de religion autour de la liberté d’expression et de la presse. Le genre de débat auquel aucune marque ou entreprise ne souhaite être associée. Décathlon, qui traîne encore aujourd’hui (plus d’un an après les faits) son soutien aux Sleeping Giants comme un boulet, illustre mieux qu’aucun autre cet état de fait.

Une situation qui explique que les marques, en particulier celles s’adressant au grand-public, se sont éloignées au cours des derniers mois des Sleeping Giants et qu’elles sont de moins en moins nombreuses à répondre positivement aux demandes de boycott des activistes. Le jeu n’en vaut plus la chandelle : le buzz généré se retourne trop souvent contre elles et les pousse dans un engrenage inextricable entre deux franges irréconciliables de la société.