Année 2021 record pour Samsung

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La firme sud-coréenne de l’électronique a terminé l’année écoulée en fanfare, avec un profit opérationnel exceptionnel sur les trois derniers mois. Des performances favorisées par le contexte de pénurie sur le marché des puces entre autres.

Samsung savoure. Le leader mondial des appareils électroniques a dévoilé vendredi 7 janvier, ses résultats partiels du dernier trimestre de 2021. Et c’est peu dire qu’ils sont vertigineux. Ils témoignent notamment d’une période octobre-décembre marquée par un bénéfice opérationnel de 10,1 milliards de dollars. Soit un bond de 52% sur un an et un chiffre du quatrième trimestre le plus élevé depuis 2017.

Plus globalement, de telles performances lui permettent de boucler l’année avec plus de 38 milliards d’euros de profit opérationnel. Autrement dit, au troisième niveau le plus haut de son histoire, selon le communiqué de la firme sud-coréenne. À cela s’ajoute le plus gros chiffre d’affaires de son histoire estimé à plus de deux cents millions d’euros.

Contexte favorable

Ces résultats qui feraient bien d’envieux ne tiennent même pas compte des performances financières de la branche dédiée aux smartphones du groupe. Et pourtant, celle-ci a aussi très probablement réussi une année 2021 d’envergure, à en croire de nombreux analystes. Ces derniers parient notamment sur le succès des appareils à écran flexible du groupe qui semblent peu à peu enfin rentrés dans les mœurs des consommateurs. En témoigne leur nombre total des ventes représentant le quadruple de celui de l’année précédente. Au total, Samsung aurait écoulé 67 millions de terminaux mobiles au cours des trois derniers mois, selon le cabinet de recherche spécialisé Counterpoint.

Ces chiffres tiennent autant que du contexte difficile que des capacités de la firme de Suwon à en tirer parti. Cette période marquée par une pénurie mondiale sans précédent des semi-conducteurs et autres puces électroniques est bien évidemment une aubaine pour Samsung, deuxième plus grand acteur mondial du domaine. L’entreprise a ainsi profité d’une avalanche de commandes de ces composants indispensables dans le circuit de tout dispositif électronique de la part de clients comme Apple, Sony, Xiaomi, Huawei, etc. Au point de voir s’épuiser ses capacités de livraison.

Secteur stratégique

Il a ainsi multiplié les investissements l’année dernière dans le but de protéger cette branche de semi-conducteurs dont la crise du Coronavirus a révélé l’importance stratégique. À l’image des 17 milliards de dollars destinés à la construction prochaine d’une usine au Texas. De quoi lui permettre de voir venir sereinement les prochains mois malgré les contingences de la Chine sous Covid d’où provient la grande majorité de ses puces.

Le groupe Casino (Jean-Charles Naouri) s’allie à Just Eat France pour livrer ses produits en 30 minutes

Jeudi 31 mars, le groupe Casino a officialisé un partenariat avec Just Eat France pour livrer à domicile les produits alimentaires du quotidien de ses enseignes en seulement 30 minutes, dans la continuité de la stratégie de digitalisation fixée par le PDG du groupe Jean-Charles Naouri. De son côté, Just Eat France élargit son offre en intégrant l’activité d’épicerie.

Le groupe Casino et Just Eat France viennent de nouer un partenariat pour continuer de faciliter le quotidien des Français en leur permettant de se faire livrer des produits alimentaires en 30 minutes. En s’associant au groupe de distribution dirigé par Jean-Charles Naouri, la plateforme de livraison de repas enrichit ainsi son offre en intégrant l’activité d’épicerie, pour répondre toujours mieux aux attentes des consommateurs.

En seulement quelques clics sur la plateforme, les clients de Just Eat France auront accès à des milliers de produits du quotidien des enseignes du groupe Casino. L’intégralité des enseignes alimentaires françaises du groupe sont concernées par cet accord : Franprix, Monoprix, Vival, Le Petit Casino, La Nouvelle Cave…

Depuis fin mars, les clients peuvent ainsi se connecter sur le site et l’appli Just Eat et opter parmi plus de 400 références d’articles : fruits et légumes, épicerie salée, sucrée, mais également produits d’hygiène et de dépannage pour la maison. Les partenaires prévoient d’élargir le catalogue à plusieurs milliers de références d’ici la fin de l’année.

Une quinzaine de magasins Franprix parisiens sont déjà reliés à ce service de livraison en 30 minutes. A la fin de l’année, plusieurs centaines de points de vente (toutes enseignes confondues) seront accessibles. Sont concernées dans un premier temps les grandes métropoles comme Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, Toulouse et Nice. Le groupe Casino et Just Eat monteront progressivement en régime sur tout le territoire métropolitain dans les prochains mois.

Le groupe de distribution stéphanois va s’appuyer sur le service de livraison de l’entreprise britannique pour le déploiement de cette nouvelle offre. Les salariés de Just Eat France s’occuperont de livrer les produits dans les plus grandes villes. La startup Stuart, filiale du groupe DPD et partenaire de Just Eat en France, prendra en charge les livraisons dans les plus petites villes.

Par cette association, le groupe Casino souhaite conquérir de nouveaux clients et faire grimper son activité de e-commerce, déjà prospère. En 2021, le chiffre d’affaires de la livraison à domicile du groupe a crû de 48% sur un an. Le groupe Casino occupe actuellement la place de leader dans ce secteur en Ile-de-France. Jean-Charles Naouri travaillait déjà avec deux autres plateformes de livraison de repas (Deliveroo et Uber Eats) et s’est allié, l’an dernier, sur le créneau de l’ultra-rapide avec Gorillas.

De son côté, Just Eat France matérialise l’entrée de Just Eat dans l’activité d’épicerie sur le marché français, en réponse à une forte demande de ses clients. Le mix de formats proposé par le groupe Casino (magasins urbains, premium et de proximité) a convaincu le spécialiste de la livraison de rejoindre l’aventure. Cette alliance entre dans la stratégie du groupe Just Eat Takeaway.com d’accélérer sur le segment porteur de la livraison de courses. Implanté dans 23 pays, l’entreprise a récemment signé des partenariats stratégiques avec des enseignes comme 7-Eleven, Asda, One-Stop, Shell, food.de, Grovy ou encore Wuplo.

Nutella : pénurie ou pas pénurie ?

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La célèbre pâte à tartiner pourrait très bientôt manquer sur le marché, à en croire le Wall Street Journal. Il n’en est pas question, rétorque Ferrero, son fabricant.

Les consommateurs auraient-ils du Nutella au Nouvel An ? Et après les fêtes, qu’en sera-t-il ? Ce sont-là quelques questions qu’une information parue dans le Wall Street Journal (WSJ), lundi 20 décembre, fait sourdre. Le média américain indiquait en effet dans un article-fleuve sur son site internet que la pâte à tartiner va très probablement bientôt manquer sur le marché. La raison ? La conjoncture économique en Turquie qui met à mal la filière de la noisette, fruit essentiel dans la fabrication du Nutella et produit à 70% au monde par le pays.

Pénalisés par la politique monétaire de Recep Tayyip Erdogan souhaitant une faible livre turque, les producteurs sont en effet contraints de payer davantage pour les besoins énergétiques, l’emballage et le transport entre autres. Avec pour conséquence, l’appauvrissement de cette filière de plus de 4 millions d’acteurs, selon le WSJ.

Crise du Nutella

Cette situation qui tend à affaiblir la production de noisettes devrait déboucher sur une pénurie mondiale, à en croire le média américain renseigné sur place par nombre de personnes intervenant dans ce secteur. Et cela va impacter le Nutella dans lequel la noisette compte pour 13%. « Vous feriez mieux de faire le plein de stock « , a ainsi prévenu Turgan Zülfikar, consultant basé à New York pour les entreprises turques actives sur le marché américain, dans les colonnes du journal. C’est dire l’imminence de la crise de la pâte à tartiner.

À ceci près que les informations du WSJ sont fortement contestées par Ferrero, firme agroalimentaire spécialiste mondiale du Nutella et grande consommatrice de la noisette turque, à au moins 30%. Interrogée il y a quelques jours par Le Parisien, l’entreprise italienne a notamment battu en brèche toute imminence de pénurie, de même qu’une hausse des coûts. « Nous ne prévoyons pas du tout de pénurie« , a notamment rassuré un responsable cité par le quotidien de la capitale.

Confusion

De quoi nourrir une certaine confusion sur la question. Car impossible de savoir pour l’heure qui est dans le vrai entre le WSJ réputé très sérieux et les fabricants du Nutella. Quoi qu’il en soit, la situation rappelle une nouvelle fois, la nécessité pour Ferrero de diversifier sa filière de fourniture de noisettes. L’entreprise aurait pour ce faire, d’ores et déjà entrepris d’étoffer la capacité des producteurs italiens, avec la mise en terre à l’horizon 2025 de 20 000 hectares de noisetiers, selon BFMTV.

Différences et similitudes entre le tabac chauffé et la cigarette électronique

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Depuis plus de 10 ans, les industriels du tabac mettent au point des alternatives à la cigarette traditionnelle. Le tabac chauffé et la cigarette électronique en font partie. Potentiellement moins nocifs pour la santé, ces dispositifs partagent un même objectif : offrir aux fumeurs adultes qui continueraient autrement à fumer une meilleure alternative aux cigarettes. Mais alors, quels sont les points communs et les distinctions entre les deux alternatives ?

Un monde sans fumée, voilà l’objectif affiché par les industriels du tabac. Au cours des dix dernières années, ces derniers ont mis sur le marché des dispositifs sans combustion de feuilles de tabac, mais avec nicotine, comme la cigarette électronique, les produits du tabac chauffé, ou encore les sachets de nicotine orale. Des alternatives considérées comme une voie prometteuse pour réduire les méfaits du tabagisme. Nous nous intéresserons ici aux deux premières solutions : la cigarette électronique (ou vape) et le produit de tabac chauffé. L’occasion de voir ce qui les réunit ou bien ce qui les sépare. Précisions.

Le dispositif de tabac chauffé, comme son nom l’indique, chauffe le tabac réel dans une plage de température déterminée, à l’aide d’un système électronique de contrôle de la chaleur qui l’empêche de brûler. En revanche, lorsque l’utilisateur tire sur sa cigarette électronique, le liquide contenant de la nicotine et des arômes se vaporise.

Les produits de tabac chauffé et la plupart des cigarettes électroniques comportent de la nicotine. Bien que certains liquides pour vape n’en contiennent pas. Pour la première alternative, la nicotine est naturellement présente dans le tabac. Au contraire, dans les vapes, la nicotine dérivée du tabac est ajoutée au liquide utilisé dans le produit.

Il convient donc de rappeler que ces dispositifs ne sont pas sans risque puisqu’ils peuvent créer une dépendance. Cela semble évident que le meilleur choix qu’un fumeur adulte puisse faire est d’arrêter complètement la cigarette et la nicotine. Ces alternatives peuvent aussi l’y accompagner.

Étant des dispositifs sans combustion, ni le tabac chauffé ni la cigarette électronique ne produisent de cendres ou de fumée. Ils utilisent plutôt des systèmes de chauffage pour générer un aérosol inhalé par les utilisateurs.

Bien que ces alternatives ne soient pas sans risque, elles sont tout de même potentiellement moins néfastes pour la santé des utilisateurs. En effet, de nombreuses études scientifiques affirment que la majorité des substances chimiques nocives contenues dans la fumée proviennent de la combustion du tabac et du papier de cigarette.

Depuis 2008, Philip Morris International (PMI), le numéro un mondial de l’industrie du tabac, a investi plus de 8 milliards d’euros pour mettre au point des alternatives sans fumée à la cigarette traditionnelle. Le géant américain commercialise notamment Iqos, le produit de tabac chauffé le plus répandu au monde. Selon PMI, ce dispositif réduit les inhalations toxiques de 90 à 95%.

La moutarde pourrait très prochainement manquer

Les graines à l’origine de la fabrication du précieux condiment sont en proie à des phénomènes climatiques à travers le monde, qui en limitent la production.

Il y aura peut-être de la moutarde sur la table pour accompagner la viande et les autres charcuteries à Noël, voire même pour le Nouvel An en France. Mais pas au-delà. Ou alors, ce serait très probablement dans une moindre proportion. Les spécialistes tricolores du condiment en craignent la pénurie, ou plus précisément celle des graines nécessaires à sa fabrication à compter du mois prochain. Raison évoquée ? Les phénomènes climatiques qui mettent à mal sa production dans le monde, notamment au Canada.

Le pays d’Amérique du Nord a subi ces dernières années diverses manifestations du réchauffement climatique, avec cette année, des épisodes d’extrême sécheresse. Conséquence, sa région de la Saskatchewan bordant les États-Unis, qui lui confère le statut de champion incontesté de la production mondiale de graines de moutarde s’en trouve handicapé. La production a de fait, cruellement chuté, se situant actuellement à 99 000 tonnes contre 135 000 un an plus tôt. Et ce chiffre devrait encore diminuer de 28 000 tonnes environ dans les six prochains mois, selon les prévisions des autorités canadiennes.

Exportation limitée

Afin de parer à une éventuelle pénurie de moutarde au plan local, le Canada qui fournit annuellement jusqu’à 70 000 tonnes de graines aux États-Unis, en Europe et ailleurs sur la planète, envisage sérieusement de restreindre ses exportations d’ici la fin de la campagne agricole. D’ores et déjà, l’Européenne de condiments, un des principaux clients du Canada et dont le stock alimente par ailleurs le marché français, a vu ses importations passer de 8 000 tonnes à 100 tonnes à peine, à en croire les chiffres de BFMTV.

Résultat des courses, la célèbre moutarde de Dijon qui contient à plus de 50% des graines venues du Canada devrait beaucoup manquer dans les rayons des supermarchés et autres grandes surfaces françaises, selon les acteurs du secteur. D’autant que la production tricolore a également baissé de 75% depuis 2016. La faute principalement aux insectes qui menacent les exploitations dans la région de Bourgogne.

Promouvoir la production nationale

À ce défaut de production des graines, s’ajoutent inévitablement de nouveaux impératifs de coûts. De 700 dollars canadiens en 2019, la tonne devrait passer à 1700 d’ici le terme de la campagne agricole.

Les acteurs français préconisent la mise en place d’une stratégie de renforcement de la production locale de graines afin de sortir de ce cercle vicieux. Mais pour cela, un accompagnement étatique est nécessaire.

Sleeping Giants : pourquoi les marques s’en démarquent

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C’était il y a deux ans. Un siècle. Une éternité. Les Sleeping Giants débarquaient en France et les grands groupes étaient trop heureux de répondre favorablement aux interpellations du mouvement activiste pour pouvoir communiquer sur leur implication sociétale. La mode a depuis passé et la confusion des genres entre monde de l’entreprise, journalisme et activisme politique a connu quelques ratés. Au point de voir les marques devenir très méfiantes à l’égard des géants assoupis.

Au cours d’une année 2020 à nulle autre pareille, les Sleeping Giants ont incarné l’image d’un activisme voulant donner du sens à la société. Déboussolées par le Covid, les entreprises se sont lancées dans un créneau qui leur semblait porteur et fédérateur : la lutte contre les discours de haine. L’occasion d’aligner leurs stratégies de communication à l’air du temps (Black Lives Matter, MeToo,…).

Les Sleeping Giants revendiquent à ce jour avoir permis de geler les budgets publicitaires de plus de 2000 annonceurs en France sur les médias qu’ils ont pris pour cible (CNews, Valeurs Actuelles et France Soir). Ils sont parvenus en 2019 et 2020 à multiplier les jolis coups médiatiques en attirant l’attention de grands groupes comme Toyota, Nike, Ferrero, Groupama, PSA, Carrefour, et bien d’autres encore.

Mais le succès des Sleeping Giants s’est érodé au fil des mois, notamment après l’annonce très médiatique du boycott de CNews par Décathlon. Une victoire à la Pyrrhus et un véritable tournant pour les activistes et les marques les soutenant. Interpellé par les Sleeping Giants en fin d’année 2020, Décathlon avait franchi le pas en annonçant son retrait des antennes de CNews.

Une décision qui avait offert un buzz formidable aux Sleeping Giants, mais dont la chaîne de magasins de sport se serait bien passée en rétrospective. Très médiatisée, l’annonce avait immédiatement généré une levée de bouclier dans la classe politique, auprès des journalistes, mais aussi et surtout de la part d’internautes. En quelques heures, le hashtag #boycottdecathlon trustait les tendances sur Twitter et une mobilisation anti Sleeping Giants voyait le jour.

C’est une nouvelle facette de l’activisme des Sleeping Giants que l’opération Décathlon a donné à voir. Celle d’une société hyper-fragmentée et au bord de l’implosion, où chaque polémique draine son lot de partisans et d’adversaires, d’autant plus hystérisés qu’ils agissent dans le relatif anonymat de leur salon. En soutenant les Sleeping Giants, les marques se sont mises à dos une frange de la société moins bruyante mais tout aussi politisée.

Du coup, ce qui passait pour d’innocents coups de comm’ sur des sujets fédérateurs, s’est transformé en véritable guerre de religion autour de la liberté d’expression et de la presse. Le genre de débat auquel aucune marque ou entreprise ne souhaite être associée. Décathlon, qui traîne encore aujourd’hui (plus d’un an après les faits) son soutien aux Sleeping Giants comme un boulet, illustre mieux qu’aucun autre cet état de fait.

Une situation qui explique que les marques, en particulier celles s’adressant au grand-public, se sont éloignées au cours des derniers mois des Sleeping Giants et qu’elles sont de moins en moins nombreuses à répondre positivement aux demandes de boycott des activistes. Le jeu n’en vaut plus la chandelle : le buzz généré se retourne trop souvent contre elles et les pousse dans un engrenage inextricable entre deux franges irréconciliables de la société.