Renault : l’usine de Flins rouvre partiellement ce mardi

 

A l’instar d’autres constructeurs européens comme Volkswagen et BMW, Renault rouvrira partiellement mardi son usine de Flins, à l’ouest de Paris, et celle de Sandouville dans les jours suivants, dans le cadre d’un protocole sanitaire strict.

L’usine d’assemblage Renault de Flins (Yvelines) doit rouvrir ses portes mardi 28 avril. Puis suivra celle de Sandouville (Seine Maritime), également cette semaine. La première usine produit la Zoé, la seconde fabrique le Trafic, deux véhicules bénéficiant d’un gros carnet de commandes.

« Il n’y a pas d’objectif quantitatif »

La réouverture de l’usine de Flins a fait l’objet d’un accord signé avec trois syndicats – CFDT, CFTC et FO – mais refusé par la CGT, qui a obtenu pourtant le maintien des rémunérations. Dans un communiqué publié dimanche, le syndicat minoritaire SUD a appelé de son côté tous les salariés du site à ne pas reprendre le travail avant le 11 mai, date officielle de la levée progressive du confinement en France.

À Flins, le premier jour, il n’y aura que l’encadrement, qui se préparera à accueillir le personnel avec le nouveau protocole : port du masque, fréquence du lavage de mains, etc. « Il n’y a pas d’objectif quantitatif : nous ne compterons pas les voitures qui sortiront de l’usine au cours de cette première semaine, où les usines tourneront à environ 25 % de leur potentiel », indique Tristan Lormeau, DRH France du groupe. Pour lui, « il est nécessaire de se donner du temps, pour que les salariés retrouvent la confiance dans leur nouvel environnement de travail ». Il ajoute : « Nous ne voulons pas mettre nos salariés sous pression ».

Les sites de mécaniques déjà au travail

Avant les usines de production de véhicules Renault, ses sites de mécanique de Cléon (Seine-Maritime), du Mans (Sarthe) et de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) avaient déjà repris le travail, avec respectivement 350, 200 et une vingtaine de salariés, ce qui représente entre 7 % et 10 % des effectifs. Ces trois sites fournissent des pièces mécaniques telles que les moteurs, les boîtes de vitesses à d’autres usines françaises ainsi qu’à celles de l’étranger. Malgré l’arrêt des usines en raison de la pandémie de coronavirus, décidé lundi 16 mars, une activité d’ingénierie a aussi été maintenue, surtout en Île-de-France, notamment pour la préparation de prototypes à venir d’ici quelques mois.

Les constructeurs européens rouvrent tous leurs usines

En France, l’usine Toyota d’Onnaing, dans le Nord, a été la première usine d’assemblage automobile à rouvrir ses portes en France, le 21 avril dernier. Partout en Europe, les constructeurs automobiles redémarrent la production dans leurs usines. Il y a par exemple Volkswagen, qui relance ce lundi la production dans son usine de Wolfsburg en Allemagne, BMW et Daimler ou encore FiatChrysler, dont l’usine de Sevel, dans le centre de l’Italie, redémarre aujourd’hui.

Italie : l’industrie de la mode plaide pour la levée progressive des restrictions

0

 

L’industrie de la mode italienne a appelé, jeudi 16 avril, le gouvernement à assouplir les restrictions imposées en réponse à la crise du coronavirus. Elle estime que cela va permettre de reprendre une certaine production, sans quoi le secteur risquait d’enregistrer des dommages irréparables.

La mode joue sa survie en Italie

Les leaders italiens de la mode ont appelé le gouvernement à lever progressivement les restrictions imposées contre la propagation du coronavirus afin de leur permettre de reprendre une partie de la production. « La mode est une industrie saisonnière, et certaines dates ne sont pas compressibles. Une réouverture tardive signifierait renoncer à près d’un an de chiffre d’affaires », a averti Carlo Capasa, président de la Chambre nationale de la mode italienne (CNMI), dans une interview en ligne sur le site Corriere della Sera.

« Nous sommes fermés, mais d’autres pays comme la France, l’Espagne, le Portugal et la Turquie commencent à rouvrir », a déploré de son côté Claudio Marenzi, responsable de la mode au lobby des entreprises Confindustria. Il souligne par ailleurs que l’interdiction d’exercer avait également des conséquences désastreuses pour les fournisseurs. « Cela signifie que certaines marques peuvent décider de passer à une autre chaîne d’approvisionnement, principalement composée de petites entreprises. Et une fois qu’une entreprise ferme, vous perdez le savoir-faire que vous ne récupérez jamais », a-t-il ajouté.

« Si nous devons vivre avec ce virus, alors vivons avec lui »

Face aux énormes pertes à venir et à la menace qui pèse sur les emplois, Claudio Marenzi estime qu’il faut absolument « redémarrer les activités et sauver l’industrie de la mode italienne ». Car, est-il convaincu, « Une ‘épidémie économique’ pourrait causer des dommages plus durables qu’une crise sanitaire ». Ainsi, « Si nous devons vivre avec ce virus pendant si longtemps, alors vivons avec lui », a-t-il conseillé. Claudio Marenzi conclut que « si l’industrie pouvait fabriquer des masques et des robes en toute sécurité, elle pourrait faire aussi des vêtements ».

La mode, deuxième secteur industriel de l’Italie

Les mesures de confinement restent en vigueur en Italie jusqu’au 3 mai, alors que le pays enregistre le troisième plus grand nombre de cas confirmés du Covid-19 après les États-Unis et l’Espagne. Pour l’instant, le gouvernement n’a pas révélé comment et quand il commencera à assouplir l’interdiction des activités commerciales jugées non essentielles, comme les usines de mode et de textile.

Avec un chiffre d’affaires de 95 milliards d’euros (98 milliards de dollars) et 600 000 travailleurs, le secteur de la mode et du textile est le deuxième plus important du pays. Il représente 41% de l’industrie en Europe, suivi de l’Allemagne (11%).

Le Fonds monétaire international (FMI) a prévu cette semaine que l’économie italienne – la troisième plus grande de la zone euro – se contracterait de 9,1% en 2020. Il s’agit de la plus forte baisse du produit intérieur brut (PIB) de toutes les grandes économies européennes.

Royaume-Uni : des robots livreurs de nourriture pendant le confinement

0

Au Royaume-Uni, toutes les solutions sont bonnes pour essayer de maintenir au plus haut possible le niveau de vie des populations pendant le confinement. En effet, la société Starship Technologies, spécialisée dans les nouvelles technologies, a mis au point des robots destinés à la livraison de marchandises.

Livrer les habitants à domicile

En Grande-Bretagne, ce système est pour l’instant limité à la population confinée de la ville de Milton Keynes. Cette ville de 200.000 habitants, située dans le Buckinghamshire, est sous la pression du confinement. Pour pallier ces problèmes liés au coronavirus, de petits robots participent à la livraison de biens de consommation pour les habitants. Le système, très prometteur selon les autorités britanniques, pourrait être exporté dans tout le pays.

L’objectif de Starship Technologies, l’entreprise à l’origine de ces petits robots autonomes est de permettre la livraison des biens aux habitants des différents quartiers de la ville, le tout sans avoir besoin de recourir à un contact humain ou à un livreur.

Une application à télécharger

Starship technologies a accéléré les tests de ses robots depuis le début du mois de mars, date à laquelle les premières mesures de distanciation sociale ont commencé au Royaume-Uni. Fondée par deux cofondateurs de Skype au cours de l’année 2014, l’entreprise fait aujourd’hui le bonheur des Anglais.

En effet, pour pouvoir bénéficier du service, il suffit d’installer l’application sur son téléphone et de commander un repas ou alors des marchandises dans un commerce. Une fois la commande reçue par le magasin, le tout est chargé sur le robot qui se s’occupe d’aller livrer la commande à l’adresse indiquée.

Le groupe démographique de ma circonscription est assez jeune et ils adorent cela. On a bien entendu constaté une hausse de l’utilisation de l’application au début car il s’agit d’une nouveauté. Mais maintenant cela fait déjà partie de la routine de la population”, a expliqué le maire de Milton Keynes, Sam Crooks. “Les personnes prennent au sérieux les recommandations de rester chez soi. Par conséquent, les livraisons via des robots constituent une solution idéale car la population peut commander et obtenir un produit sans avoir à sortir de chez elle.”, conclue-t-il.

 

Loyers : les grandes foncières et les commerçants à couteaux tirés

 

Emmanuel Macron avait promis que les loyers des petites entreprises en difficulté seraient suspendus à cause du coronavirus, mais sans prévoir de mesures coercitives. A présent, les bailleurs exigent le paiement des loyers pour amortir leurs lourds investissements essentiellement financés par des dettes. Or de nombreux commerçants estiment ne pas pouvoir le faire à cause de l’arrêt des activités ou des énormes pertes.

Le CNCC prend des mesures en fonction de la taille du commerce

Dès le début du confinement, le président Emmanuel Macron a fait une promesse : les loyers des petites entreprises en difficulté seraient suspendus. Mais par la suite, le gouvernement n’a pas pris des mesures de coercition. Il a laissé s’organiser les commerces et leurs propriétaires, parmi lesquels les grandes foncières qui exploitent les centres commerciaux. Ces grands propriétaires ont provoqué une escalade la semaine dernière en détaillant les mesures qu’ils comptaient prendre en matière de loyers, via leur fédération, le Conseil national des centres commerciaux (CNCC).

Refusant toute mesure généralisée, l’organisme fait la distinction entre petits commerces, entreprises moyennes et grandes enseignes. Pour les premiers acteurs, le CNCC recommande un étalement des loyers sur deux ans. Pour les seconds, il privilégie le cas par cas mais demande au moins le versement habituel des charges. Et pour les derniers il exige un paiement normal. « Les bailleurs, qu’ils soient petits ou grands, chacun à leur échelle, portent de lourds investissements essentiellement financés par des dettes (…) qui rendent crucial le respect des dates d’exigibilité des loyers et charge », explique le CNCC dans un communiqué.

50.000 magasins et restaurants menacés de faillite

De leurs côtés, les commerçants accusent de mépris leurs principaux bailleurs qui refusent un report général des loyers. Car comment payer son loyer si l’activité est ralentie ou s’interrompue par les mesures de lutte contre le Covid-19 ? Dans une tribune publiée sur le site des Echos, un collectif de grandes enseignes stigmatise notamment les pratiques des bailleurs « les plus puissants » et réclame purement et simplement « l’annulation des loyers durant la période de fermeture » des boutiques. Sans quoi, au moins 50.000 magasins et restaurants pourraient mettre la clé sous la porte et plus de 60.000 salariés perdre leur emploi, car cette charge pèse pour environ 20% du chiffre d’affaires des commerces.

Bercy interpelle les bailleurs

Préoccupé par cette situation, Bercy a tenté de raisonner les bailleurs. « Les grandes foncières peuvent et doivent faire plus pour aider ceux qui ne peuvent pas payer leurs loyers aujourd’hui », a déclaré Bruno Le Maire, mardi. « J’ai trop de retours de difficultés encore sur lesquelles les grandes foncières ont les réponses, peuvent les apporter et doivent les apporter », a-t-il insisté.

PACA : à plat, le tourisme prépare l’après Covid-19

0

 

Les mesures de confinement, mises en place par le gouvernement pour freiner la propagation du Covid-19, impactent fortement le tourisme en PACA. Sur un trimestre on s’approche du » zéro activité » et une perte sèche de 4 à 5 milliards d’euros. Or ce secteur fait travailler directement et indirectement 175.000 personnes, tout en rapportant des milliards d’euros à l’économie nationale.

Les mesures de confinement décidées par le gouvernement contre le Covid-19 pèsent énormément sur l’économie nationale. Tous les secteurs sont touchés, mais certains plus que d’autres. C’est le cas du tourisme, activité essentielle en Provence-Alpes-Côte d’Azur. « Les recettes touristiques en région Sud, c’est 20 milliards d’euros par an. On voit bien qu’un trimestre va tourner quasiment à zéro… Selon moi, l’impact immédiat est de 4 à 5 milliards d’euros. », a estimé Jean-Baptiste Lemoyne secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

Les établissements hôteliers ont tous fermé

Renaud Muselier, président de la Région Sud, annonce lui que 92 % de l’économie régionale est impactée fortement, ou très fortement. « Dans le tourisme, 99 % est à plat ! Les taux d’occupation des hôtels sont tombés en dessous de 1 %. Cela a des conséquences dramatiques. ». Surtout quand le tourisme représente 13 % du PIB et près de 170.000 emplois au niveau régional.

A Nice, le coronavirus fait plus mal encore au tourisme, qui pèse pour 18 % du PIB de la ville. Selon Denis Cippolini, président de la Fédération de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme Nice Côte d’Azur, « l’activité est inédite et catastrophique ». Au moins « 99,5 % de nos hôtels et 100 % de nos restaurants, plages et établissements de nuit sont fermés. Aucun emploi saisonnier n’est pourvu. Et à l’échelle du département, sur les personnes éligibles au chômage partiel, 30 % proviennent de l’hôtellerie… », précise-t-il.

A Cannes, c’est l’annulation en cascades des évènements tels que le MipTV, le Mipim, le Midem, les CanneSeries, Cannes Lions ou encore le Festival de Cannes. Dans la ville des festivals, le tourisme d’affaires et de congrès sont ainsi à l’arrêt. Une situation qui engendre des pertes nettes.

Des fonds annoncés pour sauver le tourisme en PACA

Avec la prolongation des mesures de confinement, les dégâts économiques vont se corser et beaucoup d’acteurs vont disparaitre. Pour les plus chanceux, après le déconfinement, il faudra un an ou deux ans pour remettre à flot les activités, de l’avis des professionnels du secteur.

Pour aider les PME à amortir le choc, l’État a alloué en Région Sud 35 millions. Il a également créé une « cellule dédiée aux festivals ». De son côté, la Région a lancé un fonds de 227 millions d’euros pour l’urgence et la solidarité.

Solidarité : Jean-Charles Naouri et le Groupe Casino à l’initiative contre le coronavirus

Face au coronavirus, toutes les entreprises, et notamment celles du secteur de la grande distribution, se mobilisent et contribuent à l’effort national engagé contre l’épidémie. C’est notamment le cas du Groupe Casino, dirigé par Jean-Charles Naouri, qui a décidé de mettre en place de nouvelles actions solidaires pour soutenir les soignants et les personnes qui luttent au quotidien contre le virus. Ainsi, le week-end prochain, à l’occasion des fêtes de Pâques, cet acteur majeur de la grande distribution française reversera 15% des recettes issues de la vente de fruits et légumes de l’ensemble de ses enseignes aux personnels de santé.

Groupe Casino : une opération coup double pour soutenir les soignants et les producteurs français

Bien que la crise sanitaire soit le problème le plus important à régler dans l’immédiat, personne ne cache la réalité économique qui se cache derrière l’épidémie. À cause du gel de nos habitudes de consommation et du ralentissement de nos modes de vie, les petites entreprises et les producteurs locaux se retrouvent dos au mur. Face à cette double menace sanitaire et économique, le groupe de Jean-Charles Naouri a décidé d’agir.

Dans une communication postée sur Twitter lundi 6 avril, le Groupe Casino explique vouloir continuer de se « mobiliser pour soutenir celles et ceux qui luttent pour nous au quotidien contre la maladie ». Pour ce faire, les différentes enseignes du Groupe Casino (Franprix, Monoprix, Géant Casino, Leader Price ou encore Spar) vont mettre en place une opération spéciale. Ainsi, le week-end prochain, 15% des recettes générées par la vente de fruits et de légumes seront reversées au personnel de santé

Cette action, en plus de soutenir le corps médical et de donner à tous les français la possibilité de se mobiliser au moment de faire leurs courses, est également un moyen de soutenir les agriculteurs et les producteurs français. En effet, dans sa vidéo de présentation de l’opération, le Groupe Casino précise que ses fruits et légumes sont « essentiellement cultivés en France ». L’objectif étant de soutenir les producteurs en plus de soutenir les soignants. Les producteurs français, comme le rappelait dernièrement Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, sont en effet confrontés à de nombreux problèmes depuis l’entrée de la France en confinement, et la fermeture des frontières en Europe. Une pénurie de main d’œuvre et des débouchées à l’international qui se tarissent soulèvent de nombreux enjeux pour le secteur. Dans cette configuration, l’initiative solidaire va également permettre de soutenir les producteurs.

Par ailleurs, cette opération pour le week-end Pascal vient s’ajouter à d’autres initiatives déjà mises en place par le groupe dirigé par Jean-Charles Naouri. En effet, Monoprix, une enseigne du groupe, a notamment lancé ces derniers jours des paniers solidaires à destination des soignants. De son côté, et dans un autre registre, Cdiscount, numéro 2 du e-commerce en France et qui fait également partie du Groupe Casino, va mettre à disposition ses capacités en matière d’acheminement et de logistique au profit de l’association des maires de France (AMF) pour l’aider à acheminer 6,5 millions de masques aux communes et à ses agents territoriaux. Autant d’initiatives qui confirment l’engagement déterminant des acteurs de la grande distribution dans la crise sanitaire causée par la pandémie de COVID-19.