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Chanel : un coup d’arrêt en 2020, après de bons résultats ces deux dernières années

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Après avoir atteint le cap des 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2018 et 11 milliards en 2019, le groupe Chanel devrait connaître un arrêt brutal de sa croissance cette année, à cause du coronavirus. Selon son directeur financier Philippe Blondiaux, l’impact de la pandémie se fera sentir sur les 18 à 24 prochains mois.

Chanel a fait état jeudi d’une croissance de 13% de son chiffre d’affaires en 2019, à 10,96 milliards d’euros. La maison tire parti de la réouverture de 85 % de ses magasins suite à la levée des mesures de confinement. D’après son directeur financier, Philippe Blondiaux, ces réouvertures ont permis d’enregistrer une forte croissance des ventes en Chine, à Paris, à Milan et Berlin. Toutefois, le groupe s’atteint à une année 2020 difficile à cause du coronavirus. Le directeur financier de Chanel n’a pas précisé l’incidence de la crise, mais il signale qu’elle serait « significative ». « Nous nous attendons à ce que l’environnement extérieur continue à peser négativement (…) au cours des 18 à 24 prochains mois », a indiqué Philippe Blondiaux.

Une chute des ventes de 35% dans le secteur du luxe en 2020

Fin mars, Bruno Pavlovsky, président de Chanel SAS, avait déclaré dans Le Monde que l’exercice 2020 de Chanel pourrait être en recul de « 15 % à 20 % » compte tenu de la fermeture des points de vente de la marque et de la chute du tourisme international, dans le cadre des mesures de confinement contre la pandémie. Cette chute ne concernera pas que Chanel. D’après le cabinet de conseil Bain, le secteur du luxe, dont le chiffre d’affaires est évalué à 310 milliards de dollars, pourrait accuser cette année une baisse pouvant représenter jusqu’à 35% de ses ventes.

Chanel ne prévoit pas le recours au chômage partiel

Pour faire face à l’impact de la crise sanitaire du coronavirus, la marque avait déjà entrepris de comprimer ses coûts d’exploitation. Elle a notamment réduit d’un quart ses dépenses publicitaires, ajusté sa production et annulé plusieurs événements, dont un défilé de mode prévu à Capri (sud de l’Italie), en mai. A Paris, en juillet, dans le cadre de la semaine de la haute couture, le défilé Chanel pourrait n’être accessible que sur Internet. De plus, le géant du luxe a décidé de suspendre le versement du dividende cette année.

Chanel souligne en outre qu’il ne va pas recourir à des mesures de chômage partiel « financé par des fonds publics pendant la période de confinement », et qu’il a adopté des mesures pour « préserver » son flux de trésorerie libre.

Bâtiment : 93% des chantiers ont repris en France

 

Invité de BFM Business mercredi, le ministre du Logement, Julien Denormandie a indiqué que 93% des chantiers ont repris en France avec le déconfinement. Néanmoins, tout le monde n’a pas repris au même rythme qu’avant la crise du coronavirus.

Au micro de BFM Business mercredi, le ministre du Logement, Julien Denormandie, a fait le point des activités dans le secteur de la construction depuis le début du déconfinement. Il a indiqué que « la reprise est là, l’envie est là » et  qu’« Aujourd’hui, nous sommes à 93% de reprise des chantiers sur le territoire national ». Il a rappelé qu’« Il y a à peu près 15 jours, nous étions à 70%, et il y a un mois, nous étions à peine 50% ». Mais maintenant, « La reprise est là et la dynamique est là ».

Pour autant, la reprise est plus lente que l’objectif qu’avait fixé le ministre. Il désirait que l’intégralité des chantiers ait repris dès la fin mai. De plus, parmi ceux qui ont repris, certains restent en deçà de leur activité normale. « Ils sont environ pour 70% d’entre eux repartis à pleine activité », a détaillé Julien Denormandie qui souligne que « Tous n’ont pas encore retrouvé leur régime de croisière ». Pour rappel, de nombreux chantiers étaient tombés à l’arrêt au printemps, à la suite des mesures de confinement décidées contre la propagation du coronavirus. Même si ces chantiers n’étaient pas interdits, ils éprouvaient d’énormes difficultés à respecter les contraintes sanitaires.

Un milliard d’euros pour relancer les commandes

Bien que confiant sur la reprise, Julien Denormandie craint à présent « un trou d’air à l’automne », qui répercuterait les difficultés actuelles des entreprises à engranger des commandes. « Notre objectif aujourd’hui, c’est de relancer la commande », a promis le ministre du Logement, qui dit mettre la pression en ce sens sur les organismes dépendant directement de son ministère. Il a déjà prévu de donner un milliard d’euros de dotation aux collectivités locales pour qu’elles lancent des chantiers. Malheureusement, les fédérations du secteur jugent la mesure insuffisante en l’état. Dans ce contexte, Julien Denormandie regrette que le secteur ne fasse pas l’objet d’un plan spécifique comme l’automobile, l’aéronautique et le tourisme.

Ouvrir davantage « Ma prime rénov »

Le ministre a annoncé d’autres mesures notamment dans les rénovations énergétiques des bâtiments. D’ailleurs, il prévoit d’ouvrir encore plus « Ma prime rénov », l’outil qui remplace le crédit d’impôt pour les rénovations énergétiques des logements. Normalement, cette ouverture doit intervenir en 2021. « Mon souhait est d’ouvrir encore plus vite », a déclaré le ministre qui précise tout de même : « On a besoin de de loi de finances pour élargir ». L’ouverture attendra donc la fin de l’été pour être actée.

Royaume-Uni : dès ce lundi, tous les voyageurs seront soumis à une quarantaine à leur arrivée

 

À compter de ce lundi 8 juin, les voyageurs arrivant de l’étranger au Royaume Uni doivent s’astreindre à deux semaines de quarantaine. Cette mesure contestée vise à freiner la propagation du coronavirus, qui a déjà fait plus de 40.000 morts de l’autre côté de la Manche.

Toute personne arrivant au Royaume-Uni de l’étranger doit observer à partir du lundi 8 juin un isolement de 14 jours. « Nous introduisons cette quarantaine parce que comme le nombre de nouvelles infections diminue, la proportion d’infections provenant de l’étranger augmente », a justifié le ministre de la Santé, Matt Hancock. Cette quatorzaine, qui sera réexaminée par le gouvernement britannique toutes les trois semaines, concerne toutes les arrivées par terre, mer et air, ainsi que les voyageurs résident ou pas au Royaume-Uni.

Une quarantaine avec quelques assouplissements

D’après le Guardian, les voyageurs soumis à la quarantaine auront une certaine marge de liberté. Ils pourront par exemple sortir acheter de la nourriture ou des médicaments, emprunter les transports publics et changer de lieu d’hébergement si nécessaire. S’ils n’ont nulle part ou observer la quarantaine, le gouvernement les aidera à trouver une solution à leurs propres frais. Les contrevenants à cette mesure s’exposeront à une amende de 1.000 livres (1.118 euros). Des contrôles aléatoires seront mis en œuvre et l’expulsion des étrangers pourra être envisagée « en dernier ressort » en cas de non-respect des règles. En outre, les non-résidents pourront se voir refuser l’entrée dans le pays s’ils ne s’y soumettent pas.

Mis en très grande difficulté par le coronavirus, les professionnels de l’aviation et du tourisme contestent cette mesure qui les empêcherait de profiter d’un début d’accalmie de la pandémie pour redémarrer leurs activités. D’après une étude publiée mardi par le cabinet Survey Monkey, les propriétaires et patrons des entreprises de voyages et d’hôtellerie prévoient licencier jusqu’à 60% de leur personnel en cas de quarantaine.

« Nous exhortons le gouvernement britannique à retirer cette quarantaine inefficace »

Dimanche, les compagnies aériennes British Airways, easyJet et Ryanair ont dénoncé dans un communiqué commun un dispositif « disproportionné » et « injuste ». Elles ont cosigné une lettre officielle adressée vendredi au gouvernement, étape préliminaire à une éventuelle action en justice. « Nous exhortons le gouvernement britannique à retirer cette quarantaine inefficace, qui aura un effet dévastateur sur l’industrie touristique britannique et détruira (…) des milliers d’emplois », ont-elles indiqué.

La fronde s’est propagée jusqu’au sein des députés de la majorité conservatrice, qui craignent que le gouvernement ne sabote l’économie, déjà terrassée par la crise sanitaire. Comme porte de sortie, le gouvernement de Boris Johnson réfléchit à instaurer des ponts aériens avec certaines destinations touristiques, comme la France ou l’Espagne, ce qui permettrait de contourner la quarantaine.    La France a d’ores et déjà annoncé son intention d’instaurer une mesure réciproque.

Le Royaume-Uni fait partie des pays les plus durement touchés par la pandémie. Selon un bilan officiel dimanche, il dénombre au moins 40 542 décès dus au nouveau coronavirus pour près de 287 000 contaminations.

France : le Sénat prône le développement des légumineuses pour leur intérêt nutritionnel et écologique

 

Le Sénat a présenté jeudi dernier 20 propositions pour une alimentation plus durable sur fonds d’enjeu sanitaire, social, territorial et environnemental. Parmi elles, le développement massif des légumineuses pour atteindre une autonomie protéique en France.

Les sénateurs Françoise Cartron et Jean-Luc Fichet ont présenté, jeudi 28 mai 2020, un rapport sur l’enjeu « sanitaire, social, territorial et environnemental » d’une alimentation plus durable. En tête de leurs 20 propositions : définir une stratégie d’autonomie protéique des fermes « France » et « Europe » à travers notamment la revalorisation des légumineuses qui ont un intérêt nutritionnel et écologique. « On observe des tentatives de redéfinition du bien manger, avec une place croissante donnée à la santé, au bien-être et aux préoccupations citoyennes », ont expliqué Françoise Cartron et Jean-Luc Fichet, les sénateurs rapporteurs du texte.

« Il s’agit de végétaux qui ont été abandonnés par le modèle agricole actuel »

Ce développement massif des légumineuses pourraient se faire via la Pac et sa réforme en cours. Il s’agit, selon eux, de « réorienter les aides de la Pac pour rémunérer les services agro-systémiques rendus par les légumineuses : réduction de l’usage de l’azote de synthèse et donc des pollutions agricoles diffuses, maintien du couvert des sols, maintien de la biodiversité ».

Françoise Cartron et Jean-Luc Fichet notent qu’« Il s’agit de végétaux qui ont été abandonnés par le modèle agricole actuel ». Or, « compte tenu de leur capacité à capter de l’azote, le pouvoir énergétique, ils doivent être au cœur d’un modèle agricole plus durable ». Dans ce cadre, les sénateurs entendent développer les légumineuses dans les assolements, pour partie en substitution aux surfaces consacrées à l’élevage. Certaines surfaces consacrées à la production d’alimentation animale pourraient, selon eux, être réorientées vers la production de légumineuses directement pour l’alimentation humaine.

Encourager les dispositifs de contractualisation au sein de la filière « légumineuses »

En parallèle, Françoise Cartron et Jean-Luc Fichet souhaitent « encourager les dispositifs de contractualisation au sein de la filière ‘légumineuses’ en conditionnant les aides publiques à l’adoption de contrats de filières sur plusieurs années. L’objectif est de sécuriser les investissements en engageant conjointement les opérateurs en amont et en aval ».

Par ailleurs, ils estiment que « Les aides européennes pourraient favoriser la diversification des cultures, l’allongement des rotations, reconnecter géographiquement les productions animales et végétales et être allouées en fonction d’un travail agricole plus important et non des surfaces cultivées. ».

Mali : ADP-Maliba rejoint la majorité présidentielle

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La nouvelle Assemblée nationale malienne a tenu, le mardi 26 mai, une séance plénière au cours de laquelle ont été constitués les groupes parlementaires. Parmi ceux-ci, le groupe parlementaire « Benso », présidé par Aliou Diallo, qui a rejoint la majorité présidentielle. Une réorientation que le fondateur d’ADP-Maliba a très bien expliqué.

20 députés pour le groupe parlementaire « Benso »

La séance plénière de l’Assemblée nationale malienne du mardi 26 mai 2020 a été marquée par la constitution des commissions et groupes parlementaires. Au nombre desquels, le groupe parlementaire « Benso », du nom de l’alliance « Benso » qu’Aliou Diallo a menée lors des élections législatives à Kayes. Le fondateur d’ADP-Maliba a été élu président de ce groupe composé de 20 députés et réunissant, outre ceux de l’ADP-Maliba, ceux du CODEM, du SADI, du PRVM-FASOKO et du PARENA.

L’ensemble des députés du groupe « Benso » a décidé de rejoindre la majorité présidentielle, l’alliance Ensemble pour le Mali (EPM), constituée de partis politiques et d’associations. Pour le milliardaire malien, il ns’agit d’honorer les engagements du dialogue national inclusif (DNI) pour le bonheur des Maliens et Maliennes.

Il n’y a que l’union qui fait la force

Ce DNI a fixé une feuille de route consensuelle égrenant de nombreuses recommandations et résolutions pertinentes pour une sortie de crise du Mali. Parmi elles, la tenue des législatives avant mai (un objectif atteint), l’organisation d’un référendum et le projet de la nouvelle Constitution, avec la participation de tous. La sécurité pour tous et la relecture de certains articles de l’Accord de paix d’Alger figurent également dans les résolutions les plus importantes.

De la réalisation de ces recommandations, dépend l’avenir du Mali, un pays en proie à une crise qui ne finit pas. « N’est-il pas temps de se donner la main pour sortir le Mali du gouffre dans lequel il est ? N’est-il pas temps d’alléger les souffrances de nos laborieuses populations ? Notre Groupe est convaincu que le temps de cette union est plus que jamais arrivé », a lancé Aliou Diallo au perchoir de l’Assemblée nationale.

Selon le président d’ADP-Maliba, si les hommes politiques et les Maliens ne s’élèvent pas au-dessus des querelles mesquines, leur pays risque de sombrer dans le chaos. Ce qui s’est passé à Kayes la semaine dernière n’est qu’un avertissement. Des affrontements ont opposé la population aux forces de l’ordre, à la suite de l’assassinat du jeune Seyba Tamboura, 18 ans, par un policier. Cet incident n’est que la conséquence de plusieurs mois de frustrations.

Aliou Diallo fidèle à sa ligne politique

Il a fallu la médiation d’un groupe de députés emmené par Aliou Diallo pour ramener le calme. Le président d’ADP-Maliba et ses pairs ont tenu des réunions fructueuses avec les figures d’autorités de la commune, notamment des chefs de quartier et des leaders religieux. Le succès de son intervention a renforcé la stature d’Aliou Diallo, qui a toujours prôné la négociation et le consensus. Dès lors on comprend mieux l’intégration du groupe parlementaire « Benso » dans la majorité présidentielle.

Selon des indiscrétions, l’homme d’affaires est pressenti pour jouer un important rôle dans l’hémicycle malien, où il a promis de défendre les intérêts des Kayésiens et du peuple Malien avec la dernière énergie.

Vacances d’été : qu’en est-il dans les autres pays ?

 

Edouard Philippe a indiqué la semaine dernière que les Français pourront partir en vacances d’été sur le territoire national au mois de juillet et au mois d’août sous réserve toutefois de possibles restrictions très localisées en fonction de l’évolution de l’épidémie de Covid-19. Qu’en est-il ailleurs comme aux Etats Unis, en Chine et en Italie ?

Jeudi 14 mai 2020, Edouard Philippe a assuré que tous les Français pourront partir en vacances en juillet et en août, partout en France et dans les outre-mer. Si la règle des déplacements de moins de 100 km ne tiendra sûrement pas pour les congés d’été, il faudra s’attendre à de possibles restrictions très localisées en fonction de l’évolution de l’épidémie de Covid-19. Dans le même temps, la question de la réouverture des frontières à l’intérieur de l’Union européenne fait l’objet d’intenses discussions entre les ministres concernés.

En Italie, il faut sauver le tourisme

En Italie, le gouvernement a déjà annoncé une réouverture le 3 juin de ses frontières aux touristes de l’UE. Et pour les vacances, le pays compte d’abord sur un tourisme de proximité pour ceux qui pourront partir. Comme ce tourisme représente 13% de la richesse nationale, il était impératif de rouvrir les plages et les frontières. Les Italiens devraient donc profiter des vacances d’été, mais pas pleinement car il faudra prendre en compte certaines restrictions et mesures sanitaires. La Sardaigne par exemple va demander des passeports sanitaires pour rassurer les vacanciers. Aussi, le port du masque reste obligatoire. Dans ce contexte, certains stylistes ont inventé les trikinis, des bikinis assortis de masques de protection.

Les Américains pensent à redémarrer leur économie

Selon le journal Le Monde, aux Etats Unis, les vacances d’été ne constituent pas une priorité. La Maison Blanche pense plutôt à l’essentiel : la reprise de l’activité économique et le retour sur le marché du travail des plus de 36 millions d’Américains qui ont perdu leur emploi depuis le début de la crise. Malgré tout, pour ceux qui pourront partir en vacances cet été, l’administration Trump a laissé entendre qu’il faudra privilégier les destinations à l’intérieur du pays.

Les Allemands rêvent de la Méditerranée

En Allemagne, les frontières devraient rouvrir mi-juin pour le tourisme. Pour profiter pleinement du soleil, la plus part des Allemands préfèrent en revanche se rendre sur les bords de la Méditerranée, en Grèce, en Italie, en Espagne, dans les Baléares ou encore à Majorque, considérée comme la 17e région d’Allemagne. Enfin, en Chine, les vacanciers doivent se contenter du tourisme local. Nombreux sont ceux qui ont déjà fait des réservations sur la côte est et sud du pays, où il y a des stations balnéaires.

Corse : les plages rouvrent le jeudi de l’Ascension 

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Après deux mois de confinement, les Corses vont à nouveau pouvoir se rendre à la plage et bronzer. Le préfet de région, Franck Robine, a annoncé le lundi 18 mai que « la quasi-totalité des plages rouvrira le jeudi de l’Ascension ».

« C’est un test grandeur nature en vue de la saison touristique qui s’annonce »

Depuis le lundi 11 mai, la France est sortie de son confinement. En Corse, comme partout ailleurs dans l’Hexagone, on peut donc à nouveau sortir et pratiquer des activités en extérieur. Le préfet de région, Franck Robine, a annoncé lundi que « la quasi-totalité des plages rouvrira le jeudi de l’Ascension », mais sous certaines conditions car le Covid-19 continue de circuler. « C’est un test grandeur nature en vue de la saison touristique qui s’annonce. Il se fait dans un esprit de liberté et de responsabilité. Encore une fois j’ai pleinement confiance en les Corses qui ont été exemplaires durant le confinement », estime le représentant de l’Etat. Ce qui ne l’empêche pas de prévenir qu’il ne sera « pas possible de tout faire ».

Dans un communiqué public lundi, Franck Robine indique que les plages ouvriront du lever au coucher du soleil, avec interdiction d’organiser des pique-nique, des barbecues et de consommer de l’alcool. « Ces décisions, prises par les maires, visent à éviter les rassemblements et le non-respect de la distanciation sociale », explique le préfet de région. Ainsi, faudra-t-il respecter une distance d’un mètre entre chaque personne et de cinq mètres entre groupes de 10 personnes. Par ailleurs, Franck Robine n’autorise pas les groupes de plus de 10 personnes, la location de matelas et la mise à disposition de matériel de plage jusqu’à nouvel ordre.

Des plages restent fermées

Dans le littoral ajaccien, on veut faire la part des choses. Certaines plages ouvriront en statique (on peut s’attarder pour bronzer) et d’autres en « dynamique » (on ne s’attarde pas). Il y a cependant des plages qui resteront fermées ce jeudi. Il s’agit notamment du littoral de Coti-Chiavari, Appietto et Alata (Golfe de Lava) et cinq plages urbaines de Bonifacio.

Et les loisirs en mer ?

De son côté, la préfecture maritime de Méditerranée a pris, ce même lundi, un nouvel arrêté autorisant la navigation des navires et la pratique des loisirs nautiques. Dans le détail, la navigation des navires de plaisance est libre « sans limite de distance du port d’attache ou de la bouée d’amarrage. ». Néanmoins, « l’escale dans un port, l’arrêt et le mouillage ne peuvent se faire au-delà de 54 miles marins (environ 100 km) du port d’attache ou de la bouée d’amarrage, en cohérence avec les restrictions de déplacement à terre », précise le document.

En outre, la préfecture maritime de Méditerranée donne son feu vert pour la pratique de loisirs nautiques comme le kite-surf, la planche à voile, le paddle et la plongée en apnée. Pour les clubs, le préfet de Corse répète que les sorties en mer devront se faire « dans le respect de la règle des 10 personnes ».

Coronavirus : en Mauritanie, la mobilisation a porté ses fruits

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Déjà l’un des pays africains les moins touchés par la pandémie mondiale, la Mauritanie annonce qu’elle ne compte plus de cas positifs suivis du coronavirus. Cette situation, fort encourageante en cette période de grisaille, est assurément le résultat de la diligence des autorités nationales et surtout de la mobilisation nationale, notamment incarnée par l’homme d’affaires Mohamed Ould Bouamatou.

Le dernier cas enregistré de Covid-19 remonte au 9 avril 2020

La Mauritanie était déjà l’un des pays les moins touchés d’Afrique derrière le Sud-Soudan (4 cas) et le Burundi (5), hormis le Lesotho et les Comores qui n’enregistrent pas de cas. Maintenant, cet État d’Afrique du Nord-Ouest est le premier au monde à avoir officiellement vaincu le coronavirus.

En effet, le ministère mauritanien de la Santé a déclaré, dans son bulletin quotidien du 18 avril, que le dernier patient atteint du Coronavirus était guéri. Une information confirmée par l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI), qui indique que « La Mauritanie ne compte plus de cas positifs suivis du coronavirus ». Le bilan s’élève à présent à 7 cas confirmés (4 femmes et 3 hommes), dont six guérisons et un décès.

Selon le ministère de la Santé, le dernier cas enregistré de Covid-19 remonte au 9 avril 2020, tandis que le premier cas confirmé a été signalé le 13 mars dernier et le seul décès le 30 mars dernier. Toutefois, les autorités sanitaires ont effectué des prélèvements sur 33 personnes en quarantaine à Nouakchott et recensé 752 personnes confinées sur l’ensemble du territoire national.

La Mauritanie unie contre le Covid-19

Si la Mauritanie s’en sort aussi bien, c’est sans doute parce que le pays a su prendre des bonnes décisions et surtout se mobiliser comme il se doit. Contrairement à d’autres pays où les dirigeants font de la lutte contre la pandémie une affaire politique, la Mauritanie a su s’unir contre le Covid-19.

Dès la détection du premier cas sur son territoire, le président Ghazouani a lancé un fonds national de solidarité sociale pour lutter contre la maladie et ses conséquences. Ce fonds, initialement doté de près de 60 millions USD sur ressources publiques, était ouvert aux contributions volontaires.

Le milliardaire Mohamed Ould Bouamatou fut le premier à renflouer ce fonds en donnant un milliard d’Ouguiyas. Cette aide devait servir à financer de nombreuses actions dont l’acquisition de médicaments, l’appui aux familles pauvres, la prise en charge par l’État des taxes douanières et le soutien aux importations de denrées de première nécessité (blé, d’huile, de lait en poudre, de légumes…).

Quelques jours auparavant, le banquier avait lancé un appel mémorable aux patrons mauritaniens et africains en leur demandant de délier les bourses en faveur des hôpitaux, des soignants ou encore de la recherche médicale. Pour répondre à son appel, de nombreux dirigeants d’entreprises en Mauritanie ont fait d’importants dons.

Mohamed Ould Bouamatou prête main forte au Sénégal

Cette forte mobilisation, ajoutée à celle de la communauté internationale à travers ses institutions financières, a permis partiellement de terrasser le coronavirus en Mauritanie. Mais Bouamatou ne baisse pas les bras en tant que philanthrope africain. Il a décidé de traquer le virus jusqu’au Sénégal, pays d’ailleurs frontalier de la Mauritanie.

Le président de la Fondation pour L’Égalité des Chances en Afrique a décaissé un milliard de Franc CFA (1,6 million de dollars) pour renflouer le fonds Force Covid-19 mis en place par le président Macky Sall.

Coronavirus : l’UE réclame l’interopérabilité des applications de traçage

 

Alors que chaque Etat développe sa propre application de traçage des individus porteurs du coronavirus, l’Union européenne a réclamé mercredi l’interopérabilité de ces dispositifs. Cela devrait faciliter la réouverture des frontières avec en ligne de mire, la relance de l’industrie du tourisme et du voyage.

Chaque pays développe sa stratégie

Dans le cadre du déconfinement, les pays de l’Union européenne (UE) développent actuellement leur propre application pour tracer les individus porteurs du coronavirus. Selon les stratégies, certains privilégient une architecture « décentralisée » dans laquelle le traitement et le stockage de presque toutes les données se fait au niveau du smartphone. D’autres préfèrent une approche « centralisée » impliquant plus de stockage sur un serveur central. C’est le cas de la France avec son StopCovid. La distance à partir de laquelle deux téléphones sont considérés à proximité (pour établir si un utilisateur a côtoyé un individu contaminé) diffère aussi d’un Etat à un autre.

Quand bien même de tels dispositifs seraient efficaces à l’intérieur des pays, il est clair qu’ils poseront problèmes au moment de la réouverture des frontières. C’est précisément ce qui inquiète la Commission européenne, qui espère pouvoir prochainement autoriser la reprise des échanges entre les nations du continent. En ligne de mire, la relance de l’industrie du tourisme et du voyage, à l’approche de l’été.

Nécessité d’une interopérabilité entre les applications

La Commission européenne réclame donc que les diverses applications mobiles soient compatibles entre elles pour faciliter la reprise. « L’interopérabilité est cruciale : les citoyens européens doivent pouvoir être alertés d’une possible infection d’une façon sécurisée et protégée, où qu’ils se trouvent dans l’UE, et quelle que soit l’application qu’ils utilisent ». Dans ce cadre, elle prévoit de publier une série de recommandations, à destination des développeurs.

Cette interopérabilité permettra aux voyageurs ou travailleurs transfrontaliers de recevoir des alertes dans leur langue, s’ils ont été en contact avec une personne testée positive au Covid-19, dans n’importe quel pays de l’Union européenne.

Transparence et sécurité de rigueur

La Commission a par ailleurs rappelé quelques principes indispensables pour chaque solution déployée. « Les applications de traçage doivent reposer sur le volontariat, être transparentes, temporaires, sécurisées, utiliser des données anonymisées et faire appel à la technologie Bluetooth », exige l’institution.

Consommation : les filières de qualité en souffrance pendant le confinement

 

Selon une enquête de l’UFC-Que Choisir publiée ce jeudi, le confinement a bouleversé les habitudes alimentaires des consommateurs français. Ces derniers portent préférentiellement leurs achats sur des produits qu’ils connaissent, basiques, faciles à cuisiner, peu chers et à conservation longue, au détriment des aliments frais ou haut de gamme.

« les consommateurs sont passés de l’achat plaisir à l’achat de première nécessité »

Depuis le début du confinement, le 17 mars 2020, les Français ont changé le contenu de leurs assiettes. Ils ne consomment pas à la maison, les mêmes produits qu’hors domicile (dans les cantines scolaires, les restaurants ou les fast-foods). Selon Michel Lacoste, président de l’interprofession des produits laitiers sous signe de qualité, le Cnao, « Dès l’annonce du confinement, les consommateurs sont passés de l’achat plaisir à l’achat de première nécessité ». Ainsi, portent-ils leurs choix sur les aliments qu’ils connaissent, basiques, faciles à cuisiner, peu chers et à conservation longue, aux dépens des aliments frais ou haut de gamme. « Du côté des gagnants : les pâtes, la farine, les œufs, le lait ou les yaourts… Du côté des perdants : les fromages d’appellation, les canards et les cailles, mais aussi le poisson, la bière ou encore le champagne », note l’UFC-Que Choisir.

Pas de débouchés pour le fromage

L’UFC-Que Choisir souligne d’abord que les achats de fromages sous appellation d’origine enregistrent une baisse des ventes de 60 % depuis le début du confinement. Certains producteurs fermiers ont même perdu la totalité de leurs débouchés, à cause notamment de la fermeture des marchés, crémeries et des rayons coupe des grandes surfaces. Les petites fromageries et les producteurs fermiers souffrent davantage que les grands groupes, qui ont pu réorienter une partie du lait vers d’autres usines.

Les volailles ont du plomb dans l’aile

Il y a ensuite les volailles françaises (poulet, canard à rôtir, caille, pintade et volaille de Bresse). S’écoulant presque exclusivement en RHD (restauration hors domicile) et à l’exportation, ces produits font face à la fermeture de leurs débouchés. Résultats : les stocks s’accumulent et les poulaillers restent vides.

La viande rouge à prix cassés

La viande rouge ne connait pas un meilleur sort, notamment celle de bœuf. Même si les ventes se sont plutôt bien maintenues, basculant des restaurants et fast-foods vers les supermarchés, le prix payé aux éleveurs a reculé et s’avère inférieur à leurs coûts de production. En cause la hausse des achats de steak haché (34%), qui englouti la vente des morceaux de qualité supérieure, et les prix cassés pendant les fêtes religieuses de Pâques et du Ramadan.

La pêche doublement impactée

Du côté de la pêche, c’est la double peine pour les acteurs du secteur. « Les achats de produits de la mer frais ont subi un énorme décrochage lors des premières semaines de confinement, du fait de la fermeture de la RHD (qui écoule 30 % des produits frais) et du ralentissement de l’export (10 % de la production française), dont deux débouchés importants sont l’Italie et l’Espagne », souligne Marion Fischer, déléguée générale de l’interprofession France filière pêche, cité par l’UFC-Que Choisir. Simultanément, les achats de conserves ont explosé. Cependant, avec l’amélioration de la situation sanitaire, les consommateurs sont revenus vers le frais, mais moins qu’avant.

Le vin s’en sort mieux

Enfin, la bière, qui n’est pas mieux logée. « Pour les 2 000 brasseries hexagonales, ce sont 35 % des débouchés qui se sont asséchés avec la fermeture des bars et restaurants, et l’annulation des festivals et des événements sportifs », indique l’UFC-Que Choisir. Pour le vin également, la fermeture des bars et restaurants a eu un impact sur les ventes, mais moindre. Elles sont au mieux stables ou en léger déclin (vins rouges et blancs). Mais le champagne a vu ses achats divisés par deux, dans la lignée de la désaffection pour les produits festifs.